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 [10 Sept.] What is this ? A Nursery ? [PV]

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MessageSujet: [10 Sept.] What is this ? A Nursery ? [PV]   Sam 3 Jan - 2:41

    Poudlard. 10 Septembre 2015. Quelque part dans le château. Sûrement l'infirmerie. Une infirmerie, ça ? Entre le va et vient continu des hyponcondriaques et autres personnes stupides en tout genre et des idiots qui se bagarraient sans cesse, il était difficile de voir où étaient les élèves véritablement malades. Qui avaient vraiment besoin de soin. Il y avait ces jeunes filles qui faisaient des malaises à tout bout de champ parce qu'elles suivaient un régime stricte afin de perdre des poignets d'amours qu'elles n'ont pas et à côté, il y a les autres, qui rendent tripes et boyaux, avec un bon quarante de fièvre. Et il est normal qu'avec tout ça, l'Infirmière pète les plombs et apprécie les moments de la journée relativement calme, il y avait peu d'élève - genre un ou deux - qui venaient se reposer à l'infirmerie, parce qu'ils en avaient besoin. Et dès qu'un élève arrivait, tout de suite, la brave Infirmière était sur les nerfs. De plus, avec l'afflux d'étranger, elle avait plus de travail. Surtout que, pour la plupart, elle n'avait pas de dossier médical. Ce qui rendait les soins parfois particulièrement difficile. Genre... Un élève qui ne supportait pas la potion qui ressoudait les os et bien... On devait trouver un autre moyen. Oui mais ça, on ne le sait pas forcément. Et les médecins, certains bien sûr, sont un peu mécaniques quand leur manière de travailler. Et appliquent les traitements usuels. Grave. Très grave. Ainsi, l'infirmière ne savait plus où donner de la tête et craquait. Oui, cette pauvre femme craquait. Tout en sachant que le Tournoi des Trois Sorciers, réputé pour ses épreuves dangereuses, allait encore plus lui mettre la pression. Les Trois Champions devraient être soigné à merveille. Et elle avait peur de ne pas avoir les compétences requises. Après tout, elle n'était qu'infirmière. Ce n'était rien comparé à un Médicomage Spécialisé dans les Pathologies Dues Aux Sortilèges. Ainsi, parfois, les têtes pensantes des grandes entreprises ou autres avaient le don de trouver des idées intelligentes. Dans la lignée des idées intelligentes, on pouvait facilement décerner le premier prix au Conseil d'Administration de Sainte-Mangouste. La première décision fut celle de nommer au poste de Directrice de l'Hôpital cette étrangère Italienne qui au fil des années, avait sû faire ses preuves et montré à quel point elle méritait le poste. Bien sûr, il y avait toujours les mauvaises langues qui prédisaient le pire. Dans le tas ? Blair Witherpson. Qui ? Laissez tomber, elle n'en vaut pas la peine. Et le simple fait de penser à celle-là avait le don de mettre en rogne la fameuse Directrice de Sainte-Mangouste, Lohelia Isabella Stuart. La seconde idée, quant à elle, visait à soutenir cette brave infirmière de Poudlard et de lui permettre d'avoir un break. Pendant que la brave femme prenait des congés mérités, Lohelia Isabella, Médicomage Spécialisé dans les Pathologies Dues Aux Sortilèges, reçu l'ordre du Conseil de la remplacer à Poudlard. Oui... Ce n'est pas parce qu'elle est Directrice qu'elle a tout pouvoir. Les grandes décisions, ce n'est pas elle qui les prenait. Les grandes décisions comme celle là. Car Lohelia Isabella devait, durant une année entière, laisser son hôpital entre les mains de son Vice-Directeur et aller à Poudlard, pour couvrir le Tournoi des Trois Sorciers.

    Bonne idée, n'est-ce pas ? Lohelia ne pouvait rien faire d'autre qu'accepter. Et puis, elle pourrait toujours se rendre par transplanage à l'Hôpital si jamais il devait y avoir un soucis. Mais franchement, quel genre de soucis pourrait-il y avoir ? Une évasion massive de malades ? Tant pis pour eux. On leur prodiguait des soins, s'ils étaient assez bêtes pour s'enfuir, on ne pouvait rien faire pour eux. Le seul problème, ce serait que la partie psychiatrique de l'Hôpital n'ait un dysfonctionnement. Si certains patients ne représentaient aucune menace, parce que complètement limité mentalement, d'autre, en revanche, avaient très mal réagit à certain sort et pouvaient s'avérer violent. Mais bon, elle serait toujours sur place à temps au cas où. Ainsi, Lohelia retourna chez elle, à Londres, et prépara ses valises. Elle allait s'installer un temps à Poudlard. Une année en fait. Elle laissa des instructions aux domestiques, leur donnant des congés payés imposés - mais ils ne se plaindraient pas - leur demandant juste de venir s'occuper de temps à autre de la maison - ménage, facture, jardin, etc... - Car vivant dans le monde moldu, les Stuart avaient des obligations de moldus. Bref ! Elle avait quitté Londres pour se rendre en Ecosse et plus exactement à Poudlard. Elle arriva tôt le matin dans un château qu'elle ne connaissait pas. Et donc, elle n'éprouvait aucune nostalgie. Ca lui aurait fait autre chose si elle s'était retrouvé devant les grilles de Beauxbâtons. Elle inspira profondément et poussa les grilles du parc et s'avança rapidement, sa valise sans fond à la main. Un peu à la Mary Poppins en fait. Elle arriva au château et fut accueillie par le Directeur. Il lui demanda de le suivre, chose qu'elle fit, forcément, et regardait discrètement tout autour d'elle. Les élèves déjà debout - bien qu'il ne soit encore que 7h00 - la regardaient, se demandant sûrement qui elle était. Ils arrivèrent à l'infirmerie et le directeur la laissa là, déclarant qu'il l'introduirait au repas de ce soir. S'il voulait. Pris ensuite le relai l'infirmière qui, elle, se préparait à partir quelque part en vacance. Elle montra à Lohelia Isabella le fonctionnement de l'infirmirie, qui avait l'impression de se retrouver en Première Année de Médicomagie. Mais, elle se contentait de sourire poliment et attendit qu'elle parte avant de retrouver un visage lisse de toute expression. Et s'installa ainsi.

    L'infirmerie était toujours ouverte. Et forcément, Lohelia Isabella eut droit à la fanradole affligeante des élèves. Elle fronça les sourcils en les voyant, se demandant si l'endroit où elle se trouvait était réellement une infirmerie. Qu'on la laisse rire un peu. On dirait un zoo. Elle dû hausser le ton plus d'une fois et dû même renvoyer quelques élèves. Un élève, plus stupide que les autres, lui demanda d'un ton arrogant qui elle était. Elle rétorqua, avec un ton un peu plus hautain et arrogant que lui qu'elle était la remplaçante de l'infirmière et, accessoirement, la Directrice de Sainte-Mangouste. Et forcément, la première chose qui sortit de l'infirmerie ce fut "Wouah... Y'a la mère de Rebecca qui remplace l'infirmière." Ah oui... Il y avait juste une chose qu'elle n'avait pas faite : prévenir sa fille de son arrivée à l'école. Bah, ce n'était pas si grave, après tout. Rebecca n'en voudrait pas à sa mère pour ça. Elle viendrait juste aux nouvelles, pour savoir pourquoi elle était là, comment elle allait, etc... Et retournerait faire son petit bonhomme de chemin. Profitant d'un moment de répit où l'infirmerie était plutôt calme, Lohelia Isabella trouva le temps de mettre sa blouse mais ôta la plaque sur laquelle se trouvait son nom. Elle inspira profondément et regarda l'immense salle, dans laquelle deux trois élèves, vraiment souffrant, étaient allongés. Elle fit avec patience et douceur son travail de médecin, avec en plus une pointe de psychologie que l'infirmière n'avait pas. Jusqu'à ce que des bruits retentirent dans les couloirs. Mais Lohelia n'alla pas voir... Dans une école, les bruits étaient courants. Et si elle devait sortir à chaque fois, elle n'en aurait pas fini. Elle administra les soins que réclamaient les maladies de ses deux patients, alors que les bruits de couloir continuaient à retentir, le tout mêlé d'éclat de voix. C'était une école après tout, elle n'allait pas non plus se mettre à sortir toutes les trentes secondes, à râler pour réclamer le silence. Elle se contenta de fermer la porte de l'infirmerie, pour réduire un peu le bruit. Puis, elle alla dans le bureau et regarda un peu les dossiers médicaux. Comme par un étrange hasard - genre - elle tomba sur le dossier médical de sa fille et y vit alors le dossier psychiatrique, ainsi que différents autres rapports. Elle se plongea alors dans le tout premier rapport psychiatrique établie par sa meilleure amie, Rose - et accessoirement la marraine de Rebecca -. Elle avait été impartiale et avait tot dit. Plongée dans sa lecture, la jeune femme sursauta quand la porte de l'infirmerie claqua. Elle sortit du bureau, le dossier en main, mais fermé et demanda alors, d'une voix énervé de laquelle son accent italien perçait un peu plus :


    "Je peux savoir ce qu'il se passe ici ? Vous vous croyez où ?"

    Et on appelait ça une infirmerie ? La bonne blague ! C'était le foutoir oui. Un vrai moulin. Lohelia Isabella posa le dossier sur un lit et regarda les élèves qui lui faisaient face de son regard bleu et implacable, le visage fermé mais tiré par la colère. Elle comprenait alors pourquoi l'infirmière avait passablement pété les plombs et avait eu besoin de vacances. Mais Lohelia Isabella dirigeait un hôpital. Elle gérait le stress sans soucis. Pas la colère, malheureusement.


Dernière édition par Lohelia Isabella Stuart le Mar 9 Juin - 22:17, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [10 Sept.] What is this ? A Nursery ? [PV]   Sam 3 Jan - 16:49

[uh, médiocre --' Je me rattrape au prochain, juré]

    10 septembre. Un jour morne, comme l’était hier et comme le sera demain. Après, le temps défile, encore, parfois à une vitesse folle, parfois à une lenteur accablante. Russlan ne savait pas trop où il en était, entre le temps qui s’accélère ou qu’il ralentit. C’était deux coups en avant, un coup en arrière, des fois, il avait l’impression qu’il ne se passait rien du tout, d’autres fois, tout lui tombait dessus sans crier gare. Les périodes rien s’alternaient douloureusement avec les périodes avec, et c’était vraiment frustrant. Sa vie n’avait pas l’air de beaucoup bouger, le train-train monotone qu’était son existence le gavait déjà. Il n’était pas à Poudlard depuis longtemps, les délégations étrangères étaient arrivées, et l’effervescence liée à cette arrivée était vite retombée. Si au départ, Russlan était plutôt gêné par les regards ahuris que lui portent ses camarades de Poudlard et de Beauxbâtons, maintenant, ça allait mieux. Les autochtones se lassaient des étrangers. Le vent d’intérêt dû à la nouveauté soufflait ailleurs. C’était toujours comme ça. Généralement, ce qui était nouveau et populaire retombait dans l’oubli peu de temps après, en un laps de temps aussi peu important qu’il avait été nécessaire à son ascension. Atteindre la gloire pouvait être rapide, mais la déchéance l’était plus encore. La gloire…Du toc. Un truc artificiel et purement accessoire qui attirait l’humain comme les abeilles pouvaient être attirées par le miel. Dans la ruche bourdonnante qu’était Poudlard, on ne parlait plus que de ça. Le Tournoi des trois sorciers. Le pactole de mille gallions empoché par le gagnant. Pour peu qu’un participant ne sorte vivant de ce truc de fous. Ils n’auraient pas dû faire revivre le tournoi. Ca servait à quoi, au juste, d’envoyer des élèves au casse-pipe? Renforcer la piètre image des relations internationales entre les différents Ministères? De la connerie, oui. Quand on s’approchait d’un peu plus près, on voyait que la coopération n’était pas si belle que ça. Car les gens voyaient encore ce qu’ils voulaient voir. Ils avaient des œillères. Le monde pourrait exploser autour d’eux, si dans leur champ de vision il y avait un gros tas d’or, droit devant, ils s’y précipitaient, tête baissée. Les gens aimaient le beau. Ils voyaient un vernis impeccable, ils se laissaient berner par les apparences. Tout n’était que superficialité. Personne ne connaissait vraiment personne. A quelques exceptions près. En tout cas, Russlan ne participera pas au tournoi. Sauf si il était tiré au sort, il ne pourra pas se désister. C’était l’une des clauses du contrat magique qui unissait les participants entre eux. A partir du moment où on est sélectionné, on doit aller jusqu’au bout. Défendre l’honneur de son école, quels que soient les risques. Qu’on cesse un peu de se foutre du monde, quoi. Il y avait des risques. Il y avait eu des morts. Tout ça pour quoi? La gloire? Le goût du risque? La stupidité? Franchement, Russlan détestait les compétitions. Où Gagner était le maître mot. Le tournoi…Evènement du siècle pour l’un, foutaise pour l’autre. Dès lors, il devenait aisé de voir dans quel camp il se trouvait. Et dire qu’en tant que préfet en chef, il devait cautionner ce genre d’évènement. Parce qu’il était l’Autorité. Un job qu’il partageait avec Anna. Un poste à hautes responsabilités. Beaucoup d’élèves de Durmstrang en ce moment venaient le voir. Forcément, il était là en cas de pépin, c’était son devoir. Et il écoutait, inlassablement. Répondant aux mêmes questions, indiquant les mêmes renseignements. Parfois, il se demandait pourquoi on lui avait confié ce poste. Un poste aussi haut hiérarchisé ne pouvait pas être destiné à un type comme lui. Impossible. Était-on aussi aveugle? Il n’allait pas bien. Il n’était vraiment pas prédestiné à être chef. Alors pourquoi autant de responsabilités? C’était un complot, c’est ça? Bref, des fois, une chose est-il, c’est que ça le pesait. Beaucoup, même. Non seulement d’avoir ses problème sur les bras, il récoltait ceux des autres comme il aurait pu cueillir des cerises. C’était peut être égoïste, mais Russlan était fatigué. Il avait déjà songé à démissionner. Mais celui qui a eu la remarquable intelligence -ou la pire des sottises- à le promouvoir à ce poste à réitéré son vœu, de le voir dans l’équipe préfectorale de l’école. Et qu’il gérait ça comme un chef. Aha. La blague.

    On disait donc que le poste de préfet en chef était chiant. Les responsabilités, Russlan en avait un peu sa claque. Pourtant, il faisait avec, il faisait sa ronde trois fois par jour, et s’assurait que l’ordre soit maintenu. Non seulement il était responsable des élèves de son école -donc il doit condamner la première crétinerie venant des ressortissants russes- mais en plus, il devait garder un œil sur les autres. Forcément, quand il n’y avait pas d’autres préfets dans le coin, et qu’il y avait du bordel, c’était pour sa pomme car il passait, comme par hasard, par là au moment des faits. Depuis leur arrivée, Russlan avait collé une retenue à un élève parce qu’il s’amusait à faire de la magie dans les couloirs alors que c’était purement et simplement prohibé. L’élève avait rétorqué qu’il s’exerçait pour le TP de défense contre les forces du mal. Ben tiens. Il l’avait regardé d’un air qui signifiait clairement mais bien sûr!Et méchamment, à son tour, il avait rétorqué que faire pousser une deuxième paire d’oreilles sur un individu n’entrait pas dans ce cadre pédagogique. Il avait alors obligé le délinquant à appliquer le contre-sort. Oh, le contre-sort n’était pas un pot de vin pour éviter la punition, le zigoto l’eut quand même. Collé une heure, vendredi soir. Paraissait que les profs de potions avaient des bassines à faire nettoyer, ayant hébergé les charmantes bestioles qu’étaient les veracasses. Pendant que l’autre s’affairerait à la tâche, Russlan serait assis au bureau, comme un prof. Sûrement en train de potasser son anglais, ça ne serait pas du luxe. Bref, il se réjouissait à l’avance de la soirée du…Vendredi prochain. Pour donner de l’ampleur à sa punition, il avait décidé de coller ça pendant une soirée où il n’y avait pas trop de travail -merci les profs-. Dommage que ça n’avait pas été en Octobre, il aurait consigné le gugusse le jour des sélections pour le Quidditch. Comme ça, à chaque match, il se rappellerait pourquoi il y assiste en tant que spectateur et non en tant qu’acteur. Oui, il était un vrai sadique quand il s’y mettait, mais au fond, ça changeait quoi? A l’âge ingrat dans lequel ils étaient, les délinquants juvéniles ne retenaient jamais la leçon. C’est comme…quand un préfet est dans le coin, il ne fallait pas faire le mariole. Exemple? La dernière fois, avec Rebecca. Elle avait chopé un élève qui avait martyrisé un élève de première année parce qu’il s’en vantait auprès de ses copains. C’était lâche, de s’en prendre à plus jeune que soi, mais aux yeux des copains, ces types passaient pour des héros. Répugnant. Russlan , dans ces cas là, avait envie de se moquer, et de dire Attends, mon p’tit gars, il avait onze ans le gosse. Lamentable, vraiment. il était donc en train de faire sa ronde. Il était huit heures et quelques du matin, les gens revenaient de la Grande Salle où ils avaient pris leur petit déjeuner. Ils allaient en cours, et il y allait comme tous les autres. Il n’avait pas vu Anna ce matin, au petit-déjeuner. Il sourit. Son amie avait sûrement eu une panne d’oreiller. Il faut dire qu’ils ont veillé assez tard, aussi. Et il s’amusa à l’avance de la tête d’inféri qu’elle aurait si elle venait en cours. Car ce matin, c’était un cours Serdaigle/Poufsouffle. En disant inféri…Russlan plaisantant, car Anna est belle, malgré son air fragile et sa peau très pâle. Mais il aimait bien la taquiner avec ça. Il arriva dans le couloir de la salle de métamorphose, quand il vit un attroupement devant la classe. Le préfet en chef fronça les sourcils, et d’un coup d’épaule, il se fraya un chemin parmi les curieux en répétant:

    « -Préfet en chef, laissez passer. »

    Oui, du russe. Parce qu’il ne savait pas le dire autrement. Si, en français. Alors il poussa les élèves de Beauxbâtons qui étaient entre eux, en comité réduit. Son regard tomba sur ce qui causait autant de rassemblement. Il afficha un air dépité quand il vit deux élèves de Durmstrang qui était en train de se battre. Il y eut des exclamations. Non mais vraiment, pour qui ils se prenaient, ceux là? Ils souhaitaient foutre en l’air l’image de l’école? Ce manque total de considération mit Russlan en colère. Il y eut des exclamations, puis il aboya à l’intention des curieux:

    « -Vous n’avez rien à faire ici! Retournez en classe, il n’y a rien à voir. Celui qui reste a une semaine de retenue!

    Les autres ne comprirent pas forcément, mais des élèves de Durmstrang, qui avaient reçu le message, commencèrent à partir. Les autres suivirent bientôt. Vive l’effet de masse! Quand…BAM! Russlan sentit son nez exploser, alors qu’un horrible craquement retentit. La douleur arriva, et le sang coula. Il se tourna lentement, pour voir d’où venait le coup, et il vit un des deux bagarreurs, qui le toisait d’un air méprisant. L’autre s’approcha, et le poussa en arrière, assez violemment.

    Non mais pour qui tu te prends, Mihaylov! Tu te crois où, à donner des ordres comme ça?

    C’est mon boulot. Si ça te plait pas, tant pis pour toi. Non, mais je rêve! On va se faire passer pour quoi, maintenant? Vous comptez vraiment foutre en l’air la réputation de l’école en vous battant comme des furies? Continuez comme ça, c’est bien parti!

    Mais…Il m’a insulté! Et par sa faute, j’ai plus d’arcade;

    Vous croyez que c’est une bonne raison pour vous taper dessus? Je ne crois pas, moi! Allez, à l’infirmerie. Et le premier qui proteste ou désobéit, je l’envoie s’expliquer au directeur. Il sera content d’entendre vos motivations.

    Puis, il marmonna pour lui-même bande de crétins avant d’en empoigner un par le bras, l’autre en le poussant sans ménagement.

    "-Allez!"

    Il traversa plusieurs couloirs, avant d’arriver à l’infirmerie. Les deux idiots à côté continuer de se hurler dessus et de s’insulter. Russlan laissa échapper un soupir blasé, puis, devant la porte, alors que la voix des autres venait de monter un octave, il s’écria:

    "-Fermez-la bon sang! On est à proximité d’une infirmerie, pas dans un cirque!"

    Quoique, à bien y réfléchir…Russlan poussa la porte, encore un peu étourdi par le choc et la douleur qui lui lançait le nez. L’un avait l’arcade sourcilière explosée, qui méritera sûrement quelques points de suture -mériter était un bien grand mot- et l’autre avait la lèvre inférieure éclatée. Il lâcha le bras de celui qu’il tenait, pour éponger un peu avec sa manche le sang qui coulait sur son visage. Il les poussa sans considération dans l’infirmerie, alors que l’infirmière lui lança quelque chose en anglais qu’il ne comprenait pas. Arf, ça va être difficile d’expliquer. Bref. Il allait essayer. Il se mordilla la lèvre inférieure, avant de répondre:

    "- Bagarre, troisième étage. Séparer…Ces deux là. M’ont tapé."

    Il ne pouvait pas faire mieux. Il s’assit sur le lit le plus proche, sa veste souillée de sang toujours sur le dos, alors que les deux autres étaient partis pour se faire soigner. Russlan, en silence, leur lança un regard furibond. Puis, il regarda la nouvelle infirmière. Car il lui semblait que ce n’était pas la même que la dernière fois, quand il est venu avec Rebecca. La femme avait un air qui lui était vaguement familier. Il l’avait déjà vue quelque part. Mais où? Se doutait-il que c’était à travers sa fille que Russlan la voyait?

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party never ends,
you can't think of dying
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Dernière édition par Russlan S. D. Mihaylov le Dim 14 Juin - 17:50, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [10 Sept.] What is this ? A Nursery ? [PV]   Dim 4 Jan - 1:00

    Les hôpitaux... C'était toujours calme. Très calme. Parfois trop calme. Lohelia Isabella, de part son métier et ce malgré son statut de sorcière avait vu des gens mourir sans rien pouvoir faire. Des gens qu'elle ne connaissait pas, des vieux comme des jeunes. Parfois même des enfants, des bébés. C'était horrible mais c'était la vie. Et puis, elle avait aussi subi elle-même la perte d'êtres chers à ses yeux, à son coeur. Mais, elle avait fait avec. Du moins, elle avait tenté de faire avec. C'était toujours très difficile de voir les gens que l'on aime partir. Bref. Tout ça pour dire qu'un hôpital, c'était calme. Et parfois, malheureusement, il y avait des cas qui faisaient tout un foin parce que ci ou parce que ça. C'était la dure vie d'un hôpital et c'était comme ça. On ne pouvait rien y faire. Seulement, ce qu'elle n'arrivait pas à concevoir, c'était que malgré les nombreux avertissements, les nombreuses demandes de silence, les gens continuaient à faire ce qu'ils voulaient. Ils exprimaient leur douleur, leur colère envers l'équipe médicale. Parfois justement parfois sans motif apparent. Pour se passer les nerfs. Parce que c'était toujours plus facile de s'en prendre aux autres. C'était plus simple. Et plus lâche aussi. Lohelia Isabella méprisait la lâcheté. Celle qui poussait certaines personnes à s'en prendre aux plus faibles ou encore parce qu'on était trop faible pour supporter la dure vie de ce monde. Elle avait un jugement tranché, un regard arrêté sur ce genre de personne. Non pas celles qui n'avaient plus la force de supporter la dure vie de ce monde. Mais ceux qui s'en prenaient à plus faible qu'eux. Ca, c'était dégoûtant. Seulement, elle composait tous les jours. Tout le temps. Avec la lâcheté. Dans sa vie, dans son monde. Dans ce monde froid et arrogant. Ce monde duquel elle avait voulu protéger sa fille. En vain. Rebecca avait déjà goûté à la vie de la jeunesse dorée. Sûrement pas à ces vices, beaucoup trop honorable de ce côté là. Mais à son luxe, à son faste. Mais après tout, la richesse était une deuxième peau pour sa fille. Comme pour Lohelia. De toute façon, cela se voyait à leur manière d'être, d'agir, de se présenter. Toujours bien. Très bien. Trop bien. A deux doigt de la perfection. Et pour certain(e)s - hein Blair ? - à la limite du ridicule. Tout ça pour dire que... La lâcheté faisait partie de ce bas monde, et on n'y pouvait rien. L'infirmerie avait été calme un moment. Un moment seulement. Car la vie ne pouvait se figer dans l'éternité pour garder immortel le silence. Dommage. Lohelia Isabella pensait franchement que, même dans une école, l'infirmerie serait protégée des bruits des élèves. A l'instar des hôpitaux. En vain. Mais, patiente - trèèèès patiente - Lohelia avait subie le va et vient parfois ridicule de certains élèves.

    Elle ne savait plus ce que c'était le remoud d'une école, cette chère Lohelia Isabella. Et elle allait s'en souvenir à ses dépends. Elle lisait le dossier de sa fille, surprise par les séjours qu'elle avait fait, pour malaise dus à des carences. Des carences par manque de nutrition. Et pourtant, Rebecca n'était pas anorexique. Lohelia Isabella savait pourtant que sa fille ne résistait jamais à l'envie de manger. Elle avait un sacré défaut, la chère petite, elle était gourmande. Alors... Pourquoi donc ne se nourrissait-elle pas correctement à Poudlard ? Et rapidement, la solution lui vint : trop de devoir, trop de responsabilité. Sa fille était beaucoup trop sérieuse et ça allait la tuer. Mais, de ce côté là, l'Italienne ne pouvait rien faire. Becky était réputée têtue, et ce n'était pas sa mère qui allait la faire changer d'avis. Bien vite, son regard se perdit sur le dossier psychiatrique qui avait été fournis par Sainte-Mangouste. Elle y voyait les dates des trois crises d'hystéries que sa fille avait faites à l'école. Et par chance, il y avait toujours la mention, en rouge Absence de témoin, ramenée à l'infirmerie par McEngel / Heatheridge. Caleb et Cassie... Ils étaient toujours là pour sa fille. Ce qui rassurait Lohelia Isabella, c'était que personne à Poudlard ne savait, pour le moment, le problème psychologique que sa fille avait malencontreusement contracté suite au décès de son père. Elle inspira profondément quand la porte s'ouvrit. Elle était sortie et avait donc posé le dossier de sa fille sur un lit pour faire face à trois jeunes hommes, en sang. Bah bravo, tiens... Une rixe pour commencer. N'est-ce pas merveilleux ? Elle arqua un sourcil interrogateur quand le jeune homme s'expliqua, suite à sa demande un peu brusque. Lohelia Isabella nota alors leur uniforme... Durmstrang. Elle le savait parce que l'uniforme de Beauxbâtons n'avait pas trop changé et celui de Poudlard, elle le connaissait via sa fille et les élèves qu'elle avait vu aujourd'hui. Quand à la bagarre. Elle avait vu juste. Elle était douée parfois *soupir*. Elle secoua la tête et referma sa blouse. Consciencieuse, elle releva le nom de trois "délinquants" et les nota sur le cahier des entrées de l'infirmerie. Tout en allant voir s'ils avaient un dossier médicale. Deux sur trois avaient passé la visite médicale. Pas le dernier. Bah... Tant qu'à faire, elle lui ferait passer. Donc, elle le soignerait en dernier. Tout en sachant que son nez devait lui faire affreusement mal. Tant pis pour lui, d'un côté, il n'avait pas à se battre. Ca lui apprendrait, tiens. Elle fit signe au premier de s'approcher qui, avec arrogance, annonça :


    "Je sais parler anglais, moi..."

    Sous-entendant que les autres ne le savaient pas. Lui décochant un sourire mauvais bien malgré elle, Lohelia déclara qu'elle était ravie pour lui. Elle lui soigna sa lèvre tuméifiée avec un baume dont l'odeur était particulièrement horrible. Cette espèce de pâte, au bout de quelques minutes, lui rendrait un sourire de tombeur *ironie*. Elle lui enleva quand le temps fut écoulé et ce fut comme s'il n'avait jamais rien eu. Pendant ce temps, elle s'était occupée de celui qui avait l'arcade sourcilière ouverte. Ca pisse toujours le sang, ce truc là, pensa Lohelia. Elle éponga avec douceur le visage du jeune homme. Elle n'allait pas non plus lui faire mal. Ce n'était pas son rôle. Etant une blessure plus profonde, des points de sutures ne seraient pas les malvenus. Elle regarda celui qui avait le nez cassé et se pencha pour farfouiller dans la table de nuit qui était à côté de lui. Pour lui donner une serviette éponge. Afin qu'il fasse une compression.... Afin de ne pas continuer à se vider de son sang. Alors que le premier blessé, soigné, venait de sortir, elle fit s'asseoir le deuxième en face du jeune homme au nez cassé, lui tournant ainsi le dos, et fit venir à elle du fil et une aiguille. Elle eut un léger sourire et annonça alors que ça ferait un petit peu mal. Mais que c'était mieux que rien. Elle entreprit de recoudre le tout. Puis, une fois chose faite, elle appliqua un pansement et lui conseilla de se laver le visage avant de ressortir. Il se leva, la remercia dans un anglais à couper au couteau et s'en alla, après avoir suivit son conseil. Elle se tourna vers le dernier et nota alors qu'il était assis à côté du dossier médicale de sa fille. Elle le prit et l'éloigna de son regard. En espérant qu'il n'est pas regardé. Quelle négligence de sa part aussi ! Elle posa le dossier médicale de Rebecca sur la table de chevet qui était à côté du lit sur lequel se trouvait le Russe. Elle inspira profondément et secoua la tête. Elle sortit sa baguette... Au lieu de lui infliger la torture de cet espèce de chose horrible qui remettait le nez en place, elle préférait soigner tout ça par magie. Elle fit un leger arc-de-cercle et une douce chaleur enveloppa le nez du jeune homme. Qui se ressouda comme s'il n'y avait pas eu de coup. Elle prit la serviette souillée et annonça alors :

    "Comme votre petit camarade m'a gentiment fait remarqué qu'il savait parlé anglais, j'en ai conclu que vous aviez plus de difficulté à vous exprimer. Alors maintenant, mis à part le russe, parlez-vous une autre langue. Genre... Le français... Ou l'italien. Ne sait-on jamais..."

    Elle ne parlait pas le russe. Si Rebecca avait commencé avant d'arrêter, Lohelia, elle, ne savait même pas dire bonjour dans cette langue. Alors franchement, ce serait tellement mieux qu'il soit en mesure de parler une langue que Lohelia connaissait. Parce que ce serait vraiment plus compliquer de lui faire passer une quelconque visite médicale s'ils ne pouvaient pas se comprendre. Et elle ne pouvait pas prendre de traducteur, par respect pour le secret médical. Et établir un dossier médical était devenu une obligation suite à la rétablissement du Tournoi des Trois Sorciers. Elle fit au jeune homme de la suivre. De toute façon, il ne pouvait pas partir si elle ne le lui disait pas. Elle prit le dossier de sa fille et retourna dans le bureau de l'autre infirmière. Une fois que le jeune homme fut entré, elle referma la porte et rangea le dossier médicale de la jeune Stuart et se tourna vers l'inconnu. Tout en ayant sortir les papiers à remplir. Taille, poids, maladie connues... Et tout le toutim obligatoire. La meilleure partie, c'était la partie psychologique. Ca, c'était toujours une partie de plaisir à remplir *ironie*.

    [Mmh... Pas sûre de ce que j'ai fait là U_u J'ai adoré ton post ^^]
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Russlan S. D. Mihaylov
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MessageSujet: Re: [10 Sept.] What is this ? A Nursery ? [PV]   Dim 4 Jan - 18:32

    [uh, j’ai peut être l’air crétine en disant cela…Mais c’est normal que ça ne s’affiche plus ton avatar & l’icon dans ton profil? Parce que l’icon déforme toute la page x_____x A un moment, j‘ai mis un passage en spoiler. Ce n’est donc pas pour tous les yeux, âmes sensibles, abstenez vous de lire…c’est assez dur. Et au passage, j'ai adoré ton post =)
    Edit 2: Ah, pour l'avatar, j'ai rien dit xD C'est redevenu comme avant.]

