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 [20 Sept.] Don't stand so close to me [Russlan]

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MessageSujet: [20 Sept.] Don't stand so close to me [Russlan]   Ven 17 Avr - 15:12

    Vanessa marchait d’un pas décidé dans les couloirs, saluant au passages certains élèves, professeurs ou fantômes. Le soleil se couchait déjà. Et avec le soleil, ses dernières illusions disparaissaient. Elle avait fait comme si de rien n’était toute la journée. Elle aurait pu ne pas donner suite à sa proposition. Et pourtant, elle avait envoyé ce fichu hibou porteur d’un message on ne peut plus clair. Même si elle avait fait semblant, semblant de croire que ce n’était pas aujourd’hui, qu’elle n’avait pas proposé ça, le temps courrait à sa perte. Elle finirait damnée c’était certain. La blonde grimpa les escaliers en direction de son bureau. Sur le chemin, la jeune prof croisa une de ses collègues. Elle était l’une des seules à être réellement de l’âge des élèves. La plupart des enseignants étaient âgés. Heureusement, elle s’était liée d’amitié rapidement avec ses collègues. Les deux femmes discutèrent jusqu’au croisement du 4ème étage.

    « Alors, tu fais quoi ce soir ?» 

    « Oh, je vais corriger quelques copies dans mon bureau avant d‘aller dormir…» 
    murmura vaguement la blonde en détournant les yeux.

    « Alors bon courage…» 

    « Oui. Passe une bonne soirée. » 

    « Toi aussi, Vanessa.» 


    Que diraient-ils s’ils savaient tous qu’elle allait voir un élève en tête à tête. Elle aurait du le coller. Ça lu aurait donné l’occasion de le remettre à niveau sans paraitre suspecte. Il suffisait d’un opportun pour que la supercherie soit découverte. Et lui, qu’avait-il raconté à ses amis au juste ? Il n’allait certainement pas leur dire la vérité. C’était trop gênant et secret. Gênant de devoir se faire aider avec l’égo surdimensionné qu’il semblait avoir ? Vanessa se moquait de son égo. La blonde tourna à droite et s’avança dans le couloir silencieux des cours de métamorphose. Elle ne savait pas trop par quoi commencer. Elle n’avait jamais eu le moindre cours d’anglais. Apprendre une langue étrangère en s’immergeant dans un pays était toujours la meilleure solution. Russlan aurait sans conteste fait d’énormes progrès lorsqu’il repartirait pour Durmstrang. Elle ne mettait pas ses propres qualités pédagogiques en doute mais ne savait pas par quoi commencer. Essayer d’enseigner une langue maternelle était toujours délicat. Sans chercher à définir plus facilement d’objectif, elle s’assit derrière le grand bureau et corrigea quelques copies. Même si l’ancien professeur avait disparu, il n’avait pas emporté son travail avec lui malheureusement.

    Vanessa manqua de lâcher un juron, en voyant une des inepties marquée sur la copie d’un 4ème année. Indubitablement changer sans cesse de professeur n’aidait pas les élèves à progresser. Depuis quand on transformait un animal en théière avec cette formule ? Bon sang, elle avait vraiment de gros efforts à fournir pour les remettre au niveau. Il lui faudrait des sacrés nerfs pour ne pas s’emporter. Perdue dans son travail, la blonde ne fit pas du tout attention à l’heure. Certaines copies relevaient heureusement le niveau des autres. Quand elle pensa à regarder sa montre, une heure s’était déjà écoulée.

    Ca y est, il était 20 heures. La jeune assistante tournait en rond dans son bureau. Elle regrettait déjà la manière dont elle s’était comportée avec ce jeune russe. Elle avait été beaucoup trop entreprenante. Les derniers temps de leur petit interlude dans la salle de bain avaient été une terrible erreur. Du coup, pour l’instant elle ne savait pas très bien comment se comporter. Ce cours avait bien sur lieu d’être mais leur relation était un peu trop étrange. Encore heureux, ils parlaient tous les deux français. Ce serait donc plus simple pour lui expliquer les bases de l’anglais. D’ailleurs, c’était étrange qu’il parle une langue si compliquée, alors que l’anglais était tellement plus simple. Elle ne comprendrait jamais les étrangers décidément. Soupirant doucement, la jeune femme s’assit à son bureau. Elle stressait vraiment. Comme toujours dans ces moments là, la blonde entreprit de ranger consciencieusement son bureau. Quand toutes ses copies furent en ordre, ses ongles s’aventurèrent sur le bois du meuble et tapèrent en rythme.

    Elle l’avait entraperçu dans la grande salle mais n’avait pas osé lui jeter de regards trop appuyés. Le repas avait été délicat. Elle se sentait un peu mal à l’idée de donner des cours particuliers à un élève. Elle avait été distante toute la soirée avec ses collègues. Si jamais ils apprenaient ses véritables intentions sous le prétexte d’un cours banal… Aie, elle était vraiment dans une fâcheuse situation. Rien n’avait vraiment commencé mais ils avaient commencé un jeu de séduction qui ne pouvait mener qu’à leur perte. Du moment que personne n’apprenait jamais ce qui risquait d’arriver… Et surtout pas cette pseudo cantatrice de ragots. Elle se demandait vraiment qui ça pouvait être… Mais elle se moquait de tout ça. Peu lui importait avec qui couchait untel. Elle savait très bien que tout pouvait déraper. Il n’avait absolument pas l’air contre de toute manière. Mais elle restait sa professeur et rien ne pouvait briser cette barrière.

    Malgré tout, elle se sentait attirée irrémédiablement vers ce jeune garçon. D’ailleurs, pourquoi aurait-elle choisi soigneusement sa tenue le matin même sinon ? Elle n’était pas le genre de personne à sentir son cœur s’emballer. Elle était loin d’être romantique. Le jeune Russlan arriverait dans une petite demi heure maintenant. Le temps passait à la fois très lentement et très rapidement. Vanessa ne pouvait pas vraiment expliquer ce qu’elle ressentait mais il y avait de l’excitation certaine. Qui n’avait jamais eu de fantasme sur un de ses professeurs ? En tout cas, ça lui était déjà arrivé. Maintenant, les rôles venaient de se retourner. Elle devenait un fantasme pour ses étudiants. Elle lâcha un rire à cette pensée. Elle ne ressemblait pas vraiment à l’ancien professeur de métamorphose, c’était incontestable. Il n’allait pas tarder maintenant. L’héritière des Wright se leva nerveusement. Elle se sentait presque dans la peau d’une petite greluche. Pourquoi était-elle donc si nerveuse ? Avait-elle si peur de ce qui risquait d’arriver ?

    En même temps, qui lui en voudrait. Elle faisait fort sans conteste. Draguer un élève passait encore, mais l’inviter à des cours particuliers sans en parler à personne après avoir dragué l’élève était de la folie pure. Elle devait certainement battre un record. A peine arrivée, elle faisait fort, c’était indéniable. Tenter de débaucher un élève, pas si innocent que ça, mais sur qui elle avait autorité. Si il avait été le champion de Durmstrang, on l’aurait même accusé de tentative de corruption. Il ne devait s’attendre à rien d’elle. Elle souhaitait juste une petite partie de jambe en l’air, sans conséquence. Enfin, déjà lui donner ce premier cours ne serait pas un mal. Elle n’était pas une fille facile non plus. Elle n’irait pas s’en venter sur tous les toits et lui non plus, à moins qu’il souhaite la faire virer. Briser sa carrière qui venait à peine de commencer serait la pire qui pourrait lui arriver. Maintenant, c’était le moment de vérité.

    Elle entendit frapper à sa porte et se rassit derrière son bureau. Ça faisait plus stricte. Elle avait vraiment besoin de garder la barrière sécuritaire de son bureau. C’était le seul moyen pour elle de ne pas céder à la tentation. 1 m de bois pour les séparer n’était vraiment pas de trop. 1m de bois et une autorité. Pour l’instant, elle ne se sentait absolument pas dans la peau d’une enseignante, mais plus dans celle d’une fille de 22 ans qui voulait s’amuser. Mais attendez, n’était ce pas ce qu’elle était en réalité ?

    « Entrez», déclara-t-elle en levant les yeux vers la porte.
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Russlan S. D. Mihaylov
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MessageSujet: Re: [20 Sept.] Don't stand so close to me [Russlan]   Ven 17 Avr - 21:49

    Ils n’avaient donc rien d’autre à foutre que de jouer à la bataille explosive. D’un œil blasé, Russlan regardait Viktor et Stanislas en train de se défier. Viktor, excédé par les tricheries à répétition de Stan lorsqu’ils jouaient à un jeu, avait demandé à Russlan d’arbitrer le truc avant que ça ne parte trop en vrille. Russlan avait machinalement accepté, sachant à quoi s’attendre. Ses deux amis finissaient toujours par se chamailler. Viktor avait le cul bordé de nouilles -pardonnez l’expression, mais c’était tout à fait ça- et Stanislas était un mauvais joueur. Fin comme un kilo de gros sel, Vic’ remuait bien le couteau dans la plaie, et Stan finissait par bouder. Des vrais gamins, parfois. A dire vrai, Russlan était songeur. Ils étaient dans une salle vide, avec d’autres amis, mais Russlan n’était pas avec eux à proprement parler. En fait, il pensait au message reçu pas plus tôt que ce matin même, et qu’il avait fourré dans la poche arrière de son jean. Il savait de qui ça venait, et il était inutile de le lire devant sa bande. Parce qu’il était entouré de vraies commères et ça aurait eu vite fait de cafter. Il avait reconnu l’écriture fine et élégante du Professeur Wright. A dire vrai, il ne pensait pas qu’elle le recontacterait pour sa proposition. Il pensait tout bonnement qu’elle s’était dégonflée. Ou alors qu’elle était trop occupée pour pouvoir le recevoir. Russlan s’était demandé s’il ne prendrait pas lui-même l’initiative de venir la voir dans son bureau. Il trouverait bien un prétexte. Une question du cours qu’il n’avait pas compris. Quoi de plus innocent? Rien. Mais ce n’était pas crédible. Parce qu’il ne prêtait pas grand intérêt à la métamorphose. Et ne pas savoir comment changer un canari en chapeau pointu ne l’affectait pas tant que ça. A treize heures, Russlan s’était isolé pour répondre. Confirmer sa présence. Il consulta sa montre. 18 heures. Russlan changea de position, et se mit mieux. Il commença à pianoter sur la table, impatiemment. Viktor tourna le visage vers son ami, et voyant ses yeux dans le vague, il agita sa main devant ses yeux, impatiemment. Cela eut l’effet escompté. Russlan releva les yeux vers lui, et arqua un sourcil.

    « -Eh ho, du bateau, reviens vers nous mec! »

    Et ce fut parti pour une heure supplémentaire de bataille explosive, sans que Russlan ne porte plus d’attention que ça au jeu. Quel arbitre efficace il faisait, n’est-ce pas? Tout à coup, il y eut un juron de dépit. Stanislas avait à nouveau perdu la partie. Viktor se leva dans un raclement de chaise, et commença à laisser éclater sa joie en se dandinant. Russlan arqua un sourcil. Il ne perd pas le nord, celui là! En fait, il soupçonnait Viktor d’en faire un peu trop, dans le seul but de faire enrager Stanislas que tout le monde savait mauvais joueur. Estera, assise à côté de Russlan, soupira d’un air entendu, tout en secouant la tête, en murmurant un truc qui ressemble à ah, les garçons. Il soupira. En ce moment, c’était tellement bizarre de ne plus voir Anna traîner avec eux. Estera faisait l’effort d’aller lui parler. Et elles parlaient toutes les deux. Mais quand Russlan arrivait avec les autres pour les rejoindre, elle prétextait quelque chose d’urgent à faire et le laissait là, le bousculant au passage tout à son départ précipité. Elle l’évitait clairement. En classe, elle s’était installée en compagnie d’Estera, loin de Russlan. Et elle évitait de le regarder. Soigneusement. Mais lui la regardait. Et des fois, il la voyait, tête baissée. Il aurait pu jurer qu’elle était en train de pleurer, des fois. Il l’avouait, elle lui manquait. Il espérait en même temps que leur dispute soit passagère. Ils n’avaient pas officiellement rompu. Ils avaient tous les deux cette peur de perdre l’autre. Plusieurs fois, Russlan avait été tenté de prendre son portable et d’envoyer un message à Anna. Et il commençait à composer, parfois. Mais pour dire quoi? Qu’il l’aime? Qu’il pense à elle? Elle ne le croirait pas. Mieux, elle aurait vite fait de supprimer le message dès réception pour éviter d’avoir à lire les mots qui font mal. Alors il se ravisait, au dernier moment. Et ainsi, les jours passaient. Jusqu’à aujourd’hui.

    Alors, il avait choisi la facilité. Il avait voulu faire comme si de rien n’était. Comme s’ils ne se connaissaient pas, comme s’il n’avait jamais rien vécu avec elle. Mais c’était trop dur. Quand il pensait aux baisers qu’elle laissait sur sa peau, ils lui brûlaient la chair, comme si on venait d’y appliquer un fer rouge. Alors, il devenait mélancolique. Sa présence lui manquait. Ses étreintes lui manquaient. Elle, toute entière. Et alors qu’il pensait à elle, il avait encore plus le moral dans les chaussettes. Comment avait-il pu être stupide, à tomber dans le piège de Rebecca? S’il avait su comment cela finirait, pour sûr qu’il n’aurait pas tenté le diable et qu’il serait resté là où il était, sagement. En fait, ses problèmes avaient commencé à cause de Rebecca. Tout était lié à elle, et il le savait. Presque une semaine après leur entrevue, il s’était engueulé avec Anastasia. A cause d’un message de Gossip Girl qui proclamait il ne savait quel secret sur la jeune russe et un gars traînant dans la bande de Rebecca. Il avait ensuite fricoté avec Mikhaïl, un gars qui était lui aussi relié à Rebecca. Il virait peut être parano pour tout ce qui touche à la jeune femme, mais il y avait de quoi . Si elle s’était jurée de le détruire, elle pouvait être contente, elle était en train de le tuer à petit feu. Russlan en était venu à se demander si oui ou non il allait y aller finalement, à ce cours particulier. Il n’avait pas besoin d’un autre prétexte pour qu’Anna s’éloigne encore plus de lui. Finalement, il allait y aller. Peut être qu’il laissera faire les choses le cas échéant. Ne serait-ce que pour oublier. C’était curieux d’oublier ses problèmes de cette manière dans les bras d’une de ses profs, mais il en avait besoin. Il avisera. Il jeta un énième coup d’œil à Estera qui était en train d’envoyer un message, et quand il se leva pour aller à son « rendez vous », elle protégea instinctivement son téléphone, comme s’il craignait qu’il ne lise. Il devait y avoir quelque chose de compromettant pour qu’elle se cache comme ça.