    Les hôpitaux? Russlan n’a jamais aimé ça, à dire vrai. De toute façon, qui aimerait? Qui irait dans un hôpital par plaisir? Quand on rentrait dans un hôpital, on entrait par la même occasion dans un univers à part, dans une atmosphère particulière qui mettait parfois mal à l’aise. Dans ce genre d’infrastructure, ça puait la mort à plein nez, malgré toute la dose de produits désinfectants qu’on pouvait mettre après chaque opération. La mort rôdait là, et parfois, on pouvait entendre les gémissements agonisants d’un patient qui, malgré les antalgiques, souffrait trop. Parfois, quand on passait devant une porte entrouverte, on voyait un patient, dans un lit, complètement cassé et plâtré, qui ne pouvait pas répondre à ses proches qui étaient massés autour de lui. Tous chuchotaient, ou presque, et parfois, les infirmières revenaient en pleine nuit en faisant un tas de boucan pour relever tension artérielle, température et contrôler les appareils qui faisaient bip-bip par intermittence. D’autres endroits dans un hôpital étaient certes plus animés. Comme par exemple, le pôle maternité, il y avait les allées et venues des familles, les pleurs des bébés, toute une effervescence qu’on retrouvait aussi dans le service des urgences quand les brancardiers apportaient des nouveaux patients dont certains n’étaient pas dans un état optimal. Pour être médecin, il fallait avoir le cœur bien accroché, savoir écouter les gens, et aussi accepter de les toucher pour pouvoir les ausculter. Même après des années d’exercice de leur profession, certains médecins ne s’habituaient pas à l’odeur de la mort et à certains dommages. Russlan se souvenait d’un ami de la famille, qui était justement médecin dans un hôpital, à Saint-Pétersbourg. Il avait toujours cette fierté de sauver des vies tous les jours. Généralement, les gens étaient redevables des médecins, même si il y avait beaucoup d’ingrats. Heureusement, ces gens là n’étaient pas si nombreux que ça. Pour en revenir à l’ami de la famille, ça le pesait parfois, son métier. Les horaires n’étaient pas la cause directe de sa lassitude, de son désintéressement. Non, c’était plutôt…Quand les secours arrivaient trop tard. Quand il n’était plus possible de sauver le patient, qui mourait dans son lit. Il devait passer outre cet échec, malgré le sentiment d’impuissance qui le prenait alors. Le plus dur étant d’annoncer le décès du patient à la famille. En tout cas, en entrant dans l’infirmerie, Russlan était certain d’une chose: Il ne sera jamais dans le domaine de la santé. D’une, parce qu’il n’aura pas le premier sou pour payer une telle école. Que ce soit médecine ou une école d’infirmiers. Il savait qu’il n’aurait pas de quoi payer l’école de photographie dont il rêvait. Il avait de quoi assurer une partie des frais par ce qu’on laissé ses grands parents maternels en mourant, mais du côté de ses grands parents paternels, il n’avait rien, car Glenn avait été déshérité. Herbert et Martha mettaient ça sur le dos du sang. Ca avait bon dos, cette idéologie. Il y avait eu une tare dans la famille, certes. Martha et Herbert, après avoir mis au monde deux enfants sorciers jusqu’au bout de la baguette, ont mis au monde un cracmol. L’intrus, mais pire encore, le fils prodigue. Glenn n’a jamais manifesté aucune espèce de reconnaissance à l’égard de ses parents. Si il avait pu les renier, nul doute qu’il aurait pu le faire. Il avait été déshérité aussi à cause de son comportement qui était indigne d’un Wellington. Entre Herbert et Glenn, ça avait toujours été la guerre froide. Surtout depuis que Svetlana est entrée dans sa vie. Ils n’avaient rien contre la petite en particulier, ils l’adoraient même, mais le fait qu’il ait mis enceinte une fille âgée à peine de 19 ans, ça ne passa pas. Bien que l’enfant fut à peu près chouchouté comme il le fallait, il n’hérita pas des biens des Wellington à cause de son sang impur. Et parce qu’il était le fils de Glenn. Combien de fois être le fils de son père a pu lui porter préjudice? Il n’en savait trop rien, mais au fond, était-ce important? Il était ce qu’il était, non? Il avait sa propre personnalité, un vécu différent de celui de son père. Russlan se doutait bien qu’il y avait une autre raison pour que son père eût été déshérité. C’était environ trois ans après sa naissance. Il avait eu une fille hors mariage, et elle était le fruit d’une relation adultérine. Anastasia, bien sûr. Qui d’autre? Les Wellington se sont donc assurés que cette nouvelle née ne mette jamais moins basse sur leur fortune, car ils ne l’ont jamais considérée comme étant des leurs, comparé à Russlan qu’ils aimaient beaucoup. Seulement, par souci d’égalité, il était logique qu’aucun des deux enfants n’héritent de quoi que ce soit. En clair, la grande fortune des Wellington revenaient aux deux autres enfants du couple, à savoir Madalyn et Carlyle, et leurs enfants.

    Une chose est-il, c’est que Russlan n’avait pas d’argent, et une école d’art, en général, ça coûtait horriblement cher. Il allait donc devoir trouver une solution pour s’en sortir, accéder à ce qu’il désire. Au pire, il pourra toujours essayer de vendre les clichés qu’il a déjà. Mais ça ne sera pas suffisant, il faudra aussi couvrir les frais de scolarité et tout ce qu’il y a autour. Il pourrait peut être aussi servir de modèle à des peintres? Il l’avait déjà fait, mais ça ne lui rapporterait pas beaucoup. Une autre option s’imposa à lui, comme une évidence, mais il la rejetait aussi loin qu’il pouvait, parce que c’était tout simplement impensable. Il n’avait pas le droit de demander de l’argent à son oncle, c’était inconcevable. Même si il lui promettait de le rembourser jusqu’au dernier centime, il ne pouvait pas lui demander. Ca ne se faisait pas. Puis ça serait aller contre la volonté de ses grands parents, qui avaient bien dit que les deux derniers de la lignée ne verraient pas la couleur de leur héritage. Russlan réfléchissait, alors que ses camarades se faisaient soigner. Il avait offert un rictus méprisant à celui qui se vantait de savoir parler anglais. Ce que l’autre abruti ne savait pas, c’est que lui savait parler français, sauf qu’il ne s’en vantait pas. Ils’arrêta bientôt de sourire, ça lui faisait mal dans le nez. Respirer par le nez devenait extrêmement douloureux, ainsi, il essaya de respirer par la bouche, laborieusement. Ben quoi? Il n’allait pas rester en apnée en attendant que ces deux crétins finis ne se fassent soigner, quand même! Il retourna à ses réflexions, essayant de se focaliser sur autre chose que son nez cassé. Machinalement, il s’essuya encore sur sa manche, se disant que son haut d’uniforme était foutu. Bah. Il n’était pas en tort, il avait fait son boulot en essayant de séparer ces deux crétins. C’est pas de sa faute, après tout, si il s’était pris un coup de poing en pleine face parce que l’autre avait des problèmes avec l’autorité. Pendant que l’infirmière soignait l’autre tordu, Russlan regarda ailleurs, mais aveuglé par la douleur, il ferma bientôt les yeux, tout en respirant profondément. Sa vue était légèrement brouillée par ses yeux humides, qui brûlaient, en réaction normale à la douleur. Le sang collait ses cils, imprégnait les longueurs de ses cheveux qui encadraient son visage anguleux. Sa peau collait à cause du sang, il se sentait poisseux, c’était désagréable. Le goût cuivré qui restait sur ses lèvres, l’odeur entêtante du sang lui donnait la nausée. Il n’avait jamais aimé cela. Il essuya une énième fois l’hémoglobine qui coulait de son nez fracturé, en grimaçant de douleur. Oui, bon, il ne fallait pas bouger la partie cassée, mais Russlan ne pouvait pas faire autrement. Il avait l’air tout droit sorti d’un film d’horreur. Bravo. Il ne comprit pas pourquoi l’infirmière ne le prit pas en charge tout de suite, il était plus grièvement blessé que les deux autres qui n’avaient qu’une arcade sourcilière ouverte et une lèvre inférieure éclatée. Lui avait un nez cassé, et il allait avoir un œil au beurre noir pendant des jours, ainsi que quelques ecchymoses sur ses joues et son nez. Même si elle réparerait la fracture rapidement, sa peau serait marquée, violacée, car Russlan marquait toujours très facilement en cas de coup. Il allait être défiguré pendant un moment, mais bon, ça passera. Au moins, il n’aura pas la cicatrice au milieu de l’arrête du nez caractéristique à tous ceux qui ont eu le nez démoli. Remarque, les autres, ils ne s’en sortiront pas nécessairement sans séquelles. Le crétin à l’arcade sourcilière explosée aura la peau gonflée pendant plusieurs jours, et une fine cicatrice rouge, témoin de l’évènement. L’autre qui avait la lèvre inférieure en compote la garderait enflée pendant plusieurs jours. Il se réjouissait à l’avance du fait qu’éventuellement il mangerait liquide, car il aurait juré l’avoir vu cracher une dent dans le bol posé sur une table de chevet, en se débarrassant du sang qui lui inondait la bouche.

    Russlan regarda l’infirmière s’affairer, et appliquer une pâte pas très avenante sur la lèvre abîmée de son camarade. Pf, il ne payait rien pour attendre, celui là. Blessé ou pas, il sera en retenue. Non mais, ce n’est pas à un vieux singe qu’on apprend à faire la grimace! Ces jeunes cons avaient quoi…18 ans. Ils étaient un peu immatures. Pas étonnant que les jeunes femmes préféraient avoir un compagnon plus âgé. Il n’avait que deux ans de plus par rapport à eux. Il était passé par là lui aussi, mais il ne se souvient pas d’avoir été bagarreur. En fait, Russlan savait que trop bien ce qu’était sa vie durant cette période.
    Spoiler:
     
    Une semaine plus tard, il rencontrait Nora dans un bar. Il regarda ensuite l’infirmière s’affairer sur celui qui avait l’arcade ouverte, avant de recoudre la blessure. La voix de l’infirmière revint alors, précisant que ça allait faire mal. D’ordinaire, Russlan aurait jeté un sourire sardonique à celui qui venait de se faire recoudre, genre Tu vois, tu n’as récolté que la monnaie de ta pièce mais il n’en fit rien, car ce n’était jamais bien de souhaiter la souffrance à autrui. La souffrance physique pouvait être certes insupportable, mais c’était pire de voir son âme agoniser, souffrir pour des raisons X ou Y. Ce fut ensuite à lui de se faire soigner. Son regard croisa celui de l’infirmière, et il vit ce qu’elle était en train de regarder. Ah. Un dossier. Classé confidentiel. Raison de plus pour ne pas regarder, surtout qu’il s’en fichait pas mal, maintenant qu’il venait juste de remarquer le truc. Elle reprit son « bien », et le rangea hors des regards indiscrets. Russlan haussa les épaules. Bah, elle pouvait s’imaginer qu’il avait regardé, il aurait sa conscience pour lui. Il ne savait même pas de qui il était question dans ces paperasses. D’ici à croire qu’il avait là, sous les yeux, le dossier de la préfète qu’il avait rencontrée il n’y a pas si longtemps que ça, il y avait encore une très, très longue étape. Il était trop occupé à appliquer la serviette éponge sur son nez démoli. Il arqua un sourcil quand l’infirmière arriva sur lui, baguette magique à la main. Elle lui répara son nez, doucement, en un clin d’œil. Bah. Les ecchymoses ne partiraient pas, elles, mais c’était toujours mieux que rien. Elle s’adressa à lui en anglais. Il plissa les yeux, se concentrant sur ce qu’elle disait, zappant la moitié, faute de pouvoir comprendre. Au terme d’un long moment de silence, il se risqua à répondre, d’après les quelques mots qu’ili semblait avoir compris.

    Je parle russe et français. Je me débrouille…Pas trop mal.

    En fait, il était presque bilingue. Certes, il avait appris le français à l’école il y a longtemps, mais il avait entretenu sa connaissance de la langue grâce notamment à la littérature. Il avait lu Baudelaire, ou autres pièces de théâtre dans la langue de Molière. Sa seule faiblesse était de ne pas avoir pratiqué oralement la langue, il avait encore son accent russe à couper au couteau, et il hésitait sur certains mots. Il suivit l’infirmière quand elle le lui ordonna. De toute façon, avait-il vraiment le choix? Il arqua un sourcil quand elle sortit ce qui semblait être des formulaires. Il ouvrit la bouche pour protester, mais il la referma aussitôt. Quoi? Elle n’allait quand même pas lui faire faire une visite médicale maintenant?

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MessageSujet: Re: [10 Sept.] What is this ? A Nursery ? [PV]   Lun 5 Jan - 0:21

    S'il fallait avoir le coeur accroché pour devenir médecin, il fallait aussi se montrer détaché vis-à-vis des évènements. Un peu égoïste et peu empathe. Ceux qui étaient trop émotifs avaient beaucoup de mal à se faire à la rudesse du monde hospitalier. Ils craquaient, démissionner. Faisaient autre chose. Si Lohelia Isabella avait entreprit de telles études, c'était parce qu'elle était sûre de son choix, sûre d'elle. Elle savait qu'elle n'aurait pas de difficultés à faire face à la douleur des familles. A l'annonce ô combien difficile du décès d'un de leur membre. Elle y avait fait face de nombreuses fois. Les premières furent néanmoins les plus difficiles. Elle était encore jeune. Mais au fil du temps, elle s'y était habituée et la douleur ne l'atteignait plus. Si elle faisait trop de sentimentalisme, elle sombrait elle aussi dans la douleur et ce n'était franchement pas recommandé. Alors au bout d'un moment, elle s'était endurcie, elle s'y était faite. Et toute sa belle carapace s'était fait la malle le jour du décès de son époux. Dès lors, les déclarations de décès avaient tendance à fortement la destabiliser. Elle revoyait sans cesse le visage pâle de son époux, son corps devenant rigide comme la pierre. Ce processus, elle le connaissait, elle avait réussis à s'y habituer. Mais tous ses efforts avaient été réduits à néant. Comme si elle n'avait jamais rien fait. Un hôpital, ce n'était que rarement joyeux. Le pôle maternité était sûrement le seul endroit animé. Le plus difficile à supporter, c'était sans nul doute le pôle pédiatrique. Voir tous ces enfants branchés de tous les côtés. Et puis, le pire, c'était les pathologies dus aux sortilèges, son pôle à elle, sa spécialisation. C'était parfois marrant à voir - les sortilèges qui tournaient mal avait parfois tendance à être comiques - mais ils étaient souvent dramatiques et destabilisants. Pour arriver à tel niveau d'étude, Lohelia Isabella avait étudié avec acharnement. L'Ecole de Formation de Medicomagie Italienne était l'une des plus réputés, au même titre que Poudlard parmis les écoles européennes. Et elle avait été coûteuse. Très coûteuse. La plupart des élèves, issus de famille moyenne à pauvre avaient du trimer dur, travaillant parfois à côté pour pouvoir travailler. Lohelia Isabella avait eu une bourse d'excellence - cette bourse qui n'était attrivuée qu'aux meilleurs élèves. Ce bourse payait quatre année d'étude. Lohelia Isabella, qui avait reçu l'argent, l'avait donné à quelqu'un de plus demandant qu'elle. Elle s'en foutait, après tout, ses parents avaient pû payer toutes les années d'école. Seulement, les administrations - on y revient - sont parfois un peu bûtées, genre avec des oeillères, et attribuaient des bourses à des personnes qui n'en avaient pas besoin. Sans un regard pour ce que les parents gagnaient et avaient sur leur compte en banque. Et pour sa fille, ce serait pareille. Juilliard était coûteuse, certes... Mais jamais Rebecca n'aurait de soucis de ce côté là. Elle vivrait dans l'Upper East Side, le quartier chic à souhait. Vivrait comme elle a toujours vécue... Mais devrait apprendre à jouer des coudes dans ce monde. Rebecca était cultivée. Mais était malgré tout ignorante des bassesses du monde de l'Upper Class.

    En plus d'avoir l'héritage de son père, bloqué sur son compte jusqu'à sa majorité, Rebecca bénéficiait aussi de l'héritage laissait par Anita et d'un quart de l'héritage laissé par Elena (le reste étant partagé entre Lohelia Isabella, Maria et Roberto, les deux enfants illégitimes de Lorenzo). C'était bien ce qui faisait la différence entre les Di Matteo et d'autres familles riches. EUx, ils avaient, lors du mariage de leur fille avec Peter, outrepassé le problème de l'idéologie du sang. Ils l'avaient balayé, jeté à la poubelle. Bien sûr, ils avaient été traités de traîtres à leur sang... Mais combien de temps ? Jusqu'à ce que l'idéologie devienne ridicule, désuette. Et ainsi, toute Sang-Mêlée que Rebecca pouvait être, elle était un membre à part entière de la famille Di Matteo. Au moins, elle n'était pas une recluse, une proscrit. Et de toute façon, Lohelia Isabella ne l'aurait jamais accepté ainsi. Elle aurait piqué un scandale comme elle seule sait le faire. Et elle aurait même été capable de couper les ponts. Oui, vous avez compris, elle était prête à tout pour que sa fille vive le mieux possible. Même ne plus jamais revoir sa famille. Par chance, ce ne fut pas le cas et Mario et Elena acceptèrent Rebecca. Encore heureux ! Bref... Lohelia avait vu donc les trois élèves bagarreurs de Durmstrang, sûrement ceux qui avaient foutu le bazar dans les couloirs et avaient ainsi dérangé les deux vrais malades qui se reposaient tant bien que mal, protégés du regard des autres par des paravents. Elle soigna les deux premiers et s'occupa du dernier. Il était amoché et allait avoir de sacrées ecchymoses. Ca lui apprendra, tiens, pensa méchamment Lohelia Isabella. Oui, elle n'aimait pas les bagarreurs et cela se voyait à ce pli contrarié qu'elle avait entre les yeux. Et son regard perçant, sévère. Ne pas se faire de Lohelia Isabella une ennemie... Ca faisait mal... - Hein Blair ?! - Mais ce n'était qu'un élève après tout. Il avait encore beaucoup à apprendre, ce jeune guignol tiens... Elle lui avait parlé et à mesure que les mots s'échappaient de ses lèvres, elle voyait qu'il ne comprennait... Pas grand chose ! Elle se mordilla la lèvre inférieure, légèrement, et lui avait fait signe de venir. Jusque dans son bureau. Elle avait sortit les papiers et il lui avait dit qu'il parlait français. Français ? Parfait, elle était trilingue anglais-italien-français. Ils allaient pouvoir communiquer sans trop de problème. Elle regarda l'uniforme du jeune, souillé, et effectua un nouveau mouvement de baguette, les lèvres toujours serrées l'une contre l'autre. C'était bien de savoir faire des sorts informulés. Quelques secondes après même pas, l'uniforme était comme neuf et le visage du jeune homme aussi. Plus de traces de sang nul part. Elle rangea sa baguette à l'intérieur de sa blouse blanche ce qui prouvait qu'elle n'était pas qu'infirmière. Mais bien Médicomage. D'ailleurs, l'emblême de Sainte-Mangouste s'affichait fièrement sur sa manche gauche. Elle regarda le jeune homme et, d'une voix sans appel, elle annonça, en français, avec cependant cet accent chantant que donnait l'italien :


    "Enlèvez votre haut..."

    Elle allait l'osculter. Vérifier le coeur, le pouls, la tension, le taux de glycémie et tout le toutim. Elle coinça les papiers dans un porte-document et s'empara d'une plume d'oie qu'elle trempa dans l'encre, au préalable. Puis, elle regarda la liste des élèves de Durmstrang, elle vit qu'il n'y avait que trois élèves qui n'avaient pas de dossier médicaux. Deux filles et un garçon. Celui en face d'elle. Elle nota son nom, Russlan Mihaylov, en veillant à ne pas faire de fautes - ce serait con - et le nota sur la pochette qui contiendrait tous les documents relatifs à l'état de santé du jeune homme. Les yeux toujours baissés sur ses papiers - n'ayant ainsi pas vu s'il s'était deshabillé comme demandé - elle demanda de cette même voix professionnel, un ton sans équivoque, sans appel :

    "Votre âge, votre date et lieu de naissance, s'il vous plait."

    La pointe de la plume effleurait le papier, prête à retranscrire les informations données. Elle ne relevait toujours pas la tête, ses yeux bleus rivés sur la feuille.

    [x_____X pas sûre de ce que j'ai fait... Le stress de la reprise.]
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Russlan S. D. Mihaylov
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MessageSujet: Re: [10 Sept.] What is this ? A Nursery ? [PV]   Mar 6 Jan - 13:25

    Tiens donc. L’infirmière ne devait pas avoir une bonne opinion de lui, si on pouvait se fier à son regard contrarié. Mais quoi, ce n’est pas de sa faute si il a fait correctement son boulot, après tout, l’autre l’a frappé comme ça, gratuitement. Simplement parce qu’il est intervenu dans un conflit, qui a tourné en rixe, voulant séparer les bagarreurs. Il n’a rien vu venir, il a eu un coup de poing en pleine face. Encore un tour de ces gamins prétentieux qui refusaient tout ordre quelconque. Russlan l’avait regardé partir en lui lançant un regard du genre Tu vas voir, toi, tu ne paies rien pour attendre! Russlan se demandait ce qui pouvait bien se passer dans la tête de l’infirmière. Ah, bravo, maintenant il se faisait passer pour une racaille. Contrairement aux deux autres qui avaient continué de l’insulter, le jeune homme n’avait rien dit, regardant la scène de son regard vide et implacable. Jusqu’à ce qu’elle s’adresse à lui, en anglais. Comme avec Rebecca, ils allaient parler en français. Mais Russlan ne releva pas la similarité. Il se leva, dignement, avant de suivre Lohelia dans le bureau, sans broncher. Il n’allait pas non plus faire preuve de sensiblerie inutile. Russlan se demandait si il allait être apte à comprendre les termes techniques et médicaux, mais qu’importe, à la base il est bilingue français-russe, donc ça devrait aller pour communiquer. Tant qu’elle ne lui balance pas des termes bizarres propres à la médecine…Il regarda son uniforme, le sang qui s’échappait de son nez n’était plus qu’un mauvais souvenir. Et Russlan n’avait plus son visage qui collait, il en déduisit qu’elle devait l’avoir nettoyé de son sang également. Il se passa les mains sur le visage en soupirant. Et grimaça lorsqu’il passa à proximité des bleus. Ouch, ça faisait mal, ça. Allons, bon, dans quelques jours, on n’en parlera plus. A tous les coups, quand il reverrait Anna, elle allait lui poser des questions, s’inquiétant de voir son visage amoché. Bah. Les risques du métier, pas vrai? Quand on était préfet en chef, on pouvait s’attendre à recevoir des pêches en pleine poire…Et ramasser les morceaux, c’était pour sa pomme. Une jolie salade de fruits, non? Quand ce n’est pas les autres qui racontaient des salades pour se débiner, pour échapper à la retenue. A tout choisir, Russlan préférait être en retenue plutôt que de s’être fait massacrer à coups de poings et à coups de pieds. Il avait un bon instinct de survie, quand même, malgré son comportement clairement suicidaire. Disons qu’il ne se mettait pas des situations dangereuses, pour tenter le sort. Elle lui donna la suite des instructions. Enlever son haut. Russlan haussa un sourcil, et se dépêtra de sa lourde veste écarlate. Et posa le tout sur la chaise, à côté de lui. Il demanda tout aussi innocemment:

    « -La chemise aussi? »

    Ouch. Oui, il avait compris. Qu’enlever son haut impliquait aussi de devoir enlever sa chemise. Mais il était plutôt réticent de le faire. Car il savait très bien ce qui se passerait ensuite. Il révèlerait ce qu’il s’évertuait à cacher depuis des années en portant des manches longues. Jamais plus il n’a mis de polos à manches courtes, ou si, par-dessus des t-shirts à manches longues. Ou en dessous de chemises à manches longues. Il soupira, puis bon gré, mal gré, il dénoua sa cravate, qu’il posa consciencieusement sur la veste rouge pliée. D’ordinaire, il n’avait pas autant d’égards à l’encontre de ses vêtements, c’était plutôt là où ça se pose, c’est bien. Mais c’était stratégique, pour retarder le moment où tout serait découvert. Il déboutonna le col de sa chemise, et les autres boutons suivirent. Il s’en dépêtra, avant de plier le tout et de le poser sur ses autres affaires. Autant poursuivre la comédie jusqu’au bout, même si son comportement et sa réserve pouvaient paraître suspects. Il posa ensuite les paumes de ses mains sur ses cuisses. Tant qu’il pouvait rester comme ça, tant mieux, c’était caché. Mais l’infirmière n’était sûrement pas une débutante, et naïve en plus. Comme on dit, ce n’est pas à un vieux singe qu’on apprend à faire la grimace. Qu’importe. Russlan détestait aller chez le médecin. Il n’était jamais malade, de toute façon, à quoi ça servait de payer une somme astronomique de roubles pour s’entendre dire que tout va bien? C’est un peu inutile, en fait. Il regarda Lohelia s’affairer dans la paperasse, constituer ce qui allait être son dossier médical. Ah. La bonne blague. L’infirmière de Durmstrang, avec son cas, s’était arrachée les cheveux. Il est souvent passé par la case infirmerie. Non pas parce qu’il était malade, mais pour un suivi psychologique, va-t-on dire. Suite à la mort de sa mère. Il avait redoublé une classe. Avant d’essayer de se suicider l’année suivante pour des raisons obscures. Pour certains, il n’avait pas supporté l’échec. Pour ceux qui savaient, comme Anna et David, il ne pouvait plus continuer comme ça, il n’arrivait plus à envisager l’avenir, surtout depuis que sa grand-mère était morte et qu’elle ne pourrait plus l’héberger. Il devra retourner chez son père, qu’il n’avait pas envie de revoir. Si, Glenn l’avait récupéré, bon gré, mal gré, mais il était accompagné…Orianne Emerson, sa future épouse, et Anastasia, sa vraie demi-sœur. Découvrant ainsi qu’il s’est foutu de sa mère tout ce temps, et aussi parce qu’il n’était pas accepté chez les Emerson, il donnait l’impression d’être traîné comme un boulet, qu’il n’était qu’un nuisible. Pour un gamin qui a toujours eu l’amour de sa mère et l’affection de sa grand-mère, tomber sur quelqu’un qui avait aussi peu de considération pour lui qu’Orianne, c’était dur, très dur. Sa situation allait encore empirer. Il n’avait sa place nulle part. Il avait essayé, la première fois, de se tuer le jour du mariage de Glenn. Une date avant tout symbolique. Il était dans son bain, pour se préparer à la cérémonie, et il s’était allongé, dans la baignoire, dans la ferme intention de se laisser noyer. Comme il aurait pu le faire à l’âge de six ans, sauf qu’il avait révélé ses pouvoirs. Heureusement qu’il y avait Durmstrang. Sinon, il n’aurait pas pu s’en sortir. Et encore, même là, même dans son école, il échouait. Il n’avait jamais été très bon en classe, les études, ce n’était pas son truc. Mais le décès de sa mère avait en quelques sortes annihilé ses capacités intellectuelles. Il avait été fragilisé. Il se lézardait, à vue d’œil, il faiblissait, comme une ampoule qui finissait par claquer. Il émergea de ses sombres réflexions quand Lohelia embraya sur des questions classiques. Age, lieu de naissance, date de naissance. Il regarda ses mains, puis il lâcha un genou pour faire glisser la plaque militaire qu’il avait autour du cou le long de sa chaîne. Il répondit alors d’une voix lointaine:

    «-J’ai vingt ans, bientôt. Je suis né le 27 Décembre 1996, à Novgorod, en Russie. »

    [Désolée, c’est court, mais c’est pour faire avancer =)]

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MessageSujet: Re: [10 Sept.] What is this ? A Nursery ? [PV]   Mer 14 Jan - 18:55

    Une visite médicale, ce n'est jamais la mer à boire. Enfin, ça dépend pour qui. Par exemple, Lohelia Isabella ne supportait pas de faire ça. Les visites de routines, pour vérifier le poids, la taille, la dentition et tout le tralala, ça, ça allait encore. Mais le reste... Faire un bilan de santé complet, ça, c'était énervant. Surtout quand on se rendait compte que le patient était en parfait état de santé, qu'il était loin d'être du genre à tomber malade, qu'il n'avait aucune allergie, bref... Que c'était le genre de personne qu'elle ne reverrait presque jamais. Presque jamais parce qu'il y a toujours un accident. Il - ou elle - pourrait toujours revenir pour accompagner quelqu'un, visiter ce quelqu'un... En somme, ce ne serait pas ce genre de personne qui gênerait le bon fonctionnement de l'infirmerie. En revanche... Ceux qui venaient pour un oui ou pour un non étaient tout bonnement à trucider. Ils ralentissaient le fonctionnement de l'infirmerie ou de l'hôpital, accaparant les services médicaux en soins inutiles, leur faisant perdre un temps précieux, mettant parfois des vies en suspens. Lohelia Isabella aimait son métier. Elle aimait aider les gens. Mais parfois, les faux-malades lui donnaient envie de vomir. Elle regardait alors les trois jeunes russes et ils furent bien rapidement catalogués dans les "mauvais garçons". Mh... Elle surveillerait les fréquentations de Rebecca. Elle ne voulait pas que sa fille ait affaire à ce genre de garçon. Dans le genre "mauvais genre" on ne pouvait pas faire pire. Si seulement elle savait pour sa fille... Et son comportement. Mais, elle ne la voyait que rarement et elle avait toujours sous les yeux une Rebecca triste, torturée par la mort de son père et l'agression qui, trop tôt, la fit rentrer dans le monde brutal des adultes. Le jeune homme s'était levé, dignement. Parce qu'il avait de la dignité, en plus... Elle passa un coup de langue agacé sur ses lèvres et se dirigea vers son bureau. Les sourcils froncés, elle voyait déjà dans quel ordre elle ferait sa visite. Elle n'aimait vraiment pas les faire. Il l'avait suivit dans son bureau et, du coin de l'oeil, elle l'avait vu enlever la lourde cape rouge. Elle gardait toujours la tête baissée sur le dossier médical, alors qu'elle rentrait les informations qu'elle connaissait. Puis, il lui posa une question qui la fit un petit peu rire. Elle releva lentement la tête et le regarda, un sourire en coin un peu moqueur et se retint de balancer une remarque cinglante. Elle se contenta juste de dire, lentement :

    "Oui... La chemise aussi... Mettez-vous torse-nu. Vous n'aurez qu'à garder le pantalon."

    Il était peut-être compréhensible qu'il se sente mal à l'aise. Elle était une femme, d'âge mûr - elle avait tout de même quarante et un an - et lui un petit jeunot de dix-sept/dix-huit ans. Il pouvait fort bien imaginer qu'elle soit un peu perverse, dépravée. Mais ce n'était pas le cas. Elle retourna à son dossier et fit rouler sa chaise jusqu'à l'armoire qui contenait les autres dossiers. L'infirmière était un peu bizarre dans son fonctionnement et il fallait que Lohelia Isabella range correctement le tout. Elle sortit à nouveau le dossier de sa fille mais planqua rapidement la partie psychiatrique. Ca, ce n'était même pas l'infirmière qui l'avait fait. Mais l'Hôpital moldu Sainte-Elizabeth et le célèbre hôpital sorcier dont elle était la Directrice. Elle le posa sur une table et regarda alors les diverses questions banales et d'ordre général qui pouvait bien être posée. Nutrition par exemple. Elle arqua un sourcil à nouveau et entendit un petit cliquetis métallique. Elle ne releva pas la tête - ou à peine les yeux - quand le jeune homme déclara son âge. Elle fronça un peu les sourcils mais elle écrivit les informations, sans rien dire. Nom, prénom, âge, sexe, date et lieu de naissance. Ecole... Durmstrang, elle n'avait pas besoin de lui pour le savoir. Le nom du Directeur ? Elle le connaissait aussi, elle l'écrivit donc. Un léger silence s'abattit sur la pièce et elle regarda les questions suivantes sur le dossier de sa fille puis les posa au jeune homme :

    "Taille et poids, s'il vous plait."

    Un ton très formel, très professionnel. Comme toujours en réalité. La Médicomage ne dérogeait pas de son étiquette. Si l'infirmière pouvait se permettre plus de familiarité avec les élèves, en ce qui concernait Lohelia Isabella, ce n'était guère le cas. Elle n'avait pas le droit de se montrer proche d'un élève - sauf de sa propre progéniture, cela va sans dire -. Elle releva lentement la tête et son regard buta sur la position qu'il avait. Lentement, son sourcil s'arqua à nouveau. Il était raide, guindé. Il les paumes posées sur ses genoux et veillait à ne pas trop bouger. Elle plongea son regard océan dans les pupilles vertes du jeune homme et eut un sourire avenant. Oui bon... Il avait peut-être l'air d'un mauvais garçon, elle avait l'air bien trop stricte et très peu avenante. Elle inspira profondément et ajouta que si jamais il ne connaissait pas sa taille et son poids, faute de s'être pesé récemment, qu'il le lui dise. Elle regarderait le tout. Si elle avait passé son regard rapidement sur le torse du jeune homme, en revenant à son papier, elle avait soudainement clairement vu quelques cicatrices sur le corps du jeune homme. Là, des doutes se formèrent dans son esprit et des hypothèses commencèrent à l'assaillir. Une posture raide, des paumes posées contre les cuisses cherchant ainsi à cacher... Les poignets. Des traces de mutilations sur le corps ? Pouvait-elle formuler à haute voix son questionnement ou alors devait-elle attendre la partie psychiatrique ? Parce que soit le jeune homme était battu chez lui, auquel cas elle serait obligée de prendre contact avec l'infirmière de Durmstrang pour avertir le tout. Soit... Il avait clairement tenté de se suicider à plusieurs reprises et ça avait passablement échoué. Auquel cas, elle préviendrait le directeur de Poudlard et mettrait sa fille au courant. Hors de question que sa fille, avec les problèmes qu'elle avait, ne se mette à fréquenter un jeune homme qui avait tenté de mettre fin à ses jours et qui, en plus, avait une attitude un peu mauvais garçon. Un peu était un euphémisme dans l'esprit de Lohelia Isabella. Elle choisit une meilleure option. Ne rien dire pour le moment, elle le saurait tôt ou tard. Elle partit alors sur son projet initial : le mettre en confiance. Elle se mit alors à sourire avec douceur et annonça, d'une voix douce et avenante :

    "Détendez-vous... Je suis Médicomage, c'est mon travail. J'en vois des pires à l'Hôpital où je bosse et vous m'avez l'air d'être un garçon en parfaite santé. Mais je suis obligée de faire cette visite médicale. Après, vous ne me reverrez presque plus jamais, je vous l'assure."