    Alors que tous descendaient vers la grande salle, lui montait dans les étages, vers la salle de métamorphose. Là où il devait retrouver le professeur Wright. Il avait défait son uniforme pour le troquer contre des vêtements confortables. Habillé en Moldus. L’indémodable jeans baskets, chemise noire, portant sur le dos sa veste en cuir usée. Russlan, tout en cheminant, en était venu à se demander si c’était vraiment utile ce genre de cours. Car pour que ce soit efficace, il aurait fallu qu’il fasse des efforts. Qu’il ait envie de faire des efforts. Et alors, il finit par se demander quelles étaient les intentions de la jeune femme quand elle lui avait proposer ses cours. Car il était indéniable qu’il y avait une certaine attirance entre eux. Et dire qu’il l’a vue pour la première fois vêtue d’une serviette, son corps encore luisant d’humidité. Encore heureux qu’il ne l’ait pas vue complètement nue. Ca l’avait encore plus étonné qu’elle ne se comporte pas comme une vierge effarouchée, en laissant passer un hurlement strident, et bondir sur ses affaires comme l’aurait fait n’importe quelle autre. Elle avait gardé son self-control. Ne s’était pas démontée alors qu’il l’avait testée. Ce n’était pas dans ses habitude de tester ses profs, ça. Mais encore une fois, elle avait le désavantage -quel désavantage!- d’être jeune. Et blonde. Et désirable. Encore une fois, il se demandait pourquoi elle l’avait pris sous son aile lui et non un autre de ses camarades. Beaucoup étaient aussi en difficulté. Il se souvenait qu’il avait eu envie de la mettre dans son lit. Avait-elle finalement l’envie de lui céder? Il frisson d’excitation le parcourut. Voilà qui allait s’annoncer palpitant. Il avait peut être là le moyen de tuer l’ennui le temps d’une soirée.

    Pourtant, au cours de la semaine qui venait de s’écouler, la jeune prof avait montré qu’il l’intéressait. Qu’elle avait mordu à l’hameçon. Comment l’avait-il su? La façon qu’elle avait de se comporter avec lui était transparente. Ca l’inquiétait, d’ailleurs. Une chose était certaine, elle ne devait absolument pas s’attacher à lui. Pourquoi? Parce qu’il ne s’attachait pas aux gens. Elle en souffrirait de voir tous les autres graviter autour de lui. Mais elle ne pouvait pas en tomber amoureuse. Et il risquerait fort de se rétracter s’il savait qu’elle l’avait attendu. Qu’elle avait stressé en l’attendant. Russlan secoua la tête, comme pour chasser ces idées. C’était ridicule. Russlan se rappelait bien de leur entrevue, dans la salle de bains. Les œillades appuyées. Les sourires en coin. Ces œillades qui avaient perduré en dehors de la salle de bain. Pendant les repas. Pendant les heures de classe. Ca en devenait trop bizarre. Mais un seul mot d’ordre persistait. La discrétion. Car si une tierce personne venait à apprendre ce qui se tramait -car oui, quelque chose se tramait dans l’ombre, même s’ils en étaient aux prémisses-, le scandale qui s’en suivrait serait monumental. Certes, il arriverait à se faire mousser, comme toujours. Après tout, il aura réussi à mettre dans son lit une prof. Rien de tel pour redorer son blason. Mais pour elle. C’était plus délicat. Beaucoup plus délicat. C’est pour ça que ça devait rester secret. Tacitement, ils étaient liés par une sorte de contrat, un contrat sans papier pour officialiser le tout. La clause du silence, bien évidemment. C’était tout de même plus prudent. Surtout avec cette stupide colporteuse de ragots qui sévissait par là bas.

    De toute façon, il avait choisi d’être décontracté. Totalement décontracté. Le but était de se déconnecter pour cette soirée. Et ce n’était pas un rendez-vous galant. Russlan, en tout cas, n’était pas venu les mains dans les poches. Il avait apporté au cas où un bloc notes, un stylo. De quoi prendre des notes, quoi. Et alors? C’était pas interdit de jouer les élèves studieux de temps à autres? Même si au pire, il ne devait pas y avoir de cours du tout? Russlan soupira, alors qu’il approchait du but. Son sac en bandoulière, contenant son matériel scolaire, passé autour du buste. Il arrivait les mains dans les poches, après être allé fumer une cigarette. En ce moment, il était en train de mâcher un chewing-gum. Machinalement. Il n’avait pas dîné. Il irait choper quelques victuailles à la cuisine en revenant. De toute façon, cet après-midi, il s’était suffisamment goinfré pour qu’il ait faim maintenant. Il ébouriffa ses cheveux, davantage. Il croisa un élève de son école qu’il salua. Lui allait rejoindre les autres dans la Grande Salle. Enfin, à l’heure actuelle, tous partaient vers leurs salles communes respectives. Ce n’est pas plus mal en fin de compte. Il ne risquait pas de tomber sur quelqu’un à qui il viendrait l’idée de faire un détour par le bureau de la prof de métamorphose. Ca serait la dernière chose à faire, et c’était ce qu’il voulait éviter. Avoir une soirée pénard, quoi. Ce soir, il laissera tout le loisir à Anna d’aller faire sa ronde. Il ne sera pas là. Il avait autre chose à faire.

    Oui, quelque chose de plus intéressant à part fliquer les petits branleurs. C’était possible. Russlan abusait un peu de son statut de supériorité par rapport aux autres élèves. Rien que pour emmerder le monde. Il aimait bien faire peur aux morveux. En les punissant parce qu’ils avaient un lacer défait. En les collant parce qu’ils l’avaient regardé de travers. Russlan, bien évidemment, n’exigeait pas sur le champ les punitions. Il passait l’éponge, assez rapidement. Certains s’étaient plaints de ces abus de pouvoir. Eh bien ceux là, il les avait vraiment dans le collimateur. Au moindre faux pas, ils se feraient descendre par l’orgueilleux Serpentard. Qu’il y en ait un ou une qui s’avisait de passer par là. De venir voir la jeune prof ce soir. Et il les ramènerait à leur salle commune vite fait, en les traînant par les cheveux au besoin. Oui, il pouvait être sympa. Comme il pouvait être le connard dans toute sa splendeur. Russlan se demandait toujours si c’était une bonne idée. Après tout, elle était prof. Et si elle n’y prenait pas son pied, hein? Elle serait fort capable de lui coller un zéro à la prochaine interro. Il se mit à rire à cette pensée. De toute façon, elle n’avait pas le droit. Elle devait rester impartiale dans sa façon de noter. Elle n’avait pas le droit de noter à la tête du client. Mais rien que d’imaginer ça, c’était amusant. Russlan avait pris une protection, au cas où. Il ne fallait pas faire le con avec ça. De toute façon, il ne savait même pas si ça allait dévier ou non. M’enfin, il n’était plus à ça près.

    Enfin, il vit la porte de la salle de classe du professeur Wright. Son bureau y était mitoyen. On y accédait par la classe. Il poussa la porte, sans appréhension aucune. Juste un regain d’assurance. Son orgueil le suivant de près. Il finit par toquer discrètement. Maintenant, il ne pouvait plus tergiverser. Au mieux, il allait avoir une nuit de plaisir. Au pire, il se bornera à faire ses exercices d’anglais scrupuleusement. Juste histoire de fayotter un peu. Parce que oui, il savait le faire, bien qu’il détestait cela. Un sourire éclaira ses lèvres lorsqu’elle le fit entrer. Un sourire qui en disait long quant à ses intentions.

    « -Bonsoir professeur. »

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MessageSujet: Re: [20 Sept.] Don't stand so close to me [Russlan]   Mer 22 Avr - 14:47

    Ca y est. Il était là, devant elle. Son souffle s’était presque coupé. Des envies vraiment pas catholiques lui venaient en tête alors qu’elle l’apercevait. Elle sourit. Vanessa arrivait presque à le revoir dénudé dans la salle de bain. Elle chérissait ce moment comme il se devait. Avant de le rencontrer, elle était persuadée de ne jamais succomber pour un élève. Le blonde avait beaucoup trop à perdre si cela venait à se découvrir. Et pourtant, alors qu’il était devant elle, ses certitudes venaient de s’écrouler. Elle n’était pas le genre de personne à sauter sur un élève quelques heures à peine après l’avoir rencontré. Et surtout pas dans son bureau. Dieu, le ridicule la tuerait. Pourtant, elle-même avait largement fantasmé sur ce genre de scènes quand elle était élève. Son professeur de DCFM était vraiment le genre d’homme à faire fantasmer les élèves les plus prudes. Et elle était loin de l’être. Sauf qu’elle n’aurait jamais rien tenté et remerciait maintenant chèrement son enseignant de ne pas l’avoir approché de trop près. Sinon, elle se serait laissée faire. Il avait eu le bon comportement. La preuve, son amourette était terminée depuis longtemps. Alors, elle devait faire pareil. Il semblait beaucoup plus moins innocent qu’elle l’avait été mais elle savait que c’était le comportement à avoir. Mieux valait s’en convaincre. En plus, il était trop sur de lui et ça l’énervait un peu. Elle n’était pas une fille facile. Quand elle voulait un homme, elle l’avait mais c’était uniquement parce qu’elle, et elle seule, l’avait décidé. Elle ne se laissait pas courtiser si facilement. Sauf que Russlan Mihaylov lui avait visiblement tapé dans l’œil. Ou peut être était ce simplement de la sympathie. Oui, il était beau, et alors ? La plupart des hommes l’étaient et elle ne leur avait pas sauté dessus pour autant.

    Depuis qu’elle était arrivée au château, elle se reconnaissait à peine. C’était étrange de voir ce qu’elle ressentait en cet instant. Est-ce que lui était aussi nerveux ? Visiblement pas. De toute façon, rien ne semblait pouvoir ébranler ce garçon. Il avait une telle confiance en lui. Vanessa aurait vraiment être comme ça au même âge. Il devait sans nul doute faire la loi dans son école. C’était peut être même le genre de petite brute qui s’amusait à écraser les plus faibles rien que pour amuser la galerie. Un peu comme Rebecca Stuart. Le peu qu’elle avait vu de cette gamine l’intriguait fortement. Comment une Serdaigle qui avait tout pouvait se comporter aussi méchamment ? C’était une question à creuser. Peut être tout simplement la peur de ne pas être à la hauteur par rapport à son père. Mais pour le moment, elle avait mieux à faire. Les questions attendraient, elle pourrait les observer à loisir en cours de métamorphose. D’ailleurs, cela se ferait plus tôt que prévu. Elle s’intéressait réellement à leur comportement en dehors des cours. C’était ce qui pouvait le plus révéler leur véritable personnalité après tout. Et dieu sait que ça l’intéressait.

    Elle avait envie de le tester. Jamais elle ne ferait le moindre geste déplacé. Elle savait qu’elle avait déjà obtenu son attention, à cause de son comportement déplacé de leur première rencontre. Elle l’avait allumé, il n’y avait pas d’autre mots possibles. D’ailleurs, elle repensant à son comportement, elle avait envie de rougir. Peut être était ce les vapeurs de la douche ou autre, mais elle n’avait plus vraiment été elle-même. Elle avait succombé à ses bas instincts. Ce n’était pas la première fois mais jusqu’ici, elle n’avait jamais fait la moindre avance à un enfant. Oui, un enfant, c’est tout ce qu’il était. Il était peut être majeur, mais ça ne signifiait rien du tout. Il la désirait sans nul doute. Après tout, elle était plutôt mignonne. Plus mature aussi, c’était certainement excitant. Mais d’ailleurs, quel âge pouvait-il bien avoir ? Elle venait de se poser brutalement la question. Il faisait plus âge que ses camarades mais s’il était en dernière année, il n’avait pas plus de 18 ans. Bon sang, comment avait-elle pu un seul instant penser à coucher avec un garçon si jeune. Elle n’avait vraiment pas besoin de ça. Elle qui pouvait avoir tous les garçons à ses pieds, elle n’allait pas se mettre à racoler dans le château. Son père serait furieux qu’un scandale vienne entacher le nom familial et si il avait été plutôt fier jusque là, elle risquait la répudiation claire et nette. Et ça, elle ne le souhaitait pas du tout. Elle adorait ses parents après tout.

    Ces dans ces moments là que Vanessa se demandait vraiment si elle était réellement professeur. Elle ne se sentait pas vraiment dans la peau d’une enseignante en ce moment. Elle aurait peut être du demander une affectation au ministère de la magie. Elle aurait pu travailler sur la métamorphose et servir les gens en faisant des découvertes. C’était un but très noble et en plus, elle n’aurait côtoyé que des personnes adultes et consentantes. Elle respira un bon coup et releva les yeux, son visage totalement neutre de la moindre expression susceptible de la trahir dans ses intentions. Ses intentions ? D’ailleurs, quelles étaient-elles ?

    * Aucune pour le moment. Tu lui donnes un cours d’anglais et il s’en va !*

    « -Bonsoir professeur. »

    Ces mots la remirent immédiatement à sa place. Oui, elle était sa professeur et le serait uniquement. Rien d’autre. Bien qu’elle aurait certainement pu lui apprendre certaines petites choses…

    * Stop, Vanessa. Arrête immédiatement de penser à ça ! Anglais, anglais…*

    Si elle continuait sur cette voie, elle n’était pas sure de pouvoir rester neutre longtemps. Et son pire cauchemar serait sans doute qu’une personne extérieure s’interroge sur son comportement et commence de déceler l’attirance existant entre eux. Oui, il y avait une attirance mais qu’est-ce que ça pouvait bien lui faire au final ? Elle s’en moquait. Elle n’allait pas mettre fin à sa partialité, son travail à peine commencé pour ce garçon. D’ailleurs, peut être se jouait-il totalement d’elle ? Qui sait s’il ne voulait pas simplement la mettre à ses pieds et la ridiculiser en suite ? De cette façon, il aurait eu les bonnes notes sans vraiment avoir à travailler, et elle aurait été humiliée publiquement. Lui s’en foutait, il serait encore plus populaire après avoir mis un prof à ses pieds et comme il repartait à la fin de l’année, les regards seraient tous portés sur elle. A la recherche du moindre faux pas, d’un regard un peu trop appuyé sur un élève, et ce serait le licenciement. Dieu, elle ne voulait pas ça. Enseigner était une vocation pour elle. Elle avait toujours voulu faire ça. Elle ne supporterait pas de toute perdre, de tout miser sur une bonne partie de jambes en l’air.