    Là, par contre, rien n'était moins sûr. Elle même n'en savait rien. S'il était choisi pour être le champion de Durmstrang, pour sûr qu'elle le reverrait. Pour le soigner. Mais, jusque là, il y avait encore un long moment et il avait autant de chance d'être choisi que sa fille de devenir Ministre de la Magie. Autant dire... Aucune. Pessimiste ? Non... Mais il y avait des personnes, comme ça, qui semblait être bénie et éviter les pires soucis même s'ils provoquaient les évènements... Comme la mort par exemple. Elle continuait à sourire, tout en le regardant, évitant soigneusement les cicatrices qu'elle voyait. Sinon, elle serait tenter de lui poser la question un peu trop brusquement et voir un patient se rétracter, ce n'était jamais bon signe. Surtout quand vous l'accusiez clairement d'être suicidaire et que vous donnez l'impression de le juger. Dans le genre "mauvais plan" celui là est particulièrement parfait. Lohelia Isabella continuait donc à sourire, d'un sourire vraiment avenant et sincère. Elle savait mettre les gens à l'aise, alors pourquoi pas lui ?

    (Aïe... Pas sûre de la qualité... J'ai effacé tout mon message sans faire exprès et c'est dur de refaire pareil...)
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Russlan S. D. Mihaylov
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MessageSujet: Re: [10 Sept.] What is this ? A Nursery ? [PV]   Mer 21 Jan - 11:18

    Russlan n’a jamais aimé les visites médicales, et pour des raisons qui peuvent paraître évidentes. Son dossier médical était parfaitement sain, il n’avait pas de maladie particulière. Mais voilà, les diverses traces sur son corps ne manquaient jamais d’intriguer les infirmières. Et à chaque fois qu’on lui posait la question, l’enfant répondait qu’il tombait dans les escaliers, ou encore qu’il se cognait dans les meubles, s’inventant une maladresse qu’il n’avait pas. Ce qui pouvait rendre de mensonge crédible, c’était sans doute le fait que sa peau marque très facilement en cas de coup. Le jeune homme, quant à lui, gardait le silence, les yeux rivés sur le sol. En parler c’était mettre un nom sur la chose. Et ça, Russlan ne le voulait pas. La chose resterait abstraite tant qu’elle ne serait pas nommée. Russlan avait honte, parfois, de se cacher comme ça. L’enfant avait toujours peur. Il était souvent dans un coin de sa chambre, prostré, assis sur le sol, tremblant comme une feuille tout en s’entourant de ses bras pour se protéger d’un monde extérieur trop brutal. Parfois, il se cachait dans le placard en attendant que l’orage ne passe. Glenn, plus précisément, qui le battait. Svetlana ne disait rien, elle pleurait. Son monde s’effondrait. Elle était incapable de faire quoi que ce soit pour protéger son garçon qu’elle aimait tant. Que pouvait-elle faire d’autre? Dans l’esprit de Glenn, une femme, c’est faible. Il fallait voir comment il se comporte avec Orianne. Elle était peut être l’intruse dans l’histoire, il ne l’aimait peut-être pas, mais il avait de la compassion pour elle. C’était assez difficile pour une femme d’avoir un compagnon violent. Et d’être un peu sa bonne. Glenn ne faisait rien à part lire son journal en trempant une biscotte beurrée dans son café. C’était Orianne qui se tapait le restant, et le pire c’est qu’elle ne disait rien. Voir tout ça avait eu un effet cathartique sur le jeune homme, qui se promit de ne jamais faire subir tout ça à sa femme et ses enfants le jour où il en aura. Il ne voulait pas leur faire connaître la peur, la souffrance. Il voulait apprendre à vivre. Il regarda, amer, Dohlov et Ivanov partir. La violence. Il fallait toujours qu’on règle ses problèmes avec la violence. Il s’était pris un pain parce que l’autre avait des problèmes avec l’autorité. Dohlov n’aimait pas Russlan. Le coup qu’il avait reçu n’avait même pas a voir avec sa fonction de préfet, qui sait. C’était juste…Gratuit. Il caressa doucement sa joue, en grimaçant. Les ecchymoses, les rougeurs, ça, il connaissait. Il pensait qu’à l’usure, il avait fini par s’y habituer. Erreur. Ces choses là étaient de celles qu’on oubliait jamais. Comme quelque chose qu’on avait pratiqué durant un temps et qui revenait, comme ça, par touches progressives. Tout ce qui lui restait, c’était sa dignité. Son orgueil, son faux air détaché. Tout ce masque était faux. Il suffisait qu’il soit seul pour qu’on l’aperçoive tel qu’il est vraiment. Il demanda finalement si il devait enlever la chemise avec, tout en ayant rangé trop consciencieusement le restant. Il soupira, avant de s’asseoir, se demandant quel était l’intérêt d’une visite médicale. Il ne se connaissait pas de maladies. Ni de gros problèmes de santé. Il se demanda si il aurait droit à des questions sur…comme par exemple, si il avait une maladie sexuellement transmissible, ou encore s’il avait déjà eu des rapports, et si oui, s’ils étaient protégés. Le genre de questions indiscrètes, mais nécessaires. Il priait pour y échapper. Même si il n’avait rien à cacher. Il avait bonne conscience, en théorie. De toute façon, quand il avait des rapports, c’était toujours protégé. Et puis quoi? Si un jour il décidait de ne plus en utiliser, parce qu’il serait sûr du partenaire, qu’Est-ce que ça pouvait lui faire? Ca ne la regardait en rien! Que pouvait-elle faire, de toute façon? Sortir son blabla habituel d’infirmière à ce sujet? Ses pensées lui arrachèrent un soupir blasé, accompagné d’un sourire en coin. Elle voulait jouer comme ça, Madame l’infirmière? Pas de problème, il savait jouer la carte du sourire en coin moqueur et de la réplique sarcastique. Elle joua le jeu, et elle répondit à sa question. Bah, c’est interdit de poser la question? Alors, bon gré, mal gré, il défit la cravate, sachant qu’il devra mettre son orgueil dans sa poche et demander à quelqu’un qu’on lui fasse le nœud, ne sachant pas les faire tout seul, puis il déboutonna sa chemise, tout en murmurant un simple:

    «-D’accord. »

    Encore heureux qu’il devait garder son pantalon! Depuis quand il fallait être tout nu pour faire une visite médicale? Ca n’avait aucun sens. Russlan adressa un sourire sardonique à l’infirmière. Qu’elle ne se leurre pas, Madame était peut être gentille mais elle ne l’intimidait pas. Elle était d’âge mûr, mais c’était selon lui moins gênant de se retrouver torse-nu devant elle que devant une fille qui avait son âge, par exemple. Et même ça, il s’en foutait un peu. En fait, il n’était pas pudique. Il ne craignait pas le regard que les autres pouvaient porter sur son corps, même si il avait comme tout le monde des complexes. Comme par exemples, les poignées d’amour qu’il a, car il a tendance à s’écouter un peu trop question gourmandise. Il ne se savait pas moche, car, avec un certain cynisme, il pensa qu’il arrivait aussi à plaire aux garçons. Et puis même, franchement, quand il a posé un moment pour une apprentie artiste peintre, il a eu le temps de remiser la pudeur au placard. Un bon modèle était bien mieux quand sur la toile il était naturel, et non crispé en sentant le regard de l’artiste glisser sur son corps nu à cause d’un excès de pudeur. Pendant tout l’exercice, il avait admis que ce n’était pas lui qu’on regardait essentiellement sur la toile, mais le travail de l’artiste. Pas le modèle en lui-même. Il avait un peu galéré au début, en anticipation. Forcément, savoir qu’on allait être regardé par d’autres personnes que l’artiste était…flippant. Mais il s’est habitué à cette idée. Et sur les toiles de Nora, il paraissait calme, naturel, décontracté. Même s’il avait les traits ravagés par la tristesse et même s’il dégageait une aura de mystère qui, paraissait-il, lui donnait un charme fou. Mouais, ça, il y croyait moyennement, et pourtant, il était souvent au centre des conversations des filles à Durmstrang. Et même ici à Poudlard on commençait à parler de lui. Et les filles, quand elles parlaient de lui tout en le regardant d’un air suggestif, n’étaient pas discrètes dans leur façon d’agir. Anna aussi avait surpris certaines de ces conversations. Et à chaque fois elle pinçait les lèvres d’un air désapprobateur, parce qu’on ne parle pas de son petit-ami comme ça. Quand elle le tenait, elle resserrait sa prise sur lui, comme si elle avait peur qu’en le lâchant celui-ci ne s’échappe. Cependant, chez lui, question jalousie, c’était bien pire. Russlan était extrêmement jaloux et très possessif. Des fois, il se demandait comment Anna n’avait pas encore eu le cran de lui dire de lui lâcher un peu les baskets. C’était un truc de fille, ça, de tester pour voir si leur mec est jaloux. Ca prouve d’une certaine manière qu’il tient à elles. Mh, oui. Russlan tenait à Anna, et il voyait rouge quand un autre garçon lui souriait un peu trop abusivement ou encore se tenait un peu trop proche d’elle. Ils avaient des micro-clivages à ce propos, mais voilà, c’était comme ça. Russlan sursauta quand l’infirmière lui demanda son poids et sa taille. Il se morigéna pour sa stupidité, et veilla à ne pas céder à la manie qu’il avait de se gratter la nuque. Ca aurait mis en avant ses avant-bras qui présentaient des traces de mutilation et les cicatrices affreuses qui se détachaient de sa peau blême. Taille et poids, donc. Voilà qui était problématique, il n’avait pas eu l’occasion de se peser depuis un moment, de même qu’il n’avait guère songé à se mesuré. En fait, il s’en fichait pas mal, il n’était pas à ça près, franchement. La dernière fois qu’il s’est fait mesurer et peser, c’était justement après sa deuxième tentative. Il fouilla dans sa mémoire à la recherche de ces données, classées dans un dossier tabou, puis il déclara, d’un air neutre:

    « -Je…Je pesais 70 kilos pour un quatre-vingt-cinq miétra et c’était…Il y a deux années.

    Autrement dit, il y avait de fortes probabilités pour qu’il ait grandi et pris du poids depuis; Bien que maintenant il ne grandirait plus, il grossira encore si il ne se surveillait pas de près et continuait à bouffer n’importe quoi. Il pesait soixante-dix kilos quand il avait maigri d’environ dix kilos quand il a fait sa dépression, peu avant son suicide. Il ne s’était pas nourri pendant un moment, et quand il mangeait, c’était pour ne pas mourir de faim. A cette époque, il ne ressentait plus rien, ni la douleur, ni la faim qui le taraudait, ni la soif. En fait, c’était surtout parce que Nastia l’obligeait au bout d’un certain laps de temps à manger quelque chose. Il ne refusait pas en bloc. Il mangeait. Pour sombrer à nouveau dans sa catatonie après. Il flirtait avec le danger, inconsciemment. Il s’en fichait. Ce n’était pas le plus important. A une époque où il ne se préoccupait plus de rien, c’était un problème moindre, même si maintenant, après être passé près de la mort, il voyait les choses différemment, mais avec tout autant de pessimisme. Russlan faisait désormais attention, il avait trop fait souffrir les gens autour de lui. Il ne voulait plus être la cause des larmes d’Anna, même si il savait qu’il se leurrait complètement par rapport à ça. Qu’il sera encore la cause de nombreuses souffrances chez la jeune femme. Il l’aimait tellement. Mais il la faisait aussi tellement souffrir. Il était à la fois son amour, amant et son bourreau. S’en rendait-il seulement compte? Il baissa la tête, tout en veillant à garder ses mains bien calées sur ses genoux. Il savait que le moindre geste pourrait trahir prématurément ce qu’il cachait. Car il savait que ce temps viendrait. La partie psychologique. Seulement, les signes ne trompaient pas. Russlan était une de ces personnes « à problèmes ». Les traces de sa récente tentative de suicide étaient encore présentes sur son corps et ne partiraient jamais. Les stigmates de son cœur non plus. Il vivra à tout jamais avec ça. Psychologiquement, il était encore fragile, il était souvent sujet à dépressions, même assez brèves. Et puis même. Sur son corps, il y avait des traces autres que celles d’automutilation. Des cicatrices qui remontaient loin, d’autres plus récentes. C’était le lot des enfants qui avaient un père alcoolique et violents. Même si Glenn n’osait plus trop lever la main sur le jeune homme depuis que ce dernier lui a montré qu’il était pleinement apte à se défendre. On vainc le mal par le mal, dit-on. Dans ce cas, c’est parfaitement vérifié. Ces marques ne manqueraient pas de soulever l’intérêt de l’infirmière. Russlan fixa un instant la médicomage. Il était curieux de savoir quelles questions elle se posait à son sujet, ce qu’elle imaginait de sa vie en voyant ces traces sur son corps. Il eut un goût amer sur les lèvres. Tout ce qu’elle pouvait s’imaginer serait bien loin de la réalité. Elle ignorerait tout de son histoire, elle n’avait pas besoin de savoir. De toute façon, l’infirmière de Durmstrang était au courant. Elle savait qu’il était un enfant battu. Elle s’est interrogée quand des marques sont apparues sur le corps du garçon quand il avait quinze ans. Période qui coïncidait avec elle où il habitait de nouveau chez Glenn. L’infirmière de sa petite école primaire avait aussi remarqué ce genre de sévices, et ce jusqu’à ce que Svetlana ne fasse dégager Glenn de force quand Russlan avait dix ans. Et sa tentative de suicide…Il n’avait pas l’intention de recommencer de sitôt. Et il se doutait bien que si la chose était découverte, il serait mis en surveillance. Pour ne pas qu’il recommence. Il laissa échapper un ricanement amer quand elle lui conseilla de se détendre. Comment pouvait-il alors que ce genre de pensées l’assaillaient? Il se garda bien cependant de faire un commentaire là-dessus, et il se contenta de dire, amer.

    «-je ne sais pas pour vous, mais j’ai comme l’intuition que non, ça ne sera pas fini après cette visite médicale. Que nous nous croiserons plus que ça. Je suis préfet en chef, je risque fort de devoir amener d’autres élèves blessés ou bagarreurs à l’infirmerie.

    [Ses paroles pouvaient être très mal interprétées. Ca il s’en fichait. Cependant, dans l’esprit de l’infirmière, ça pouvait se traduire de deux façons différentes. Soit, primo, il avait clairement l’intention de recommencer, et ses paroles avaient plutôt des airs de prophétie morbide, genre…il la retrouvera, certes, mais quand ils apporteront son corps à l’infirmerie pour que les médecins de Sainte-Mangouste emmènent son cadavre. Or, ce n’était pas le cas. Deuzio, son propos pourrait être perçu comme une tentative de drague mal placée. Après tout, l’infirmière était une bien jolie femme, bien qu’elle soit un peu vieille pour lui. Mais voilà, il n’avait pas l’intention de draguer l’infirmière. Il la reverra, oh, il ne croyait pas si bien dire.

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Dernière édition par Russlan S. D. Mihaylov le Dim 14 Juin - 18:02, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [10 Sept.] What is this ? A Nursery ? [PV]   Dim 25 Jan - 20:29

    Au fait... Que devenait-donc sa fille ? A dire vrai, Lohelia Isabella n'en savait rien. Elle n'avait plus eu de nouvelles d'elel depuis la fois où elle lui avait envoyé du courrier en lui annonçant que son couple avec Caleb était fini, qu'elle avait rompu. Ca lui avait fait bizarre de l'apprendre, mais, Lohelia avait dû accepter la décision de sa fille. Non pas qu'elle voulait la marier à Caleb mais, tout était survenu si brusquement. Elle ne s'y était pas attendue, en réalité. Et ça lui avait fait tout drôle de l'apprendre. Mais, le pire c'était que, dans sa lettre, on sentait bien la douleur. Les tacés de l'écriture de sa fille, penchée, fine et élégante étaient irréguliers. Comme une lettre écrite à la va-vite parce qu'on a peur que les larmes ne tombent et qu'elles n'abîment la lettre. A certains endroits, il y avait eu des creux, comme si elle avait fait déraper sa plume et avait manqué de déchirer sa feuille. De toute façon, Lohelia aurait bien le temps d'avoir sa fille à l'oeil. Elle serait à Poudlard toute l'année pour couvrir le Tournoi des Trois Sorciers. Car même si on disait que les épreuves seraient moins dangereuses, elle avait des doutes. A chaque fois qu'ils disaient ça, c'était pareil ou pire. Et souvent pire. Elena, sa mère, avait été de la génération qui avait encore pu profiter de cet évènement. Elle y avait d'ailleurs participer en tant que Championne de Beauxbâtons, à l'époque où cette école n'accueillait que des filles. Bref... Elle n'avait pas pu arriver à la Troisième Tâche. La deuxième l'avait littéralement bousillé. Elle n'avait pas pu avoir l'usage de ses jambes pendant de longs mois. Le garçon - un élève de Durmstrang - avait gagné, à deux dois de perdre la tête cependant. Elena n'avait jamais dit en quoi avait consisté cette tâche. Un mauvais souvenir qu'il ne faut pas faire remonter ? Mmh... Peut-être. Sûrement même. Il y a une chose qui était sûre, cependant, c'était que Lohelia Isabella empêcherait sa fille de participer, tout en ne sachant pas que sa fille ne voudrait pas y participer d'elle-même. La Medicomage regarda le jeune homme en face d'elle. Lui n'avait pas la tête d'un participant. Ils avaient tous une expression féroce de victoire sur le visage. Le sien, tranquillement impassible, ne montrait rien... Mais alors absolument rien. C'en était destabilisant. Rebecca aussi avait tendance à adopter un visage impassible. Mais ses yeux trahissaient toujours ses émotions. Alors que lui, ce Russlan... C'était du vide intersidéral. Elle eut un demi-sourire pensif et regarda le jeune homme plier consciencieusement ses affaires et déboutonner sa chemise. Pour l'enlever. Les marques, elle les avait de suite repéré. Rien n'échappait à son regard. Mais elle ne dit rien, ne broncha pas et resta, à son tour, parfaitement impassible. Elle fronça cependant légèrement les sourcils quand elle vit qu'il s'évertuait à vouloir cacher ses poignets. Bah, de toute façon, elle le saurait bien tôt ou tard. Elle lui avait alors demandé son poids et sa taille. Il lui avait répondu mais en réalité, il montrait par là qu'il n'en savait rien. Elle secoua légèrement la tête et se leva, repoussant en douceur sa chaise. Elle referma temporairement le dossier médical de sa fille, sur lequel s'étalait son numéro d'identification long comme un jour sans fin et contourna la table. Elle sortit sa baguette et amena, à l'aide d'un Accio informulé, la balance. Avec douceur, elle leva le jeune homme, le fit se peser. Par la même occasion, elle le mesura. Puis, elle le rassit. Toujours avec cette même douceur. Puis, elle retourna à son bureau et nota les informations tirés. Un mètre 89 pour 80 kilogramme. Elle leva la tête et annonça :

    "Eh bien... Vous avez grandis et prit du poids. Un mètre 89 pour 80 kilo, jeune homme. Un bon équilibre entre le poids et la taille. Je ne suis pas diététicienne... Mais faites attention malgré tout..."

    Elle eut un léger sourire et rouvrit le dossier de sa fille. Maudissant cette infirmière et son classement à la... Noix. Elle regarda la taille et le poids de sa fille et se retint de rire. Un mètre soixante-cinq pour un petit cinquante-cinq kilogramme. Autant dire qu'à côté, c'était un poids léger. Ce qui était le cas. En plus d'être une naine. Vingt centimètres de différences. Michaël mesurait un mètre quatre-vingt trois et Caleb faisait un mètre soixante-quinze. Autant dire que Rebecca était une naine. Et ce n'était pas un euphémisme. Pourtant, Peter avait été grand et Lohelia l'était. En repensant à son époux décédé, la tristesse voila le regard de l'Italienne, qui inspira profondément et masqua le tout derrière un regard implaccable et sérieux. Sa faculté à contenir ses émotions, à se contrôler était l'un des atouts qui lui avait permis d'obtenir le poste de Directrice de Sainte-Mangouste. Elle dirigeait fermement l'hôpital et les équipes de Medicomages étaient mieux rodées de jour en jour. Mais la fermeté ne signifiait pas non plus que c'était un régime dur. Un peu comme le régime stalinien. Elle savait être souple et c'était ce qui faisait qu'elle était appréciée. Elle continuait de regarder le jeune homme, en silence, les questions suivantes étant un peu plus personnelles et intimes. Elle baissa la tête vers le dossier de sa fille et rigola jaune en voyant la mention "Aucun Rapport Sexuel". Elle eut un visage tendu et agacé. Attristé et douloureux. Les rapports sexuels étaient des sujets que Lohelia Isabella n'abordaient plus avec sa fille. Elle se bloquait d'elle-même. Depuis l'accident dramatique. Le visage ravagé de sa fille s'imposa à nouveau à son esprit et elle secoua la tête. Sa plume d'oie trembla entre ses doigts et elle inspira profondément à nouveau, pour calmer le battement affolé de son coeur. Le jeune homme lui répondit et elle sourit. Il avait de la réparti, le gosse... Oui, parce que même à vingt ans presque, il n'était qu'un gosse. A se battre dans les couloirs... Oui bon, elle pouvait concevoir que, comme il est Préfet-en-Chef, c'était monnaie courante. Mais bon, on n'intervenait pas tout seul dans une rixe. Rebecca, elle, le faisait avec Arlyn. Ils arrivaient tous les deux et se prenaient les coups tous les deux. Elle arqua un sourcil et continua à sourire.

    "Alors, la prochaine fois, évitez de vous faire éclater le visage comme aujourd'hui. Bien... Parlons d'autre chose, maintenant."

    Elle eut un sourire crispé. Sa répulsion pour ce genre de sujet, elle ne le cachait. Avoir un rapport ne la dérangeait pas. Mais en parler, c'était toujours sensible chez elle. Elle croisa les jambes et barra d'elle-même le nombre de grossesse eu à ce jour. Ca, c'était typique des formulaires pré-remplis. Et puis, elle n'était pas conne non plus et savait que Russlan ne pouvait pas avoir d'enfant lui-même. Elémentaire, mon cher Watson, c'était un homme, jusqu'à preuve du contraire. Elle se morigéna mentalement pour ses propres divagations. Elle commençait déjà à fatiguer. Ce n'était pas la présence du jeune homme ni même la visite en elle-même qui l'a fatiguait mais plutôt son voyage. Transplaner, ce n'était pas son truc préféré et elle était toujours un peu bizarre après un tel séjour sorcier. Elle inspira profondément et regarda le jeune homme droit dans les yeux, évitant ces marques sur son corps qui n'avait de cesse d'aiguiser sa curiosité. De toute façon, elle finirait bien par lui demander pourquoi il avait ça. Parce que soit s'était volontaire, soit non. Si ce n'était pas le cas, qu'il avait été battu, que pouvait-elle y faire ? Maintenant, il avait eu les deux majorités. Tant moldue - à dix-huit ans - que sorcière - à dix-sept ans -. S'il avait un problème, c'était à lui de le régler au moyen et grâce à l'une des deux justices. Elle n'était que médecin. Et puis, elle naurait constaté des marques alors, en cas de... En cas de rien du tout. Qu'est ce qui lui prenait d'anticiper comme ça ?

    "Avez-vous déjà eu des rapports sexuels ? Si oui, sont-il est réguliers, occasionnels ? Dans tous les cas, sont-ils protégés ?"

    La question... Qui tue. Le préservatif, rares étaient les jeunes qui y pensaient. On avait beau faire des campagnes de sensibilisation, bon nombre d'entre eux se croyaient invincible face à ses maladies. C'était con à dire, mais Lohelia Isabella avait été soulafé de voir un préservatif emballé dans les affaires de sa fille. Deux en fait. Un masculin et un féminin. Rebecca serait protégée et Lohelia en était rassurée. Mais ça, c'était l'époque où elle était avec Caleb. Et puis, ils n'avaient pas bougés de leur place et Rebecca ne lui avait pas parlé d'une éventuelle première fois avec son petit-amie. Ainsi, plusieurs réponses s'imposaient à Lohelia et une seule primait : elle avait encore peur. Elle regarda le dossier de sa fille et tourna douloureusement la page pour voir la mention "Interruption Volontaire de Grossesse". Elle se mordilla la langue et regarda le jeune homme en face d'elle. Elle ne savait pas pourquoi, mais elle l'aurait aussi à l'oeil s'il se mettait à fréquenter sa fille. L'instinct maternel qui reprenait le dessus, sans doute. Allez savoir.
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MessageSujet: Re: [10 Sept.] What is this ? A Nursery ? [PV]   Mer 4 Fév - 2:29

[hum, oui, je sais, la date...Mais j'étais un peu occupée en ce moment, donc voilà ^^" Désolée du temps de réponse. Au fait, quand-est-ce que Rebecca-chou passe? Parce que je crois qu'on avait parlé d'un truc comme ça dans un passé pas si lointain ^^"]

    Il n’y avait que sa mère pour venir l’encourager lors des matchs de basket, du temps où il pouvait encore aller jouer en club le soir, et jouer des matchs en compétition. Il y a joué depuis qu’il a cinq ou six ans, et il a arrêté il y a deux ans, soit quand il a fait sa deuxième tentative. Depuis, les dix kilos pris pendant ces deux ans pesaient sur ses hanches, et courir était difficile. Il était extrêmement rouillé, même si courir n’était pas mission totalement impossible. Disons que ça lui demandait plus d’efforts que d’habitude, sa silhouette d’ancien sportif s’accommodant mal des conséquences de ses excès de gourmandise. Il s’essoufflait plus rapidement, et ça, il savait à quoi c’était dû. Parce qu’il fume. Bah. Ce n’est pas une fatalité. Russlan avait toujours eu l’avantage d’avoir une bonne condition physique, doublé d’un bon métabolisme et d’un bon système immunitaire. Enfant, Russlan avait été rarement malade, même pas des rhumes. Ca lui arrivait tous les trente-six du mois. De même que la seul allergie qu’il faisait, c’était l’allergie à la connerie. La seule opération qu’il a subie, c’est une opération de l’appendicite. Ce qui fait qu’au niveau du ventre, il a une belle cicatrice. Enfin, belle, tout est relatif, une cicatrice en elle-même n’est jamais belle, disons qu’elle est conséquente et moitié moins affreuse que celles qu’il avait aux poignets, et qu‘il s’évertuait à cacher depuis tout à l’heure. Il fallait dire que ses probabilités d’être malade était moindres, Svetlana s’arrangeait toujours pour l’emmitoufler dans des dizaines de vêtements, enrouler dix kilomètres d’écharpe autour de son cou, les gants de rigueur et les gros manteaux à capuche qui vont avec. Il sortait toujours aussi emmitouflé. Même l’été, qui n’était pas si froid que ça, Svetlana insistait pour qu’il sorte au moins avec quelque chose sur la tête ou une veste, alors que le garçon, têtu comme une mule, s’obstinait à vouloir sortir vêtu seulement d’un t-shirt. En fait, si il avait été une fille, il aurait été du genre à porter quelque chose d’indécent sous des habits de première communiante. Sauf qu’il n’était pas une fille, et que quand il allait jouer avec Anna, il laissait toujours le manteau quelque part, soit posé sur une clôture, soit sur une table dans un parc public, ou encore au pied d’un arbre. Russlan eut le souvenir furtif d’une petite fille sur une balançoire, et d’un gamin qui la poussait. Ils se battaient toujours pour savoir qui irait sur la balançoire. Comme des frères et sœurs, qui se battent pour avoir un jouet. A dire vrai, Russlan avait toujours été fils unique. Et Anna, avait d’être sa petite-amie, avait longtemps tenu le rôle de sœur. Non seulement il se chamaillait des fois avec elle, mais aussi il n’arrêtait pas de la chambrer sur une chose ou une autre. Aujourd’hui, ces habitudes s’étaient perpétrées, et il continuait de l’embêter. Toujours gentiment, car des fois, il était vraiment méchant. Avec les gens qu’il n’aimait pas, par exemple. Russlann’avait pas l’habitude de mâcher ses mots, il était cruellement trop franc, trop acide, trop cynique. Il ne faisait jamais de cadeaux aux gens, quand il avait un truc à dire, il le disait, même si cela faisait mal. Beaucoup en avaient fait les frais. Comme Nastia, par exemple. Même si avant il ne l’aimait pas, maintenant, il l’adorait. Non seulement, il avait eu sa vraie petite-sœur, mais en plus il avait fini par changer d’avis. Car il n’y avait que les cons qui ne changent pas d’avis, et il aurait été bien débile d’avoir refusé un trésor comme Nastia. Il avait découvert une belle-mère douce et agréable, bien qu’elle paraisse aux premiers abords froide et peu engageante, elle s’était montrée sous un jour plus favorable aux yeux du jeune homme. Elle l’avait agacée prodigieusement, n’ayant pas digéré le fait qu’elle avait évincé Svetlana de la vie de Glenn. Et ça l’irritait d’autant plus qu’elle s’occupe autant de lui, comme si elle pouvait prendre sa place…Seulement, ça, c’était avant qu’il ne prenne conscience que certains hommes étaient des salauds et qu’ils n’avaient aucun scrupule à tromper leurs femmes. Il s’était fait aussi à l’idée que Glenn en faisait partie, et qu’on ne pourra pas lui enlever ça. Le raclement de la chaise de Lohelia sur le parquet le sortit de ses sinistres pensées. Il la vit s’affairer, et apporter la balance. Il se leva, puis se pesa. Elle le mesura, bref, les examens basiques. Il faisait presque 1m90 et il avait par contre pris dix kilos. Ah. Il avait bien senti qu’il avait pris du poids, ça s’était mal réparti sur ses hanches. Non qu’il est devenu spécialement obèse, c’était tout le contraire, même, il avait juste ces fichues poignées d’amour. Il regarda l’infirmière lui faire sa recommandation, puis il répondit:

    « -Je…J’ai senti que j’avais pris autant en deux ans. Avant, je faisais du basket, mais j’ai arrêté, et l’autre fois, quand j’ai voulu aller courir, j’ai senti que ça pesait, je ne suis plus aussi rapide et aussi souple qu’avant. Ca fait deux ans que je n’ai pas fait de sport. »

    Il n’avait aucune idée de pourquoi il racontait ça. Il était en mode je raconte ma vie, ce qui lui arrivait rarement. Mais bon. Ca ne coûtait rien de le dire, non? Tôt ou tard elle lui aurait demandé si il faisait de l’exercice, ben là, elle aurait la réponse. C’est d’ailleurs pour ça qu’il avait fait du basket. Il avait l’avantage d’être grand. Il avait toujours été grand pour son âge, comme disait Svetlana quand il était enfant, il pousse vite. Il pesait plus de 4 kilos quand il est né, et il mesurait quelque genre soixante centimètres. Il avait stagné pendant son enfance, et bientôt, Anna fut toute fière de faire la même taille que son ami. Elle ne le resta pas longtemps, car bientôt, il eut une poussée de croissance, et il se mit à grandir un peu plus chaque année. Autant dire maintenant qu’Anna était petite comparé à lui, elle lui arrivait un peu au dessus de l’épaule. Du coup, la seule chose qu’elle pouvait faire, c’est d’appuyer son front contre son torse, et pour l’embrasser dans le cou, elle devait déjà se hisser sur la pointe des pieds. Du coup, il devait se baisser un peu pour pouvoir l’embrasser, mais ça ne le gênait pas pour le moins du monde. Il sourit en pensant à la jeune femme. Il avait hâte de sortir de là, pour la retrouver. Ils s’évaderaient à nouveau, ils se couperaient du monde une fois de plus, s’isolant dans leur truc à eux. En même temps, penser énormément à Anna, ce n’était pas nouveau, mais il se sentait tout chose. Il n’avait jamais vraiment eu de relation sérieuse avant, juste des aventures, des flirts, des relations jamais bien longues. Il était amoureux. Lui qui, pour beaucoup, pourrait se faire passer pour un coureur de jupons, quelqu’un d’instable. C’était en partie vrai, il avait du charme, il le savait, et il n’hésitait pas parfois à en abuser. Ceci dit, il n’avait pas eu la moitié des filles de son école dans son lit. En fait, peu avaient eu le privilège de le connaître ce cette façon. Officiellement, ils étaient trois. Des partenaires réguliers. Un certain Aaron et une certaine Nora. Si il n’avait pas éprouvé quelque chose de fort pour Nora, en ce qui concernait Aaron, c’était plus discutable. Russlan baissa la tête. Il savait qu’être autant épris d’Anna risque de lui être fatale, mais…C’était plus fort que lui. Il savait aussi comment ça avait fini la dernière fois. Et il n’était pas sûr que cette fois, il y survivrait si il venait à la perdre. Il leva la tête, et regarda doucement le lieu dans lequel il se trouvait. Il était déjà venu ici une fois. Pour amener la préfète en chef qui s’est évanouie dans ses bras. En pensant à elle, l’estomac de Russlan se tordit légèrement. Puis, il se retrouvait dans le même endroit. Pour ramener les deux éclopés, dont un, au passage, avait failli éborgner le jeune préfet en chef. Puis son regard se posa sur l’infirmière, qui, au passage, lui avait l’air étrangement familier. Il est pourtant certain de l’avoir vue quelque part. Il nota au passage le tremblement imperceptible de ses doigts, son regard troublé, la plume qui s’affaissait légèrement. Elle avait dû avoir une pensée qui ne fallait pas au moment où il ne le fallait pas. Allez savoir ce qu’elle a vécu, cette femme. Elle avait certes un visage impassible, mais en arrière plan, il y avait cette espèce de douleur, une douleur indicible. Mais une autre se peignit sur le visage du jeune homme. Pour tous, il ne sera jamais que cet enfant à problèmes, un agitateur, un bagarreur. Pour elle, il devait en être de même. Ca le suivrait jusqu’à sa mort. Ces cicatrices ne disparaîtront jamais. Comment pouvait-il convaincre l’infirmière qu’il n’était pour rien dans cette rixe? L’autre préfète en-chef, Anna, était en cours dans la classe des Poufsouffle alors qu’il revenait de la salle commune des Serpentard. Il avait fait son boulot, il n’y pouvait rien si un sale con l’avait frappé parce qu’il avait des problèmes avec l’autorité! Et si ces idiots de préfets de Poudlard et de Beauxbâtons n’étaient pas dans les parages! Alors qu’elle ne croit pas qu’il s’est foutu tout seul dans cette rixe, de son plein gré. Se prendre des châtaignes était du lot des surveillants et des préfets. Le jeune homme trembla imperceptiblement quand elle lui recommanda d’éviter de se mettre dans une baston la prochaine fois. Il serra les mâchoires, avant de rétorquer, froidement:

    « -Je vous dis que je n’y suis pour rien! J’ai fait mon boulot, ma co…collègue était en cours, et aucun autre préfet était dans le coin au moment où ça s’est passé, juste une bande d’imbéciles qui étaient là à regarder les autres en train de se taper dessus! Il y en a même qui pariaient sur qui allait sortir entier de cette baston. Je suis intervenu parce que j’étais là, seul, et parce que ces deux crétins étaient des élèves de mon école. On a une ligne de conduite à suivre, on nous a bien dit qu’il était hors de question de faire quelque chose qui pourrait nuire à la réputation de l’école! Vous croyez quoi, qu’à Durmstrang on est tous en train de se bagarrer? J’y peux rien non plus si l’autre a décidé de me mettre une raclée en passant! »

    Il avait dans la bouche le goût cuivré de la colère, sa langue devenait pâteuse, ses lèvres s’asséchaient. Son sang battait dans ses veines, sous l’effet de la colère qui commençait à déferler en lui. Si elle ne comprenait pas, c’est que vraiment elle est bouchée! Il croisa les bras, alors qu’il s’exhorta mentalement de tempérer ses ardeurs. Si Anna avait été là, elle aurait doucement passé sa main dans son dos, posé un léger baiser sur son épaule, et ébouriffé doucement ses cheveux en lui caressant la joue. Tout ce qui était susceptible de le calmer, en fait. Il était tellement plus difficile de se calmer tout seul quand il était furax. Il espérait que la visite s’abrège assez vite. Ils s’affrontèrent du regard un moment, Lohelia, toujours impassible, et lui, furieux. Il inspira profondément, avant de serrer les poings. Ses veines palpitèrent un instant, et il relâcha finalement. Il se craqua les doigts, et afficha un sourire sardonique quand elle lui posa les questions suivantes. Était-il encore vierge, hein? Qu’Est-ce qu’elle espérait, en même temps? Elle essayait de faire une sorte de casting pour trouver le type parfait pour sa fille, si fille elle avait? Il eut envie de se gifler. Elle n’avait rien fait qui mérite de telles pensées de la part du jeune homme. Honteux, il baissa la tête. Il était vraiment injuste, parfois, voire carrément à pendre. Il se mordilla la lèvre inférieure, gêné; Il haussa les épaules. Ca pouvait se faire passer pour de la gêne due à ses questions, tant mieux, en fait. Il n’aurait pas à expliquer son trouble. Il n’était pas à ça près. De toute façon, la sexualité n’était pas un sujet tabou chez lui. Il était assez ouvert à certaines pratiques, même si il avait ses limites. Ô sainte décence, sainte éthique. C’était surtout par ce que…hum, oui. Son orientation sexuelle. Il était bisexuel. Il avait déjà eu des rapports sexuels avec un partenaire du même sexe. Malgré tout, il savait qu’il avait eu des rapports dits « à risque ». Pour les rapports avec l’autre sexe, lui et ses partenaires s’étaient montrés responsables. Il afficha un rictus amusé quand elle lui demanda ensuite si c’était occasionnel ou régulier. Il l’avouait sans honte, il aimait les plaisirs de la chair. Et pas seulement pour cela, il aimait aussi ces moments privilégiés qu’il avait avec son/sa partenaire. Il avait la vision un peu désuète que l’amour physique était une forme de communion entre deux personnes, bien qu’il n’ait eu cette symbiose qu’avec Anna. Ca serait donc régulier. Et protégés…Oui. Et puis. Qu’Est-ce que ça pouvait lui faire, hein, si il décidait du jour au lendemain de ne plus en utiliser parce qu’avec sa partenaire ils seraient sûrs l’un de l’autre et qu’ils estimeraient qu’il n’y a aucun risque? Ils étaient majeurs, ils étaient à même de prendre des décisions. Celle là en fait partie. Il afficha un sourire moqueur, avant de répondre, reprenant son sérieux:

    « -Oui, j’ai déjà eu des rapports sexuels. Assez fréquents, d’ailleurs, et toujours protégés. »

    Le tout dit sans se démonter, avec une aisance qui pouvait presque se faire passer pour du foutage de gueule. Et alors? Depuis quand devait-il se mettre dans tous ses états en parlant de sexualité? C’était la nature, quoi! Et il avait toujours, même rangé dans un compartiment hors de vue, un préservatif dans son portefeuille. Au cas-où. Il regarda à nouveau l’infirmière avec aplomb. Qu’allait-elle faire à présent? Elle allait lui demander tous les détails, ou alors elle allait passer à autre chose?


[désolée pour certaines pensées, faut excuser mon perso qui pense comme ça xD]

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MessageSujet: Re: [10 Sept.] What is this ? A Nursery ? [PV]   Ven 6 Fév - 21:41

    La vie est belle. Si si, je vous jure. Elle est belle. Aujourd'hui, le soleil brillait et les oiseaux chantaient. Auparavant - depuis le début de l'année en réalité - Rebecca n'avait pas vraiment songé à flâner au soleil, pour prendre le moindre rayon, lézard adorant trainailler sur une pierre. Elle se sentait bien trop mal pour pouvoir faire quoi que ce soit. Mais là, aujourd'hui, elle avait bondit de son lit à baldaquin, avec la singulière impression que quelque chose de très important aller se passer aujourd'hui. Une nouvelle la ravirait. Mais allez savoir laquelle ! Alors elle descendit les marches d'escaliers, en pyjama, pour voir que Caleb était assis sur le canapé, en pyjama lui aussi. Il était tôt et ils avaient quand même le temps de glander un peu. Elle se mit assise à côté de lui. La conversation houleuse qu'ils avaient eu quelque jours auparavant avait été oublié par Rebecca. Elle avait l'habitude du caractère colérique de son ami. Qui avait tendance à s'énerver rapidement pour pas grand-chose. De ce côté là, elle n'était pas mieux non plus. Mais sa spécialité, c'était la bouderie. Oui, oui... Ce visage contrarié que les filles adorent faire pour faire craquer leurs amis. Eh bien elle était passée maîtresse dans cet art et faisait craquer qui elle voulait. Enfin bref. Elle était heureuse... Tout en sachant que tout Poudlard savait maintenant qu'elle avait fait plus ample connaissance avec le Préfet en Chef de Durmstrang. Que Caleb avait séché ses larmes dans les bras de Cassie... Merci qui ? Merci Gossip Girl... Alors celle-là... Le jour où Becky la choperait, elle l'étranglerait ! Mais pour le moment, le temps était à la joie et à la bonne humeur et non pas à de quelconques envies de meurtres ! Quoi que... Elle échafaudait bien de temps en temps quelques petites tortures à infliger à cette espèce de... Bref ! Elle s'était donc assise avec Caleb et ils avaient discutés de choses et d'autres. Rebecca souriait. Un véritable sourire de joie. Et en elle, quelque chose s'excitait considérablement. Elle avait hâte que la journée ne se passe très rapidement. Quand vint l'heure de se préparer, elle quitta son ami et fila vers la salle de bain des préfets, dans le but de se préparer. Mais aujourd'hui, elle abandonnait un tant soi peu l'apparence sévère et revêche qu'elle avait. Si elle était de bonne humeur, autant le montrer, non ? Alors, elle se boucla les cheveux avant de mettre un serre-tête noir. Se maquillant légèrement, juste pour rehausser son regard - ayant passé une bonne nuit, elle n'avait plus trop une allure cadavérique et elle avait même des couleurs - Souriant agréablement, elle s'habilla et sortit de la salle de bain tout en serrant sa cravate. Mais cette fois, elle laissa son blaser ouvert mais veilla à ce que son uniforme soit toujours parfait. Elle se dirigea rapidement vers la Grande Salle et alla s'installer à sa table. Sa meilleure amie, bien qu'à Poufsouffle, se leva et vint prendre place à son côté. Avant d'être rejointes par un Caleb qui avait abandonné son air mécontent. Et tous trois discutèrent de choses et d'autres. Le sujet principal ? Juilliard. Il était bien connu de tous que Rebecca Stuart, danseuse de grand talent et chanteuse à ses heures perdues, avait pour désir d'intégrer la plus prestigieuse école du monde : Juilliard. Mais, si Rebecca voulait intégrer cette école qui, dans le domaine des arts, était l'équivalente d'Harvard, Cassie, elle, n'était pas de reste non plus. Ce rêve, elles le partageaient à deux. Caleb, lui, voulait intégrer l'Université Magique de Salem - il n'avait pas l'intention de quitter ses meilleures amies - pour devenir Diplomate. Apparemment, il voulait être dans le Magenmagot ou pourquoi pas Diplomate ou chef de département. Au vue de son statut social et des pistons qui sont dans sa famille, il fait parti de ces gens qui ont un avenir bien tracé ou alors bien assuré. Il en était de même pour chacun des enfants de la Jeunesse Dorée. Fils de Politiciens ou de Scientifiques réputés. Héritiers de banquiers, de grands entrepreneurs. Fille de Diplomate ou même fils du Ministre de la Magie. Tous et toutes savaient qu'ils trouveraient leur place dans le monde. Les meilleures. Rebecca, si elle l'avait voulu, aurait pu reprendre la place de son père. Oui, il aurait suffit qu'elle aille dans une école de management ou n'importe quoi d'autre du même style et paf... Elle aurait reprit le groupe financier international de son défunt père. Sa mère, elle, l'avait toujours vu Médicomage. Mais si John Stuart, son grand-père, et Lohelia Isabella, sa mère, avaient tous deux des rêves différents pour la jeune femme, elle n'en ferait qu'à sa tête. Avec son père, elle s'était mise d'accord : Juilliard ou rien du tout. Broadway ou rien du tout. Elle ferait tout pour se battre, pour avoir cette place. Quitte à utiliser son nom et sa fortune. En serait-elle capable ? Vous la croyez incapable d'une chose pareille, vous ? Vous vous méprenez alors terriblement sur son compte.

    Le temps passait, rapidement, trop rapidement. L'heure des premières heures de cours se rapprochait de plus en plus et déjà, les élèves râlaient, attendant avec impatience la fin de la journée. D'autres, plus lucides, espéraient voir arriver les vacances. Les professeurs discutaient entre eux de choses et d'autre et parfois, Rebecca regardait le profil noble de la Directrice de Beauxbâtons ou encore du visage digne et fier du Directeur de Durmstrang. Et elle continuait à manger, souriante, joyeuse. Ce sentiment que quelque chose allait se passer se faisait de plus en plus fort. Elle avait un excellent pressentiment. Pressentiment qui devint explosion de joie quand elle entendit le Directeur discuter avec un professeur, alors qu'ils passaient à ses côtés, et qu'ils parlaient justement de cette "fameuse Directrice de Sainte-Mangouste réputée pour son talent". Si Rebecca se leva, prête à aller se jeter dans les bras de sa mère, Caleb la força à se rassoir en l'agripant par la chemise... Pour la forcer à manger. Tout en buvant son thé, il la regarda du coin de l'œil, souriant. Elle était toute émoustillée et c'était le cas. Trépignant sur place, il posa sa tasse et leva la tête. Le courrier arrivait. D'ailleurs, une chouette hulotte fondit sur le groupe des trois amis et fit tomber deux lettre pile dans les mains de Rebecca. Elle arqua un sourcil, intriguée. Et décacheta la première enveloppe. La longue écriture fine de Li Yang, son professeur de danse, s'étalait de part et d'autre d'une feuille blanche un peu cartonnée. D'ailleurs, il s'agissait d'une courte lettre... Plus proche d'une carte qu'autre chose.


    Très chère jeune fille,

    cela fait un bon moment que l'on ne s'est pas parlé, toi et moi... J'espère que ma sorcière préférée va bien.
    Je ne peut t'écrire que quelques mots. D'ici quelques temps, tu vas recevoir une lettre qui te fera sûrement très plaisir.
    J'en suis certaine, même. Ne m'en veut pas de l'avoir fait à ton insu.
    Sache que je pense beaucoup à toi et que j'espère te revoir bien vite dans ma salle de travail.
    Affectueusement,
    Li.


    Rebecca arqua un sourcil, vraiment intriguée, et posa consciencieusement la lettre de son professeur sur la table pour s'emparer de l'autre. Elle regarda l'enveloppa et cessa de respirer. Dans le coin en haut à gauche s'étalait le sigle de Juilliard. Son rythme cardiaque s'accéléra. Elle n'arrivait pas à croire qu'elle avait une lettre de ce genre entre les mains. Elle se tourna vers Cassie et lui demanda de la pincer. Chose que son amie fit sans ménagement. Elle sursauta et fit la moue avant de gémir. Elle y avait été un peu fort sur ce coup-là, Cassie. Elle inspira profondément, les mains tremblantes et se tourna vers Caleb, finalement incapable de l'ouvrir. Son ami le fit, gracieusement, un sourire aux lèvres. Puis, il sortit la lettre de l'enveloppe et la tendit à la jeune fille. Qui la lui prit sans grand ménagement non plus... Chère Mademoiselle Stuart, blabla... Elle parcourut rapidement la lettre et arriva à un passage plus intéressant que les autres, et pour cause... Elle resta figée et Cassie la pressa alors... Pour qu'elle lise la lettre. Rebecca déglutit péniblement, un sourire fébrile aux lèvres. Sa respiration était hachée, comme si elle allait se mettre à pleurer. En fait, elle avait surtout envie de sauter de joie sur place. Elle inspira à nouveau profondément et se mit à lire, d'une voix un peu tremblante... Faisant grâce des formules de politesses...

    "Ayant eu connaissance, par l'intermédiaire d'un enregistrement vidéo, de vos talent concernant les arts rythmiques dans lesquels la danse est inclue, nous avons le plaisir de vous informer que vous êtes officiellement pré-inscrite dans notre école. Néanmoins, cette inscription étant loin d'être définitive, nous vous demandons de bien vouloir verser... Bla bla... Le plus intéressant, enfin !"

    Rebecca plia la lettre et eut un autre sourire aux lèvres, encore plus grand :

    "... Ainsi, nous vous prions également de bien vouloir vous présenter aux différents concours que propose notre école. Les dates sont reportées ci-dessous. Danse : 12 Avril 2016. Musique & Chant : 13 Avril 2016. Théâtre : 15 Avril 2016. Etc... Vous recevrez les résultats de vos concours en main propre le 20 Avril 2016. Une fois acceptée, vous être définitivement intégrée dans notre établissement. Veuillez Agréer Mademoiselle l'expression de nos sentiments distingués."

    Rebecca serra la lettre contre son cœur et baissa la tête. Son rêve... Son rêve se réalisait enfin. Elle eut une pensée pour son père et son cœur se serra, mélange de joie et de douleur. Puis, elle se leva et s'excusa. Elle avait une chose extrêmement importante à faire. S'emparant de son sac, elle se mit à courir dans les couloirs, rencontrant au passage deux élèves Russes qui semblaient un peu tirer la gueule alors qu'elle arrivait au Premier Etage. Encore un étage et c'était l'infirmerie. Elle sentait déjà l'odeur de lys de sa mère. Elle voyait déjà son fier profil et sa silhouette gracile, affinée par sa blouse de médecin. Elle revoyait son sourire et sentait déjà sa chaleur traverser ses vêtements. Sa mère bien-aimée... Rebecca se doutait qu'elle était ici pour le Tournoi des Trois Sorciers. Mais Lohelia Isabella ne lui en avait pas parlé. Par manque de temps, peut-être ? Mais qu'importe ! Elle était là, près d'elle. Et serait une force incroyable ! Rebecca arriva à l'infirmerie et rentra dans la pièce plus calmement. Voyant que sa mère n'était pas dans la salle, elle devina parfaitement qu'elle devait être dans son bureau. Elle posa son sac, gardant la lettre de Juilliard en main et se précipita, en silence vers le bureau, par respect pour les deux malades de la pièce. Puis, elle rentra dans le bureau, dont la porte se ferma tout de suite derrière elle et :

    "Mama*! T'es là ?!"

    ... Se jeta dans les bras de sa mère, qui était assise sur sa chaise. Sans voir qu'il y avait quelqu'un d'autre dans la pièce. Elle resta ainsi, assise sur les genoux de sa mère, la serrant fortement mais tendrement. Puis, elle se redressa légèrement et plongea son regard clair dans les pupilles bleues foncées de sa mère et complètement enjouée, excitée - bref, tout ce que vous voulez - se leva, pour tournoyer sur elle-même, avant de dire, d'une voix légèrement chantante :

    "Li m'a pré-inscrite à Juilliard ! Oh Mama ! Ils m'ont acceptés ! Je n'ai plus qu'à passer les auditions et j'aurais réussi ! J'aurais atteint mon but. J'aurais réalisé mon rêve ! Je suis trop contente !"

    Et elle se jeta à nouveau dans les bras de sa mère, pour communiquer sa joie. Toujours parfaitement ignorante de la présence d'une tierce personne dans la pièce, témoin de la scène, affichant un sourire sardonique. Ce que Rebecca ne savait pas, par contre, c'était que dans sa précipitation et son excitation, elle avait fait voler l'une des seules feuilles qu'elle n'aurait pas dû faire voler. Que cette feuille, faisant état de son IVG après son viol, voleta doucement en direction de cette tierce personne...

    [(*) En italien dans le texte ^_^]


Dernière édition par Rebecca E. M. Stuart le Mar 10 Fév - 23:59, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [10 Sept.] What is this ? A Nursery ? [PV]   Dim 8 Fév - 21:33

    Faire du sport ? Lohelia Isabella ? Haha... La bonne, la très bonne blague. Avec sa profession, elle n'avait guère le temps de sculpter son corps avec le sport. En fait, elle faisait suffisamment de sport comme ça. Genre... Crapahuter un peu partout dans l'hôpital pour aller soigner tel ou tel patient, ou encore pour faire le boulot d'un médicomage absent. Ou encore plus régler des litiges posés par les familles des patients. Mais sinon, plus jeune, elle avait fait du sport. Oui, elle avait fait du tennis - et elle ne se débrouillait pas trop mal - ou encore de l'équitation. Oui, vous avez bien compris, ces sports de bourges par excellent. Elle avait aussi fait de la natation pour se muscler le corps. Cependant, le manque de sport avait failli se faire sentir. Elle avait eu énormément de mal à se débarrasser de ce surplus de poids dû à sa grossesse. Bon, elle n'en avait eu qu'une seule donc ça avait été plutôt simple. Imaginez si elle en avait eu plus ? Ahah... Elle n'aurait jamais pu s'en débarrasser, tiens. Un peu comme sa défunte mère qui, après deux enfants, avait eu, selon ses propres mots "des cuisses dignes d'un jambonneau". Ses cuisses, en réalité, n'étaient pas si énorme que ça. Mais vous savez, les femmes ont toujours eu une très mauvaise image de leur corps quand celui-ci avait subit de sacré modifications. Cependant, grosse ou pas, jamais Elena n'avait recourut à une quelconque chirurgie pour modifier tout ça. Lohelia Isabella non plus d'ailleurs. Sa finesse et sa beauté étaient tout à fait naturelle. Elle ne trichait pas là-dessus. Elle faisait avec ce que Dieu lui avait donné. Et lui donnerait à l'avenir. La jeune femme - enfin jeune plus vraiment - se gratta la tête, pensant alors aux conséquences néfastes que le manque de sport aurait sur sa fille. Danseuse et escrimeuse, basketteuse à ses heures perdues, que se passerait-il quand elle cesserait toute activité sportive ? Elle prendrait du poids, pour sûr. Surtout quand elle aurait des enfants à son tour. Mais connaissant Rebecca et son côté sportif, Lohelia Isabella était persuadée que sa fille ne laisserait pas tomber le sport. Comme beaucoup de jeunes femmes de la jeunesse dorée, Rebecca faisait extrêmement attention à son corps et à ce qu'elle en faisait. Même si à un moment elle avait tenté de s'auto-détruire. Auto-destruction qui, bienheureusement, n'aboutit pas. Mais qui avait fait de sacrés ravages malgré tout. Il manquait encore cinq ou six kilos à Rebecca pour que son rapport taille-poids soit parfaitement bien équilibré. Mais si elle s'en était aussi bien sortie, c'était parce qu'elle avait été soutenu. Lohelia Isabella réprima un frisson d'horreur. Elle n'osait imaginer ce qu'aurait été sa fille si elle avait été seule. Car Lohelia s'était avérée incapable d'être en mesure de l'aider. Ni même Peter. Pas même Rose, excellente psychiatre. Non. Le seul à avoir été en mesure de l'aider, ç'avait été son fils d'adoptif : Michael. Malgré leur relation étrange, un peu trop ambiguë pour être normale, il avait été le seul à l'avoir sortie du gouffre. Et depuis sa treizième année, il fallait dire qu'ils étaient devenus encore plus proches mais aussi que Lohelia Isabella considérait encore plus Michael comme son propre fils. Elle avait alors parlé de la prise de poids et le jeune homme lui répondit. Lentement, Lohelia Isabella leva son visage quelque peu hâlé vers lui et un sourire se dessina sur ses fines lèvres. Elle mordilla un peu sa plume, toujours souriante, écoutant ce que le jeune homme lui disait.

    "Deux ans c'est beaucoup... Mais c'est rattrapable. Un peu d'effort vous fera le plus grand bien, j'en suis persuadée. Vous pourriez reprendre le jogging, si vous en avez déjà fait ou même le basket... Je suis sûre que certains élèves ici seraient ravis pour en faire avec vous."

    Dont sa fille. Et son fils adoptif aussi. Caleb et Cassie par la même occasion. Le groupe des quatre, particulièrement soudés, aimait faire du basket. Le jeune russe pourrait fort bien se joindre à eux. Sans savoir que Rebecca avait d'ores et déjà fait la connaissance du jeune étranger, elle pensa que sa fille serait ravie de l'intégrer. Chose qu'elle faisait déjà, en lui donnant des cours de langue. Bien que Lohelia Isabella n'en sache rien. Par la même occasion, elle nota dans la rubrique des activités sportives le fait qu'il ait fait du basket. Elle sourit en voyant ce qu'il y avait chez sa fille. Danse, escrime, basket et sport d'autodéfense. Oui, elle était sportive. Mais incroyablement fine pour quelqu'un qui en pratiquait. Peu importe, me direz-vous. La Medicomage regarda le jeune homme, à nouveau, et le vit devenir songeur, l'espace d'un instant. Et elle se surprit à sourire en pensant à sa fille. Il avait ce même visage qu'elle avait quand elle pensait à Caleb. Du temps où elle sortait encore avec lui. Elle arqua un sourcil et secoua la tête. Une mèche s'échappa de son chignon impeccable et elle la ramena derrière l'oreille, avant de regarder la suite du questionnaire. Les questions sur la sexualité. Encore heureux qu'il n'y ait pas de question sur les orientations sexuelles. Lohelia Isabella trouvait cela d'un déplacé... Et cela se voyait très bien sur son visage. Quelle idée avait-on de poser la régularité des rapports sexuels à un élève, même âgé de vingt ans. La jeune Directrice - jeune dans le sens où ça ne faisait pas longtemps qu'elle était Directrice - n'aimait en réalité par ce genre de sujet. Car quand elle tournait le dossier médical - assez épais - qui était posé à son côté, le "non" coché à côté de la question de la virginité lui faisait sensiblement mal. Cette épreuve était loin d'être finie et les cicatrices qu'elle laissait ne s'estomperait pas de sitôt. Elle inspira profondément, évitant de faire un trait avec sa plume sur le dossier médical qu'elle était en train de constituer. Il s'énervait, elle le sentait. L'électricité dans l'air devenait palpable. Et peut-être un peu dérangeante. Mais Lohelia Isabella, toujours impassible, ne montra pas rien. Elle n'avait pas à s'énerver. En tant qu'adulte, elle devait montrer un certain contrôle d'elle-même. Et ce contrôle, ce maintien, elle le faisait aussi devant sa fille. Ce qui faisait que parfois, on avait l'impression que leur relation était froide. Car en cet instant, Lohelia Isabella perdit cette chaleur naturelle qui était sienne pour devenir froide et distante. Son regard s'éteignit, se ternit et elle fronça légèrement les sourcils. Ca aussi, par contre, c'était son côté changeant, très méditerranéen. Autant elle pouvait être douce et tout ce que vous voulez, autant elle pouvait être froide et distante. Ou alors vous péter des crises de colères monumentales. Elle n'avait fait que lui donner un conseil. Elle se contenta de river son regard bleu, implacable, sur lui. Elle était imperturbable et était devenue aussi immobile qu'un roc. Elle s'humidifia discrètement les lèvres et resta silencieuse quand le jeune homme se remit à parler. Cette fois, un imperceptible sourire étira le coin de ses lèvres et elle baissa légèrement la tête, toujours en le regardant. Puis, elle trempa sa plume dans l'encrier, dans un geste élégant et limite hautain et annonça :

    "Ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit, jeune homme. Je me contentais seulement d'émettre un conseil. Ma fille, Préfète ici, préfère de loin utiliser la magie pour séparer deux élèves qui se battent. Peut-être... Pourriez-vous prendre exemple sur elle. Mais, tout ceci ne sont que suggestion et vous n'êtes en aucun cas dans l'obligation de le suivre."

    Sa voix était restée calme et mesurée. Elle n'avait pas montré un quelconque signe d'énervement, ni même d'agacement. Elle comprenait fort bien que le jeune homme se soit énervé. Et puis, elle disait la vérité en ce sens où Rebecca préférait utiliser un sortilège pour séparer les élèves qui se battaient plutôt que de se jeter à corps perdu dans un combat. Généralement, bien sûr, elle n'était pas seule. Arlyn l'accompagnait souvent. Ils faisaient souvent leurs rondes ensemble le soir. Mais Lohelia Isabella ne savait absolument pas quel genre de relation Rebecca entretenait avec le jeune homme. Peut-être du genre formel, sans s'impliquer plus que cela et chercher à devenir proche. Elle secoua légèrement la tête et reprit son questionnaire. Silencieusement, elle nota ce que le jeune homme lui disait. Il avait des rapports sexuels réguliers et tous protéger. Ca, c'était bien. Bien sûr, elle n'en parla. Elle n'aurait rien dit non plus s'il avait avoué que ses rapports étaient tous à risques. Bien qu'elle ne sache pas non plus qu'il en avait eu des "à risques". En repensant à cela, Lohelia Isabella baissa la tête en fermant les yeux. A risques. Ce qui sous-entendait Maladie Sexuellement Transmissible. Elle se pinça les lèvres et grimaça, avant de se masser la nuque. Jouant parfaitement la comédie, pour faire croire à un mal de nuque, afin de dissimuler son trouble, elle jeta un coup d'oeil sur le dossier de sa fille. Seul ça, dans cette sale affaire, avait été "bien". Elle n'avait rien eu. Ou presque rien. Si on omettait bien sûr sa grossesse avortée au bout de deux semaines. Elle vit son regard et le soutint. Ce ne serait pas elle qui baisserait les yeux en premier. Au niveau de la hiérarchie, elle lui était supérieure et il lui devait du respect. Elle regarda le dossier et tourna la page pour voir les questions à suivre. Des questions plus banales. Elle ouvrit la bouche :

    "Est-ce que vous fu..."

    Mais la porte de l'infirmerie s'ouvrit en grand. Dans l'entrebâillement, la silhouette gracile de sa fille se dessina dans la lumière. Le visage de Lohelia Isabella s'éclaira d'un sourire joyeux quand son enfant - car Becky serait toujours sa petite fille - l'apostropha. Lohelia avait momentanément oublié Russlan. Elle regardait sa plus belle réussite - pour être son unique - s'approcher d'elle rapidement, mais toujours avec grâce. Rebecca se jeta dans ses bras et Lohelia Isabella la serra avec douceur. Sa joie et sa bonne humeur se ressentait. Son arrivée avait réussi à faire voler en éclat l'ambiance plus empreinte de colère qui avait régné quelques instants auparavant. Lohelia Isabella lâcha sa fille et la força à se reculer, pour la regarder. Elle replaça avec amour une mèche de cheveux bouclés derrière son oreille et lui tapota la joue. Dès lors, Rebecca, qui venait de se lever avant de tourner sur elle-même, lui avoua la raison de sa bonne humeur. Le coeur de Lohelia se serra. Toutes deux pensèrent alors à la joie qu'aurait éprouvé Peter en apprenant cela. Lohelia Isabella sourit, un sourire de joie mêlé de tristesse et se replaça mieux dans sa chaise quand sa fille se jeta à nouveau dans ses bras. Aucune des deux n'avaient vu le papier s'envoler en direction du jeune homme, témoin silencieux de ce moment de joie que deux femmes endeuillées pouvaient ressentir. Car il était loin de pouvoir comprendre la raison du bonheur sans pareil de Rebecca. Acceptée dans la plus prestigieuse école des arts du spectacles, réputée partout dans le monde pour la qualité de sa formation, Rebecca venait tant de réaliser son rêve que les ambitions que nourrissait son défunt père pour elle. Lohelia comprenait à quel point cette réussite était importante pour sa fille. Elle savait à quel point elle serait détruite si jamais ce rêve venait à se briser. Lohelia serra à nouveau sa fille dans ses bras et souffla :

    "Félicitations, ma chérie mais..."