    Elle devait absolument arrêter son petit manège avec lui, rester professionnelle comme on le lui avait appris. Si seulement ils enseignaient comment résister aux hormones à l’université, elle aurait su comment se comporter. La meilleure solution pour elle était de trouver quelqu’un et de satisfaire ses envies avec lui. Comme ça, elle se sentirait beaucoup mieux ensuite. Amoureuse ? Non, elle n’était pas amoureuse. Elle ne l’avait jamais été et ce n’était pas prêt d’arriver. Elle voulait juste s’amuser, prendre du bon temps. Elle avait 22 ans, c’était l’âge rêvé pour ça. Sauf qu’elle n’avait pas vraiment pensé qu’en s’enfermant dans un château rempli d’ado, elle n’aurait pas accès à la gent masculine. Et ça lui manquait. Bien sur, il y avait toujours le directeur. D’ailleurs, elle le trouvait vraiment mignon mais l’intelligence n’allait vraiment pas de pair avec son physique et se compromettre avec lui n’était certainement pas une meilleure idée que celle de coucher avec le russe. Il pourrait la virer quoiqu’il advienne. Oui, elle était vraiment dans de beaux draps. Elle aurait peut être du accepter d’être promise à cet héritier dont lui avaient parlé ses parents.

    Il fallait vraiment qu’elle arrête de le regarder. C’était plus fort qu’elle, elle lui jetait toujours des petits coups d’œil. Son esprit machiavélique lui soufflait d’arrêter totalement de le regarder pour voir comment il réagirait. Ça pourrait être marrant. Après tout, il semblait presque sur de pouvoir la mettre dans son lit alors… Vanessa Wright n’était pas n’importe qui. Elle savait comment se faire désirer et l’appel de ses hormones ne mettrait pas fin à sa bonne éducation. Elle posa ses mains à plat sur le bureau, sur le tas de copies. Par quoi, allait-elle commencer ? Les bases ? Heureusement, ils parlaient tous les deux français. Ce serait un énorme avantage pour se comprendre. Ça faisait un bon moment qu’elle n’avait pas discuté dans cette langue mais elle devrait pouvoir se faire comprendre sans avoir l’air trop stupide, du moins elle l’espérait…

    Vanessa reporta les yeux sur lui. Elle se demanda ce qu’il attendait. Elle comptait réellement lui donner un cours après tout. Et ce serait vraiment pas du luxe. Il restait debout devant la porte. Elle lui fit un geste d’invite de la main pour qu’il s’installe sur la chaise en face de la sienne. Elle allait commencer par lui traduire certaines phrases simples. Le vocabulaire scolaire n’était pas toujours des plus simples à appréhender mais il avait intérêt à faire des efforts sinon elle stopperait tout. C’était déjà assez difficile de se trouver dans la même pièce que lui alors que personne d’autre n’était au courant. Elle s’en voulait de devoir mentir. Si ça venait à être découvert, ça semblerait encore plus suspect. Parfois, elle faisait les mauvais choix, elle le savait. Vanessa avait tendance à écouter son intuition même si ce n’était pas toujours la chose à faire. Elle reposa les yeux sur ses cours et sortit d’un tiroir un parchemin vierge. Elle pouvait presque sentir son regard posé sur elle et ça l’amusait. Mais elle allait rapidement le faire déchanter, juste pour le remettre à sa place. C’était mieux comme ça.

    « Bonsoir, Mr Mihaylov. Asseyez-vous. »

    Elle avait volontairement employé son nom de famille, cela rajoutait une barrière supplémentaire entre eux. Elle se demanda s’il avait pris des affaires ou si il avait réellement été persuadé de se taper son enseignante dès le premier soir. Ce serait l’occasion d’appréhender un peu plus son comportement et son caractère. Elle avait volontiers être curieuse de ce jeune élève. Il l’intriguait par son comportement. Personne n’était jamais si bon, ni mauvais, il y avait tellement de nuances. Et surtout, il y avait toujours des raisons à un comportement. Et si Vanessa avait vraiment une seule qualité, c’était son sens de la pédagogie. Comme elle aurait voulu entendre ses pensées en cet instant, savoir ce qu’il ressentait, ce qu’il avait envisagé. Mais ça n’arriverait jamais, elle n’était malheureusement pas legilimens. Un sourire poli prit place sur ses lèvres alors qu’elle commençait d’expliquer les premières bases de la langue anglaise. C’était un dialecte vraiment simple, beaucoup plus que le français. Quand une règle était instituée, il n’y avait pas d’exceptions. Elle lui déclina quelques phrases simples, comment dire son nom, son âge. Il y aurait du travail et il avait intérêt de s’entraîner avec les élèves de Poudlard pour mieux pratiquer, rien de tel qu’une immersion totale dans le pays en question. Vanessa prenait toujours ses cours très au sérieux et elle attendait beaucoup du russe. Elle n’hésiterait pas à tout stopper dans le cas contraire. Jouer avec le feu était peut être excitant mais il y avait une barrière à ne pas franchir. C’était une enseignante stricte et ce n’est pas parce qu’elle l’aimait bien qu’elle serait plus laxiste. Au contraire, Vanessa attendait beaucoup de choses des élèves qui lui avaient tapé dans l’œil. Elle était peut être blonde, mais elle était loin d’être stupide.
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Russlan S. D. Mihaylov
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MessageSujet: Re: [20 Sept.] Don't stand so close to me [Russlan]   Ven 24 Avr - 20:47

    A bien y réfléchir, Russlan devait sans doute avoir l’air fin dans l’épisode de la salle de bains. Parce qu’on ne peut pas dire que de se retrouver en chemise dont les pans tombaient mollement, en caleçon et avec les chaussettes hautes était franchement glamour. C’était même plutôt tue l’amour. M’enfin. Heureusement qu’elle n’avait pas osé regarder en dessous de la ceinture -de toute façon, la chemise était trop longue- sinon elle l’aurait vu…Avec les chaussettes. Puis même. Heureusement qu’elle ne l’ait pas vu plus déshabillé que ça. Russlan, encore une fois, avait fait fort. Il n’attirait pas seulement les midinettes, mais aussi les femmes plus âgées. Il avait attiré les hommes pendant un temps, et c’était toujours le cas. Un sourire sardonique s’installa sur ses lèvres quand il repensa à son entretien avec Mikhaïl. Alors pourquoi pas une prof, hein? Elle était jeune, belle, blonde, et elle ne devait pas être trop casse-bonbons. Après tout, c’est important. Parce que Russlan aimait moyennement ces conquêtes qui duraient plus d’un soir. Anna avait été l’exception. Il avait fait une connerie en sortant avec elle. Car dans l’état actuel des choses, ils ne pourraient plus jamais revenir en arrière si jamais ils venaient à rompre. Ils avaient été trop intimes pour pouvoir penser récupérer leur amitié. Rester l’un en face de l’autre sans pouvoir se toucher alors qu’ils avaient vécu quelque chose de très physique et de très intense allait être une vraie torture. Il y aura toujours entre eux ce désir tronqué, inassouvi, ce sentiment d’inachèvement, une énième frustration. Ca ne pouvait pas finir comme ça. Il avait eu envie de lui parler, là, maintenant, tout de suite, histoire de remettre les choses à plat. Mais il avait mieux à faire. Car oui, pour la première fois, entre Anna et une tierce personne il avait choisi la tierce personne. Réduisant d’heure en heure la chance de pouvoir se réconcilier avec Anna.

    Russlan, en entrant dans cette pièce, fut un peu dérouté par l’attitude de la jeune prof. Elle n’avait plus l’air aussi sûre d’elle et entreprenante qu’elle s’était montrée dans la salle de bains l’autre jour. Lui, au contraire, ne se défaisait pas de son sourire suffisant, de son attitude décontractée et son air insupportable de Monsieur Je Sais Tout. Il respirait l’orgueil. L’arrogance. Le genre de mec qui énerve tout le monde à se prendre pour Dieu. C’était peut être exagéré vu comme ça, mais Russlan ne doutait pas, du moins, pas devant les gens. Car baisser les yeux une fois, montrer de la gêne reviendrait à se montrer faible. Et il ne le fallait pas. Il pouvait se montrer tout à fait sans-gêne par moments. En classe, il donnait souvent l’air d’être désinvolte et légèrement chahuteur. Il ne prenait pas les cours au sérieux. Il préférait faire le con avec les copains dans le fond. Enfin une attitude qu’ont tous les adolescents normalement constitués, dirons-nous. Mais ce n’était pas Russlan. Enfin, pour quiconque le connaissait vraiment. C’était un peu trop fort de dire que c’était un genre qu’il se donnait. Mais il n’était pas pourri de l’intérieur, comparé à une certaine préfète de Serdaigle de sa connaissance.

    Russlan savait que la jeune prof l’attendait au tournant. Guettant le moindre geste sortant un minimum de l’ordinaire. Qui pourrait trahir un certain comportement ou une certaine envie. Qui pourrait le trahir. Russlan avait pas mal apprécié son attitude de la dernière fois. D’habitude, les professeurs restaient strictement formels envers leurs élèves. Ils ne se comportaient pas comme Mademoiselle Wright l’avait fait, l’autre jour. Leur discussion n’avait pas été des plus normales. Entre drague et badinage, ils avaient trouvé leur compte. Russlan avait volontairement zappé le fait qu’elle soit prof. De toute façon, à l’époque, elle n’était pas encore prof, donc ça ne lui serait pas préjudiciable, quoiqu’il fasse. Russlan n’était plus un gosse, depuis bien longtemps. Il n’avait ni l’innocence, ni la candeur qui leur était propre. Russlan avait perdu sa vertu à l’âge de 15 ans. Devenant peu à peu celui qu’il était aujourd’hui. Pour certains, un bon coup, pour d’autres, un salaud fini. Russlan n’était plus un petit jeunot prude. Il courait le jupon -et le pantalon- depuis un peu plus de quatre ans maintenant et il était assez expérimenté. Il était loin le temps du gosse de quinze ans qui s’est montré impressionné devant Aaron Gregorovitch. De trois ans son aîné, il l’avait pris sous son aile. Et l’avait complètement débauché. De toute façon, à l’époque, il n’avait plus de parents pour le surveiller et le remettre dans les rails. Sa pauvre mère était morte il y a un an et demi de cela, et son père s’était barré de la maison des années auparavant. Il devait avoir quelque chose comme sept ans. Il avait vécu pendant un temps chez sa grand-mère, mais sa cécité ne permettait pas à la vieille dame d’exercer sur lui une surveillance optimale. Endeuillée depuis un peu plus de douze ans, l’absence de son cher Ilian lui pesant atrocement, la vieille dame s’est éteinte dans le seul but de retrouver son mari. Elle n’avait pas souffert. Elle avait fermé les yeux et elle ne les avait plus jamais ouverts. Tous ces drames ont affecté le jeune garçon qu’il avait été. Le modelant irrémédiablement. Il s’était forgé une carapace impénétrable. Carapace qui aujourd’hui subsistait, malgré tout. Malgré qu’il avait sa vraie petite sœur, une belle-mère, et le père, ce salaud, jamais là quand il faut. Mais c’était mieux que rien.

    Russlan fixait la jeune femme, de son air à la fois moqueur et interrogateur. Car il était clair qu’actuellement, la jolie blonde n’avait pas la stature d’un professeur mais d’une jeune fille à peine plus âgée que lui. Il ne lui donnait pas plus de vingt-cinq ans. Comment il pouvait affirmer cela? Eh bien, à son attitude, pour commencer. Les professeurs plus vieux étaient plus expérimentés, et ils savaient faire preuve d’autorité. Ils restaient froids envers les étudiants et rares étaient ceux qui osaient briser la glace. La plupart, murés dans leur savoir, enfermés dans leur tour d’ivoire, ne se mêlaient rarement aux autres, pas même à leurs collègues. Ils laissaient parfois les élèves crever la gueule ouverte, ne travaillant qu’avec les meilleurs. Mademoiselle Wright, quant à elle, aurait très bien pu le laisser dans son ignorance de l’anglais -on dira que c’est un bon alibi-mais elle avait choisi de lui donner des cours particuliers. Certains auraient tendance à trouver ça louche que ce soit justement lui, ayant la réputation d’un tombeur, bénéficie d’une telle faveur. Russlan ne se préoccupait pas pour le moment du fait que ça puisse se savoir ou non un jour. Pour l’instant, ça resterait secret. Et actuellement, il ignorait quels dilemmes agitaient la jeune femme. Heureusement. De toute façon, il était là pour un cours d’anglais. La bonne blague. Il songea au bloc-notes qu’il avait dans son sac, au stylo à bille qui traînait quelque part, au lieu d’une liasse de parchemins et de l’encre assorti de la plume conventionnels. Il en arrivait à se demander si tout ce matériel allait effectivement servir.

    D’ailleurs, qu’on ne se méprenne pas, Russlan venait de la nommer professeur. Ce qui veut dire ce que ça veut dire. Ignorant toujours -et tant mieux pour son intégrité- qu’elle se battait contre certaines pulsions qui l’auraient volontiers précipitée dans ses bras. Russlan qui en aurait légèrement profité. Bah…C’était un petit jeu sans conséquences. Il ne lui demandait pas de tout plaquer, là, maintenant, tout de suite, pour l’épouser sur le champ et lui faire des gosses non plus. De toute façon, quand Anna en parlait parfois, -ça, c’était avant qu’ils ne se disputent- il restait assez réservé sur le sujet, et se contentait de hocher la tête d’un air de dire on verra. C’était bizarre la propension qu’avaient les jeunes femmes à faire des projets quand elles se sentaient suffisamment bien avec leur copain pour dire de faire des plans sur la comète quant à leur vie future. Russlan, lui, était assez dubitatif quant à ces projets. Il ne se voyait absolument pas père de famille. Il n’était pas assez responsable pour cela, et il ne le serait pas avant un long moment encore. De même qu’il tenait trop à sa liberté pour se caser définitivement. Il préférait butiner et aller voir un peu partout ce qui se passait. Parce que la routine métro, boulot, dodo, ça risquait fort de l’agacer au bout d’un moment, bien qu’il soit un peu pépère sur les bords. Bref, là n’était pas la question. Ce qui résulterait de cette soirée serait sûrement une partie de jambes en l’air sans conséquences. Une aventure d’un soir, comme il en a eu beaucoup d’autres. Russlan de toute façon ne la traînerait pas dans la boue. Ce n’était pas son boulot. Il n’était pas assez con non plus pour crier sur tous les toits qu’il s’est tapé une prof alors que ladite prof vient tout juste d’arriver. Jouer les grandes gueules, non, merci.

    Et Russlan avait peut être sa petite idée quant à l’effet qu’il faisait à la jeune femme. Elle était fébrile, malgré sa volonté de rester neutre. Comme si elle se retenait de l’envie de se jeter dessus. Russlan, de son côté, avait envie de l’allonger sur le bureau, ainsi que tout un tas d’autres choses pas très catholiques, mais ça n’était ni l’endroit, ni le moment, ni l’objectif pour la soirée. Mais après tout, il n’y avait pas de raison pour que ça ne change pas d’ici là. Des tas de choses pouvaient se passer, ce qui faisait que rien ne pouvait être exactement prévu à l’avance. Même que ça s’appelle le hasard. Et des fois, il faisait vraiment bien les choses. Il la vit poser ses mains à plat, sur le bureau, alors qu’un énième sourire amusé venait d’étirer ses lèvres fines. Elle le regarda à nouveau, et lui fit signe de s’installer. Chose qu’il fit. Il posa son sac à terre, et lentement, il défit sa veste, qu’il posa sur le bureau. Il étala ses grandes jambes sous le bureau, avant de prendre son sac à nouveau, de le déposer sur le bureau, et sortit ses affaires, prêt à bosser. Du moins, c’était ce qu’il voulait laisser croire. Et il attendit. Son regard vert fixé sur elle, comme un prédateur fixerait sa proie avant de le chasser. Il sourit d’un air amusé quand elle employa son nom de famille, et machinalement, il se demanda combien de temps elle tiendrait avant de l’appeler Russlan. Il lui adressa un sourire avenant, avant de murmurer d’un ton suave.

    «-Vous pouvez m’appeler Russlan, vous savez? »

    Si elle essayait de mettre des barrières entre eux, lui se gênerait pas pour essayer de les faire tomber. Le Mihaylov savait qu’il avait peut être bien fait d’emporter de quoi écrire. Ne serait-ce que pour faire style, au moins, il pourrait prétendre pouvoir noyer le poisson de cette façon. Et avec brio, il fallait le reconnaître, la jeune femme noya le poisson à son tour, en essayant de lui expliquer certaines choses, alors que lui les notait scrupuleusement sur son cahier, un sourire moqueur aux lèvres. On n’entendait plus que la voix de la jeune femme, entrecoupée par les grattements du stylo sur la feuille de papier, et la page que l’on tourne une fois qu’elle fut totalement recouverte d’encre et de mots. Il afficha un sourire goguenard quand elle lui présenta quelques phrases bateau. Ca lui rappelait quelque chose, mais il avait dû dormir dessus depuis. Il n’était cependant pas sûr de pouvoir les prononcer, les phonèmes existant en anglais étant différents de ceux employés dans la langue russe. En anglais, les R étaient prononcés de façon étrange, en Russie on les roulait. Si ce n’était que ça. Une fois qu’il eut finit d’écrire ça, il décida de l’utiliser pour son propre compte. En profiter pour lui soutirer des informations. D’un air très sérieux, il lui demanda alors, malgré son accent russe à couper au couteau:

    « -Quel âge avez-vous? »

_________________
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MessageSujet: Re: [20 Sept.] Don't stand so close to me [Russlan]   Lun 4 Mai - 16:23

    Bien sur, elle n’allait quand même pas se montrer si familière dès le départ. Elle était trop intelligente pour ça. Elle avait déjà trop joué le jeu. C’était dangereux, c’était excitant aussi. Incroyablement excitant… Elle ne devait pas mais malgré toutes les raisons qui lui disaient de ne pas le faire, elle avait énormément de mal à lutter. Il fallait avouer qu‘il était attirant, c‘était indéniable. Sauf que l‘attirance ne devait pas lui faire faire des choses inconsidérées. Pendant qu‘elle lui expliquait, elle faisait de son mieux pour ne pas regarder ce troublant jeune homme. Si elle croisait ses yeux, sa réserve finirait par s‘écrouler aussi rapidement qu‘elle avait réussi à la mettre en place. L‘esprit concentré sur tout ce qui ne concernait pas son élève, elle avait entreprit de réciter tous les sorts de métamorphose qu‘elle connaissait par ordre alphabétique. Ça lui occupait l‘esprit et c‘était mieux que rien. Rien de mieux pour garder son self control que de s‘occuper l‘esprit à quelque chose d‘ennuyeux. Enfin, la métamorphose était loin d‘être ennuyeuse mais comparé à Russlan, naturellement elle aurait vendu son âme au diable. Elle détestait se sentir inférieur à quelqu‘un et son attitude le montrait pourtant. Elle devait absolument se contrôler. Elle venait à peine d‘arriver dans ce collège et voilà qu‘elle ne se tenait déjà plus. Elle imaginait déjà la tête des enseignants, tous plus âgés et expérimentés, s‘ils venaient à savoir ce qui se jouait sous leurs yeux.

    Oui, parfois, elle pensait vraiment qu‘elle aurait du accepter ce fichu mariage arrangé. Au moins, si elle avait été engagée avec quelqu‘un d‘autre, elle n‘aurait jamais eu ce genre de pensée envers un élève. Il était juste un élève. C‘est ça, juste un élève. Garder son calme. Il fallait qu‘elle garde son calme, un point c‘est tout. Se montrer indifférente devrait calmer un peu son arrogance. Arrogance qu‘il avait depuis qu‘elle lui avait fait des avances plus qu‘explicites dans la salle de bain. Elle se demandait encore ce qui lui était passé par la tête lorsque c‘était arrivé. Un trop plein de confiance et une certaine envie de s‘amuser avait sans nul doute conduit à cette horrible méprise. De toute façon, elle restait persuadée d‘une chose, si jamais quelque chose devait se passer entre eux, ça ne se ferait certainement pas au bout d‘une heure, elle n‘était pas une traînée quand même, et ça n‘aurait pas lieu dans le château, histoire d‘alléger un peu sa conscience meurtrie. Mais qu‘Est-ce qui lui prenait de penser à ça ? Elle se comportait comme si elle avait déjà décidé de se perdre. Sauf que ça n‘arriverait pas ! Sa confiance revint et elle croisa le regard de son élève, lui montrant qu‘il devrait faire des efforts s‘il voulait la faire sombrer. D‘habitude, elle avait les hommes à ses pieds. Ça n‘avait rien d‘étonnant puisqu‘elle était vraiment très belle et en avait totalement conscience. Sauf que les hommes qui la courtisaient étaient très souvent des aristocrates et qu‘ils étaient beaucoup moins entreprenants que ce Russlan.

    Elle sortit instantanément de ses pensées au moment ou la voix mélodieuse de son élève résonna. Elle se mordit la lèvre, en entendant la remarque. Il est vrai qu‘elle n‘avait pas été aussi empruntée la dernière fois.

    « Vous pouvez m‘appeler Russlan, vous savez ? »

    Oh oui, elle le savait. Sauf que ce n‘était vraiment pas raisonnable. Une partie d‘elle avait envie de voir la réaction qu‘il aurait quand elle lui répondrait qu‘elle préférait en rester au simple Mr Mihaylov. C’était une proposition tentante, néanmoins mieux valait continuer de le vouvoyer. Il était trop tôt pour le tutoyer. Sans compter, qu’elle ne se voyait pas lui proposer de l’appeler Vanessa. Ce serait trop étrange pour le moment. Elle le voyait sourire et cela lui donna envie de le calmer. Son arrogance avait parfois quelque chose d’énervant.

    «  Je pourrais, oui… »

    Mais elle ne le ferait pas. Elle sourit, le frustrer un peu calmerait leurs ardeurs à tous les deux. Il était plus jeune qu’elle mais semblait déjà avoir une certaine expérience de l’amour. Elle se demanda combien de personnes avaient-déjà partagé son lit avant de stopper immédiatement son cheminement de pensée. C’était dangereux. Trop dangereux pour sa santé mentale. Elle savait qu’il la testait mais elle ne tomberait pas dans son piège. Elle n’avait pas quelques années de plus pour rien. Elle connaissait les pièges à éviter.

    La barrière, penser à la barrière. Elle n‘était pas du genre à s‘engager, elle le savait parfaitement. Elle n‘aimait pas les choses rangées. Et puis, elle était un peu féministe dans l‘âme, et épouse un homme pour lui faire des enfants ne lui plaisait absolument pas. Tout ceci faisait qu‘elle enchaînait les conquêtes, la plupart d‘un soir, sans conséquences. Parfois, elle ne donnait même pas son vrai nom. Quand en était-elle arrivée à ce point là ? En faisant une brève rétrospective en arrière, elle avait honte de son comportement mais elle avait besoin de tester son pouvoir de séduction. C‘Est-ce qui s‘était passé dans la salle de bain. Savoir qu‘elle plaisait autant aux plus jeunes qu‘aux plus vieux l‘emplissait d‘une confiance sans borne. Finalement, elle se comportait un peu comme un garçon en matière d‘amour, enfin d‘amour, ce n‘en était pas naturellement.

    Non ce qui l‘embêtait dans cette histoire, c‘était surtout le fait qu‘elle savait très bien que ce populaire préfet était observé et épié par la plupart des filles du château. Elle était effrayée à l‘idée que quelqu‘un l‘aperçoive entrer dans son bureau le soir. Si jamais quelqu‘un se doutait de quelque chose, elle risquait tout. Tout ça à cause de cette fichue gossip girl. Cette faiseuse de ragots qui pouvait briser sa carrière. Et puis, il y avait ces informatrices aussi. Elle avait bien vu comment la fille Riagan regardait le russe. Ce regard ne signifiait qu’une chose, elle voulait sortir avec lui et était prête à écraser toutes ses concurrentes pour cela. Justement, on pouvait la considérer comme une concurrente puisqu’elle était attirée par lui. Alors que se passerait-il si elle venait à apprendre ces petits cours particuliers dans son bureau. Bon, c’est vrai, ça aurait pu être pire, après tout, elle aurait pu lui faire cours dans ses propres appartements et la, le message aurait définitivement été très clair. En attendant, il était encore ici pour environ une heure et il fallait bien meubler le silence qui venait de s’installer.

    Vanessa n‘était pas sure de savoir l‘effet qu‘elle faisait au russe. Il était tellement froid et secret. On ne lisait jamais la moindre émotion sur son visage, il contrôlait tout. Et Vanessa malheureusement ne pouvait pas se vanter du même contrôle. Elle n‘était pas allée à Serpentard et n‘avait pas appris à se contrôler comme eux. Elle aurait aimé pouvoir dire être sure de son pouvoir de séduction mais justement elle n‘était plus sure de rien. Son comportement avec les femmes lui laissait pensé qu‘il ne cracherait jamais sur un coup gratuit mais c‘était plus une situation idéale entre deux étudiants qu‘entre un prof et une étudiante. Il était la tentation pour elle. Combien de fois n‘avait-elle pas rêvé qu‘un prof s‘intéresse un peu plus que nécessaire à elle ? Elle-même avait connu cette tentation interdite pour un enseignant. Sauf que l‘enseignant en question l‘avait gentiment remise à sa place. Devait-elle se comporter comme cela également ? Elle savait très bien que c‘était la solution la plus adaptée et sure, moralement parlant.

    La tentation… On lui avait toujours imposé des limites. Pendant sa jeunesse, elle était très sévèrement punie au moindre écart de conduite, à Poudlard, il y avait le règlement et elle l‘avait toujours suivi à la lettre. Maintenant, elle était seule et n‘avait plus vraiment de limites, sauf les limites que la décence lui imposaient. Sauf que sans réelles sanctions, il était très difficile de les appliquer. Personne n‘était là pour lui dire qu‘elle ne devait pas faire telle chose au risque d‘être punie. Non, maintenant, elle était adulte, ou du moins considérée comme tel. Elle était censée savoir maitriser ce genre de situation. Censée, oui parce qu’actuellement elle ne maitrisait plus rien et détestait ça.

    « Quel âge avez-vous ?»

    Spécialement en l’entendant lui demander quel âge elle avait. Elle retournait ses propres cours contre elle. Il pensait certainement qu’elle allait répondre. Sauf qu’elle ne lui donnerait pas l’avantage. Elle-même ne savait toujours pas l’âge qu’il avait. Il semblait plus âgé que les autres élèves mais ça ne voulait pas dire grand-chose de nos jours.

    Que répondre à ça. Elle ne voulait pas lui donner l’information qu’il souhaitait. Parce que même si il faisait semblant d’être un élève studieux, elle voyait très bien qu’il voulait cette information pour un tout autre compte. Un sourire moqueur fleurit sur ses lèvres alors qu’elle lui renvoya la balle.

    «  Et vous ? »

    Comme ça, elle verrait si il avait bien intégré ce qu’elle lui avait expliqué. Et cette petite réplique lui donnait également l’occasion de ne pas répondre. Ce garçon ne savait-il pas qu’on ne demandait jamais l’âge d’une femme. C’était très grossier. Par contre, il était obligé de lui répondre maintenant. Et en fonction de sa réponse, elle le savait se jouait aussi tout le contrôle de ses pulsions. Parce que s’il s’avérait qu’il n’était pas si jeune que ça, son contrôle durement acquis pourrait bien voler en éclat…

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MessageSujet: Re: [20 Sept.] Don't stand so close to me [Russlan]   Mer 6 Mai - 17:20

[Désolée, c'est pas fameux, j'ai eu de la peine. J'ai honte du coup de balancer mon post tout pourri Y____Y]

    Le jeune homme afficha un drôle de sourire lorsqu’elle lui répondit qu’elle pourrait. Sous entendu, l’appeler Russlan. Mais il pouvait aisément achever sa phrase. Elle ne le fera pas. Et il en devinait aisément les raisons. D’une, de ne pas lui donner satisfaction en cédant à son caprice, de deux, parce qu’appeler quelqu’un par son prénom faisait tout de suite moins formel. Et tout ce qui semblait être dans la tête de la blondinette n’était ni plus, ni moins, que de garder entre eux cette distance de sécurité. Car elle était de mise, ça ne faisait aucun doute. Une pensée qui dérape, et tout pourrait changer. Oui, elle pourrait être familière avec lui. Et lui ne se gênerait pas pour s’engouffrer dans la brèche déjà crée. Pour mieux la prendre dans son propre piège. Sans le savoir, une vraie partie de chasse venait de s’engager. Une partie durant laquelle il fallait avoir une technique pour ne pas se faire avoir. Manger ou être mangé. C’était un peu bête dit comme ça, mais c’était tout à fait ça. Russlan avait fait vraiment fort en souhaitant inscrire une prof dans son tableau de chasse. D’une, parce que ça ne se faisait pas. De deux, parce qu’elle représentait l’interdit. Et c’est ça qui était excitant. Braver les interdits, franchir les limites, dépasser le cap de la décence. Se jouer de la moralité, ça c’était un jeu. Et non jouer à la drague en se croyant fort parce qu’on est content d’avoir un regard de tombeur et les filles qui s’étalent à tes pieds. Il aimait qu’on lui manifeste de l’indifférence, voire de la froideur. Il n’était pas spécialement masochiste. Mais il aimait le défi, le danger, la frustration engendrée par l’attente. Tout ça lui procurait de l’adrénaline, tout à fait agréable. Mais il n’en était pas encore là.