    Elle la repoussa avec douceur et souffla alors qu'elles n'étaient pas seules. Pour la simple et bonne raison qu'elle faisait passer une visite médicale à une personne. Et que cette personne était aussi présente dans la pièce. Lohelia Isabella désigna donc d'un coup de tête très discret Russlan, toujours en regardant sa fille droit dans les yeux.
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MessageSujet: Re: [10 Sept.] What is this ? A Nursery ? [PV]   Mer 11 Fév - 0:09

    Comme quoi…Tout avait une faille. Malgré une image des plus impassibles, qui se voulait parfaite. A vouloir incarner la perfection, on finissait toujours par s’égarer, tôt ou tard. Jouer un rôle autre que le sien, ça ne servait à rien. Surtout pour essayer d’obtenir la reconnaissance d’un autre qu’on obtiendra jamais. Gagner l’affection et l’estime des gens était tellement dur. Il fallait montrer qu’on était digne de confiance, que nous en valons la peine. Et il suffisait généralement d’un rien pour que ladite confiance, un beau jour, ne soit plus qu’un souvenir. La trahison pouvait anéantir une relation. Et c’était ce que Russlan détestait le plus. La trahison. Seulement, voilà, personne n’est parfait, et personne n’est à l’abri de trahir un jour. Et ce même si c’est juré, genre croix de bois, croix de fer, si je mens, je vais enfer, qu’on ne trahira jamais. Il y a toujours une circonstance qui fait que. Ne serait-ce déjà que pour sauver sa peau. Le monde est un sacré égoïste. Les gens sont des monstres. Peut être. Peut être pas. En tout cas, être manichéen n’avancera à rien. Chacun avait son côté sombre, tout comme il avait son bon côté. Même un assassin pouvait avoir quelque chose de bien en lui. Même si c’est caché. Bon, d’accord, pour certains, c’était foutu. Ils étaient pourris jusqu’à la moelle et rien qu’ils ne puissent faire pourra racheter les monstruosités commises à côté. Mais il ne s’agit pas là de faire un pamphlet sur les odieux personnages qui ont jalonné l’histoire. Des gens nuls, il y en avait partout, et parfois même chez soi. Il ne suffisait pas d’ouvrir un roman policier pour dégotter le pire des salauds. Des salauds, il y en avait partout. Et même à la porte d’à côté. Des salauds qui s’arrangeaient toujours pour pulvériser le semblant de bonne opinion qu’on avait envers soi-même. Des salauds passés maîtres dans l’art de détruire, humilier, effrayer, terroriser. Peut être même sans s’en rendre compte. Et c’était ça le pire. Russlan, avant d’être un jeune homme blasé de la vie, écœuré du genre humain, avait été un enfant joyeux et innocent, qui ne voyait pas les noirceurs de l’âme humaine, les tréfonds tumultueux d’un esprit de ses congénères adultes. Pour l’enfant, la violence était un concept abstrait, quelque chose qui n’existait. Pour lui, la violence, ça s’était simplement résumé à faire pan avec un cow-boy en plastique sur un indien. Etre mort, pour lui, c’était tout simplement être allongé au sol, et ne plus bouger. Un enfant n’avait pas ces idées là en tête. Et pourtant, très jeune, le gamin avait eu peur. Il avait connu les larmes, les cris. La douleur. La colère. Tout ça, il l’avait expérimenté beaucoup trop tôt. Certains ne semblaient pas faire la distinction entre des enfants et des grandes personnes. Le père de Russlan en avait fait partie. Déjà, il n’avait pas été un enfant désiré. Peut être aimé par sa mère à sa naissance, ou encore lorsqu’elle le portait, mais certainement pas par son père. L’enfant n’avait jamais vu le mépris dans le regard de son géniteur. La haine, le dégoût. Le jeune homme, lui, le revoyait clairement, comme si c’était une évidence. Une horrible évidence. Quelque chose qu’on aurait voulu effacer d’un coup de gomme, d’une simple parole. Qu’il suffisait de vouloir oublier pour que le souvenir indésirable soit à tout jamais chassé. Des kilos en trop pouvaient se perdre. Les maigreurs pouvaient disparaître si on reprenait une alimentation normale. Mais pas les cicatrices dues aux coups, à la violence. Faites envers soi-même ou par une tierce personne. Savoir que quelqu’un d’aussi proche que son propre père pouvait le haïr l’avait complètement anéanti. Ca l’étonnait encore que Glenn se soit déplacé pour le reconnaître à la naissance. Des années durant, il avait espéré, que tout ceci n’allait être qu’un cauchemar. Qu’un homme allait les emmener, Svetlana et lui, loin de tout ça. Un peu comme le prince charmant qui enlèverait la princesse. Sauf que la princesse en question avait déjà un fils. Russlan avait souvent espéré que Glenn ne fusse pas son véritable père, que le sien était là, quelque part, et qu’il viendrait le chercher. Las. Malheureusement pour le jeune homme, Glenn partageait avec lui des traits communs. Quelque chose peut être au niveau du nez, du menton. Par contre, il avait les cheveux blond vénitien de sa mère, ainsi que ses grands yeux d’un vert pâle. Il avait espéré. Personne n’est jamais venu. Il avait cru échapper à tout ça en habitant chez sa grand-mère aveugle, qui a toujours été très affectueuse. Deux ans de sa vie, qui ont été les meilleurs depuis bien longtemps. Deux ans qui sont misérables à côté de ce qu’il a pu vivre à côté, toutes les autres années. Alors quand Lohelia répondit que deux ans, c’est beaucoup, il hocha la tête, même si son avis était partagé. Il n’avait pas, de toute façon, la moindre envie de se lancer dans une discussion de ce type. Il réfléchit un instant, à ce qu’il allait dire, avant de déclarer doucement.

    « -J’espère n’être pas trop rouillé. Je n’ai plus autant d’endurance qu’avant, rien que de faire un peu plus d’efforts que d’habitude me fait ressembler à un vieux tacot asthmatique. »

    Ca, c’était vrai. Mais c’est parce qu’il fume. C’était un vice dont il n’arrivait pas à se débarrasser, et de toute façon, il n’avait pas chercher à arrêter. En griller une à la pause, c’était devenu une habitude. Une sale habitude, il devait bien le reconnaître. Seulement, il s’en foutait, mais totalement. Actuellement, il en était à un paquet par jour. A l’âge de quinze ans, il avait commencé, mais c’était occasionnel, juste une ou deux pendant les fêtes, avec un verre d’alcool. Mais c’était tout. Ca avait empiré après une deuxième tentative de suicide. Paraît qu’on maigrit à trop fumer. Bah, non, c’était sûrement une idée reçue. En tout cas, lui, n’avait pas spécialement perdu de poids, puisque depuis deux ans, il avait pris dix kilos! Ah, il était loin le temps où il avait encore un corps athlétique, enfin, juste comme il fallait. Il avait une bonne carrure, de bonnes épaules, un dos sec et musclé. Il n’avait aucune maigreur apparente. Surtout pas au niveau des côtes. Autrefois, il avait des abdos, bien dessinés, peut être une à deux paires. Ce qui faisait…Quatre? Bon, d’accord, depuis, ça avait un peu beaucoup fondu, même si ça se voyait encore. Il avait eu de la chance d’avoir été gâté par Mère Nature. Seulement, comme beaucoup d’autres, il avait fait n’importe quoi avec ce corps, à commencer par le détruire. L’automutilation, par exemple. Le laisser aller. L’arrêt total de sport lui avait été un peu fatal. Il était rouillé, extrêmement rouillé. Courir lui était pénible. Ca pesait, légèrement. Il savait qu’il devait s’y remettre. Pour retrouver tout ce qu’il avait perdu. Son corps d’avant. Les cicatrices en plus. Le jeune homme n’était plus un adolescent. Il avait certes une peau douce, un peau de bébé, comme disait souvent sa petite-amie pour l’embêter, mais c’était sans compter la longue cicatrice noueuse qu’il avait au niveau du ventre, qui gâchait le tableau. Les autres cicatrices, qu’il avait dans le dos, sur le ventre encore, sur son torse, sur ses épaules. Plus ou moins profondes, plus ou moins superficielles. Il était meurtri, par la haine, la souffrance. Le seul moyen d’apaiser tout ça était de faire couler son sang. Quand son sang ne coulait pas sous les coups de son père. Et des coups, il n’avait pas besoin de son père pour en recevoir. Il en avait aussi quand deux crétins de son école décidaient de se battre, et que l’un deux n’appréciaient pas l’autorité. En parlant d’autorité. Lohelia Isabella Stuart-il venait de regarder le badge qui était épinglé sur sa poitrine, s’attardant un tout petit peu- avait beau être directrice d’il ne savait quel hôpital sorcier, elle ne l’impressionnait pas. Et c’est la même attitude frondeuse qui le poussa à rétorquer à son « conseil ». Un sourire étira ses lèvres, alors qu’elle écrivait, tout en répondant. Et en lui parlant de sa fille. Il la fusilla du regard.

    « -Je préfère régler ça à l’ancienne. Et je croyais qu’utiliser la magie dans les couloirs de l’école est interdit? Chez nous, ça n’est pas autorisé. Certains préfets pourraient en abuser et s’en servir pour régler leurs comptes personnels, et c’est peut être exactement le cas de certains préfets ici. Je n’utilise la magie que quand je suis vraiment en rogne, c’est arrivé une fois, et croyez moi, ils n’ont plus essayé de me provoquer depuis. »

    C’était vrai. Avant d’utiliser les extrêmes, il valait mieux utiliser les bonnes vieilles méthodes: la discussion, et, si ça ne marchait pas, les poings. Certains préféraient taper avant de discuter, mais franchement, le jeune homme se portait bien mieux quand il pouvait éviter d’en venir aux mains. Disons que d’avoir subi la violence avait eu un effet cathartique sur lui. L’ombre d’un sourire apparut sur le visage du jeune homme. Non pas que l’idée de la violence le fasse particulièrement sourire -non, mais vous avez vu jouer où cet air là?- mais parce que, c’était la réaction de la doctoresse qui l’avait fait sourire. Elle avait du caractère. Elle était belle. Elle aurait pu lui plaire si elle avait été plus jeune, et si il avait été célibataire, chose qu’il n’était pas. Bon, d’accord, les femmes plus vieilles ne le dérangeaient pas non plus. Il était assez libéré dans le choix de ses partenaires pour ne pas se préoccuper de leur âge. Bon, d’accord, il ne fallait pas non plus que le ou la partenaire ait deux fois son âge. Mais voilà, dix ans de plus, ce n’était pas dramatique. Si Russlan s’en fichait d’avoir un partenaire plus âgé -après tout, si il lui plaisait, où était le problème?- mais plus jeune, ça passait moins. Disons que sa limite se situait à quinze ans. En dessous, non, pas la peine. Il hallucinait quand il voyait certaines de ses connaissances flirter avec des gamines de treize ou quatorze ans, éblouies. Une fois, il s’était aperçu qu’une gamine de quatrième année avait un faible pour lui alors qu’il avait dix-sept ans, un âge où il s’intéressait plus aux garçons qu’aux filles. Et non pas parce qu’il était à un âge où l’on doutait encore de son orientation sexuelle. Non, lui, il savait. Il était bisexuel. Il s’en fichait, et si les autres avaient quelque chose à dire là-dessus, ben c’est tout, il n’y faisait pas attention. De toute façon, sa bisexualité n’était pas inscrite sur son visage. Il aimait séduire, bien qu’il n’avait pas eu beaucoup de personnes dans son lit. Quoiqu’il en soit, Lohelia Isabella était parfaitement le genre de femmes qui pourrait lui convenir. Belle, avec du caractère. Et capable de lui tenir tête. Ce qu’elle fit en regardant droit dans les yeux le jeune préfet, et ce dernier soutint son regard sans ciller. Qu’elle se le dise, elle ne l’intimidait pas. Il avait perdu l’habitude d’être timide et de rougir quand on lui parle. Un sourire apparut sur les lèvres du jeune homme, alors qu’elle lui demandait si il fumait. Il allait répondre par l’affirmative, quand…

    "Mama*! T'es là ?!"

    Russlan arqua un sourcil. Quand on parle du loup…se surprit-il à penser. Ben quoi? Lohelia Isabella avait évoqué sa fille à l’instant. Il avait compris le « Mama ». Pour la simple bonne raison que ça se disait pareil en russe. Il tourna la tête, et vit quelqu’un qu’il connaissait débouler dans l’infirmerie. Russlan baissa les yeux douloureusement quand Rebecca serra sa mère dans ses bras, la même mère qui serra affectueusement sa fille en retour. Il détourna le regard, la douleur refaisant surface. Ses mains tremblèrent légèrement, et il serra les poings pour les empêcher de trembler. Si voir les mères câliner leurs enfants lui était difficile, c’était encore plus insupportable de les entendre sans cesse se plaindre de leurs parents. Lui aussi aurait aimé pouvoir dire que sa mère est chiante à toujours lui dire fais pas ci, fais pas ça! ou autres. C’est dans ces moments là que sa mère lui manquait le plus. Svetlana. La douleur se fit d’autant plus forte qu’il crut entendre le mot Juilliard se glisser dans la conversation. Si Rebecca était aussi heureuse, c’est qu’elle avait dû être prise. Elle avait réalisé son rêve, elle. Il y en a qui avaient toujours plus de chance que d’autres. Russlan, lui, savait très bien qu’il n’aura jamais accès à l’école qu’il désirait plus que tout. Parce qu’il n’avait pas d’argent. Le talent, il en avait, mais il fallait croire que les Muses se sont montrées vachement radines lors de la distribution. Et la nouvelle le frappa aussi en pleine face. Rebecca était une de ces filles de friqués, qui était née avec une cuillère en argent dans la bouche, et il lui suffisait d’ouvrir les cordons de la bourse pour obtenir tout ce qu’elle souhaite, sans qu’elle n’ait besoin de se battre. Rebecca faisait partie d’un milieu qui le répugnait au plus haut point. Il baissa les yeux, blessé. Pour sûr que Glenn ne sera pas comme ça s’il venait à réussir ce qu’il voulait faire dans sa vie. En même temps, c’était chouette pour Rebecca, qui avait eu ce qu’elle voulait. Mais il dut se rendre à l’évidence: c’étaient toujours les mêmes qui restaient sur le carreau. Une feuille voleta vers lui, le tirant de ses mornes pensées. Cela provenait d’un dossier médical. Il pesta en lui-même, quelque chose qui ressemblait fort à quelle idée de faire des dossiers dont les pages ne s’attachent même pas! Il se baissa, et s’en saisit. L’entête du feuillet portait le nom de Rebecca, et il vit les termes « viol » et « interruption ». Assez pour comprendre de quoi il s’agissait. Rebecca avait été violée. Et elle avait subi…Il secoua la tête, avant de se lever, et de rapporter la feuille à Lohelia. [/color]

    « -Je crois que ceci vous appartient. »

    Et il resta là, debout. A regarder Rebecca, droit dans les yeux. Il était là, impassible, mais son regard montrait qu’il avait compris. Et que, finalement, il ne chercherait pas à en savoir plus. Tout en ne se rendant pas compte que, dans sa hâte, il avait tendu son papier, exposant ainsi, aux yeux de la mère et de la fille, les cicatrices qu’il s’évertuait à cacher sous des manches longues, et ce, depuis des années, mais aussi les lésions dues au fait qu’il s’automutilait, et certaines d’entre elles étaient encore très récentes.

_________________
RUSSLAN S. D. MIHAYLOV
Bang bang, shoot 'em up,
party never ends,
you can't think of dying
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MessageSujet: Re: [10 Sept.] What is this ? A Nursery ? [PV]   Mer 11 Fév - 3:26

    Les choses ne pouvaient-elle pas être simples ? Pour une fois ? Non mais c'est vrai quoi ? On passe sa vie à se sortir des embrouilles, des ennuis. Et quand on pense enfin être tranquille, il y a toujours quelque chose qui vous tombe dessus. Et après vous vous dites... Et mes efforts, ils ont servis à quoi ? A rien ? A rien, penseront les plus pessimistes d'entre nous. Les plus optimistes, du moins ceux qui essayent de l'être dans de telles conditions, pensent que c'est la vie, qu'elle est comme ça et qu'il faut faire avec. Il n'y a pas que des crasses dans la vie. Pas que. Il y a aussi des moments de bonheurs. Vous n'avez pas l'impression que ce sujet est redondant à la longue ? Si. Mais la recherche du bonheur fait partie inhérente de l'homme. Et parfois, avant de pouvoir être heureux... Il faut en baver. Il y a beaucoup de personnes qui sont dans ce cas-là et qui le savent. D'autres qui n'en ont pas encore conscience et qui vont s'en prendre plein la gueule. Pardon pour le terme vulgaire, mais c'est le cas. Et Rebecca ne se doute pas le moins du monde que depuis l'épisode du labyrinthe, elle a mit le doigt dans un engrenage qui allait lui être fatal. Enfin, presque fatal. Elle ne se doutait pas du tout que cette année, elle vivrait une histoire digne de Roméo et Juliette. Non... Une histoire pire que celle de Roméo et Juliette. Car même avec l'approbation des siens, il semblait que son destin ne soit pas celui d'être heureuse dans l'immédiat. Son sentiment de bien-être actuel n'était que factice. Parfois, on avait l'impression d'aller bien mais en réalité, ce n'est qu'une odieuse mascarade et un terrible mensonge. Aujourd'hui était une très belle journée et ça, c'est une réalité. Rebecca était vraiment bien. Mais pour combien de temps ? Car tout le monde sait que les vieux démons, le serpent tapis dans l'ombre n'attendent que le moment propice pour attaquer. Pour vous rendre fous. Dans un moment pareilles, les Bienveillantes sont sûrement les pros dans ce domaines. Les Bienveillantes ? Erinyes, Euménides, Furies... Appelez les comme vous voulez. Toujours est-il qu'elles vous rendent dingues. Vous avez péché ? Tué ? Volé ? Menti ? Elles sont là, pour s'en prendre à vous jusqu'à ce que la folie vous étreigne. Ouais... Ben Rebecca n'avait pas eu besoin de tuer ou quoi que ce soit pour être martyrisée... Les péchés charnels étaient peut-être la raison de ses tourments, allez savoir. En tout cas, elle jouissait des rares moments où elle pouvait dire, sans mentir Je me sens bien. Car d'habitude, tout n'était que mensonge. Une apparence pour faire plaisir aux autres ou pour garder la tête haute. Pour donner une apparence forte et sûre d'elle. Mais ce n'était qu'un vernis. Un vernis qui menaçait, chaque jours qui passait, de s'effilocher de plus en plus pour montrer ce que Rebecca était en réalité. Cette fille vu le temps d'un instant dans ce labyrinthe, virevoltant doucement et élégamment, à l'apparence fragile... C'était ce que la jeune Stuart était en réalité. Mais, pourquoi ne pas le montrer, alors ?

    Projetez vous dans ce monde qui n'est pas le votre. Dans ce monde doré où tout n'est que luxe et volupté. Où les femmes riches, séduisantes et sulfureuses côtoient les hommes riches, sexy et ô combien séducteur. Où pour pouvoir vivre, il faut être fort. Savoir se faire des relations, trouver sa place. Croyez-vous que la fragilité puisse être un atout ? C'est le meilleur moyen pour se faire bouffer, oui ! Rebecca l'avait appris durement. Et de la manière la plus terrible qu'il soit. A treize ans, on lui avait arraché ce à quoi elle tenait le plus, la propulsant trop tôt dans le monde des adultes. Mais elle avait compris, plus tard, qu'il ne servait à rien de vouloir être gentille avec ceux qui vous étaient hostiles. Quand la diplomatie ne fonctionnait pas, il ne restait plus que la méthode forte. Et cette manière forte, c'était la destruction, l'anéantissement social absolu. Le pire outrage, le pire coup bas... Tout était alors permis, tout était possible. Croyez-vous alors que Rebecca ne se soit gênée pour être, au final, comme les autres ? Bien sûr que non. En apparence. Car elle gardait toujours cette fragilité qui ressortait quand elle était en privé. La jeune Stuart était de ceux qu'il fallait protéger. De ceux qui avaient réellement besoin d'être protégé. Car au bout d'un moment, tout se cassait la figure. Et quand le monde s'écroulait autour d'eux, eux aussi. Rebecca ne se doutait pas que son monde bien rangé allait être soumis à différents tremblements de terre qui, sur l'échelle de Richter, pouvait fort bien atteindre une amplitude de sept voire de huit parfois. Exagéré ? Oh... Si peu, hélas, si peu. Et ces tremblements de terre mettront à rude épreuve une jeune femme qui ne demande, qui n'aspire qu'à une chose : vivre tranquillement, entourée de ceux qu'elle aime. Mais, à croire que ça aussi, ce n'était pas possible. Car au fur et à mesure que les jours passaient, on lui arrachait un peu plus d'elle-même. On lui enlevait, les un après les autres, ces être auxquels elle tenait tant. Ces êtres qu'elle ne voulait pas voir partir si tôt. Car elle savait très bien que la mort était inéluctable. Mais, était-ce pour autant juste et normal de partir à seulement quinze ans ? Etait-ce juste de partir quand on ne faisait que du sport parce qu'un sale enfoiré avait bu avant de prendre la route ? Et les autres ? Etait-ce juste de mourir quand on n'a pas eu le temps de faire ce que l'on voulait ? Non... Rien de tout ça n'était juste. Et toutes ces morts n'étaient que les petits tremblements de terre qui laisseraient place aux plus gros, aux plus violents... Aux plus dangereux parfois. A ceux qui vous menaient aux portes de la morte, aux limites des limbes. Mais toutes ces visions pessimistes ne sont pas encore prévu... Bien qu'aujourd'hui ne soit qu'un jour annonciateur. Le jour où tout commencerait. Et où tout se détraquerait pour de bon. Rebecca, enhardie par sa réussite, s'était rendue heureuse à l'infirmerie, dans le but de voir sa mère. Elle voulait partager sa joie. Avant de partager avec elle ses larmes et son sang. Quand elle était entrée dans l'infirmerie, elle n'avait pas vu Russlan. Elle s'était contentée de se jeter dans les bras de sa mère, la lettre de pré-inscription dans sa main. Pour entrer à Juilliard, il y avait une pré-inscription motivée par une demande de l'élève et aussi l'envoie d'enregistrement. Si l'administration de l'université américaine jugeait que vous n'étiez pas apte, vous n'obteniez même pas de pré-inscription à Juilliard. AUtant vous dire alors qu'être pré-inscrit relevait de la chance, certes, mais vous annonçait ainsi que vous aviez fait 40% de l'inscription. Les 60% restant, c'était à vous de les gagner. Lors des auditions. Ainsi, en se jetant dans les bras de sa mère, elle manifestait tout son bonheur et toute sa joie. Sa mère la félicita, chose normal. Mais lui annonça qu'elles n'étaient pas seules. Pour la simple et bonne raison qu'elle était en consultation. Intriguée, la jeune Héritière des Stuart tourna la tête en direction du patient. Et resta muette de surprise sans pour autant montrer quoi que ce soit sur son visage.

    Russlan Mihaylov. Ah ben bravo. Elle s'était montrée sous le seul jour qu'elle ne montrait jamais : celui de l'enfant excitée et pleine de vie qu'elle pouvait encore être. Elle arqua un sourcil, le regardant l'air de dire Qu'est-ce que tu fiches ici, toi ? Qu'est-ce que tu as ? avant de repérer les ecchymoses autour de son nez. Ahah... Il s'était fait casser la gueule. Par qui alors ? Par un crétin de Poudlard ? Un idiot de Beauxbâtons ou un imbécile de Durmstrang ? Si c'était un crétin de Poudlard, Rebecca verrait rouge. Et il allait en voir de toutes les couleurs. En revanche, si s'en était un de Durmstrang, Russlan s'en était déjà occupé. Mais si c'était un élève de Beauxbâtons, Rebecca irait voir les Préfet-en-Chef de Durmstrang pour leur signaler les faits. Ah moins que Russlan ne l'ait déjà fait. Elle inspira profondément et se redressa. Souriant à Russlan, alors qu'elle jetait discrètement un regard , daignant enfin à lui dire :


    "Bonjour, Russlan... Ca va ?"

    ... Un peu moqueur, elle tournait les talons et s'apprêtait à partir quand une voix de ténor, coulante, avec cet accent typiquement russe, s'éleva. Elle n'avait pas besoin de beaucoup réfléchir. Curieuse en revanche de voir ce qu'il comptait rendre à Lohelia Isabella, Rebecca fit volte-face... Et devint blême de surprise. Tout d'abord, elle voyait ces cicatrices... Dont deux qu'elle n'eut pas de mal à reconnaître et pour cause, elle les avait déjà vu sur une fille. En revanche, ce qui la mit encore plus mal à l'aise, ce fut la feuille qu'il tendait. Elle eut du mal à reprendre sa respiration et sa tête tourna. Elle tenta de montrer, comme si de rien était, un visage parfaitement impassible... En vain. Elle trouva une chaise et s'excusa auprès de sa mère. Le malaise l'avait saisit à nouveau et pourtant, elle avait fait les examens adéquats il y a peu de temps. Et tout était en ordre. Elle ne pouvait donc pas faire de malaise. Elle sentait le regard de Russlan sur elle et leva le visage vers lui. Un visage terne et livide. Que s'imaginait-il ? Ce qu'il s'était passé cette nuit-là ? Comme tous les autres mecs, il ne pensait qu'à ça, de toute façon. Les pensées qu'elle eut, relatives à cette nuit, la rendirent malade et elle réprima un haut-le-coeur. Elle inspira profondément et se leva. Elle continuait à regarder Russlan et son regard devint désolé. Elle s'en voulait d'avoir pensé ça. Ce n'était pas de sa faute à lui. C'était celle d'Anton. Rebecca revoyait parfaitement son regard fou alors qu'il était en elle et qu'il jouissait de sa faiblesse. Elle ressentait encore son odeur d'alcool, entêtant, qui l'avait rendu malade. Instinctivement, elle se massa les côtes, comme si les séquelles étaient toujours là. Comme si les blessures étaient encore présentes. Vous comprenez maintenant pourquoi elle ne voulait pas être faible ? Pourquoi elle montrait sans cesse une apparence forte et déterminée ? Parce que ce qu'elle était avait été horriblement souillé alors qu'elle n'avait même pas atteint le statut de jeune femme. Rebecca était encore si jeune, à cette époque. Et on ne pouvait pas imaginer pire humiliation pour quelqu'un d'aussi qu'elle. Désormais, c'était œil pour œil, dent pour dent. La moindre insulte, le moindre coup serait rendu en double, en triple, en quintuple, au centuple. Elle n'aurait plus de pitié pour qui que ce soit. Cependant, Russlan n'avait rien à avoir dans cette histoire. Et il n'était donc pas juste qu'elle pense de pareilles choses de lui. Elle se morigéna sérieusement pour ce qu'elle venait de penser. Elle eut un léger sourire et pencha légèrement la tête. Puis, reprenant lentement constance, elle annonça :

    "Je pense que je vais vous laisser... Je dois... Faire autre chose.

    La fuite. Oui, c'était ce qu'elle faisait. Elle fuyait. Elle prenait la fuite. C'était pour elle le meilleur moyen d'échapper à ce regard anis qui, autant pouvait l'attirer autant pouvait la révulser. Et dans un moment pareil, Rebecca n'arrivait pas à choisir entre la facilité - le mépris - et la difficulté - la gentillesse -. Finalement, la difficulté prima. Et la boucle était bouclée. Rebecca qui pensait être joyeuse aujourd'hui venait de se retrouver dans cette configuration odieuse : débarassée de ses problèmes, ils revenaient à la charge. Elle leva son regard céruléen vers le jeune et s'approcha de sa mère, pour lui donner la lettre de pré-inscription, toujours en fixant le jeune homme. Si dans son regard la peur, l'horreur et la tristesse se faisait lire, elle se pinça les lèvres et fit comprendre à Russlan, simplement par le regard Ne le dis à personne. Puis, pour se détendre un peu...

    "J'aime beaucoup ton nouveau fond de teint. C'est quoi... Perles océaniques ?"

    Le tout servit avec un agréable sourire moqueur. Ca, par contre, elle n'avait pas pu s'en empêcher... Ca avait été plus fort qu'elle. Perles océaniques ? La perle pour le blanc et l'océan pour le bleu, voyons... En terme général... La peau de Russlan était blanche mais autour du nez, c'était bleu...
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MessageSujet: Re: [10 Sept.] What is this ? A Nursery ? [PV]   Mer 11 Fév - 21:37

    Rester optimiste. Pour soutenir ceux que l'on aime. N'est-ce pas le plus important ? Être un pilier pour les êtres que l'on aime. Pour pouvoir les soutenir, pour être l'épaule sur laquelle on pourrait pleurer. Dans la famille brisée qu'était les Stuart - car c'était une famille brisée désormais - Lohelia Isabella avait dû réapprendre à être un pilier. Si Rebecca ne pleurait plus, elle voulait au moins trouver du refuge dans les bras de sa mère. Et pendant un moment, Lohelia Isabella n'avait pas été une mère pour sa fille. Elle s'était montré distante, avait cherché à l'éviter. Le noyau se retrouvait amputé d'un de ses membres. Si Rebecca avait tenté de faire son deuil seule, pour ne pas être un fardeau pour sa mère et son frère adoptif, elle ne fit que s'enfoncer un peu dans la douleur. Il en était de même pour Lohelia Isabella. Tu es belle, intelligente. Refais ta vie... Voilà quels furent les mots de son époux. Le seul homme que Lohelia Isabella n'ait jamais aimé. Comment refaire sa vie quand on avait perdu sa moitié ? Y aurait-il sur terre quelqu'un qui puisse remplacer Peter ? Remplacer, peut-être pas... Mais combler un peu le gouffre béant que son absence pouvait bien creuser en Lohelia Isabella. Même si elle voyait des hommes de temps à autre, ça n'allait jamais plus loin que le dîner. Elle refusait toujours de continuer. Même quand ledit gentleman était à son goût. Non, à chaque fois, elle avait l'impression de trahir Peter. Et son cœur la faisait terriblement souffrir. Et c'était cette souffrance qu'elle masquait. C'était cette souffrance qu'elle voulait faire disparaître. En vain. Elle vivait avec. Mais si elle pouvait supporter la douleur, ce n'était pas le cas de sa Rebecca. Elle ne voulait pas la voir s'enfoncer dans les abîmes. C'est pourquoi elle cherchait à toujours être optimiste. Être ce genre de mère qui rigole bien avec sa fille, qui est complice. Qui part faire les boutiques avec. Mais qui a aussi un minimum d'autorité pour se faire respecter et pour faire respecter le règlement. La vie était devenue sensiblement plus compliqué quand Peter disparut. John était sorti de sa retraite tranquille et avait reprit le travail. Prêt à être directeur de ce groupe banquier jusqu'à la fin de ses jours. Mais il ne voulait pas de l'argent qui, normalement, aurait dû revenir à son fils. Il ne voulait pas voir ce groupe financier que son propre père avait bâti se casser la gueule. Il se contentait d'envoyer le salaire de Peter sur son compte, permettant ainsi à sa veuve et ses orphelins d'en profiter. C'était la moindre des choses que John pouvait faire pour se racheter du comportement odieux qu'il avait eu quelques jours après la mort de son fils. Et puis, Lohelia Isabella savait qu'au fond de lui, il espérait que Michaël reprenne les rennes. Mais, ce n'était pas possible. Michaël avait son projet professionnel déjà. Alors le vieil homme se rabattait sans cesse sur Rebecca. Qui ne faisait que protester en disant que c'est impossible. Mais que si un jour elle devait avoir un fils, elle ferait en sorte de lui donner le virus de l'économie au lieu du virus des arts. Mais ce qui faisait doucement sourire les deux enfants Stuart, c'était que chacun d'eux étaient héritier d'une partie de cette banque. Ainsi, le jour où John décédait, ils pouvaient choisir de dissoudre le groupe, de devenir directeur à leur tour ou de nommer quelqu'un d'autre. Qu'importait, après tout ?

    Oui. C'était dans cet état d'esprit qu'ils avaient été élevés. Et Lohelia Isabella devait avouer qu'elle était terriblement fière de ses deux enfants. Elle leur avait inculqué la modestie, la générosité. D'ailleurs, Rebecca n'avait-elle pas affirmé que dès qu'elle aurait dix-huit ans, elle parrainerait une association caritative voire même une petite fille en Afrique ou en Inde pour qu'elle fasse ses études ? Michaël, lui, était déjà parrain. Sa "filleule", une jeune indienne, avait - grâce à lui - accès aux meilleures écoles. Alors oui... Le monde de l'Upper Class était peut-être dégoûtant, horripilant, horrible et tout ce que vous voulez, il y avait toujours des perles qui œuvraient pour le bien-être des autres. Et Lohelia Isabella était ravie d'affirmer que ses enfants faisaient partis de ces perles. Elle inspira profondément et regarda le jeune homme en face d'elle. Ce qui l'intriguait toujours, c'était ces marques qu'il avait sur le corps. Mais elle ne lui en parlerait pas tout de suite. De plus, sur son visage, on ne pouvait même pas comprendre à quoi elle pouvait bien penser. Elle croisa un instant ses mains et regarda ce qu'elle écrivait. Il avait l'air d'un jeune homme plutôt normal. Plutôt, bien sûr... Parce qu'il était toujours droit comme un I, qu'il gardait ses paumes résolument contre ses cuisses. Ce qui ne manquait pas d'alerter la doctoresse. Ce qu'il lui annonça lui arracha un léger rire. Il n'avait pas peur de ce qu'il disait et là, il lui faisait penser à Michaël qui ne mâchait pas ses mots. Surtout quand il parlait de lui-même. Il n'hésitait pas à se tourner en ridicule. Mais uniquement en famille. Son fils avait prit le sens de l'humour de Peter, son père adoptif. Elle joua un moment avec sa plume, songeuse, comme si elle réfléchissait. Ce qui était le cas. Sauf qu'elle réfléchissait à un peu tout et n'importe quoi. Notamment à si elle avait prit un certain sac en partant. Elle leva les yeux et vit derrière Russlan un sac en bandoulière accroché sur un porte-manteau. C'est bon... Elle l'avait prit. Elle eut un mine soulagée et se replongea sur ce qu'elle était actuellement en train de faire. C'est-à-dire une visite médicale. Elle se concentra tant bien que mal en réalité sur son boulot. Et eu encore plus de difficulté à se concentrer qu'elle sentit le regard du garçon braqué sur elle alors qu'elle l'ignorait royalement. Et se contenta de sourire quand il lui répondit. Oui... La magie pouvait être utilisée à des fins personnelles pour des règlements de comptes. Mais qu'il ne généralise surtout pas. Sa fille n'était pas de ceux-là. Elle utilisait la magie uniquement pour aider les autres. Genre séparer deux élèves bagarreurs. Elle leva la tête juste au moment où il la fusilla du regard. Et elle lui décocha un sourire doucereux, l'air de dire Continue comme ça, mon grand, et tu vas avoir des petits soucis. Elle posa son menton sur ses mains, plongeant ses pupilles océan dans l'anis qui ne semblait pas d'accord avec elle. Elle gardait ce sourire sur les lèvres et son regard s'alluma d'amusement. Il était marrant, le gamin...