    Et pour l’instant, Russlan à dire vrai n’avait pas trop d’options. Il y avait là fermer sa gueule, et fermer sa gueule. Bon, d’accord, ça ne lui laissait pas beaucoup le choix, mais au moins, ainsi, il ne risquait pas de commettre d’impair. Ca le changerait pour le coup, lui qui avait l’habitude de foncer tête baissée. C’était ce qui plaisait chez les filles particulièrement. Elles étaient toujours impressionnées par sa franchise, son côté grande gueule. Mais d’un côté, la drague, c’était pas compliqué. Il suffisait d’avoir un physique avantageux, maîtriser le regard qui tue, et savoir dire ce qu’on voulait entendre. Elles tombaient dans son piège. Beaucoup avaient cherché à l’avoir dans leur lit, séduites par sa façon d’être, son côté mauvais garçon qui feraient se dresser les cheveux de n’importe quel père respectable. Mais en son for intérieur, Russlan se disait qu’il valait mieux pour lui qu’il ne tombe pas sur ces pères furieux de savoir que leurs filles chéries se sont fait déflorer par un type qui ne se gênait pas les laisser tomber comme des vieilles chaussettes ensuite. Sa réputation le suivait à la trace, mais ça n’empêchait pas les jeunes femmes de vouloir être avec lui. Mais Russlan savait que beaucoup se fichaient bien de ce qu’il était vraiment, que dès qu’elles seraient face à ses problèmes, elles prendraient peur et s’enfuiraient. Beaucoup le voulaient en fin de compte pour sa popularité, son corps et son côté beau parleur. Pas pour le reste. Alors Russlan n’avait rien à offrir. Il se glissait sous leurs draps le temps d’une nuit, sans rester. Il ne refusait jamais une partie de jambes en l’air, si la fille était un minimum potable. Pour les mecs, c’est lui qui voyait, selon ses envies. Et là, de quoi il en avait envie? Il avait bien son idée. Mais il avisera en temps voulu. Pour l’instant, il n’avait pas de stratégie. Et il comptait bien ne pas le laisser voir à la jeune prof devant lui. Car avant d’être une jeune prof, elle était une jeune femme. Et il devait réfléchir à un nouveau plan d’approche puisque le sien ne fonctionnait pas. Et c’était hors de question de se montrer vaincu.

    Russlan avait toujours fait en sorte de ne jamais rien montrer. Ou du moins, il montrait ce qu’il voulait bien. C’est pour ça qu’il paraissait si indéchiffrable, si secret, si distant. Seule Anna pouvait prétendre deviner ce qu’il ressentait au moindre coup d’œil. Malgré l’air le plus impassible qu’il puisse adopter, elle parvenait toujours à trouver que ça n’allait pas, ou encore une quelconque autre émotion. Il y avait toujours quelque chose qui le trahissait. Mais ça, elle avait appris à le décrypter au fil des années passées à ses côtés. Mais pour n’importe quel inconnu, il était une énigme. C’était inhérent au milieu dans lequel il venait. Il n’avait pas le temps pour la souffrance. Il devait survivre, point. Peu importaient la douleur, la peine, la solitude. Il ne devait rien montrer, être toujours au taquet. Sinon, il finissait par craquer. Et finissait à sniffer un rail de coke derrière deux poubelles, adossé à un mur de tôle ondulée. A défaut de finir en taule tout court. Encore heureux que Russlan avait un endroit où dormir. Une belle-mère qui fasse la cuisine, qu’il puisse même manger à sa faim. Une petite sœur et une amie sur qui il pouvait compter. Car s’il n’avait pas eu tout ça, comment aurait-il fini? Certains de ses copains, qu’il fréquentait pendant l’été, avaient moins de chance que lui. Ils vivaient souvent ensemble, partageant un appart. Pas de parents qui s’occupaient d’eux, ou encore en vie. Ils passaient leur temps à baiser, boire, fumer comme des pompier, sniffer de la drogue, faire une fête à défoncer la baraque. Ils ne travaillaient pas. Ils séchaient les cours depuis des lustres. Ou n’allaient carrément pas à l’école. Alors il était dans un sens un privilégié. En ayant le privilège d’accéder à Durmstrang, il avait un peu échappé à tout ça. Russlan était surdoué, une école normale ne lui aurait pas convenu. Bref, s’il n’était pas ici, il serait peut être dans la rue à l’heure qu’il est. A réparer des ordinateurs pour gagner sa vie, en attendant de pouvoir accéder à l’école de photographie dont il rêve.

    Russlan quant à lui ne s’est jamais soucié de savoir s’il dépassait les bornes ou pas. Le désavantage de ne pas avoir de limites dans son éducation très certainement. La faute aux parents laxistes. Trop laxistes, même. Des fois, Russlan se surprenait à penser que ça lui aurait fait du bien de recevoir une claque dans la gueule quand il dépassait les bornes. Mais voilà, sa mère avait disparu bien avant qu’il ne commence sa crise d’adolescence, et gamin, il filait plutôt droit. Son père? Hum, question suivante. Rien que le fait qu’il ne lève ses yeux sur lui au moins une fois dans sa vie relevait de l’utopie. Ce n’était pas Glenn qui allait l’éduquer maintenant, il ne l’avait jamais fait. A dire vrai, il s’était déjà pris des baffes quand il déviait. Mais pas par ses parents. A l’époque où il fréquentait Diana, Anna lui avait collé une paire de mandales pour lui remettre les yeux en face des trous, lui faire comprendre qu’il faisait n’importe quoi. Orianne, qui était sa belle-mère, lui avait aussi déjà donné des baffes lorsqu’il permettait de lui répondre de façon assez crue ou inappropriée. C’était plus pour un manque de respect d’un homme à une femme que de l’éducation à proprement parler. Russlan, très vite dans sa relation avec sa belle-mère, avait défini ses limites: elle n’était pas sa mère. Conséquence, elle n’avait pas le droit de le réprimander, ni même de lui faire quelque remarque que ce soit. En clair, elle n’avait aucune autorité sur lui. Et Russlan, ainsi, avait toujours été plus ou moins en roue libre. A se faire lui-même une idée de ce qui était bien ou mal. A déraper pour apprendre de ses erreurs. Car il s’est cassé la gueule beaucoup de fois. C’est comme ça qu’il a appris. Ce qu’il devait faire ou pas. C’est parce qu’il a tenté de se suicider, en période de descente, en garde à vue qui de plus est, qu’il a compris que la présence de Diana était loin de lui être bénéfique. Et c’est sûrement quand il aura atteint le point de non-retour qu’il s’apercevra qu’il a fait une connerie en s’étant tapé une prof. Russlan haussa un sourcil, avant de la questionner sur son âge. Comme on pouvait s’y attendre, elle ne lui répondit pas, et se contenta de retourner la question d’un air neutre. Russlan s’humidifia les lèvres d’un coup de langue discret, avant de répondre, jouant le jeu.

    « -Je vais avoir vingt ans. En décembre. »

    Un sourire en coin venant appuyer ses propos, son regard vert brillant d’une nouvelle lueur machiavélique. Tout ça pour lui faire comprendre qu’il avait plus d’un tour dans son sac, et que tôt ou tard, il aurait la réponse à sa question. En espérant qu’il ne fasse de vagues pour parvenir à ses fins. Il arqua un sourcil à nouveau, et prit son menton entre ses doigts, le coude nonchalamment appuyé sur le bord du bureau. Il se frottait le menton, distraitement. Réfléchissant un instant sur la stratégie à adopter quant à la suite. Il jeta un nouveau regard sur la jeune prof, avant de demander, très sérieusement:

    « -Alors si…Vous ne voulez pas me dire votre âge…Quel est donc votre prénom? »

    Parce qu’elle connaissait celui de Russlan, lui ne connaissait pas le sien. Voilà qui était injuste, n’est-ce pas? Lassé déjà d’être dans cette position, il s’appuya contre le dossier de sa chaise, s’y affala complètement, les mains dans les poches de son pantalon. Ses grandes jambes étalées devant lui, trop inconfortables pour être pliées sagement sous un petit bureau.

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MessageSujet: Re: [20 Sept.] Don't stand so close to me [Russlan]   Mar 2 Juin - 12:49

    Vanessa se sentait dans la peau d’une proie. Oui, c’était exactement le terme qui convenait. Malheureusement, son pseudo statut de professeur ne la sauverait pas longtemps des ardeurs du brun. La demoiselle avait dans l’idée qu’il n’était pas vraiment habitué à ce qu’on puisse lui résister. Rien que pour cela, Vanessa n’avait pas envie de craquer. Comme ça, il aurait une petit leçon qui serait profitable à son égo qu’elle devinait un peu trop grand. Rien que pour l’embêter, elle avait bien envie de lui montrer qu’elle commençait de craquer. Commençait, parce qu’elle avait été élevée par un Serpentard et de ce fait, jouait très bien la comédie. Le manipuler, lui laisser voir qu’il avait le contrôle alors que ce n’était pas vrai, ça pourrait être vraiment très amusant. Non, la blonde n’était pas de nature méchante, mais la drague incessante dont elle faisait l’objet, lui donnait envie de réagir. En d’autres circonstances, si ça n’avait pas été un élève, elle aurait déjà fini dans ses bras. Elle lui sourit légèrement avant de rebaisser la tête vers ses papiers. Intérieurement, elle aurait eu envie d’éclater de rire. D’un côté, il essayait d’être très explicite dans ses méthodes d’approche, de l’autre, il tentait par tous les moyens de rester discret sur ses intentions. Bon Serpentard ! Comme si Vanessa n’en avait pas fréquenté des garçons pareils durant ses années au château. Ils avaient été pareil. Elle s’était laissée séduire par l’un d’entre eux et l’avait amèrement regretté. Sauf que cette fois ci c’était elle l’adulte. Du moins, elle tentait de se comporter comme tel.

    Vanessa pouvait très bien imaginer ce qui lui passait dans la tête en cet instant. Qui ne rêvait pas de séduire un de ses enseignants rien que pour le plaisir de se dire qu’on avait réussi à craquer la surface inaccessible de l’un d’entre eux. C’était un fantastique défi et il semblait bien décidé à le relever. Sauf que la prof était loin d’être une fille facile. Et il lui semblait à sa plus grande surprise que fréquenter ce garçon faisait incontestablement ressortir ses instincts de serpentard. Oui, elle avait envie de jouer. Depuis combien de temps n’avait-elle pas eu une telle distraction ? Longtemps, trop longtemps. Malgré tout, elle ne comptait pas laisser voir cet état des faits à l’élève assis en face de lui. Elle n’avait eu que des conquêtes d’une nuit. Ses parents pouvaient bien se désespérer de la voir mariée à un homme respectable, elle n’était pas du tout prête pour ça. D’ailleurs, peut être ne le serait-elle jamais. Mais pour l’instant, elle avait autre chose que de penser à sa vie privée future. Elle devait plutôt surveiller ses paroles pour éviter de lancer une fleur au garçon. Il n’avait pas l’air de se décourager facilement. En temps normal, Vanessa aurait immédiatement mis les choses à plat mais c’était difficile de gérer une attirance professeur élève, surtout quand on débutait dans le métier. Il ne manquerait plus qu’un élève ait vent de leurs petits cours privés et aussitôt les rumeurs feraient leur apparition. C’était l’immense inconvénient de vivre dans ce genre d’établissement. Rumeurs relayées par cette fille mystérieuse, Vanessa avait oublié son nom, d’ailleurs elle s’en moquait totalement.

    « -Je vais avoir vingt ans. En décembre. »

    Vanessa se permis un sourire arrogant consciente qu'elle venait de renvoyer la balle au bond. Ils ne comptaient pas les points mais si ça avait été le cas, elle aurait pris l'avantage. La blonde ne savait pas trop pourquoi elle lui avait demandé son âge. Peut être pour réaliser la future étendue des dégâts. .Elle acquiesça de la tête, pensivement. Elle ne s’attendait pas à ce qu’il soit si vieux. Il devait avoir redoublé une ou deux classes. Tant mieux… elle releva la tête horrifiée par ses pensées. Dieu, devenait-elle totalement folle ? Elle venait de penser clairement et sans équivoque qu’elle pourrait consciemment avec une relation, enfin relation était un bien grand mot, avec lui. Ils n’avaient que deux ans d’écart. Pourquoi était-elle son enseignante ? Même si elle n’avait pas passé son temps à lire le règlement intérieur, il ne faisait aucun doute qu’une relation sexuelle avec un étudiant était prohibée. Bon, le directeur était totalement à côté de la plaque mais malheureusement pas les élèves. Spécialement certains qui se comportaient comme de vraies fouines. Elle les méprisait par principe. Elle s’était promis de ne jamais pactiser avec un élève et voilà que Russlan débarquait à Poudlard. Bien sur, il était étranger alors la faute en était moins grave mais sa réputation bafouée la suivrait toujours. Les gens n’avaient jamais compris ce genre de sentiments. Après tout, un professeur amoureux de son élève était forcément dérangé. Ce genre de scandale n’avait jamais fait la une de la gazette que Vanessa sache mais il y avait un début à tout. Elle savait être stupide mais elle était une Serdaigle et pensait toujours le pour et le contre avant la moindre action.

    Vanessa ne vit pas tout de suite le regard que le russe lui lança et pourtant cela aurait du lui mettre la puce à l’oreille. Oh non, il n’allait pas se laisser décourager et si il était plus tenace, elle-même finirait bien par craquer et répondre à ses questions pour qu’il la laisse tranquille. C’était une stratégie imparable. Il était vraiment mignon quand il semblait pensif. Vanessa se laissait volontiers plus séduire par quelqu’un qu’elle devinait un peu fragile que par un macho. Enfin, toutes les filles étaient pareilles. A moins qu’entre temps, les standards aient changé sans qu’on l’ait mise au courant. Un mot la fit tiquer et elle reporta son attention sur le séducteur assis face à elle. Âge, il voulait savoir son âge. Si elle lui disait, il finirait indubitablement par avoir le contrôle. Et puis le mot prénom résonna en grande lettre dans son cerveau et elle respira soulagée. Il abandonnait la partie pour l’instant. Elle commençait de regretter amèrement d’avoir proposé ces cours particuliers. Pourquoi avait-elle eu cette idée déjà ? Ah oui, il l’avait amusé dans la salle de bain. Pourquoi diable craquait-elle à chaque fois qu’un garçon l’amusait ? Si le brun en avait vent nul doute qu’il la mettrait très facilement dans son lit. Rien de mieux qu’un garçon amusant pour séduire une fille. Le physique n’avait pas tellement d’importance pour elle. Y avait-il vraiment quelque chose de négatif à lui répondre ? Elle ne pourrait plus sa cacher derrière son statut d’enseignant s’il la tutoyait. Mais elle espérait bien qu’il lui demanderait la permission avant ça parce que la blonde détestait qu’on lui manque sciemment de respect. Serait ce si mal de repousser entre un peu la limite si mince qui existait entre eux ? De toute façon, il n’allait pas crier son nom sur tous les toits, les élèves s’en moquaient totalement. Sauf que cela les mettait maintenant à égalité. Elle gardait un atout dans sa manche, son âge. Parce que s’il apprenait qu’elle n’avait que deux ans de plus que lui, le jeu en serait encore plus grand. Quoiqu’il était plus facile de séduire un jeune prof que quelqu’un plus expérimenté. Reprenant conscience de l’extérieur, elle jeta un œil à la pendule. Elle ne voulait pas qu’il rate le couvre feu à cause d’elle. Sinon, soit il devrait se justifier et elle serait dans les ennuis jusqu’au cou puisqu’elle avait menti sur ses occupations de la soirée, ce qui forcément semblerait louche, soit il accepterait la punition s’il venait à se faire prendre. Encore qu’il lui semblai vaguement que Russlan était préfet même si elle n’en était plus totalement sure.


    « -Alors si…Vous ne voulez pas me dire votre âge…Quel est donc votre prénom? »

    Vanessa s’apprêtait à répondre lorsqu’elle sentit ses jambes se retrouver emprisonnées entre celle de son élève. Elle ouvrit la bouche et lui jeta un regard perçant. Pour un peu, elle aurait presque eu l’air effrayante. On que non, il était plein de ressource ce petit étudiant. Vanessa avait envie de sourire mais elle lui montrerait qu’il avait gagné. Elle dégagea délicatement ses jambes croisées et les posa sur le côté, dans un endroit que Russlan n’arriverait pas à atteindre si facilement. Le geste était peut être involontaire quoiqu’elle en doute fortement. Y avait-il quelque chose que ce garçon ne contrôlait pas en cet instant ? Elle aurait presque pu faire la comparaison entre le chat et la souris. Parce qu’elle était la souris sans aucun doute. Elle croisa son regard et répondit après un temps de silence.

    - J’ose espérer que vous n’utiliserez pas ces informations à mon insu. Sinon, je le saurais ! Rajouta-t-elle d’une voix qu’elle espérait menaçante. Je m’appelle Vanessa. Comme ça nous sommes à égalité. Satisfait ? Demanda-t-elle avec un sourire fier.

    La blonde resta elle-même surprise par l’audace dont elle avait fait preuve. Oh non, elle n’était pas du tout dupe des tentatives plus ou moins foireuses qu’utilisait Russlan à son encontre. Et elle ne doutait pas qu’il était totalement conscient de jouer dans la cours de grands. Parce qu’elle ne ressemblait pas vraiment à une ado énamourée, enfin elle l’espérait fortement sinon s’en était fini de son amour propre. Vanessa avait envie de voir sa réaction. Elle aimait bien provoquer les gens parfois. Même si on la disait gentille, il ne fallait pas trop pousser non plus. Comme tout le monde, elle pouvait se mettre en colère et dans ces moments là, elle devenait une vraie petite peste. Il valait mieux ne pas trop tenter sa chance. Sauf qu’avec lui, elle n’arrivait pas à se mettre en colère. Au contraire, il avait tendance à l’amuser. C’était mauvais pour son orgueil. Elle observa le garçon attentivement pour espérer déceler une fugace étincelle de triomphe mais il contrôlait bien trop ses traits pour cela.
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MessageSujet: Re: [20 Sept.] Don't stand so close to me [Russlan]   Jeu 4 Juin - 15:41

    Pour lui, ce n’était qu’un jeu. Un jeu dont les règles étaient assez strictes, mais ça ne l’empêchait pas d’y prendre un certain plaisir en essayant d’échafauder sa stratégie. Le but étant de faire tomber les remparts qui, pour l’instant, rendaient la demoiselle inaccessible. La faire descendre de sa tour d’ivoire. Et c’était amusant de la voir hésiter, perpétuellement, se demandant quelle attitude adopter. Franchement, elle avait de la chance d’avoir eu affaire à lui. Lui qui se montrait trop entreprenant, alors qu’en théorie, cela n’avait pas lieu d’être. Il y avait de fortes chances pour que ce petit jeu tourne au vinaigre. Mais au moins, elle aura eu le temps d’expérimenter la chose et de se faire les armes. Mais elle était amusante. Et tout à fait adorable. Russlan n’avait pas droit de penser cela d’un professeur. Mais…Ce qui n’est pas dit, il le garde pour lui, n’est-ce pas? Alors, la charmante -et blonde, sans être stupide pour autant- prof ne pouvait pas deviner ce qui se passait dans sa tête. Certes, cela pouvait paraître présomptueux de penser qu’il pouvait la faire tomber dans ses bras d’un claquement de doigts, mais avec les autres, cela avait réussi, pourquoi pas elle? Parce qu’elle est prof? Mais son âge, quoi, elle ne paraissait guère être plus âgée que lui. Elle n’avait pas la sécheresse des enseignantes plus âgées, cette capacités qu’elles avaient à lui faire baisser le regard. L’effet de dissuasion. Russlan baissait rarement le regard. Il regardait toujours les autres avec aplomb. Sans rien dire. Des fois, un sourire moqueur venait étirer ses lèvres pâles. Collé. Pour insolence. Ca lui était arrivé de très nombreuses fois. Il n’était pas du style à répondre, pourtant. Mais c’était son attitude entière qui était insolente. Sa façon d’être. La provocation faisait partie de lui. On ne pouvait rien y faire. Beaucoup avaient essayé de le remettre sur le droit chemin, mais aucun n’avait pu. Russlan ne foutait vraiment rien en classe. Et au moment de rendre les copies, quand le prof passait devant sa table et le regardait, interloqué, Russlan lui décrochait un grand sourire alors qu’il récupérait sa feuille où trônait sur la tête un Optimal. C’était énervant, pour les profs comme pour les autres élèves qui eux désespéraient de devoir travailler comme des malades pour obtenir la même note. Mais ne croyez pas que Russlan décrochait des bonnes notes tout le temps. Souvent, cela allait de Piètre à Désolant. Cela dépendait des profs. Certains étaient séduits par son charme et son intelligence *s’étouffe*, pour d’autres, les rabat-joie, cela ne marchait pas. En fait, Russlan avait surtout de la chance. Beaucoup de chance. Mais des fois…C’était un coup avec, un coup sans. Tout dépendait du jour et de la clémence de la personne. Dans le jeu de la séduction, c’était pareil. Un jour, rentre chez lui avec une fille dans les bras, une autre fois, il se prenait une veste. Mais les autres fois étaient beaucoup plus rares. Heureusement pour lui, sinon il aurait sérieusement de quoi se poser des questions.

    Ce qui manquait vraiment à Russlan, c’était une véritable remise en question. Car il était un brin orgueilleux. Démesurément orgueilleux même. On ne lui disait jamais non. On se laissait volontiers séduire par son sourire, et berner par les divers aspects de sa personnalité qu’il pouvait montrer. Non pas qu’il soit spécialement schizophrène, mais comme tout le monde, il jouait des apparences. En fonction des personnes qu’il rencontrait, il exacerbait un aspect de sa personnalité. Si bien que pas mal disaient certes qu’il était un jeune homme tout à fait sympathique et charmant, d’autres encore, disaient qu’il n’était qu’un sale con prétentieux. Des exemples? Eh bien, quand il était avec Anna. Son ex. Cela faisait trop bizarre de la considérer ainsi, mais pourtant…Elle lui en voulait toujours. La pause s’éternisait. Et elle flirtait avec un autre. Alors il pouvait la considérer comme telle. Bien qu’ils n’aient pas officiellement rompu. Après tout, comment pourriez-vous qualifier deux personnes qui ne se parlent plus, ne s’adressent même plus un regard, suite à un adultère? Ils ne sont plus en couple, non? Bref. Une chose est-il, c’est que Russlan, avec elle, avait tendance à faire ressortir son côté guimauve et sentimental. Parce qu’elle était sa copine, elle avait droit de voir cet aspect de sa personnalité qu’aucune autre ne pourra voir. Rebecca quant à elle, avait vu son côté effronté. Et potentiellement salaud. Il avait commencé à la draguer, puis, il avait arrêté, et il l’avait laissée faire tout en lui faisant porter le chapeau. Un moyen comme un autre de noyer le poisson, me direz-vous. Et il y avait elle. La jeune prof assise en face de lui. Quelle attitude avait-il vis-à-vis d’elle? C’est simple. Il se montrait à la fois charmant et joueur. Un brin moqueur, mais faisant semblant d’être sérieux. Cela faisait partie de son jeu. Et à tous les coups, il n’aura pas la même façon de se comporter avec elle en classe et en privé. En privé, ou devrions-nous dire, dans le cadre de ces cours particuliers, il serait comme ça. En classe…Eh bien, il serait devant les copains. Il sera d’autant plus tenté de faire le mariole devant eux. Alors il ressortirait du placard sa provocation. S’arrangerait pour attirer l’attention de la demoiselle sur lui. Quitte à faire des bêtises exprès pour se faire coller. Le sourire mielleux et innocent, tout autant goguenard, qu’il sortait parce qu’il avait décroché une bonne note sans rien avoir bossé serait là aussi parce qu’il avait décroché une retenue exprès, alors que des élèves, plus censés, auraient depuis longtemps baissé la tête; honteux de s’être laissés aller à un tel comportement. Mais Russlan, lui, ne baissait pas la tête. Jamais. Parce que faire ainsi serait montrer un signe de faiblesse. Et il n’est pas faible. Il tenait tête. Parce que c’était comme ça. Il ne s’adaptait pas aux gens. C’étaient les autres qui s’adaptaient à lui. Même si parfois il y avait des incompréhensions.

    Russlan fronça les sourcils quand, après lui avoir annoncé son âge, elle lui décocha un sourire…Bizarre? Comme si elle se sentait supérieure à lui, comme si elle venait finalement d’avoir l’avantage. Russlan se permit de répondre par un sourire sardonique. Ah bon? L’avantage? Eh bien…C’est ce qu’on verra. Russlan, tôt ou tard, finirait bien par obtenir son renseignement. Parce qu’il restait persuadé qu’elle n’était guère plus âgée que lui. Une débutante, qui de plus est. Allons. Elle devait avoir été diplômée récemment, ou en train de préparer son diplôme. Elle avait dû être parachutée là pour qu’elle se fasse une idée du métier. Il doutait un peu qu’elle ait le poste à long terme, il paraissait qu’autour dudit poste, une sorte de malédiction planait. Depuis de nombreuses années. Et puis même. C’était rarissime, des profs aussi jeunes qui étaient titulaires aussi rapidement. Russlan savait que Flint avait les idées beaucoup plus larges que Dezrodnov, le directeur de Durmstrang, mais quand même. Admettons que quelqu’un prenne la place de D. , ce n’est pas demain la veille que des petits jeunes vont occuper des postes aussi importants. C’était sûrement une question de mœurs. Une coutume. En tout cas, quelque chose de pas forcément rationnel qui faisait que les choses ne semblaient pas prêtes d’évoluer. Parce que dans la tête de pas mal d’anciens, les jeunes n’étaient que des branleurs, et il fallait leur apprendre la vie. Ce n’était pas en leur collant une prof dans la trempe de Mademoiselle Wright qu’ils allaient arriver à faire quelque chose d’eux. Au contraire, c’était presque aller droit au suicide. Non pas que la jeune femme soit particulièrement incompétente, il ne doutait pas une seule seconde de ses compétences, mais il fallait voir la plastique qu’elle avait. Son air sympa. Elle était sympa. Jeune. Blonde. Belle. C’était plutôt une incitation au crime. Russlan ne doutait pas une seule seconde qu’elle allait souvent se faire draguer pendant tout le temps qu’elle serait à Poudlard. C’est pas non plus à Durmstrang que ça arriverait. A la place, ils leur collaient des vieilles assommantes, parce qu’il y avait le sempiternel truc du respect des aïeux. Tu parles. En tout cas, ils pouvaient être sûrs que les élèves ne seraient pas distraits par les profs eux-mêmes, parce qu’il n’y avait rien de potable. Alors à part regarder les mouches voler, les têtes dodelinant sous l’effet soporifique des paroles que les profs débitaient.