    "Elle est interdite sauf en cas de besoin. A quoi cela sert-il de s'abîmer dans une rixe stupide ? La prudence est mère de sureté et je commence à comprendre pourquoi l'infirmière avait besoin de repos. Enfin bref, continuons..."

    Lohelia Isabella et l'Art de Changer de Sujet. Comme sa fille en fait. Par contre, Russlan... Pouvait être aussi chiant que sa fille. Oui, aussi chiant qu'elle. Peut-être même plus qu'elle, allez savoir. Le jour où les deux là se rencontreraient, ça ferait des étincelles. Sans savoir qu'ils s'étaient déjà rencontré, bien sûr. Elle poussa un léger soupir et secoua la tête, pour continuer son questionnaire. Cette visite médicale était vraiment... Spéciale. Soit il la testait soit il se foutait clairement de sa gueule. Dans les deux cas, ça passait mal. Elle n'aimait pas qu'on la teste, surtout quand c'était un peu jeune de vingt ans qui se le permettait, mais elle n'aimait pas non plus qu'on se foute de sa gueule. Cependant, elle devait avouer que le gosse lui plaisait... Au niveau du caractère, cela va sans dire. Elle n'était pas de celle qui s'intéressait physiquement aux petits jeunes comme Russlan. Elle préférait les hommes de son âge. Elle allait aborder la question du tabagisme quand sa fille déboula, coupant court à la réponse qu'allait lui fournir le jeune homme. Elle serrait sa fille tendrement dans ses bras et vit alors le malaise du jeune homme. Elle se pinça les lèvres et se demanda pourquoi il réagissait ainsi. Soit il ne recevait pas de marques d'affections de la part de ses parents - qui alors le battaient ou l'ignoraient (si seulement elle savait qu'elle était assez proche de la réalité) - soit ils étaient morts (là aussi, elle était proche). C'est par respect pour lui qu'elle repoussa Rebecca, qui lui avait annoncé sa pré-admission. Lohelia Isabella caressa doucement le visage de sa fille quand survint l'épisode de la feuille. Le visage de Lohelia Isabella était blême... Celui de sa fille était pire. Elle avait cette fois clairement vu les cicatrices et regarda intensément le jeune homme, bien déterminée à avoir les réponses à ses questions. En plus si Rebecca connaissait le jeune homme et semblait le fréquenter occasionnellement. Hors de question de laisser un suicidaire en compagnie de sa fille, elle n'avait pas besoin de ça. Cependant, son attention fut attirée par Rebecca, qui vacilla et s'asseya. Si son visage devint blême, Lohelia réagit au quart de tour. Se levant vers sa fille, avec un petit appareil sympathique, elle lui piqua le doigt - non pas au bout d'un rouet - et récupéra une goutte de sang. Elle fit une petite grimace et sortit un cordon en caoutchouc, ainsi que d'une bouteille et d'une seringue. Elle s'excusa auprès de Russlan pour ce contre-temps et s'agenouilla près de sa fille. Remontant sa chemise, elle entoura le bras de Rebecca de l'élastique, pour faire sortir une veine, désinfecta la zone et planta l'aiguille dans la fiole, prélevant la dose de liquide adéquat. Elle injecta l'insuline et appliqua un pansement. Retirant l'élastique, elle regarda Rebecca et annonça, en anglais :

    "Tu me changeras tes appareils, ma chérie... Je crains qu'ils ne supportent plus les voyages..."

    Rebecca s'était relevée et Lohelia soupira. Elle regarda dans son sac et tendit à sa fille les appareils nécessaires pour ses analyses sanguines. Elle eut un léger sourire et caressa doucement les cheveux de sa fille. Elle tentait de reprendre constance mais Lohelia Isabella s'imaginait à quel point cela pouvait être difficile. Alors qu'elle annonçait son départ, Lohelia hocha la tête et se rasseya. C'est alors que sa fille eut une remarque qui arracha à Lohelia qui leva le regard vers elle, l'air de dire Tu aurais pû te passer de ça. Mais c'était sortie avec tellement de naturel qu'elle avait du mal à lui en vouloir. Rangeant le dossier médical de Rebecca et cherchant dans les M pour prendre celui de Caleb - dossier beaucoup moins risqué que celui de Rebecca - elle se tourna vers le jeune Russlan et annonça ainsi :

    "Veuillez l'excusez... Elle a tendance à parler un peu trop vite...''

    Quoi que franchement... Ce qu'elle avait dit était excellent. Mais elle ne le montrait pas, ce n'était pas respectueux. Elle se leva à nouveau de son siège et se dirigea vers le porte-manteaux pour y prendre le sac en bandoulière fait de cuir noir pour le tendre à sa fille. A l'intérieur, il y aurait tout le matériel nécessaire à ses injections d'insulines. Elle regarda la porte et intima doucement de la tête à sa fille de partir.
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Russlan S. D. Mihaylov
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MessageSujet: Re: [10 Sept.] What is this ? A Nursery ? [PV]   Jeu 12 Fév - 19:51

    Optimisme et Russlan Mihaylov ne pouvaient pas faire partie de la même phrase. Impossible. C’était comme le feu et la glace, tout ou rien, un exact opposé, un antagonisme des plus complets. Tout seul, il n’arrivait à rien. Juste à se morfondre dans un désespoir qui était sien depuis tellement longtemps déjà. A se laisser, inexorablement, traîner vers le fond. Il se noyait, dans le Déluge, dans les larmes qui refusaient de sortir bien que son cœur se fusse, plus d’une fois, brisé en milles morceaux. Le tout noyé dans une mare de sang, que même s’entailler la peau ne pouvait pas évacuer. Il se noyait, des fois, il refaisait surface, mais il voulait se laisser couler. Toucher le fond, inexorablement. Sans chercher à retrouver l’air libre. Il en avait marre. Il avait passé tout ça. Il était juste…Fatigué. Indifférent. Heureusement qu’il avait Anna. Elle avait toujours eu la force, pour eux deux. Elle avait été là quand tout allait mal. Elle avait eu assez d’énergie pour eux deux. Pour l’aider, pour le sortir de cet état comateux dans lequel il était plongé. Anna lui avait tout donné. Son imagination, quand ils étaient petits. Le monde qu’ils s’étaient inventés leur avait fourni une échappatoire au monde cruel. Ils avaient gardé ce semblant d’innocence, alors que dans leurs têtes, déjà, tout s’était écroulé. Ils avaient tenu le coup grâce à ça. Les parents d’Anna disparurent, elle fut séparée de son frère et envoyée à l’orphelinat. Son amie avait connu l’une des périodes les plus difficiles de sa vie, sans vraiment savoir ce qu’il y avait eu avant. Non seulement, elle avait son deuil à faire, mais en plus, elle devait encore subir. La mesquinerie qu’on pouvait avoir quand on était des gosses. L’enfant qui n’était pas tendre envers ses semblables, l’adolescent qui apprenait l’hypocrisie. Des deux, lequel était le pire? L’hypocrisie, sans aucun doute. Il fallait parfois voir les choses en face, même si c’était désagréable. Russlan avait toujours cherché à se cacher la tête dans le sable, façon autruche. Et quand il se faisait déterrer, ça faisait mal. Tout ce qu’il avait cherché à fuir lui revenait en pleine tête, comme un boomerang.

    Anna avait connu sa période de vide, où elle n’était pas plus qu’une coquille. Elle s’est relevée. Grâce à lui, en partie, et à Svetlana qui s’est occupée d’elle. Et lui, qui était encore un enfant énergique, innocent. Certes, il connaissait la violence de son père, mais pour le restant, il était blanc comme neige. Il avait soutenu Anna, il l’avait aidée à relever la tête. Il avait apaisé ses tourments. Après, plus rien, ce fut fini. Il n’eut plus la force de se battre quand il perdit sa mère. Quand il tenta de se suicider plus tard, parce qu’il ne voulait pas vivre chez son père. Ce salaud, qui avait déjà détruit leur vie une fois. Il ne voulait pas, seul avec lui, c’était l’enfer. Il avait voulu se tuer pour y échapper. Car bien évidemment, c’est le paternel qui récupérait le gamin en cas de décès de la mère. Et il ne voulait pas non seulement souffrir de la perte, mais en plus, devoir se cacher d’un père violent. Ainsi, suite à sa première tentative, il partit vivre chez sa grand-mère, Evanna, aveugle, mais affectueuse. Jusqu’à ce que celle-ci ne décède, il avait alors quinze ans. Après, il endossa le rôle de Russlan au pays des cauchemars. Celui que tout le monde connaissait, ou presque! Ils riraient bien jaune si ils savaient entièrement ce qui s’est passé dans sa vie. Ce qu’il cachait vraiment. Ce que même Anna ne savait pas. Bon, d’accord, Anna le connaissait bien à force de le fréquenter depuis des années. Elle aurait peut être pu deviner quant à son orientation sexuelle, bien qu’elle n’ait rien dit. Russlan pensait que c’était naze de ne pas avoir tout dit à Anna, elle aurait été la plus à même de l’aider, de le conseiller, de le rassurer. Ils se connaissaient depuis tellement longtemps! Mais pouvait-on dire réellement qu’on connaissait une personne? Sûrement pas. Il y a des choses qui ne doivent pas être dites. Et encore moins découvertes.

    Heureusement qu’il ne vivait pas dans la haute société, où il aurait une certaine image à respecter, un rôle à jouer. Tout ce qu’il aurait dit ou fait aurait pu se retourner contre lui. Ce milieu était horrible, mais d’un autre côté, faire partie des gens lambda n’était pas vraiment chouette quand on voulait percer dans un milieu artistique. Le talent ne suffisait pas. Il fallait aussi avoir la bourse qui allait avec. Pourquoi? Simplement parce que les écoles étaient horriblement chères, et autant le dire, hors de ses moyens. Résultat, quand il passait devant l’école convoitée, il laissait passer un soupir résigné, et il passait son chemin, la mort dans l’âme. Demander de l’argent à son oncle qui a touché presque tout l’héritage de son grand-père? Pas question! Il voulait se battre, et se faire une place sans être pistonné d’une quelconque façon que ce soit. Ca l’écœurait, les pistons. Sous prétexte qu’on était le fils d’un certain propriétaire d’une chaîne d’hôtels, la fille d’un grand banquier, enfants de créateurs ou encore héritiers d’il ne savait quelle grande fortune, eh bien, ils avaient accès presque à tout. Il suffisait de faire jouer l’engrenage des relations et, si cela ne fonctionnait pas, les gros billets, eux, amadouaient toujours. C’était tout simplement répugnant. Russlan passait dans le château, et il était effaré de voir que Poudlard était une école de riches. Il n’y avait que ça! La jeunesse dorée, les friqués, et les scandales qui vont avec. Oh, il a eu vent de Gossip Girl, et de sa notoriété. Ce que Russlan trouvait paradoxal, c’est justement le fait que ses chroniques soient lues par quasiment toute l’école, et qu’en même temps, elle soit haïe de tous. Forcément, c’était propre aussi à certaines personnes. Ils adoraient entendre des ragots sur untel ou unetelle, mais dès que le ragot les concernait eux, ils tiraient une tronche de six mètres de long. Tout ce qui se passait à Poudlard passait par-dessus la jambe du jeune préfet. Et plus les jours passaient, plus il se disait qu’il faisait tâche parmi ces bourges. Et vas-y qu’ils étaient toujours sophistiqués, toujours nickel, toujours à la dernière mode. Franchement, il ne comprenait pas pourquoi Nastia tenait tellement à intégrer ce monde, qui puait à des kilomètres à la ronde. L’être humain était bouffé par l’ambition, le pouvoir, le fric. Ca gouvernait le monde. Et c’était nul. Russlan paraissait tellement rustique à côté de ces individus. Lui qui avait toujours ses cheveux décoiffés, ébouriffés. En ce moment, il n’était pas rasé, et il avait une barbe de la veille. Il faisait tâche avec ses baskets archi-usées, trouées, sa veste en cuir noire, élimée et has-been, qui lui donnait l’air d’un rocker des années 70. Ou encore un look à la Jimmy Dean. Mais voilà, heureusement qu’il y avait l’uniforme, qui, un tant soit peu, gommait tout ça. Bien que cela n’empêche pas les demoiselles d’arborer des bijoux hors de prix, et les accessoires qui vont avec. De toute façon, certains jeunes de l’upper-class avaient une façon de s’habiller des plus singulières. Finalement, c’étaient peut être eux les plus ringards. Nastia, elle, avait du goût dans sa façon de s’habiller. Elle portait des trucs pas trop moches, personnalisés, et elle était à la mode. Anna était simple, mais élégante dans sa façon de s’habiller. Elles étaient toutes les deux jolies comme un cœur. Et elles étaient des perles. Il connaissait Nastia depuis peu, mais assez pour dire qu’elle était tout à fait adorable. Et Anna. Sa belle Anna. Elle était un joyau, et qu’il fallait protéger. Son monde avait toujours tourné autour d’Anna. Entre temps, sont venus s’y ajouter David, du temps où ils étaient encore amis, et Nastia, qui occupait une place moins importante qu’Anna, mais une place quand même, assez conséquente. Et comme Nastia était une perle, c’était normal qu’il cherche à la préserver, pour pas qu’elle soit corrompue par le milieu dans lequel elle souhaitait évoluer. Trêve de tergiversations inutiles, il fallait, à son grand dam, revenir sur Terre. Et vint alors l’accrochage sur la question de l’utilisation de la magie pour séparer deux élèves mêlés à une baston. Et il la fusilla du regard. Elle lui répondit par un sourire doucereux, alors que lui affichait un sourire sardonique. Il ne flanchera pas. Ce n’était pas sa place dans la société, ni dans la hiérarchie qui allait le faire plier. Et puis quoi encore!

    « -Croyez moi, les coups, ça ne me fait absolument rien, j’ai déjà été abîmé plus que ça. »

    Paroles à double sens. C’est vrai qu’il avait connu pire, question blessures. Et que les coups ne lui faisaient plus rien, qu’il ne se préoccupait plus de voir des bleus apparaître sur son corps. Il était immunisé contre ça, maintenant. Alors bon. Ce n’était pas un crétin comme Dohlov qui allait l’abîmer. En tout cas, Russlan espérait sincèrement qu’il ait eu mal lorsqu’il la frappé. C’est moche de souhaiter qu’un autre ressente de la douleur physique, mais dans certains cas, on pouvait faire abstraction de ce qui était bien ou de ce qui était mal. Et…croyez le ou non, il avait la tête dure. Au sens propre comme au sens figuré. Car oui, il pliait difficilement l’échine, campant sans relâche sur ses positions. Ce qui pouvait faire de lui quelqu’un de borné, têtu, bref, excessivement chiant. Une vraie tête à claques parfois. Il fallait voir ce que ça donnait quand Anna et lui n’étaient pas d’accord sur un truc. Ils débattaient parfois pendant des heures, sans jamais lâcher prise. Ils étaient tous les deux têtus, et les voir s’affronter de la sorte était fort distrayant. Lohelia Isabella n’était pas tombé sur un gentil toutou qui allait lever la patte ou faire le beau quand on lui demanderait. Après tout, il avait déjà eu des problèmes à cause de son attitude frondeuse et la capacité qu’il avait à tenir tête aux gens. Lohelia Isabella ne faisait pas exception. Et peu importe son statut social. Elle était avant tout une mère, et elle devait avoir des problèmes aves ses rejetons. Sans compter que l’une desdits rejetons venait de faire irruption dans la pièce, coupant court, du même coup, au duel. Pour faire place, en réalité, au pire coup de grâce qui soit. La famille était toujours un sujet sensible chez Russlan, qui n’en parlait jamais, sauf à Anna qui savait ce qui se passait chez lui. Nastia n’en parlait pas plus, et des fois, il voyait le regard désolé qu’elle lançait à Glenn alors que celui-ci venait de royalement l’ignorer. Et là, alors que Rebecca annonça à sa mère l’heureuse nouvelle, un souvenir à lui le frappa de plein fouet. Il revit soudainement le petit salon, dans leur maison de Saint-Pétersbourg, et un grand piano noir, à queue. L’enfant qu’il était préparait une audition pour le Conservatoire, et il était en passe d’être choisi. Svetlana s’était toujours extasiée du fait qu’il était un virtuose, qu’il allait avoir une grande carrière, et tout. Svetlana ne vivait pas son rêve à travers lui. C’était son rêve à lui tout seul, et elle l’aidait autant qu’elle le voulait. Il avait, une fois, passé une audition, dans cette école. Il l’avait eue. Svetlana avait crié de joie en ouvrant la lettre, et elle l’avait serré fort, avant de l’entraîner dans une valse. Il n’avait pas vu sa mère heureuse depuis des années, et voir la réussite de son petit garçon l’avait rendue folle de bonheur. Sauf qu’il n’alla jamais à cette école. Il devait aller à Durmstrang, où il avait sa place depuis sa naissance. Russlan promit alors qu’il allait continuer à jouer, et il tentera sa chance quand il aura fini ses études. Sauf que. Cela n’arriva jamais. Svetlana mourut trois ans plus tard, et il perdit le goût de jouer au piano. Il n’avait pas tenu sa promesse, car la douleur était trop forte. Son rêve s’était brisé en mille morceaux. C’est pour ça qu’il se retrouva mortifié, crispé, le visage tordu par la douleur, le chagrin. Lohelia Isabella croisa son regard, et lâcha sa fille. Alors qu’entre temps, il avait intercepté la feuille, et sur cette feuille, il y avait les quelques mots qu’il n’aurait jamais dû lire. La réaction de Rebecca lui fit un peu peur. Elle devint blême, elle chancela. Il s’était précipité sur elle, mais Lohelia avait été plus rapide. Elle fit ensuite une piqûre à Rebecca. Ah. De l’insuline. Elle était donc diabétique? Cela expliquerait en partie pourquoi elle s’était évanouie dans ses bras, la dernière fois. Elle s’éloigna, avant de lui lancer sa pique sur le fond de teint. Pour toute réponse, il lui tira la langue, comme un gamin effronté. Avant de surprendre son regard qui le suppliait de ne rien dire à personne. Il hocha la tête, d’un air de dire qu’elle n’avait aucun souci à se faire. Qu’il ne dira rien à personne. Elle s’éclipsa, et Lohelia s’excusa pour sa fille. Il hocha la tête, et murmura:

    « -Ca ne fait rien. »

_________________
RUSSLAN S. D. MIHAYLOV
Bang bang, shoot 'em up,
party never ends,
you can't think of dying
When bottle is your best friend.


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MessageSujet: Re: [10 Sept.] What is this ? A Nursery ? [PV]   Sam 21 Fév - 23:53

    Il y a toujours un élément perturbateur. Quelque chose qui vient chambouler votre vie et qui va faire que, même si ça à l'air anodin, ce n'est rien d'autre qu'une bombe qu'on balance dans votre jardin. Soit elle était à retardement et menaçait d'exploser à tout moment, soit elle explosait immédiatement, blessant, détruisant parfois la vie d'une personne, une famille entière. Dans chaque vie, il y a quelque chose qui bogue. Et ce quelque chose, soit on arrivait à le surmonter, soit on n'y arrivait pas et on se laissait traîner vers le fond, sans possibilité de s'en sortir. La force de la volonté y était pour beaucoup. Il fallait vouloir s'en sortir pour y arriver. Sinon, il nous manquait quelque chose. Et la famille aura beau être autour de vous pour vous soutenir, elle ne servira pas à grand chose. Ça, Lohelia Isabella l'avait appris à ses dépends. Si sa fille, après son viol, s'en était sortie, c'était uniquement parce qu'elle l'avait voulu. Certes, elle était régulièrement suivit par deux psychiatre différents pour deux traumatismes carrément opposés, mais elle n'y était arrivé que parce qu'elle avait une rage de vivre assez impressionnante. Elle avait sû trouver ça et là des repères pour remonter la pente. Et bien qu'elle n'y soit pas tout à fait arrivé, elle sortait la tête de l'eau de plus en plus. Et n'en était plus à un état de suffocation. En revanche, pour ce qui était de Lohelia Isabella, ce n'était pas la même chose. Si elle avait été capable de surmonter la bombe qu'avait été le viol de sa fille, en revanche, le décès de son époux fut cent fois plus difficile à supporter. Et autant dire que, encore aujourd'hui, elle n'avait pas su en faire le deuil. Et sa souffrance, elle, l'italienne avait bien du mal à la dissimuler. Elle fermait de temps à autre les yeux, pour renfermer sa souffrance au fond d'elle, jusqu'à ce que quelque chose lui rappelle ce dont elle ne voulait pas se souvenir. Et là, il n'y a même pas quelque minutes, la violence du décès de son époux lui était revenu en pleine figure. Peter avait tout été pour elle : d'abord un ami, puis un petit-ami. Il était devenu son amant. Puis son époux. Et ils avaient eu une fille. Une seule. Leur perle, leur joyau. Leur fierté. Même si parfois ce n'était pas toujours tip-top. Mais Lohelia Isabella n'avait jamais pu se dire qu'elle vivrait une seconde sans son mari. Et les semaines après la mort de son époux, elle s'était laissée dépérir. C'était sa fille qui lui avait insufflé la force nécessaire. Lohelia l'avait prise pour s'en sortir. Elle était peut-être brisée, détruite de l'intérieure, mais au moins, elle vivait. Elle ne pourrait jamais se résoudre à laisser sa fille. En revanche, si on lui arrachait Rebecca, rien ni personne ne l'empêcherait de mourir. Elle aurait tout perdu. Alors, à quoi bon vivre ?

    Lohelia Isabella savait qu'elle pourrait donner à sa fille tout ce qu'elle voulait. Mais Rebecca ne demandait rien. Elle n'avait jamais rien demandé. Si... Des inscriptions. Mais pourquoi les regretter quand on voit ce que sa fille est devenue aujourd'hui ? Une excellente danseuse - il suffisait de la voir marcher et sa grâce allait jusqu'à la manière d'enlever ses chaussures. Comme si elle effectuait un pas de danse - une bonne comédienne et aussi une championne. Une championne nationale d'escrime. Tout ce que Rebecca avait entreprit, elle l'avait réussit. Mais au prix de souffrances. Lohelia Isabella ne comptait plus les cloques, les bleus, les coupures, le sang qu'avait versé Rebecca pour en arriver là où elle était. Elle avait pleuré comme toutes les autres. Elle avait eu ces moments de doutes. Mais elle y était arrivé. Et rien que pour ça, Lohelia Isabella en était fière. Car jamais ni elle ni Peter n'avait eu à utiliser leur privilèges pour faire atteindre à leur fille les sommets. Et de toute façon, ils s'y seraient refusés. La valeur du travail, Rebecca avait dû l'apprendre. La réelle valeur de l'argent, il était vrai qu'elle ne la connaîtrait jamais réellement. Mais elle n'était pas dépensière, loin de là. Lohelia avait inculqué des valeurs à sa fille. Des valeurs auxquelles elle devait se tenir. Sous peine de punition. Oui. Même à dix-sept ans, bientôt, Rebecca pouvait être sujette à des punitions. Et tant qu'elle vivrait sur le toit de Lohelia, elle serait à ce régime. Et Rebecca, comme n'importe quel autre enfant, s'était déjà prise de sacrés claques. Quand elle déconnait trop. Et il en était de même pour Michaël. Ils n'étaient certes pas battus, mais au moins, ils filaient droit. Et de toute façon, ils avaient plutôt intérêt. Et c'était ce à quoi elle avait pensé avec la phrase de Russlan. Tellement lourde de sens qu'elle avait bien du mal à vouloir admettre ce qu'elle avait compris. En plein entretien, Rebecca avait surgit. Avec la fameuse nouvelle qui fit plaisir à Lohelia tout en lui faisant mal. Elle s'imaginait la fierté de Peter en apprenant cette nouvelle et elle eut bien du mal à ravaler ses larmes. Et puis, il y eut l'épisode de la feuille. Lohelia n'avait pas lâché le jeune homme du regard. Elle le regardait d'un air neutre, dénué de toute émotion. Quand Rebecca partit, Lohelia sortit de son sac un calepin et nota rapidement l'heure à laquelle elle avait fait une injection à sa fille. Ce soir, elle regarderait le calepin de Rebecca, pour voir ce qu'il en était. Car le problème, c'était que l'insuline était une drogue. Anita, qui était aussi diabétique, était devenue insulinodépendante à la fin de sa vie. Peter, diabétique aussi, faisait extrêmement attention. Car être insulinodépendant était extrêmement handicapant. Aucune cure de désintoxication possible puisqu'il s'agit d'un médicament nécessaire à la bonne santé du patient. Lohelia avait regardé sa fille partir, silencieusement, le regard inquiet. Certes, elle était heureuse d'être admise. Mais Lohelia Isabella ne pouvait s'empêcher de s'inquiéter. Enfin bref... Une bonne nouvelle, c'était que son fils adoptif n'allait pas tarder à arriver. Il garderait donc un oeil sur Rebecca, au caractère de feu. Elle inspira profondément et regarda à nouveau le jeune. Elle eut un léger sourire et regarda le questionnaire.


    "Elle a tendance à être... Un peu trop directe. Ou survoltée. Encore un peu enfant malgré ses dix-sept ans. Mais généralement, quand elle est comme ça... C'est qu'elle va bien. Elle est très... Bref ! Continuons..."

    Elle eut un léger sourire et croisa les jambes. Elle s'installa un peu mieux dans sa chaise, sentant des courbatures dans son dos. Elle commençait à fatiguer tiens... Ça, c'était le stress. Elle stressait et ne savait même pas pourquoi. Ça promettait. Elle fit jouer sa plume un moment et reprit alors là où elle avait été coupé. A savoir si le jeune homme fumait, buvait et/ou prenait des substances illicites. Elle regarda le questionnaire, estomaquée. Même à Sainte-Mangouste on ne faisait pas ça. Elle arqua un sourcil, l'air de dire mais c'est quoi ce truc ? et secoua la tête. Avant de soupirer. C'était le genre de questionnaire qu'on faisait passer aux délinquants. Elle regarda le dossier médical de Caleb et nota qu'il y avait des négations assez souvent. Un jeune homme clean... Très clean. Ce qui était plutôt rare dans leur monde. Elle leva la tête vers le jeune homme et le regarda. Les cicatrices qu'il avait sur le torse, sur les bras n'avait de cesses de l'intriguer. Mais en tout cas, il y avait une réponse à sa question : il avait tenté de se suicider. Au moins deux fois si on regardait bien les cicatrices qu'il avait sur les poignets. Et c'était le genre de tentative faite sur un coup de tête, parce qu'on craquait réellement. Des marques plutôt grossières. Mais il s'était loupé, visiblement. Logique, sinon, il ne serait pas là devant elle. Elle releva le regard et continua à le regarder. Les autres lésions ressemblaient fort à des lésions dû à de l'automutilation. Faites avec un peu plus de sang-froid. Quand aux restes... Des coups. Visiblement un enfant battus. Certaines marques étaient récentes mais personnellement, il fallait être un tantinet cinglé pour tabasser un jeune adulte d'un mètre 90. Personnellement, Lohelia Isabella ne se risquerait même pas à le gifler. Parce que même s'il avait l'air plutôt sec dans son genre, c'était un homme. Et se manger une baffe par un homme, sur un coup de sang, ça fait... Toujours mal. Du moins, elle s'en doutait, n'ayant jamais vécu la période "femme battue". Puisqu'elle avait été une femme heureuse et comblée. Et pour en revenir à la visite médicale ? Elle haïssait littéralement ce quesitonnaire à la... noix. Elle annonça alors :

    "Ce sont les dernières questions d'ordre général... Nous passerons après à des questions plus... Pointilleuses, précises... D'ordre psychologique. Je peux mettre à jour cette visite et vous revoir plus tard pour compléter le dossier. Mais nous serons obligé de le finir. Alors je vous propose de finir rapidement cet entretien. Car je trouve ce questionnaire très... Impertinent et surtout très gênant."

    En réalité, elle n'en pouvait plus. Elle était franchement tentée de sortir les questionnaires de Sainte-Mangouste. Et puis, une certaine lassitude se faisait voir sur son visage. Et une fois qu'elle aurait fini la visite, elle s'occuperait du dossier de Rebecca. Genre... Le faire disparaître de la circulation. Et le garder sur elle. Elle ne voulait pas que ce que Russlan avait lu ne se propage dans les couloirs. C'était suffisamment honteux. Surtout qu'il n'avait lu... Que la première parti. Qu'il n'avait pas lu le reste. Encore heureux. Elle ne réprima pas un frisson et se mordilla la lèvre inférieure. En parlant de ça... En tant que mère, elle se devait de parler. Et ne prendrait pas des baguettes. Elle le menacerait peut-être. Mais elle se devait de le faire. Elle devait protéger sa fille, sa fils. Sa famille détruite. Les Stuart n'avaient pas besoin que tout Poudlard sache que la jeune Héritière avait été victime d'un tel outrage. Car généralement, les gens oubliaient ce qu'était un viol et se disaient que la victime n'était rien d'autre qu'une pute. Lohelia Isabella inspira profondément et se pencha vers le jeune homme. Légèrement. Plongeant son regard bleu dans l'anis du Russe.

    "Ce que vous avez lu... Je vous prierais de l'oublier. Rebecca ne l'a peut-être pas dit à voix haute mais moi, je le ferais. Et je vais vous dire la vérité. Vous avez entre les mains une bombe. Si vous la faite exploser, vous vous exposerez à de sérieux ennuis."
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Russlan S. D. Mihaylov
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MessageSujet: Re: [10 Sept.] What is this ? A Nursery ? [PV]   Mer 4 Mar - 15:41

[désolée pour le temps de réponse et la qualité minable, mon chou, mais c'est vraiment la dèche pour RP en ce moment >.<]

    Russlan n’avait jamais réussi à faire en sorte que son père s’intéresse à lui autrement que pour le cogner. A dire vrai, une fois, il avait essayé une méthode assez…Radicale. Et Glenn n’avait pas levé une seule fois le regard vers lui. Cette méthode, vous dites? Eh bien, une fois, l’été dernier précisément, il avait pris son père entre quatre yeux. Glenn était à table, en train de lire son journal, comme d’habitude, Orianne, elle, était en train de s’affairer à faire le petit déjeuner. Anna était encore en train de dormir dans sa chambre, à l’étage. Il l’avait laissée dormir car il n’avait pas voulu la réveiller. Bref, il s’était mis debout, face à son géniteur. Et là, d’un ton on ne pouvait plus neutre, il a déclaré: Tu sais quoi? Je fume, bois, je me drogue, je baise à tout va. Oui, je suis un de ces coureurs de jupons, et pas seulement. Je fréquente les mecs aussi. Ah, tu ne savais pas? Je suis bisexuel. J’ai déjà eu trois petits copains. Les filles quant-à elles finissent souvent dans mon lit. Ou je finis dans le leur, mais là n’est pas la question. J’ai passé trois jours en prison, car je me suis fait pincer lors d’une fête avec de la drogue dans le sang. C’est l’oncle Carlyle qui m’a sorti de là en payant la caution. Tu sais quoi encore? Il m’a engueulé comme du poisson pourri, chose que tu aurais dû faire et que tu n’as pas fait. Mieux encore, tu sais, Anna? Oui, notre invitée. C’est ma petite-amie, et non seulement nous dormons dans le même lit, mais en plus il nous arrive d’avoir fréquemment des rapports sexuels. Tu t’en fous? C’est bien, mais au moins, j’aurais parlé. Ce n’est pas quand je serai sur mon lit de mort qu’il faudra songer à vouloir me connaître. Ah, j’avais oublié. J’ai manqué crever par deux fois, et ces deux fois, tu n’es même pas venu me voir à l’hôpital. Glenn, comme on pouvait s’y attendre, ne répondit rien. À la place, il se leva, replia son journal, et sortit de la maison en claquant la porte.