    Alors, Russlan, pour le moment, se contentait de la déshabiller du regard. Mais malheureusement, la robe de sorcier noire des professeurs ne laissaient pas suggérer grand-chose. Il se mordilla la lèvre inférieure, frustré. Il choisit aussi de se pincer légèrement les lèvres, et de croiser à nouveau les bras sur son torse. Il commençait à être vraiment pas très bien dans cette position, il était trop grand, ses jambes n’avaient pas la place nécessaire pour se détendre, et lui commençait sérieusement à ne plus tenir en place. Il avait besoin de bouger. Il n’était pas du genre lymphatique. Feignasse, ce n’était pas un mot qu’on pouvait utiliser pour le qualifier. Russlan, toujours perdu dans son air pensif, se gratta la nuque. Et commença, à l’aide de son pouce, à faire tourner son crayon, jusqu’à ce qu’il ne tombe par terre. Il soupira, et se baissa. En rentrant le cou pour ne pas se prendre le coin du bureau au passage. Elle ne répondrait pas tout de suite à la question Age. Même si Russlan était conforté dans son hypothèse. Elle n’était guère plus âgée que lui. Cela ne faisait aucun doute. Alors, ayant plus d’une corde à son arc, il avait demandé son prénom. Oh, bien sûr, il ne l’emploierait pas devant tout le monde, l’appeler par son prénom, même en gardant le vouvoiement de rigueur, paraîtrait suspect aux yeux des autres. Parce qu’appelait quelqu’un autrement que Monsieur ou Madame, ça marquait déjà une certaine proximité, cela effaçait d’ores et déjà quelques barrières. Alors, Russlan attendait sa réponse. Certes, on pouvait se permettre de garder pour soi son âge, car ce n’est pas poli de demander l’âge d’une dame, mais un prénom, en rien, n’était tabou. Les professeurs ne divulguaient jamais cette information, sauf si ça les insupportait que les élèves les appellent Monsieur Truc ou Madame Chose. A dire vrai, ils finissaient toujours par se trahir. Les bulletins scolaires. Il y avait, presque toujours, le nom et le prénom du prof en dessous de la matière enseignée, en tout cas, c’était comme ça que ça marchait dans certaines écoles. Des fois, ça faisait quelques surprises. Une prof s’appelait Irina alors qu’elle avait l’air de s’appeler Gertrude. Bref. Il obtint au moins une de ses réponses. Elle s’appelait Vanessa. Il avait surpris son regard à la pendule, et il devina qu’elle voulait le mettre dehors avant le couvre-feu. Mais il était préfet. Préfet en chef qui de plus est. Alors, il éclata d’un rire clair, amusé, avant de murmurer, toujours hilare:

    « -Vous êtes déjà lassée de me voir, Vanessa, pour vouloir me mettre dehors? Je suis préfet en chef. J’ai le droit d’être dehors après le couvre-feu. Mais…Non. Je ne divulguerai pas cette information. Pour tout vous dire, je ne suis pas très copain avec cette…Gossip truc. Alors si c’est à elle que vous étiez en train de penser, non, je ne lui dirai rien. Je réserve le loisir aux greluches de lui envoyer des infos. Je suis du genre à garder pour moi mes petits secrets. »

    Il accompagna d’un clin d’œil sa déclaration, alors qu’il s’était rapproché, se penchant légèrement au dessus du bureau. Il était à présent accoudé à ce dernier, et il souriait. Un sourire entendu. Il avait très bien compris que ses jambes, quand il les avait allongées, détenaient celles de la jeune femme. Mais c’était purement involontaire. Pour une fois, il n’était pas responsable de cette situation. Mais maintenant qu’il était là…il n’avait pas l’intention de la laisser partir. Malgré l’air effrayant qu’elle essayait de se donner. Franchement, il préférait son air timide. Il la regarda droit dans les yeux, avant de murmurer, un sourire en coin flottant sur son visage:

    « -Ceci dit, c’est un beau prénom. Il vous va à ravir. »

    N’était-ce pas un compliment qu’il venait de faire là? Peut-être, peut-être. En tout cas, son sourire ne quittait pas son visage, et à présent, ses deux mains étaient croisées en dessous de son menton. Visiblement fier de lui.


(paroles en français, dans le texte (: )

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MessageSujet: Re: [20 Sept.] Don't stand so close to me [Russlan]   Jeu 11 Juin - 15:39

    Ça y est. Vanessa regrettait déjà de lui avoir avoué son prénom. Ce petit jeu était voué à l’échec. Mais après tout, ça ne pouvait pas faire de mal de flirter gentiment. Parce que ça n’irait pas plus loin, n’est-ce pas ? Non, en tant que stagiaire, elle ne pouvait pas se le permettre. Les conséquences pour une hypothétique future carrière en seraient désastreuses. Pourtant, c’était indéniablement excitant. Ils étaient seuls dans son bureau, une fois par semaine et personne ne le savait. L’interdit était excitant. C’était juste un petit jeu sans conséquence. Si elle restait à son poste plus longtemps, elle apprendrait comment lutter contre des élèves trop entreprenants, en attendant elle profitait simplement. Carpe diem, et advienne que pourra ! Malgré toute sa clairvoyance, elle sentait qu’il était le genre de personne à aller jusqu’à la manipuler pour obtenir ses renseignements. Russlan ne semblait pas avoir beaucoup de scrupules. Sans doute parce que la plupart des filles lui tombaient dans les bras sans le moindre effort. Vanessa aurait presque pu parier qu’il se payait le luxe d’en rejeter certaines. Oui, c’était un bourreau des cœurs. A peine arrivé au château, il avait déjà créé quelques bagarres entre certaines de ses soupirantes, qu’elle avait du désamorcer. En attendant, son statut de professeur la protégeait provisoirement de questions plus personnelles. Elle savait déjà tout ce qu’elle avait à savoir sur lui. Pourtant, il lui arrivait d’apercevoir un éclat mélancolique dans ses yeux lorsqu’il ne se sentait pas observé. Et si une chose la faisait craquer chez un garçon, c’était bien une fugace étincelle de fragilité. Les machos d’ordre général ne l’attiraient pas tant que ça. Mais bien sur, il y avait toujours l’exception. Et visiblement il l’était. Même si sa psychologie lui soufflait que pour être comme ça, le russe avait du traverser certaines épreuves dans sa vie, elle ne se sentait pas le droit de s’en mêler. Elle-même était très secrète et n’aurait jamais admis ça d’un de ses professeurs à l‘époque.

    Ce jeu tournerait bientôt court mais elle comptait bien en profiter avant. Histoire de s’amuser un peu… sauf que si elle voulait lui laisser espérer qu’elle finissait par laisser tomber ses barrières sans voir son jeu, la prof risquait de tomber dans son propre piège. À trop se dévoiler, ou faire semblant du moins, elle risquait de s’attacher à son élève. Deux malheureusement petites années les séparaient, c’était si peu comparé au statut élève-professeur. Vanessa avait eu son dossier scolaire entre les mains, la chose qui lui avait sauté aux yeux était ses notes très extrêmes selon les matières. Il ne semblait pas particulièrement travailleur, elle avait pu le constater au début du cours. Il pensait plus à draguer qu’à travailler. Pourtant, il avait quelques optimals ponctuant allègrement ses piètres et désolants. Oui, Russlan Mihaylov l’intriguait fortement. Et c’était en partie pour cette raison qu’elle lui avait proposé des cours d’anglais. Ceci combiné au fait qu’elle n’aimait pas laisser quelqu’un dans la peine et dieu sait qu’elle avait du mal à s’exprimer. Sa capacité à communiquer en français lui permettrait certainement de séduire quelques étudiantes de Beauxbâtons. Elle n’était pas du genre curieuse mais oui, il l’intriguait et elle voulait l’observer, voir comment il fonctionnait. Certains élèves attiraient immédiatement son attention par leurs comportements extrêmes, ça avait été le cas du russe et d’une de ses condisciples dont elle n’avait pas retenu le nom.

    Et cet air arrogant ancré sur le visage du garçon n’était pas naturel. Une raison avait forcément déclenché ce type de comportement et Vanessa avait très envie d’aider Russlan à changer. Il était en dernière année et les ASPIC arrivaient à grand pas, quoiqu’il veuille faire de son avenir, il devrait forcément travailler deux fois plus que les autres pour rattraper ses lacunes. Et si elle ne l’avait pas encore eu en classe, ses mauvaises notes en métamorphose avaient de quoi inquiéter une professeur consciencieuse. Vanessa était très ambitieuse et elle aurait vraiment aimé pu dire que tous ses élèves avaient obtenu leurs examens. Ce ne serait pas le cas, elle le savait mais l’espoir était toujours encourageant.

    Il y a deux jours, Vanessa avait surpris une conversation entre deux élèves de 5ème année. Et le contenu l’avait laissé clairement bouche bée. Elles venaient de créer un fan club pour Russlan. C’était tout simplement invraisemblable. Il n’était pas champion des Durmstrang, mais pourtant, il éclipsait clairement sa condisciple féminine. Il avait semblait-il parfaitement sa place dans la maison des Serpentards même si le réduire à un simple qualificatif aurait été clairement trop présomptueux.

    Maintenant, elle appréhendait clairement son premier cours officiel avec lui. Comment allait-il se comporter devant les autres élèves ? Il était du genre provocateur d’après ce que lui avaient dit ses collègues. La blonde n’avait pas trop osé les interroger sur le garçon de peur d’attirer son attention. En revanche, elle ne s’était pas privée de les questionner sur une Serdaigle qui l’intriguait fortement. Parce que la fille du ministre de la magie se comportait comme une garce et que ça cachait fortement quelque chose. Elle ne voyait pas le mal partout. Mais réduire une personne à une facette de son caractère était une terrible erreur. Rien n’était blanc ou noir, après tout, il y avait toujours diverses nuances de gris. Et généralement, mes plus provocateurs étaient en fait ceux qui avaient le moins confiance en eux, mais Russlan ne semblait absolument pas être de cette espèce là. Elle espérait fortement qu’il n’allait pas se montrer trop provocateur. Le coller lui faisait assez peur, parce que cela signifierait qu’ils passeraient encore plus de temps ensemble. Et à trop jouer avec le feu, on finissait irrémédiablement par se brûler. Sans compter qu’elle n’était pas exactement le genre de personne qui imposait le respect de prime abord. Sa longue chevelure blonde pouvait la faire passer pour une fille superficielle, et stupide mais ce n’était pas du tout le cas. Son physique avantageux et son air jeune faisaient penser qu’elle se comporterait comme une amie avec les élèves. Ce n’était pas ce qu’elle souhaitait. Parce qu’elle jouait très gros avec ce poste. Ce serait soit un succès, soit un énorme échec qui mettrait définitivement un terme à sa très jeune carrière de stagiaire et d’enseignante par la même occasion. Vanessa allait se montrer d’autant plus stricte que son allure générale la laissait penser cool. Peut être qu’elle surcompenserait son manque de pratique mais tant pis. Mieux valait que les gens pensent qu’elle était une peau de vache avec un physique splendide qu’une petit excitée qui ne pensait qu’à sauter sur un élève. Mais n’était ce pas ce qu’elle était en train d’entreprendre à l’instant même ?

    Elle laissa son regard retomber sur lui alors que le bruit mat d’un crayon échouant sur la pierre la sortait de ses pensées. Avec une curiosité presque malsaine, la blonde regarda le corps se plier lentement et gracieusement pour attraper l’objet incriminé. Ses yeux bleus se posèrent immédiatement sur la peau claire de sa nuque dévoilée. Avant qu’elle retombe de son nuage en voyant deux yeux la fixer d’un air mi interrogateur, mi flatté. Non, il ne fallait surtout pas qu’elle rougisse. Dieu, elle se sentait dans la peau d’une petite étudiante stupide et insignifiante qui espionnait en cachette les garçons. Maintenant, elle avait une folle envie de se frapper la tête contre le bureau. Il n’y avait rien de mal à flirter à demi mots mais être prise en flagrant délit de voyeurisme n’était pas vraiment une chose adéquate pour une enseignante. Elle aurait pu être discrète au moins. Oui, il fallait vraiment qu’elle le mette dehors. L’horloge allait sonner les 20 heures. Cela ferait bientôt une heure qu’ils travaillaient et c’était bien assez long pour sa santé mentale. Parce que les deux parties de son cerveau qui s’affrontaient avec de quoi la rendre folle.

    « -Vous êtes déjà lassée de me voir, Vanessa, pour vouloir me mettre dehors? Je suis préfet en chef. J’ai le droit d’être dehors après le couvre-feu. Mais…Non. Je ne divulguerai pas cette information. Pour tout vous dire, je ne suis pas très copain avec cette…Gossip truc. Alors si c’est à elle que vous étiez en train de penser, non, je ne lui dirai rien. Je réserve le loisir aux greluches de lui envoyer des infos. Je suis du genre à garder pour moi mes petits secrets. »

    Reportant son attention sur le garçon, elle fut surprise de le voir répondre à son regard silencieux vers l’horloge. Oui, il était incroyablement orgueilleux. La vie ne lui ferait pas de cadeaux s’il continuait sur sa lancée. Parce qu’il finirait obligatoirement par trouver plus fort que lui et on le briserait. Même si il n’était pas que ça, l’air qu’il se donnait en permanence pouvait autant séduire qu’énerver les gens. Et sans conteste, les autres étudiants devaient être très énervés d’avoir de la concurrence avec ce russe. Elle fit la moue devant son rire. Un rire très agréable mais également très inconvenant compte tenu de la situation. Oui, ce garçon pourrait lui causer des problèmes si elle ne se montrait pas plus intransigeante et sure d’elle. Sans compter qu’il n’avait aucun problème à l’appeler par son prénom. Vanessa recula légèrement alors qu’il s’avançait sur le bureau d’un air qu’elle qualifiait de prédateur.

    « -Ceci dit, c’est un beau prénom. Il vous va à ravir. »

    Elle ne savait même pas quoi dire. Tous mots cohérents semblaient avoir quitté sa bouche au moment ou un sourire était apparu sur son visage. Elle respira lentement pour se donner une contenance et croisa les bras, haussant un sourcil devant son attitude.

    « - Vous savez que si nous étions en classe, je serais obligée de vous punir, monsieur Mihaylov ? Mais j’imagine que je vous pardonnerai cette attitude inconvenante ce soir. Ceci dit, merci pour le compliment. J'imagine que je pourrais vous le retourner mais ce ne serait pas très original. »

    La blonde avait parlé en anglais pour voir si il avait retenu quelque chose de ce qu’elle avait tenté de lui inculquer ce soir. Si ce n’était pas le cas, elle ne voyait pas de réelle utilité à ces cours qui mettaient dangereusement en doute sa santé mentale.

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MessageSujet: Re: [20 Sept.] Don't stand so close to me [Russlan]   Lun 15 Juin - 19:37

    La situation amusait clairement le jeune homme, et de toute évidence, elle amusait beaucoup moins la jeune femme en face de lui. Oh, ça ne servait à rien pour elle de se dissimuler sous son statut de professeur, ou apprentie, ou stagiaire, qu’importe, elle était avant tout une jeune femme. Et largement faillible. Surtout en ce qui s’agissait de se retrouver en présence d’un jeune homme qui passait -clairement- à l’offensive et qui lui plaisait un tant soit peu. Russlan s’amusait vraiment beaucoup. Et il s’apercevait avec satisfaction que malgré ses deux ans et quelques de couple où il avait été plus ou moins fidèle, il n’en avait pas moins perdu son charme, et encore moins en ce qui concernait le jeu de la drague et de la séduction. Russlan réfléchissait. Et il élaborait au fur et à mesure, en fonction de la situation qui l’exigeait, sa stratégie. Il savait ruser, tromper, dissimuler. Se cacher derrière les apparences. Il se comportait ni plus ni moins comme les gosses de riches. Oui, ceux là même qu’il passait son temps à critiquer. Lui aussi jouait des masques, des faux-semblants. Lui aussi était hypocrite, et pas qu’un peu. Malgré le fait qu’il soit clairement une grande gueule. Des fois, il fallait la fermer. Ne serait-ce que pour éviter l’incident diplomatique. Russlan, néanmoins, s’était déjà fait prendre à son propre piège. L’histoire avec Rebecca par exemple. Il n’y avait pas besoin de talents particuliers en divination pour comprendre. Russlan avait joué. Triché. Et perdu. C’était aussi simple que ça. Mais Russlan n’aimait pas perdre, et dans les recoins de sa tête, il préparait, lentement mais sûrement, sa vengeance. Russlan aimait jouer. Encore plus gagner. Se délecter de ses succès. Mais ne jamais pleurer sur un échec. Russlan était un magouilleur. Et de ce côté, on pouvait largement dire tel père, tel fils. Car ce n’était sûrement pas de sa mère qu’il tenait ce côté machiavélique. L’orgueil. Les préjugés. La malveillance parfois. Il avait grandi. Il avait fait ses armes. N’en déplaise aux gens, il n’avait pas de comptes à rendre. A personne. Seuls ses parents pouvaient trouver à redire à son comportement. Seulement, le seul encore envie ne s’en préoccupait guère, trop occupé à se bourrer la gueule au bistrot du coin, quand ce n’était pas la bouteille de scotch prise en cachette et consommée dans le secret d’une chambre à coucher. Un vrai dépotoir, ceci dit en passant. Heureusement qu’Orianne dormait à part, et non dans cette porcherie.