    Russlan savait qu’il n’avait pas atteint Glenn. Mais en revanche, le message était bien passé auprès d’Orianne, qui avait l’air choqué. Plus tard, dans l’escalier se firent entendre des bruits de pas, et Nastia, joyeuse et sautillante, alla faire un bisou à sa mère, et arriva sur lui pour le serrer dans ses bras et faire une bise sur sa joue. Elle avait pris un toast et elle s’était servie un jus d’orange. Avant de se mettre à table et d’attendre que ça se passe. Suivit Anna. Elle avait sur le dos une des chemises de Russlan, et bien entendu, elle flottait dedans. Orianne arqua un sourcil. Nastia les avait regardé, d’un air de demander ce qu’ils lui cachaient encore. Russlan lui avait renvoyé un regard du genre ne pose pas de questions. Anna bâilla, l’air fatigué, puis elle avait rejeté ses cheveux en arrière, pour dégager son visage. La première chose qu’elle avait fait, c’est de saluer oralement Orianne et Nastia, avant d’aller vers lui pour se blottir dans ses bras et l’embrasser. Aussi bizarre que cela puisse paraître, c’était sa famille, et il ne voulait pas en changer, mis à part peut être effacer la donnée Glenn de la base. Pour finir, ils étaient restés tous les quatre, à manger et à bavarder. Anna, à un moment, s’était tournée vers lui, et elle avait souri. Elle avait passé son pouce au coin de ses lèvres, car il y avait un peu de pâte à tartiner. C’était un souvenir d’enfance, ça. Ils étaient encore gosses, encore innocents. Svetlana, pour les neuf ans de Russlan, avait fait un énorme gâteau au chocolat. Anna était là, elle aussi, et d’ailleurs, ils n’étaient que tous les trois. Glenn était déjà parti à l’époque. Il était parti quand l’enfant avait sept ans. Après l’avoir bien martyrisé, et terrifié. Bref, pour en revenir au gâteau au chocolat, Russlan en avait partout autour de la bouche, et Svetlana avait pris une photo pour immortaliser le tout. Le Russlan qui était à présent à l’infirmerie sentit son cœur se serrer, avec tous ces souvenirs. Il aurait tellement voulu avoir une vie normale. Mais ce n’était pas possible. Et il gardait toutefois les meilleurs moments pour pouvoir se réconforter ensuite quand tout allait mal. Il avait pour un moment la vision d’Anna, seulement vêtue de sa chemise sans rien en dessous, hormis sa petite-culotte on ne pouvait plus simple. Mais elle était terrible avec n’importe quel sous-vêtements. De toute façon, tout ce qu’elle portait lui allait. Elle avait un corps magnifique, elle était, en plus de ça, tellement naturelle…loin des blondasses peroxydées qu’il avait eu l’occasion de croiser dans les couloirs, ou même ces brunettes midinettes qui n’avaient pas grand-chose en matière grise.

    Pourquoi il restait avec Anna? Certains pouvaient, à raison, se poser la question. Comment un garçon comme lui, qui avait les filles qu’il voulait en claquant dans les doigts, pouvait-il rester avec une fille comme elle? Ceux qui se demandaient ça, eh bien, ils ne savaient pas. Ce qui le liait à Anna. Un lien fort, indestructible, et pourtant, qui finira par les détruire, ainsi que leur amitié. Ils n’avaient pas pu continuer en simples amis car ils avaient déjà été trop loin pour revenir en arrière. Ils n’avaient plus qu’à essayer d’être en couple. Et souvent, ça passe ou ça casse. Mais elle était tout, pour lui. Et si on lui posait à nouveau la question…Eh bien, il répondrait. Sa présence simple pouvait le réconforter. En tant qu’amoureux, il aimait ses lèves douces, le goût de sa peau. En tant qu’amant, il aimait tout naturellement son corps. Il fallait voir la façon dont elle le regardait après l’amour. Comment elle lui disait qu’elle l’aimait. Car oui, elle est la seule qui lui a dit ces deux mots. Même sa mère ne lui avait pas dit. Il n’y avait qu’elle. Et ce, même quand ils n’étaient qu’amis. Et maintenant, ça avait une toute autre signification. Ils réussissaient à avoir leur bonheur, après les cris, les coups, les larmes. La galère qu’ils ont traversée. On les laissait tranquille. Russlan savait pourtant que leur relation était condamnée. Qu’il ne pourra pas rester avec elle. Qu’immanquablement, il finirait par la faire souffrir. C’était dans sa nature même. Et le fait qu’Anna soit celle qu’il aime plus que tout n’y changera rien. Il est capable de la sauver du monde extérieur, mais incapable de la sauver de lui-même. Elle avait laissé entrer le loup dans la bergerie.

    Ca ne pouvait pas finir comme ça, il se le refusait. Pourquoi la vie était si difficile? N’avait-elle que cesse de les martyriser ainsi? Mais quoiqu’il en soit, il voulait rester avec elle, encore un peu. Lui donner tout ce qu’il avait, et ce jusqu’à son être. Il était impatient de la retrouver. Et il n’en avait qu’assez de cet entretien qui s’éternisait. L’intervention de Rebecca n’avait pas arrangé le schmilblick. Et il sut. Ce qu’il n’aurait pas dû savoir. Enfin, une partie. Le visage de Rebecca qui s’était décomposé, la mère, elle, n’avait pas bronché. Russlan avait vu le début, et n’avait pas eu le culot de regarder la feuille avant de la rendre à l’infirmière. De toute façon, ça ne le regardait pas, et une telle attitude était digne d’un voyeur. Un voyeur qui avait un goût prononcé pour le morbide. Russlan se savait tordu, mais pas à ce point là. Et pas non plus du genre à penser qu’elle le méritait. Personne n’avait à subir cela. Il inspira profondément, mal à l’aise. Et dire qu’il connaissait Rebecca que depuis deux jours seulement, et il savait déjà -même indirectement- l’un de ses secrets les plus sombres… Cela n’augurait rien de bon pour la suite. Déjà, il était plus lié à elle qu’il ne l’aurait voulu. S’il avait été mauvais, il aurait jubilé de détenir une telle information. Parce qu’il aurait pu s’en servir contre elle. Mais Russlan n’était pas mauvais. Si dans son attitude, il montrait peu de respect envers autrui -surtout ses conquêtes, il n’hésitait pas à en avoir plusieurs en même temps-, il en avait quand même, et puis, la bienséance l’empêcherait de faire quoi que ce soit. Ce qu’elle avait vécu était déjà assez pénible, si en plus elle devait porter la croix parce qu’il aurait tout balancé…quel genre de monstre pouvait faire cela? Bref. Rebecca partit, laissant à nouveau Russlan et l’infirmière seuls. Elle nota quelque chose dans son calepin -sûrement l’heure de sa dernière prise d’insuline- puis elle reporta son attention sur lui. Ce qui ne l’empêcha pas de parler de sa fille pour autant. Elle lui fit remarquer qu’elle était impulsive, et malgré tout enfantine. Il tressaillit légèrement en entendant qu’elle n’avait pas encore dix-sept ans. Il avait trois ans de plus qu’elle, quoi. Lui n’avait pas encore vingt ans, mais ça ne saurait tarder. Et elle finit par dire qu’elle allait bien. Tant mieux. Il esquissa l’ombre d’un sourire, avant de déclarer.

    « -J’ai cru comprendre, oui. »

    A quoi bon épiloguer sur le sujet, hein? Après tout, c’était de lui qu’il s’agissait, non? Après tout, il n’était pas mécontent de l’intervention de la jeune femme, même si elle avait vu ce qu’il s’évertuait à cacher. Mais au moins, elle avait eu le mérite de retarder le moment fatidique. Lequel? Bah, ce n’était pas compliqué à deviner…La partie psychologique de l’interrogatoire. Et franchement, il ne savait pas trop à quelles questions il allait devoir répondre. Et pour se donner du courage, il se disait qu’il n’aurait qu’à donner des réponses monosyllabiques, qu’il n’était pas obligé de répondre par des phrases dignes d’un livre de Proust. Il ferma les yeux, un moment. Russlan était un cas. Il avait passé par tout, ou presque. Drogue, alcool, tabac, suicide, violence. Il ne fallait pas se voiler la face. Russlan n’était ni plus ni moins qu’un délinquant. Petit délinquant, certes, mais délinquant quand même. Et pire encore, il avait fait de la prison. Pour trafic de drogue et de prostituées. Oui, vous avez bien lu. C’était à cause de la façon dont les filles à la fête étaient habillées. Et ça portait à confusion. Bref, les flics qui avaient débarqué les avaient prises pour des prostituées. C’est joyeux tout ça, non? Bref, il aurait, normalement, dû avoir trois ans de prison ferme. Son oncle avait juste déboursé une somme astronomique de roubles pour le faire sortir de là, payer la caution, et il avait un bon avocat qui l’a innocenté. Il s’était avéré qu’il avait juste consommé, pas vendu. Qu’il avait été au mauvais endroit, au mauvais moment. Ses copains, eux, avaient eu moins de chance. Ils purgeaient actuellement leur peine, faute d’avoir un oncle aussi riche que celui de Russlan. A la maison, ça avait fait du bruit, cette histoire. Mais Anna ne connaissait pas ce chapitre de sa vie. A dire vrai, elle ne connaissait pas vraiment tout de lui. Son côté sombre. A moins qu’elle ait su, mais qu’elle ne disait rien. Ou alors elle était trop aveugle en ce qui le concerne, pour voir ce qui pourtant était gros comme une maison. Mais là, il se dit qu’il serait peut être temps qu’il se calme. Qu’il avait assez fait de conneries comme ça, et que la prochaine allait lui causer beaucoup de préjudices. Il voulait être clean. Il ne voulait pas tomber dans le stéréotype des artistes torturés, drogués parce qu’ils ne réussissent pas à cause de ce problème. Il voulait, en clair, prendre un nouveau départ, une nouvelle vie. Il touchait encore à la drogue, occasionnellement. Mais il imaginait sans peine que ça allait péter si jamais Orianne trouvait de la coke dans ses affaires. Il vit que Lohelia était en train de le regarder. Non pas comme une femme regardait un homme, mais pour essayer de comprendre l’origine des traces qu’il y avait sur son corps. Certes, beaucoup étaient récentes, mais c’était de la mutilation. Il n’était plus battu par son père, qui, mieux encore, l’ignorait. Mais il se faisait mal, volontairement, quand la souffrance était trop forte. Il était passé près de la mort. Il avait survécu. Et là encore, il survivait. Il ne vivait plus. Il baissa la tête, quand l’infirmière le regarda. Il ne voulait pas répondre à ces questions, pourtant, il le fallait, il n’avait aucune envie de repasser cette fichue visite médicale.

    « -Pour répondre à votre question, avant que votre fille ne nous interrompe, oui je fume, oui je bois, et oui, je consomme de la drogue, même occasionnellement. J’ignore ce qui m’attend question psychologie, mais je ne veux pas non plus que ça s’éternise, car vous avez sûrement mieux à faire et moi aussi. De plus, tant qu’à faire, je ne souhaite pas passer plus tard, je préfère finir aujourd’hui. Quitte à me faire torturer, autant le faire jusqu’au bout et non pas reprendre plus tard. »

    Il n’avait pas fait preuve de tact en disant tout cela. Mais il n’avait dit que la stricte vérité. Alors, il pinça les lèvres, et attendit. Et il la fusilla du regard quand elle le menaça. Même indirectement. Il se leva, posa ses mains sur le bureau, avant de déclarer, sèchement.

    « -Sachez que je ne suis pas du genre à véhiculer les petits secrets des uns et des autres selon mon bon vouloir. Si je souhaite ruiner la réputation de votre fille, je pourrai utiliser d’autres méthodes beaucoup plus viles que cette méthode de bas étage. Alors si vous croyez que je vais raconter tout ce que j’ai pu voir sur cette fichue feuille, vous vous méprenez fortement sur mon compte. »

    Il se rassit, et croisa les bras.

    « -Bien. Et si nous revenions au but premier de cet entretien? Car si je ne m’abuse, ce n’est pas de votre fille dont il s’agit, mais de moi. »

_________________
RUSSLAN S. D. MIHAYLOV
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MessageSujet: Re: [10 Sept.] What is this ? A Nursery ? [PV]   Ven 17 Avr - 1:17

    Les apparences ne sont pas celles que l'on veut bien croire. Et, à l'évidence, le jeune homme en face de la Médicomage jouait fort bien avec les apparences. Si Rebecca était plutôt douée pour avoir de bons pressentiments, Lohelia, elle, en avait plutôt des mauvais. Et surtout quand il s'agissait d'un garçon. Jamais Rebecca ne se serait montré aussi... Libre devant un homme. Surtout un étranger qui n'était pas là depuis bien longtemps. Alors d'où venait donc ce sourire ? Sourire qui, chez Rebecca, n'était parfois absolument pas significatif. Quand sa fille souriait, il était rare que ce soit par pure plaisir ou bonheur. Non. Parfois, ça cachait autre chose. En l'occurrence, là, ça cachait autre chose et Lohelia Isabella le sentait fort bien. Qu'avait-donc encore fait sa fille ? Intenable et imprévisible comme elle était, elle devait encore avoir fait des siennes. Bref, elle le saurait tôt ou tard... Ou alors jamais. En tout cas, une chose est-il... Si c'était grave, Rebecca savait fort bien quel genre de punition il lui en coûterait. En privé, elle l'appelait "Maman". En public, elle la désignait sous le terme de "Mère". Elle la tutoyait, que ce soit en privé ou en public. Mais si un écart de conduite de sa part venait à mettre en péril l'honneur des Stuart, les relations entre la mère et la fille deviendrait distantes voire glaciales. Et leurs comportements à l'une comme à l'autre changerait du tout au tout. Les apparences étaient trompeuses, disions-nous ? C'est vrai. Elles le sont. On se montre d'une certainr façon devant les gens. Mais il se peut fort bien que l'on ne soit qu'un hypocrite. On pouvait se montrer comme la pire des garces pour cacher une odieuse fragilité qui n'attendait que le bon moment pour vous mettre à genoux et il y avait ceux qui se montrait doux comme des agneaux et fort sympathiques alors que ce n'étaient que... Des salauds. Bizaremment, Lohelia Isabella mettait Russlan dans la seconde catégorie de personnes alors que sa fille allait dans la première. Et puis, il y avait ceux dont il fallait se fier. Dont les apparences n'étaient pas trompeuses. Bien réelles. Il n'y avait aucun subterfuge, aucun masque. On se montrait comme on était réellement. Lohelia Isabella était de ceux-là. Elle se montrait toujours "à nue" devant les gens. Et parfois, cela pouvait lui porter préjudice. Combien de fois s'était-elle mise en porte à faux vis-à-vis du service de la santé du Ministère de la Magie quand quelque chose - une réforme par exemple - ne lui plaisait pas ? Elle ouvrait sa gueule et ça déplaisait. Mais elle était adulte et savait comme être vis-à-vis des autres. Et surtout comment réagir. Elle ne supportait pas l'hypocrisie. Elle était entière et ça pouvait plaire comme déplaire aux autres. Mais l'avis des gens, elle s'en contrefichait joyeusement.

    Et c'était ce trait de caractère qui avait séduit Peter. Quand ils s'étaient rencontrés, ils n'étaient encore que des petits enfants. C'était pendant cette soiriée de complaisance qui réunissait le gratin de la société sorcière européenne. Et puis, adultes, Peter avait aimé Lohelia Isabella. Et il y eut cette... interlude, si nous pouvons dire. L'interlude Blair Witherpson et Nathanaël Stuart. Nate avec qui Lohelia Isabella avait eu Rebecca. Rebecca était une Sang-Pur, cet état de fait était indéniable. Mais elle n'était pas la fille de Peter. Au souvenir de cette nuit, le regard de Lohelia Isabella s'assombrit et perdit cet éclat de vivacité qui était pourtant caractéristique à la jeune femme. Son mari avait toujours su que Rebecca n'était pas sa fille biologique. Son frère jumeau, Nate, le lui avait dit. Mais c'était une erreur de parcours, on y pouvait rien. Rebecca avait, de plus, bien failli ne jamais voir le jour puisque Lohelia avait voulu avorter pour ne pas porter préjudice à Peter. Mais le couple, profondément croyant, avait refusé cette alternative. C'était contraire au dogme catholique. Nate avait accepté de ne pas reconnaître l'enfant. Il ne voulait pas porter préjudice à son frère, en pleine campagne électorale. Quand Rebecca vint au monde, Peter l'aima comme sa fille de sang. Nate déménagea aux Etats-Unis, pour devenir professeur de potions dans l'Institut de Magie de Salem. Est-ce Lohelia Isabella était tombée amoureuse de Nate ? Non... Elle n'avait aimé que Peter. Même si, en théorie, deux jumeaux étaient parfaitement identiques. Mais Lohelia, elle, avait toujours était capable de faire la distinction. Sauf ce soir-là, à l'évidence. Elle était ivre, tout comme lui. Elle l'avait prit pour Peter et lui n'avait eu envie que d'une aventure. Mais enivrés comme il l'était, il fut incapable de reconnaître l'ex-fiancée - à cette époque - de Peter. Et le lendemain, ce fut la déchéance. Bref... Rebecca n'avait pas été une enfant désirée. Peut-être qu'elle le ressentait au plus profond d'elle, malgré l'amour qui lui avait été donné, comme si elle était l'Enfant Dieu. Oui... L'Enfant Dieu. Rebecca était ignorante de sa filiation. Personne ne le savait et personne ne le saurait jamais. Pas même la principale concernée. Dans l'esprit des gens, Rebecca était la fille de Peter Stuart et de Lohelia Isabella Di Matteo. Et le jour de sa mort, son époux lui avait fait juré de ne jamais rien dire à Rebecca. C'était un mensonge, un odieux mensonge, certes, mais un mensonge nécessaire à l'équilibre de sa fille. Nate, bien entendu, fut mis au courant et bien que réticent à cette idée - puisque jugeant Rebecca assez mûre pour comprendre - accepta. Il voulait qu'elle soit heureuse. Mais le fait de cacher la vérité à Rebecca était mal. Que se passerrait-il le jour où les mots sortiraient d'eux-même ? Quand la vérité éclatera, quelle sera la réaction de la bafouée ? Dieu savait qu'il valait mieux l'ignorer et prier pour que ce jour n'arrive jamais. Peter et Lohelia s'en était toujours voulu à mort de ne rien dire à la jeune femme. Mais quand elle avait été en âge de comprendre, les évènements s'étaient enchaînés, acharnés sur elle. Tant et si bien qu'elle n'aurait et ne pourrait que difficilement supporter une telle nouvelle. Lohelia en était convaincue, désormais, soutenue par Rose, la marraine et psychiatre de Rebecca. Ainsi, c'était la mort dans l'âme que la veuve avait choisit d'honorer les dernière volonté de son défunt mari et de ne rien dire à sa fille.

    Mais comment en portant un tel mensonge on pouvait rester naturelle et sauver les apparences ? On devenait hypocrite. Ainsi, Lohelia n'était pas aussi sincère qu'elle voulait le prétendre. D'ailleurs, quand elle touchait sa fille, il y avait parfois une certaine réserve et une tristesse infinie dans son regard. Par exemple, quand elle lui avait fait son injection d'insuline, elle l'avait touché avec précaution, comme si elle avait eu peur de salir sa fille par ce mensonge vieux de dix-sept ans qui lui pourrissait la vie. Lohelia Isabella, par mesure de précaution, avait rangé le dossier médicale de sa fille, avant de plonger se regard azuré dans l'anicé du jeune homme quand il se manifesta. Elle sourit. Mais ses yeux, eux, ne souriaient pas. Il s'étaient à nouveau éteints. Pour un long moment. Elle resta cependant silencieuse à ses assertions et posa son regard sur le torse du jeune homme, non pas pour "mâter" mais surtout pour observer ses cicatrices. Pendant qu'il continuait à parler, elle s'était levé pour prendre sa tension et écouter son coeur, chose qu'elle avait oublié de faire à cause de l'intervention de sa fille et l'annonce de son heureuse nouvelle. Et la doctoresse étaient penchée sur son patient, image qui ne pouvait pas manquer de porter à confusion. Mais Lohelia Isabella avait une tenue tout à fait décente : pantalon noire, chaussures noirs et chemisier blancs. Et par-dessous sa blouse de médecin avec l'emblême de Sainte-Mangouste. Et son bage, avec son nom et sa fonction au sein de l'établissement. Elle retourna à son bureau et laissa Russlan de finir de parler. Elle se contenta de lui sourire. Un simple sourire en coin, peu avenant cependant. Qui signifiait juste je n'aurait fait que te prévenir.. Et ce fut la fin de cette conversation. Un silence s'installa légèrement tendue. Et son regard continua à virevolter astucieusement sur chacune des lésions du jeune homme, analysant celles qui semblaient être occasionnées par une lame et d'autres qui ressemblaient à d'anciennes traces de cou. Elle fronça les sourcils : certaines étaient nettes et propres. Pour la plupart volontaires. Lohelia, lentement, releva son regard vers le visage du jeune homme et demanda :

    "Qu'est-ce que c'est que toutes ces cicatrices ?"

    En médecine, lors d'un interrogatoire visant une partie psychologique, il n'y avait pas de questions spécifiques. Juste une analyse du médecin. Alors, Lohelia était franche. Peut-être un peu trop. Mais elle n'était pas là pour minauder. La différence entre elle et Hélène Basquer, l'ancienne infirmière, était là : Lohelia Isabella, elle, ne se laisserait pas séduire par un jeunot qui tenterait de lui faire du gringue. La médicomage trempa sa plume dans l'encrier, toujours en regardant le jeune homme. Derrière elle, l'horloge émit son tac, un léger bruit. La cloche sonna. Des élèves sortaient de leurs salles de cours.

    [Désolée pour la qualité du post. Fera mieux la prochaine fois hug ]
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MessageSujet: Re: [10 Sept.] What is this ? A Nursery ? [PV]   Mer 22 Avr - 19:55

    Oui, Russlan aurait pu être un très bon acteur. Il change de visage comme ça l’arrange, et il se montre toujours différent, sous un jour nouveau, et pas forcément des plus avenants. Beaucoup avaient du mal à s’adapter à son caractère changeant. Et du coup, renonçaient à essayer de le comprendre de quelque façon que ce soit. En plus d’être un bon comédien, et parfaitement hypocrite, Russlan avait ce côté charmeur que personne ne lui refusait. Quelqu’un qui savait manipuler son petit monde, qui le tenait à sa botte. Il ne savait que trop bien ce qu’il faisait. C’était une apparence seulement, et pas des moindres. En fait, Russlan au plus profond de lui-même était brisé en mille morceaux, et il avait fait de la méchanceté son ciment. Ainsi, il prenait un malin plaisir à tourmenter les autres afin de s’expier de ses propres douleurs. En usant et abusant de son côté charmant pour les traîner dans la boue ensuite. Seulement, quand on envoie un boomerang, il faut toujours s’attendre à ce qu’il revienne. C’est le cas également pour la méchanceté. Ou quand on joue au con. Exemple? Il y a deux jours, précisément. Oui, lors de cet entretien avec la préfète en chef de Poudlard -il n’ose même pas penser à son prénom tellement elle l’énerve- qui a mal terminé pour lui. Genre l’arroseur arrosé. Son piège s’était refermé sur lui. Il avait espéré mettre la petite Stuart dans son lit, mais elle avait réussi à se défiler. D’où le sourire éloquent qu’elle lui avait lancé avant de partir. Et de lui faire remarquer son nouveau fond de teint. Elle aura des surprises , celle là. Il l’attendait au tournant. Certes, il savait son secret, du moins, une partie. Car ledit secret représentait un peu la partie émergée de l’iceberg, quatre-vingt dix pourcents restant à découvrir. Mais il y a deux jours, ils avaient joué en adultes consentants. Il avait perdu. Son orgueil en avait pris un sacré coup. Et Russlan détestait d’être ainsi rabaissé. D’autant plus que cette peste ne s’est pas contentée de le frustrer, puis de s’amuser avec lui, avant de le planter là, attaché sur sa chaise, mais en plus elle lui avait insufflé la culpabilité.

    Pourquoi? Eh bien, il a trompé Anna. Avec une garce de première catégorie. Anna avec qui il est depuis un peu plus de deux ans et qu’il n’a jamais trompée, laissant sa période débauchée antérieure à sa seconde tentative de suicide. Alors oui, il pouvait être considéré comme un salaud. Car c’est ce qu’il est. Russlan ne pouvait pas renier sa vraie nature en se cachant derrière un masque qui finalement ne lui allait pas. Russlan n’était pas un garçon fragile et inoffensif. C’était un dur. Il en avait vécu des choses, il s’était endurci et il s’était paré face aux différentes épreuves de la vie. Il n’était pas du genre de deux à qui on pouvait faire prendre des vessies pour des lanternes. Pour lui, les contes de fées n’existaient pas. Dans la vraie vie, il n’y avait ni méchant, ni gentil, juste des gens, qui étaient là, et qui se contentaient de se montrer sous plusieurs visages, s’adaptant à la personne qu’elles avaient en face d’elles. Russlan paraissait beau, mais son être était pourri jusqu’à la moelle. Il aimait faire souffrir , c’était jouissif de voir les autres décamper à son passage, car ils ne savent pas à quelle sauce ils vont être mangés. Anna était comme ça aussi, dans le temps. Avant son accident qui a fait de la belle rose un fragile bouton. Le papillon redevenu chrysalide. Depuis deux ans, il était avec le fantôme d’Anna. Pas la superbe jeune femme qui l’assistait dans tous ses coups foireux. Et n’allez pas croire que c’était une soumise, parce qu’il la suivait aussi dans ses propres machinations. Seulement, ça, c’était avant. Maintenant, ils n’étaient plus rien. Il n’avaient plus cette foutue réputation. Si. Russlan se traînait toujours l’étiquette du salaud. Anna quant à elle était devenue personne. Russlan comprit alors pourquoi il avait presque succombé à Rebecca, dans cette salle vide. Sur bien des aspects, à ses yeux, elles étaient semblables. Elles avaient toutes les deux ce côté garce, bien que ce dernier se soit exacerbé chez Rebecca. Elles avaient la même fragilité apparente, et de sombres évènements avaient entaché leur innocence. Il avait identifié Rebecca à Anna. D’où sa probable faiblesse. Car parfois, Anna se montrait assez insolente dans son genre. Ses mains savaient se faire baladeuses et…STOP! On arrête là les pensées de ce genre, ce n’était ni l’endroit, ni le moment.

    Russlan s’était demandé ce qui l’avait séduit chez Anna. La première fois qu’il l’a vue, elle n’était qu’une enfant. Elle avait un grand sourire merveilleux, elle avait toujours des belles robes et une imagination débordante. Tout cela se perdit l’été de ses dix ans quand ses parents moururent dans un incendie. Quand son frère fut accueilli comme l’enfant roi chez ses grands-parents, et qu’elle a été parachutée dans un minable orphelinat. C’était la vie d’Anna, et il l’avait partagée avec elle. Mais entre Russlan et Anna, ça a toujours été très particulier. Certains enviaient leur relation fusionnelle. L’amitié qui s’est petit à petit transformé en amour. Russlan ne savait pas trop comment ça avait commencé. Il y avait juste ce baiser échangé lorsqu’il était en troisième année et elle en seconde année. Un baiser d’ados, maladroit. Russlan se souvint de s’être senti tout bizarre après ce baiser. Il avait le goût sucré d’Anna sur les lèvres et il se surprenait à caresser sa bouche où elle l’avait embrassé. Elle avait fait cela dans un mouvement de joie. Bientôt, elle avait enroulé ses bras autour de sa nuque, alors que maladroitement il les refermait autour de sa taille. Il avait rougi comme une tomate quand il avait senti la langue de la jeune femme s’immiscer dans sa bouche, venant s’amuser avec la sienne. C’était étrange comme sensation, mais pas déplaisant. Un premier baiser, quoi. Tout comme une première fois n’était pas forcément transcendante. Les années qui ont suivi, Russlan s’est surpris à penser encore une fois au goût de ses lèvres, tout en se disant que ça ne lui déplairait pas de recommencer l’expérience. Se faire une meilleure idée de la chose. Quand on voyait Russlan tel qu’il était aujourd’hui, on avait du mal à s’imaginer qu’il avait échangé son premier baiser à treize ans et son second baiser à quinze ans. Avec un autre mec qui de plus est. Lui qui avait eu tendance à une époque de voler baisers sur baisers. Tout ça avant de décider que ses lèvres ne seraient que pour la personne qu’il aimerait et qu’embrasser ne se faisait pas avec les lèvres, mais avec le cœur. Ainsi, quand Anna avait de nouveau posé ses lèvres sur les siennes quand il était dans ce lit d’hôpital, juste après son réveil et qu’ainsi ils avaient échangé de nombreux baisers, Russlan s’était promis de ne plus jouer au con et que ses lèvres seraient pour elle, rien que pour elle.

    Mais au fond, c’était une promesse bien hypocrite. Car il avait déjà embrassé sans aimer. De même qu’il avait déjà baisé sans faire l’amour. Et dire qu’il n’a pas tenu cette promesse. Certes, il n’avait pas une seule fois embrassé Rebecca sur les lèvres, mais d’une certaine façon, il avait trahi Anna dans le sens où il avait embrassé le corps de Rebecca comme il aurait embrassé le corps de sa petite-amie officielle. Russlan depuis deux jours n’osait plus regarder Anna dans les yeux. Il l’embrassait encore, mais il était distrait, et cela se ressentait dans sa façon de faire. Comme si son mensonge finalement allait surgir de nulle part s’il s’avisait à regarder Anna droit dans les yeux. Oui, il lui mentait. Effrontément, même. Il avait honte de cela, mais il ne pouvait rien faire. Anna en était toujours aussi amoureuse. Des fois, quand ils se câlinaient, il leur arrivait d’évoquer le futur. Anna disait souvent qu’elle aimerait bien aller au Maroc pour leur lune de miel. Elle s’amusait aussi à deviner le nombre d’enfants qu’ils auraient. A qui ils ressembleraient le plus. La plupart du temps, Russlan écoutait avec peu d’attention ses divagations. Non qu’il s’en fichait, après tout, lui aussi voulait un futur avec elle, mais ce n’était pas sa priorité du moment. Tout comme en ce moment, ce n’était pas le moment de divaguer. Russlan devait en finir avec cette visite médicale qui s’éternisait à son goût. Et il s’apercevait avec un certain malaise que Lohelia Isabella scrutait les cicatrices sur son corps. Infligées plus ou moins volontairement. A part le coup de poignard qu’il a reçu dans le ventre et qui avait mal cicatrisé. Elle avait ensuite pris sa tension. Il ne manqua pas de sursauter au contact froid du métal constituant le stéthoscope. S’en suivit alors un silence tendu, alors qu’elle retournait à son bureau. Consulter à nouveau les paperasses administratives. Avant de le regarder à nouveau, scrupuleusement. Et tomba alors la question fatale. Russlan serra les poings, et il marmonna, mâchoires serrées:

    « -Rien. »

    Tout ce qu’il avait envie, c’était de partir ici. Il n’avait pas la moindre envie de répondre à ses questions. Il n’avait rien à dire à l’infirmière de Poudlard. L’infirmière à Durmstrang avait mis des années avant de percer son « mystère ». Si elle croyait qu’il allait tout déballer, elle se fourrait la baguette dans l’œil jusqu’au coude.

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MessageSujet: Re: [10 Sept.] What is this ? A Nursery ? [PV]   Dim 14 Juin - 19:36

    Et si aujourd'hui était votre dernier jour ? Que feriez-vous ? Lohelia Isabella n'en savait rien. Elle vivait chaque jours comme si c'était le dernier. Parce que pour le moment, elle était encore trop proche des dangers. Mais bientôt, bientôt, elle ne le serait plus. Ou moins. Hélas, elle refilait le fardeau à sa fille. Lâche ? Peut-être. Mais vous ne pouvez pas savoir, vous n'êtes pas dans la situation des femmes de la famille Di Matteo. Des femmes ou des hommes descendants directement d'Alberto De La Stella... Qui ça ? Rien de moins qu'un ancêtre des Di Matteo. Bref, toujours est-il que les descendants directs de cet homme n'étaient pas destinés à avoir beaucoup de chance dans leur vie. A croire que la Fatalité avait déjà décidé à frapper Rebecca le jour où Anton Averey l'avait violé. Hélas pour Lohelia, elle avait deviné bien trop tard ce qu'il était. Bien trop tard. Elle n'avait pas su lire. Comparée à sa fille, Lohelia ne fournissait pas le même travail de qualité. Elle se rappelait d'ailleurs qu'une fois, en l'emmenant au British Museum, Rebecca avait comprit un truc que des archéologues n'avaient pas encore compris. Et elle n'avait que treize ans à ce moment. Et elle sortait tout juste du Couvent du Pri... Bref ! Lohelia avait été surprise par cette faculté à comprendre. Et elle savait que sa fille serait plus douée qu'elle. C'est pourquoi elle lui infligerait cette souffrance plus rapidement. Pourquoi croyez-vous qu'elle ait tant cherché à l'éloigner des autres personnes. Lohelia respectait les mêmes Principes que Rebecca. Et c'était d'ailleurs la raison pour laquelle son cercle d'amis était très peu développé. A raison, elle n'avait presqu'aucun amis. Juste deux ou trois confidents, comme Empiria Strong, une dame de la Cour d'Angleterre. Et pour cause, Empiria était au Couvent elle aussi. Enfin, parce qu'elle était une Donnatrice importante. Pour des raisons qui ne vous concerne pas. Mais mis à part Empiria et Rose - qu'elle connaissait pour des raisons évidentes - qui donc Lohelia avait-elle comme amie ? Personne.

    En revanche, des ennemis, elle en avait. Des tas même. Déjà, Blair... Cette garce qui avait couché avec son époux. Cette espèce de... Salope ! Ce qu'elle avait lui fait était resté en travers de la gorge. Mais ce n'était pas Blair le soucis principal de Lohelia. Son soucis majeur, son plus gros problème, c'était une certaine Moïra. Elle n'avait réussi à ne connaître que son prénom. Son nom de famille lui restait inconnu. Et c'était ce qui était le plus dommage dans cette histoire. Car connaître son nom de famille lui aurait permis de savoir que sa fille avait été violée par le fils de cette femme. Que Moïra, qui avait une fonction bien définie, avait donné en héritage cette même fonction à son fils. Et son fils qui n'était personne d'autre qu'Anton Averey. Rien qu'en connaissait cette donnée, Lohelia aurait appris bien des choses en ce qui concernait le viol de sa fille, la mort de son mari. Mais il était des secrets que l'on mettait du temps à découvrir. A comprendre. Ceux-là, elle n'était pas capable de les déchiffrer. Ce n'était pas à elle de découvrir ça. C'était à quelqu'un d'autre. Le jour des révélations sonnerait qu'elle ne saurait même pas comment les secrets ont été déterrés. Lohelia n'était pas prête à savoir certaines choses. Sa propre chair elle-même lui cachait ses vices, ses malheurs. Alors au vent les beaux discours. Elle ne valait pas mieux que les autres en réalité, Lohelia. Et elle avait beau se cacher derrière son petit doigt. Elle voulait juste une chose : c'était pouvoir vivre tranquillement. Avec ses souvenirs. D'ailleurs, en parlant de souvenir... Elle en avait un de ses enfants qu'elle appréciait beaucoup. Qui montrait fort bien le milieu dans lequel ils se sentaient si bien : les arts. Lohelia s'était rendue une fois dans leur aile rien qu'à eux. Un bâtiment construit pour que Rebecca et Michaël s'entraînent à l'escrime, révisent les chorégraphies. Mais aient aussi leur studio d'enregistrement quand ils décidaient d'écrire des chansons et de les offrir à leurs parents. Et ce n'était pas rare en fait. Ca permettait à Lohelia ou à Peter d'entendre la voix de leurs enfants quand ils se rendaient sur leurs lieux de travail (genre le métro, quand Peter allait à la banque ou avant de transplaner pour aller au Ministère). Lohelia, elle, écoutait ces chansons pendant ses pauses à l'hôpital. Elle avait regardé Rebecca chanter dans ce studio d'enregistrement une chanson pendant que son frère était à la guitare. Un ami les accompagnait à la batterie. Cet ami n'était personne d'autre que Caleb en réalité. Elle interprétait If Today Was Your Last Day, d'un groupe dont Lohelia avait oublié le nom parce que tout simplement, ce n'était pas le style de musique qu'elle écoutait. Mais interprétée par sa fille, c'était soudainement différent. Elle avait su faire passer le message. Mais on voyait aussi qu'en chantant, elle était dans son monde. Un monde où rien ne l'atteignait.

    Et c'était peut-être ça qu'intérieurement, Lohelia recherchait. Un endroit où personne ne pourrait l'atteindre. Une sorte de Tour d'Ivoire où elle serait en sécurité. Elle l'avait trouvé. Mais elle l'avait perdu il y a trois mois de ça. Dans un accident. Et l'avait vu mourir. Et tous ses talents de médecin n'avait rien pu faire pour le retenir. Perdre son mari fut la plus terrible épreuve que Lohelia eut à endurer. Sûrement pire que toutes les initiations qu'elle a pu faire pour devenir celle qu'elle était aujourd'hui. Mais la mort était un tout. Elle faisait partie de nous. Et on devait tous mourir un jour. Un jour, Peter lui avait dit qu'on ne choisissait ni la date de sa mort. Mais on pouvait choisir la manière dont on mourrait et avec qui. En y repensant, elle ne pouvait s'empêcher de penser... *Et toi ? Tu as pu choisir ?* Il n'avait pas pu choisir comment il mourait. Et il n'avait même pas été sûr que sa famille puisse être là pour l'accompagner dans la mort. Une chance que les secours aient appelés les Stuart à temps. Une chance. Et une malchance aussi. Car Lohelia avait été faible. Lohelia n'avait pas pu donner cette autorisation fatale. Et Michaël qui était trop occupé avec ses grands-parents et sa propre mère. Et sur qui c'était retombé ? Rebecca. Elle avait affronté cette épreuve seule. Comme elle aurait à en affronter tant d'autre. Lohelia ne pouvait pas s'empêcher d'éprouver de l'admiration devant sa fille. Elle était resté droite et fière. Digne. Alors que ses jambes tremblaient. Qu'elle était à deux doigts de s'évanouir. Mais elle avait su maîtriser sa voix. Elle avait su donner l'ordre. Elle était restée debout jusqu'au bout. Lohelia, elle était effondrée. Mais elle n'avait pas vu le regard était de sa fille alors qu'on recouvrait le corps de son père d'un drap blanc. Et maintenant ? Maintenant elle avait eu vent de certaines rumeurs courants sur sa fille. Et pour elle, ça ne collait pas avec l'image qu'elle avait de sa fille. Une autre facette de Rebecca. Oh, maintenant, elle pouvait sans peine se remettre en tête l'image d'une Rebecca frêle et fragile, avec l'innocence d'une jeune fille fraîchement sortie du couvent avec le regard froid et dur d'une jeune femme qui avait trop vécu pour son jeune âge. Et qui devait être... Pardon pour les termes... La pire des garces pour survivre. Mais il y avait des limites. Et Lohelia espérait franchement que jamais Rebecca ne les franchirait.

    Elle s'était levée. En silence. Pour prendre la tension du jeune homme. Pour prendre les battements de son pouls. Et son regard fut accroché par ça. Ce lys. Ce cercle. Ce tatouage. Elle l'avait déjà vu. Elle le connaissait et pour cause ! Elle avait exactement le même. Au même endroit que Russlan. Entre les deux omoplates. Elle était restée bloquée un moment, pensant que c'était impossible. Elle ne l'avait jamais vu. Elle ne le connaissait pas. Elle ne... Le connaissait pas ? Vraiment ? Et Mihaylov, alors ? Pourquoi est-ce que ce nom lui chantait quelque chose ? La directrice inspira profondément, pour retourner à sa place. Et regarda le jeune homme. Avant de lui poser la question qui trouva pour réponse un rien qu'elle attendait. Et elle ne put s'empêcher de lâcher un forcément, ironique. Mais elle était préoccupée par autre chose. Cette fois, c'était lui qu'elle regardait droit dans les yeux. Comme si c'était lui qu'elle analysait. La visite médicale ? Un prétexte maintenant. Qui était-il ? Il ne semblait pas être d'accord pour le lui dire. Et elle n'était pas psychiatre. Rose serait plus à même de lui arracher en douceur ses secrets. EN revanche, Lohelia n'était pas ce qu'elle était pour rien. Il n'y avait pas que de vieilles énigmes qu'elle savait lire. Elle savait aussi lire les gens. Alors que lisait-elle sur lui ? Mis à part un jeune homme blasé par la vie, déçu par elle. Qui en avait bavé. Et qui devait sans doute avoir un père violent. Et qui usait de l'automutilation pour se soulager de ses souffrances. Typique des moines extrémistes du genre de ceux que l'on pouvait trouver dans l'Opus Dei. Elle fronça légèrement les sourcils. Son visage, que lui disait-il ? Il lui disait quelque chose. Il lui rappelait quelqu'un... Mais putain, qui ? Elle commençait à s'énerver, sans le montrer, de ses secrets qu'il gardait trop profondément ancré en lui mais que pourtant sa peau, son visage, sa manière d'être semblaient vouloir révéler au monde. Allez, un petit effort Lohelia... Son bipper bipa. Et le numéro de Kira s'afficha. Elle avait du culot celle-là... Elle eut un léger sourire.

    "Je me vois contrainte d'écourter cette visite. En revanche, j'ai une simple question à vous poser. Pouvez-vous me dire le nom de vos parents..."

    Lohelia le regarda droit dans les yeux. Impassible. Imperturbable. Indéchiffrable. Elle comptait bien découvrir le nom de ses parents. Et comprendre ainsi par la même pourquoi, bon sang de bon soir, il avait ce fichu tatouage dans le dos. Alors que de toute évidence, il faisait partis des Reniés. Les Reniés étaient rares, mais il y en avait. Souvent parce qu'ils étaient les enfants de personnes jugées coupables de tromperie, de trahison, d'infidélité. Ou qui auront simplement perdu la foi.



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MessageSujet: Re: [10 Sept.] What is this ? A Nursery ? [PV]   Ven 19 Juin - 19:08

[Je suis vraiment, vraiment, vraiment, vraiment, vraiment désolée de ce post court et minable, mais je ne pense pas pouvoir faire plus...Impossible en fait TT Désolééééée, je me rattraperai au prochain. pleure ]

    Se faire ausculter par un médecin était sans doute le moment le plus pénible d’une consultation. De toute façon, qui aimait aller chez le médecin? Personne. Russlan n’aimait pas trop les médecins. Ni les personnes comme les infirmiers, les kinés, les employés de pompes funèbres ou quoi que ce soit du même goût. Certes, ça rendait bien service des fois, mais tout leur business reposait sur les choses plus ou moins déplaisantes qui pouvaient arriver aux gens. C’est comme les médecins légistes. Ils étaient payés pour ouvrir des macchabés. Russlan ne pourrait pas travailler dans un métier comme ça. Il aurait toujours l’impression de marchander avec la mort pour obtenir quelques pièces de monnaie. Bref. Bon gré, mal gré, il était obligé d’y passer et il ne couperait pas à ça. Docilement ou presque, il se laissa ausculter par l’infirmière. Lui laissant du même coup le loisir de contempler ses diverses cicatrices et contusions. Et elle pouvait même apercevoir ce tatouage qu’il avait dans le dos et qu’il ne savait pas d’où il venait. Aussi loin qu’il s’en rappelle, Russlan l’avait toujours eu, et à dire vrai, il ne se souvenait pas vraiment comment ce truc était arrivé là. Il n’avait non plus jamais cherché à savoir ce que cela représentait. Bref. Elle ne lui posa pas de question sur ce tatouage -une horreur, il fallait l’avouer- mais en revanche, elle ne se gêna pas pour lui poser la question sur ses cicatrices. A choisir, Russlan aurait préféré qu’elle se renseigne sur l’origine du tatouage plutôt que ses cicatrices. Parce qu’encore, il pouvait dire à propos du motif qu’il avait entre les deux omoplates et qui lui disait quelque chose qu’il ne savait pas vraiment d’où il venait, parce qu’aussi loin qu’il s’en rappelle il l’avait toujours eu, mais en revanche, pour ce qui est des cicatrices, il savait pertinemment d’où cela venait et il n’avait aucunement envie de répondre à la question. Il avait lâché un rien plutôt irrité, et elle avait répondu par un forcément assez sarcastique. Russlan préférait garder le silence là-dessus, et elle pouvait toujours courir si elle s’attendait à des révélations. Inutile qu’elle le prenne pour un détraqué. Ou quelqu’un qui avait de sérieux problèmes psychologiques. Ce qu’il était presque. Et non pas un détraqué. Russlan soutenait le regard de l’infirmière. Il la mettait presque au défi. Par son attitude frondeuse il se dévoilait un peu. Obéissant à il ne savait trop quel stéréotype. Mais la sonnerie du biper de l’infirmière eut le mérite de le sauver. Mais malheureusement ce n’était que partie remise.

    LOHELIA: "Je me vois contrainte d'écourter cette visite. En revanche, j'ai une simple question à vous poser. Pouvez-vous me dire le nom de vos parents..."

    Au mot parents, Russlan se raidit imperceptiblement. Voilà un sujet qu’il cherchait presque toujours à éviter dans une conversation. Ses géniteurs. Un des nombreux sujets tabous, et pour cause. Russlan ne parlait jamais de sa famille aux autres. Certains disaient papa par ci, maman par là, normal, me diriez vous, pour des héritiers de fortunes parfois colossales. Mais des fois, le sujet venait au détour d’une conversation. Ils parlaient souvent d’anecdotes pendant les dîners familiaux. Russlan, lui, n’écoutait pas les discussions. Surtout si c’était pour entendre ces abrutis se plaindre de leurs parents un peu trop prévenant ou un peu trop collants. Le jeune russe aurait tellement aimé continué à avoir une mère poule. Si la sienne était encore là, qui sait, peut être qu’il serait radicalement différent à l’heure qu’il est. Il se surprit alors à imaginer quelle serait sa vie si Svetlana était encore en vie. Il aurait certes la douleur due au manque d’amour et à la violence de son père, mais elle l’aurait remis dans le droit chemin s’il menaçait de dévier. Il aurait encore un garde fou auquel se raccrocher, quelqu’un sur qui il calquerait ses pas, la prenant en exemple. Il n’aurait sûrement pas été un de ces branleurs comme on n’en faisait plus. Il aurait aussi Anna, certes. Anastasia aussi. Mais mieux encore, il n’aurait pas connu Aaron. Ni Diana. Anna n’aurait pas subi les conséquences de ses mauvaises fréquentations. Il n’aurait pas tenté de se suicider. Si ça se trouvait, ils seraient ensemble depuis leur premier baiser échangé dans la salle commune. Ils auraient eu leur première fois ensemble. Et surtout, il n’y aurait pas eu tout ces drames. L’infidélité. La culpabilité suite à ça. La menace qui planait sur son couple comme une ombre néfaste. Certes, il n’était pas à exclure que leur couple pourrait mal fonctionner à cause d’autres raisons, mais ça ne serait sûrement pas à cause de son infidélité. Russlan revint durement à la réalité en réalisant qu’il n’avait toujours pas répondu à la question de Lohelia. Vu comme ça, sa réaction était des plus suspectes. Il pinça les lèvres, avant de murmurer:

    « -Pourquoi, vous comptez aller leur poser la question à laquelle je n’ai pas répondu? Mais bon, vu que ce n’est pas une information classée défense…Inutile de chercher du côté de ma mère, ils sont tous morts. Et mon père c’est Glenn Wellington. Oui, ils sont tous écossais du côté de mon père. Enfin, vivant en Russie depuis euh, trois générations. Mon grand-père, c’est Herbert Wellington. Il était général, très reconnu. Vous le connaissez peut être, ou tout du moins, vous avez sûrement déjà entendu parler de lui… »

    Le tout dit avec une insolence indéniable et sans se démonter. Malgré l’affreux cynisme dont il avait fait preuve au début de sa tirade. Russlan aussi fixait l’infirmière droit dans les yeux. Avec un aplomb qui pouvait presque faire figure d’irrespect. Mais au moins, elle avait eu l’information. Elle allait le laisser partir, à présent, ou elle avait d’autres questions? Parce que Russlan n’avait qu’une envie, retourner à la salle commune parmi les livres et les parchemins, pour faire les trente centimètres de parchemin exigées par le prof de potions à propos de la pierre de lune. Mais genre. Comme s’il passait son temps à faire ses devoirs. Ca serait un mensonge éhonté. Russlan expédiait le tout vite fait, quand il ne faisait carrément pas ses devoirs. De toute façon, il n’avait jamais été puni en ce qui concernait l’absence de devoir-maison de sa part au moment du ramassage des copies. Un sourire charmeur, une assurance à couper le souffle, une excuse en béton armé et ça passait comme une lettre à la poste. Mais genre…Allez, qui sait. L’excuse du devoir à faire allait encore une fois fonctionner. Après tout, si elle ne le croyait pas, elle pouvait toujours vérifier, les autres étaient dans le même cas. Sauf qu’eux s’étaient pris un peu plus longtemps à l’avance.

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MessageSujet: Re: [10 Sept.] What is this ? A Nursery ? [PV]   Lun 29 Juin - 15:24

    [Pas grave, je ne ferais pas mieux ^^ Il est temps de finir ce sujet donc bon...]

    D'où lui était venu l'envie de devenir Médecin ? Ah oui... Quand elle était au Couvent du Prieuré, à Jérusalem. C'est là-bas qu'elle a rencontré Rose sont unique et meilleure amie - et pour cause... - Et toutes deux ont partagés la même passion : celle de venir en aide aux gens. Rose O'Connor était une des psychiatres les plus loués dans la profession, Lohelia, elle, était reconnu pour son autorité et l'art de diriger Sainte-Mangouste. Mais aussi pour son talent de médecin. En tant que médicomage, elle en avait sauvé des vies. Sauf une. Et celle là serait sûrement le pire échec de tous. Bref... Devenir médecin, c'est faire preuve d'altruisme. Lohelia Isabella était à l'écoute de ses patients, attentive à leurs demandes, à leurs besoins. En plus de cela, Lohelia Isabella était douée en médecine. Elle avait suivit les cours de médecine moldue en parallèle avec la médicomagie. Autant dire qu'elle était plutôt câlée. La seule chose qui pêchait chez elle, c'était bien la psychiatrie. Elle était plus psychologue que psychiatre. Et entre la psychologie et la psychiatrie, il y avait une grande différence. Et l'expliquer serait complètement a propos. Elle regarda le jeune homme en face d'elle, intriguée par les secrets qu'il cachait sans s'en rendre compte. Il ne faisait pas partie du Dies Gloriae, c'était impossible. Pour la simple et bonne raison qu'il avait plus de 17 ans et que l'on intégrait cette organisation à l'âge de dix-sept ans. Alors il était renié. Mais à cause de quoi ? Pourquoi ? Ou à cause de qui ? Les nombreuses questions qui traversaient l'esprit de la dame se peignait sur son visage. Fermé. Ne montrant aucun expression. Elle ne devait montrer aucune expression. Mais pourtant, elle ne pouvait s'empêcher de demander qui il était.

    Elle connaissait tout le monde au sein du Dies Gloriae. Ce qui était normal. L'Eminence, une jeune femme nommée Helena Wellington, avait su gagner la confiance de Lohelia. Elle était vive et intelligente. Mais la personne que Lohelia préférait, dans tout ça, c'était bien Clancy. Quand Peter et Lohelia Isabella avaient décidé avec les parents du jeune homme de fiancer leur fille à la place d'un autre gamin, un Renié comme le jeune homme en face d'elle, Clancy s'était avéré être le type de futur époux qu'on aimerait avoir pour sa fille. Et cette constatation s'était avérée exacte au fil du temps. Hélas, on ne pouvait pas dire que les relations entre Rebecca et Clancy n'étaient pas au beau fixe. Pour ainsi dire, ils ne se supportaient pas. En espérant que le fait qu'ils ne se soient pas vus pendant ce long moment ait calmé leur haine incompréhensible. Carlyle avait tenté de rassurer Lohelia à chaque fois qu'il la voyait, en lui assurant que Clancy était devenu un jeune homme plus mature. Mais si Clancy avait changé, Lohelia savait que sa fille avait la rancoeur tenace. Et qu'il serait plus difficile de lui faire changer d'avis à elle qu'au jeune Wellington. La Directrice avait posé son ultime question au jeune homme. Espérant mettre fin à cet entretien et à ses questions dérangeantes le plus vite possible. Merci Kira. Hélas, ce qu'il dit ne manqua pas de l'interpeller. Lohelia avait la tête baissée et le regard rivé sur le dossier constitué. Et la plume qu'elle tenait tomba sur le bureau, laissant deux ou trois gouttes d'encre sur le bois, qui se chargea bien vite de les boire. Lentement, elle leva le regard vers Russlan et l'observa, un long moment. Putain... Fut la première chose qu'elle pensa. Elle qui ne jurait que très rarement dans sa tête fut elle-même surprise de ce qu'elle venait de penser. Elle fronça quelque peu les sourcils.

    Le fils de Glenn Wellington. Le Fils Prodige qui n'avait fait que des conneries. Qui avait été renié à cause de son statut de Cracmol mais aussi de son comportement. Ca expliquait la présence du tatouage dans le dos de Russlan. Si Glenn n'avait été que Cracmol, il aurait pu faire partie du Prieuré. Après tout, il était quand même le fils héritier de la famille Wellington. Enfin, ça, c'était avant. Avant qu'il ne déconne. Et ne mette enceinte une gamine de 18 ans... Comment elle s'appelait déjà ? Lohelia ne cessait de regarder le jeune homme. Mihaylov... Elle s'appelait aussi Mihaylov mais merde enfin, c'était quoi son nom. Pas moyen de mettre la main dessus. Lohelia inspira profondément et reprit sa plume qu'elle mit dans l'encrier. Elle se leva et tourna le dos au jeune homme, rangeant le dossier médical à l'emplacement des M. Elle inspira profondément et annonça, d'une voix neutre :

    « Je connais les Wellington parfaitement. Ma fille est fiancée au jeune Clancy Wellington. »

    Après tout, il avait bien le droit de le savoir, non ? Il faisait partis de leur famille. D'un certain côté, puisqu'il avait aussi été déshérité vu que Glenn l'avait été. Lohelia referma le tiroir et ajouta, le dos toujours tourné, de cette même voix neutre :

    « Bien qu'au départ, il était prévu que la première fille des Stuart soit fiancée au premier fils Wellington. Autrement dit vous. Mais les choses ont fait que ce n'est pas le cas. Et je crois comprendre que cela vous arrange. »

    Appelez Lohelia conne juste pour rire une fois. Elle n'était pas née de la dernière pluie. Elle avait bien vue les regards échangés. Et si Russlan avait promis de ne rien dire sur le viol et l'avortement de Rebecca, il était évident que les deux Préfets ne pouvaient pas se voir en peinture. Quelles auraient été leur relation si... s'ils s'étaient connus avant. Lohelia se figea un bref instant et se tourna vers le jeune homme. Blond vénitien. Yeux verts. Elle l'avait déjà vu. Rebecca lui avait déjà parlé auparavant. Et à son bon souvenir, ils s'entendaient bien. Très bien même. Elle ne voulait pas savoir pourquoi leur relation s'était détériorée. Peut-être parce que tout simplement les deux jeunes personnes ne se rappelaient plus l'une de l'autre. Normal, ils ne s'étaient pas vus pendant des années, il y avait fort à parier qu'ils se soient oubliés. Elle soupira et déclara :

    « Vous pouvez partir... Je vous convoquerais une autre fois pour finir cet entretien. »
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Russlan S. D. Mihaylov
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MessageSujet: Re: [10 Sept.] What is this ? A Nursery ? [PV]   Mer 1 Juil - 14:40

    Russlan avait bien une idée de ce qu’il voulait faire plus tard. Petit, il avait rêvé d’être pompier. Le genre de rêve qu’on avait quand on était gamin et que tout paraissait merveilleux. Russlan a grandi dans l’idée qu’il serait pompier. Sauver des vies, ça lui plaisait comme idée. C’était certes dangereux comme métier, et on prenait le risque de ne pas revenir d’une mission. L’entraînement était aussi dur et très physique. Bref. Comment Russlan avait eu l’idée? Avec l’école, une fois, ils étaient allés visiter une caserne de pompiers. Russlan avait été d’emblée attiré par le camion, et toutes les choses qui s’y trouvaient. Il avait été impressionné par la grande échelle qui se déployait, afin d’aller chercher les gens à l’étage. Rentré à la maison, Russlan avait juré qu’il serait pompier. Svetlana avait souri, et Ilian, qui était encore en vie, l’avait coiffé d’un vrai casque de pompiers qu’il avait retrouvé dans le bric-à-brac du grenier. Les années ont passé, et il a toujours eu cette passion pour les pompiers. Grandi avec cette idée. Entrer à Durmstrang avait un peu chamboulé ses plans, mais il pouvait au pire, à la fin de son cursus, s’engager comme pompier volontaire. A l’âge de quatorze ans, à dire vrai, il a renoncé à ce projet. Peut être qu’après la mort de sa mère, qu’il aimait plus que tout, a entaché sa motivation et ne lui a plus donné le goût de rien. Entre temps, Russlan s’était découvert une nouvelle passion pour la photo. Où il allait, il mitraillait. Il prenait du plaisir à cadrer ses sujets, à mettre en scène, à traquer l’émotion. A essayer de comprendre les gens. Rechercher l’info de façon à ce que la photo exprime le plus de choses possibles. Russlan avait eu le déclic il ne savait plus quand. Mais il était petit. Et la photo, au départ, ne devait être que secondaire. Un hobby parmi tant d’autres. Russlan se souvenait du premier cliché qu’il a pris. Il s’agissait d’un clochard, dans la rue. Il avait été saisi par la dureté de ses traits, le vide de son regard, les directions que prenaient les trop nombreuses rides qui labouraient son visage émacié. Russlan avait pensé à ce moment là qu’il était l’allégorie de la misère et de la tristesse. Mais ce n’était rien comparé à ce qu’on voyait parfois à la télé. Les images qui portaient à polémique, de ces enfants en Tchétchénie qui étaient dans la rue. Plus jeunes que lui, pour la plupart. Même si la guerre de Tchétchénie remonte à pas mal de temps. Bref, c’est là qu’il a eu dans l’idée de devenir photographe. Montrer l’émotion. Les choses telles qu’elles le sont, même si elles sont difficile. Avoir un impact sur l’opinion à l’aide de photo chocs reflétant la réalité de la vie et non n’importe quel glandu du show-biz qui urine sur un pan de mur, pris à la volée et à son insu par des paparazzis histoire de faire marrer un peu les gens.

    Russlan regardait fixement l’infirmière, depuis tout à l’heure. Elle était intéressante. D’un point de vue strictement artistique, bien entendu. Vous avez cru quoi, vous? Que Russlan recherchait un plan drague avec elle? Mais ça va pas la tête? Elle était trop vieille pour lui. Mariée. Parce qu’apparemment, il avait vu dans le journal, il était arrivé des bricoles à son mari. C’était quoi déjà son nom? Aucune idée, mais il lui semblait que lui, tout comme elle, occupent un poste important au sein de la communauté magique de la Grande Bretagne. Mais après tout, il s’en foutait, hein. Il était russe, l’Angleterre n’était qu’une escale, à la fin de l’année, il retournerait en Russie. Et il n’aurait pas à se préoccuper du poste qu’occupe tel ou tel tartempion du gouvernement magique. Sauf s’il compter bosser dans l’international après. Sauf s’il était amené à fréquenter bien malgré lui le gratin de la société. Russlan se demandait ce que ça ferait s’il la prenait en photo. Déjà, s’il pouvait traquer l’information. S’il serait capable de le faire. Des fois, c’était éprouvant. Chez certains modèles, leur expression était neutre, mais si on regardait bien, il y avait toujours quelque chose qui pouvait trahir son état d’esprit. Prenons Anna, par exemple. Russlan la prenait souvent comme modèle. Quand elle dessinait. Lisait. Ou même, des fois, elle se prêtait au jeu de la pose. Derrière une apparente sensualité et un visage on ne peut plus neutre, il y avait d’autres choses, qui passaient surtout dans son regard. Appuyées parfois par son sourire. Un trait qui renforçait l’expression de son visage. Maintes fois, Anna paraissait neutre, dangereusement neutre. Exprimant aucune émotion particulière. Mais dans les yeux verts de son ange, il y avait des choses différentes. Positives comme négatives, d’ailleurs. Il y avait la douleur. Le chagrin. La mélancolie. Propre aux gens qui n’avaient pas forcément fait le deuil d’êtres chers. Quand elle levait les yeux vers lui, d’autres choses apparaissaient. L’amour. L’admiration aussi. C’était troublant. Généralement, Russlan posait l’appareil photos quelque part, et ne résistait pas à l’envie de prendre la jeune femme dans ses bras. Réveillant encore et toujours son instinct protecteur, le désir qu’il avait de la rendre heureuse. Même si la veille il avait fait quelque chose qui pouvait profondément la blesser. Et parce que le regard, c’est le miroir de l’âme, il ne pouvait plus regarder la jeune femme dans les yeux pour le moment. Elle finirait par deviner son secret. Et ça ferait mal, très mal.

    Et Glenn alors? Quelles informations pourraient ressortir de lui? Outre le dégoût apparent que manifestait le paternel à l’égard de son fils indigne? En toute objectivité, si on oubliait la haine qui liait ces deux êtres? Quand on se posait, on voyait un homme fatigué, brisé, au bout du rouleau. Le regard hanté par on ne savait quoi. Ca ne pouvait pas être la culpabilité. Ou si c’était ça, il le cachait très bien. Mais il y avait la fatigue, oui. Une certaine lassitude des choses, d’où peut être son indifférence pour tout, même pour ses enfants. Les effluves d’alcool qui se dégageaient de cet être n’était qu’un élément extérieur. Ca ne résumait pas Glenn. Même si tout le monde s’accordait à dire qu’il était le poivrot du coin. Celui qui allait sa saouler dans un bar jusqu’à plus d’heure et qui s’écroulait dans le caniveau avant même d’être rentré chez lui. Russlan des fois voyait des bleus sur le visage de son père. Une arcade sourcilière rouge et gonflée. Glenn n’était pas du genre à se faire casser la gueule. Dans ces moments là, Russlan regardait son père et pensait en son fort intérieur qu’il l’avait bien mérité, pour toutes les fois où c’était lui, ce pauvre gamin terrifié qui se faisait cogner par cet homme. Difficile à croire en regardant Glenn qu’il était violent. En cinq ans de temps, il avait peut être vieilli de vingt ans. Il avait l’air malade, fatigué. Il buvait, et fumait comme un pompier, ce qui n’était pas là pour arranger les choses. Russlan pouvait en être apitoyé. Mais il n’avait pas vraiment de compassion pour cet homme qui l’avait renié, et en plus, détruit sa mère. Parce qu’en plus de ça, Russlan tenait Glenn pour responsable de la mort de Svetlana. Même si ce n’était pas vraiment justifié, même s’il n’avait aucune preuve empirique à apporter, il ne parvenait pas à se défaire de cette idée. Et même s’il savait que Glenn avait eu vite fait de se carapater après la nuit qu’avait passée ses parents. La seule, d’ailleurs. Russlan n’avait pas été un enfant désiré par ses parents. Il était là parce que Svetlana n’avait pas eu le courage d’avorter. Svetlana qui n’avait que dix-sept ans quand elle lui a donné naissance. Une adolescente. Même pas encore une femme. Et celle qui était là, beaucoup plus vieille, probablement veuve, était en train de lui dire que sa fille était fiancée à son Cousin.

    « -Quoi? Mon cousin? Rebecca et mon cousin? Oh, oui, j’aurais dû m’en douter…Merde alors… »

    Scié, voilà ce qu’il était. Pour un peu, il aurait laissé tomber sa mâchoire. Garder la bouche ouverte comme un con. Mais il aurait dû s’en douter. On parlait bien assez de ce fichu mariage à la maison. Brittany qui ne cessait de l’appeler pour raconter combien elle était blasée d’entendre parler de ça presque un an à l’avance. En même temps, c’est compréhensible. Il sourit en pensant à Aaliyah qui devait être intenable. Mais c’était quand même sacrément la merde pour son cousin. Epouser Rebecca Stuart. Eurk. Maintenant qu’il l’avait dans le nez, il n’était pas sûr de la vouloir pour cousine. Il comprenait pourquoi Brittany était blasée…Etre sa belle-sœur, ça devait être pire. Encore, en tant que cousin, par alliance qui de plus est, il n’était pas obligé de sa la coltiner souvent. Juste pour les repas de famille en fait. La grande joie, quoi. Restait plus qu’à faire en sorte que le truc ne tourne pas au pugilat. Y’a qu’à bien placer les convives, et il n’y aurait pas d’incident diplomatique, haha. Mais le pire fut quand même quand elle annonça que Rebecca devait être QUOI?

    « -MA femme? L’arnaque! Encore heureux que mon père avait été déshérité, j’aurais pas supporté… »

    Mais oui. Russlan était impatient de quitter cette infirmerie de fous. Encore heureux qu’il n’avait pas dû épouser cette garce. Merci Glenn. Il aura fait au moins quelque chose de bien dans la vie du garçon…Lui éviter ce mariage. Et du coup, c’est Clancy qui se récupère tout sur les bras. Le pauvre. Il eut une pensée pour Brittany. Tiens, il l’appellerait tout à l’heure, il avait envie de causer avec sa cousine. Alors que l’infirmière le congédiait, il se leva, comme un ressort. Remit en place sa chemise, fourra sa cravate dans sa poche. Reprit sa veste d’uniforme, son sac en bandoulière, et il toisa une dernière fois l’infirmière. Il trouva quand même le moyen de grincer.

    « -Merci quand même. Bonne journée, Madame, je dormirai bien à cause de vous… »

    Ironie, bien sûr. Pourquoi c’était pas étonnant quand on connaissait le coco?


Topic Terminé;

_________________
RUSSLAN S. D. MIHAYLOV
Bang bang, shoot 'em up,
party never ends,
you can't think of dying
When bottle is your best friend.
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