    Russlan se demandait. Que pouvait bien faire sa famille, du moins, ce qu’il en restait, en ce moment même. Nastia devait sûrement être dans la salle commune, avec ses amis de Gryffondor. Il enviait sa sœur, parfois. Elle savait faire la part des choses. Elle était forte. Stoïque. Russlan, lui, n’était bon qu’à pleurer sur son sort. Se réfugier dans sa coquille comme bon lui semblait. C’était l’autre part de lui. Le trop sensible. Le misérable. Russlan détestait cette part de lui-même, celui qui montrait ses sentiments. Il faisait preuve de faiblesse. Et il n’aimait pas cela. Etre en position d’infériorité. Il avait une certaine stature à observer. Un standing à conserver. Une réputation à tenir. Russlan pour les jeunes, c’était le mec qui suscitait à la fois l’admiration et la désapprobation. Voire le dégoût. Admiration parce qu’il n’avait peur de rien. Les scrupules, il ne connaissait pas vraiment. C’était le dragueur invétéré, qui prenait un malin plaisir à ajouter une nouvelle conquête à son tableau de chasse déjà bien garni et très varié. Celui là n’était qu’un branleur, il n’avait pas franchement de sentiments non plus. Juste un sourire souvent narquois sur le visage, un soupçon de provocation dans le regard. Il dégoûtait pour les mêmes raisons. Mais personne ne savait. Ce qu’il cachait. Et cela transparaissait parfois dans un regard mélancolique, un soupir. Un air rêveur sur son visage. Où il se réfugiait dans un monde qui n’appartenait qu’à lui, et qu’il ne partageait pas. Avec personne. Même pas avec Anna. D’ailleurs, il se demandait ce qu’elle était en train de faire en ce moment. Ses devoirs? Lire? Faire sa ronde? Il imaginait un instant qu’elle franchisse la porte de cette classe et qu’elle les surprenne. Lui et…Vanessa. Non qu’ils étaient en train de faire quelque chose de répréhensible, même que ça s’appelait étudier, mais…Leur façon d’être l’un envers l’autre n’était pas naturelle. Bien au-delà d’une relation politiquement correcte élève/professeur. Russlan avait un peu décroché de ce qu’il cherchait à étudier depuis tout à l’heure. Non qu’il comprenait difficilement les notions, il comprenait toujours vite, trop vite même au goût de certains, mais il s’en foutait un peu. Il avait autre chose en tête. Et ce autre chose était clairement explicité par son sourire en coin. Sourire qui dégageait plusieurs choses, plusieurs impressions, qu’on ne saurait clairement expliciter. Mais lui savait. Elle pas. Ou alors elle s’en doutait juste.

    Mais Russlan savait qu’un jour il serait la victime de son succès. Enfin, succès, dit comme ça c’était un peu présomptueux, mais il fallait voir comment les filles réagissaient parfois. A ne plus rien comprendre. Il y en avait des timides qui tremblaient rien qu’à l’idée de lui demander une promenade dans le parc. Certaines étaient terrorisées rien qu’à l’idée de passer 5 minutes seul à seul avec lui. Russlan n’y pouvait rien. Mais ça le tannait, ça oui. Après, il y avait celles là. Les allumeuses. Les salopes. Celles qui le voulaient dans leur lit, pour une nuit. Il se prêtait parfois au jeu. Juste pour se détendre. Passer du bon temps. Sans conséquences. De toute façon il n’était pas le genre de gars à coucher, mettre la fille enceinte, et se barrer ensuite. Déjà, pour que la fille tombe enceinte, à la base, il faut y aller. Certes, ses rapports n’étaient pas toujours protégés, mais quand il couchait avec une presque inconnue, c’était de mise. Il s’en passait uniquement quand il était sûr de sa partenaire, et quand il savait qu’elle faisait quelque chose de son côté à ce niveau là. Comme par exemple, avec sa petite-amie actuelle. Du moins, celle qu’il avait jusque là. Et qu’il n’avait plus justement parce qu’il s’était fait prendre à son propre piège. D’ailleurs, il se demandait toujours ce qu’elle était en train de faire en ce moment. Certaines filles de son dortoir papotaient dans les couloir, et elles disaient entre elles qu’Anna pleurait souvent le soir. Ou un peu partout dans la journée. Mais en fait, depuis qu’il la voyait régulièrement avec Wladok, il la soupçonnait juste de s’envoyer en l’air avec quand bon lui semblait. Et le jetait ensuite. Comme lui avait toujours fait avec les autres. L’élève sur le coup battait le maître à plates coutures. Mais rien que le fait de s’imaginer SA copine s’envoyer en l’air avec ce connard avait le don de jouer avec ses nerfs.

    Russlan, c’était peut être bête à dire, avait donc envie de passer ses nerfs sur la jeune prof. Oh, pas de gestes de colère. Il n’avait aucunement l’intention de lui faire mal ou d’être méchant avec elle, il avait en fait prévu de s’amuser avec elle. Amplement différent. La nuance était faible, mais elle est là quand même. Russlan se contentait juste de la regarder. Vanessa Wright avait plus le profil d’une strip-teaseuse que celui d’une prof. Il avait toujours en tête les peaux de vache rabougries qu’il y avait à Durmstrang. Où la prof la plus potable avait dans la quarantaine. Russlan eut un sourire narquois en pensant à leur interlude dans la salle de bains. Pour ce qu’il en avait vu, à travers cette serviette, elle était plutôt bien foutue. Pour sûr qu’il avait laissé son regard glisser sur la courbe de son épaule, puis à la naissance de sa poitrine. Il n’avait pas hésité à la mater, même s’il s’était montré discret. Et à son avis, elle était carrément torride les cheveux mouillés, jetés sur ses épaules. Les gouttelettes d’eau roulant sur sa peau. Russlan sourit plus largement. Ses yeux luisant d’une lueur machiavélique. Il se sentait en confiance. Il n’avait pas besoin de se montrer tel qu’il était. Elle ne saurait rien qui puisse passer dans sa tête. Jusqu’au bout, il restera secret quant à ses intentions. Bien qu’en la déshabillant du regard, il montrait clairement ses intentions. Il était faible. Il n’était qu’un homme. Silencieusement, il pariait avec elle. Il lui demandait, implicitement, combien de temps elle allait tenir sous son regard lourd de sens. Ses avances à peine dissimulées. Ses intentions qu’on ne pouvait plus claires. Russlan Mihaylov se contentait d’attendre. Attendre le bon moment pour attaquer. Quand sa proie baisserait la garde. Mais il attendait. Il était patient. Pas pour tout, mais il patientait quand même. Attendant le bon moment. Aujourd’hui ou dans six mois, qu’importe. Il avait toujours ce qu’il voulait.

    Il avait fait tomber son crayon. Était-ce fait exprès? Connaissant la nature du Serpentard, son attitude, oui, qu’il l’ait fait en toute connaissance de cause était tout à fait probable. Parfaitement dans son genre. Rien que pour le plaisir de la provocation. Vous savez, des techniques de drague reviennent d’un sexe à un autre. Les filles elles, faisaient tomber leurs affaires pour que leur cible ait soit la vue panoramique sur le décolleté plongeant, ou alors sur leurs fesses dévoilées par une jupe archi-courte ou moulées dans un jean. Et le pire c’est que ça marchait. Russlan ne pouvait s’empêcher de mater. Bref. Les mecs faisaient aussi ça, parfois. Technique de bas étage, certes, mais ça avait eu l’effet escompté. Vanessa l’avait regardé. Aha. Elle n’avait pas pu s’en empêcher. Il afficha un nouveau sourire narquois, plein de sous-entendus quand il croisa son regard encore une fois. Elle l’avait maté. Russlan pouvait pousser la provocation plus loin s’il le souhaitait. Il suffisait qu’il prétexte avoir trop chaud pour nonchalamment dénouer sa cravate, et défaire les boutons de sa chemise pour l’entrouvrir légèrement. Genre sur deux ou trois boutons. Montrer le début de son torse sculpté par des années de pratique de divers sports comme le Quidditch ou le basket-ball quand il était en vacances chez les Moldus. Oui, Russlan était beau, et il le savait. Il avait même tendance à en abuser. Pour obtenir quelque chose, par exemple. C’était faible, un humain. Il se laissait facilement berner par les apparences, et se laissait volontiers éblouir. Russlan regarda Vanessa droit dans les yeux. Il espérait la faire flancher. Elle flancherait tantôt. Elle luttait déjà. Elle n’en avait plus pour très longtemps.

    Et elle commençait à craquer. Comment le savait-il? Eh bien, il la devinait prise au piège. Et elle cherchait comment s’en sortir. Son regard de biais vers l’horloge indiquait qu’elle cherchait le moment où elle pourrait enfin le mettre dehors. Il l’imaginait sans peine, une fois qu’il serait parti de son bureau, en train de s’appuyer contre le battant de la porte, en soupirant de soulagement comme on pouvait le voir dans les films. Mais Russlan n’avait pas l’intention de partir. Pas en si bon chemin. Il s’était mis à rire. Un rire pas du tout forcé, teinté d’un certain amusement. Loin de l’idée qu’on se faisait d’un rire aux accents sadiques. Ou encore machiavélique. Son rire était vrai. Un éclat de gaieté comme on en voyait rarement chez lui. Qui montraient, en outre, un des aspects de sa personnalité qu’il voulait cacher. Son côté spontané, insouciant, innocent peut être. L’enfant qu’il avait été apparaissait dans un rire vrai, même s’il durait un quart de seconde. Le rire, vrai, spontané, ne mentait jamais. Tout comme des vraies larmes de détresse. Ou quand on criait un prénom alors qu’on atteignait l’orgasme. Ca lui était déjà arrivé de fréquenter plusieurs filles en même temps. Mais il ne s’était jamais trompé dans les prénoms à ce moment là. Et celui qui se trompait, hé bien, c’est dommage pour lui. Mais bref. Il y a des moments où on ne peut plus se cacher. Et Vanessa ne pouvait plus se cacher à l’heure qu’il est. Elle venait de reculer légèrement alors qu’elle s’approchait. Signe incontestable que sa défense tombait. Parfait, parfait.

    « -Me punir? Vous oseriez? Alors que rien que l’idée d’être seule avec moi, à présent, semble vous terrifier? Mais si je dois copier des lignes ou quoique ce soit d‘autre, c’est avec plaisir que je le ferai en votre compagnie. »

    OK, il allait peut être trop loin dans sa provocation. Mais Vanessa était de celles qui, inconsciemment ou pas, étaient mal à l’aise quand elles se trouvaient confrontés à lui seul à seul. Intéressant. Il allait pouvoir jouer de cette faiblesse. Mais il était content de lui. Il avait réussi à formuler sa tirade en anglais. C’est fou ce qu’on pouvait faire avec une jolie prof, quelques mots piochés dans la littérature et les chansons qui passaient à la radio, ou alors les infos sur la CNN que Glenn mettait parfois en fond sonore pendant les repas. Et si finalement, sa faiblesse en anglais n’était que du foutage de gueule? Une façon comme une autre de dire qu’il n’avait pas envie de faire d’effort pour s’impliquer dans ce tournoi, et accessoirement, continuer à ignorer superbement ce qui s’y rapportait?

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MessageSujet: Re: [20 Sept.] Don't stand so close to me [Russlan]   Sam 27 Juin - 20:08

    Vanessa commençait de s’impatienter. Il était très difficile de garder son calme en face de Russlan. Il pouvait vraiment facilement pousser les gens à bout. Au moins, il n’avait pas fait semblent de suivre le cours ce qui la rassurait un peu. En fait, elle avait vraiment eu l’impression qu’il était plus venu pour draguer que pour étudier. Mais bien sur, Vanessa pouvait se tromper. Il était vraiment temps de mettre fin à toute cette histoire avant que les choses aillent trop loin. Légèrement mal à l’aise, la demoiselle prenait néanmoins sur elle pour ne rien montrer à son élève. Pourtant, elle jouait avec lui, c’était indéniable. Plus le temps passait et plus ses neurones semblaient s’enfuir. Elle l’entendit rire et fut une fois de plus, témoin d’un comportement inapproprié. Russlan était si difficile à cerner. Elle-même aurait aimé pouvoir se vanter d’être si complexe mais elle ne pensait pas l’être. Plongeant ses yeux bleus dans ceux du garçon en face d’elle, elle ne cilla pas un seul instant quand elle le vit répondre avec un affront qui dans d’autres circonstances l’auraient fait rougir. Des images pour le moins inappropriées venaient d’envahir son esprit et elle se ferma instantanément.

    « - Vous savez que si nous étions en classe, je serais obligée de vous punir, monsieur Mihaylov ? Mais j’imagine que je vous pardonnerai cette attitude inconvenante ce soir. Ceci dit, merci pour le compliment. J'imagine que je pourrais vous le retourner mais ce ne serait pas très original. »

    « -Me punir? Vous oseriez? Alors que rien que l’idée d’être seule avec moi, à présent, semble vous terrifier? Mais si je dois copier des lignes ou quoique ce soit d‘autre, c’est avec plaisir que je le ferai en votre compagnie. »


    Il était trop perspicace, cela pourrait lui attirer des ennuis. Vanessa n’était pas du tout, mais alors pas du tout à l’aise en cet instant. Elle n’avait qu’une envie, le mettre à la porte dès l’instant. Il semblait tellement amusé pas la situation. Bien sur, il y avait de quoi rire. Après tout, elle aurait du avoir le dessus. Ce n’était de toute évidence pas du tout le cas. Elle était tellement crédule parfois. Comme si Russlan Mihailov, amateur de chair fraiche et garçon sur lequel on avait fondé un fan club pouvait sincèrement chercher à travailler avec elle alors qu’elle lui avait fait des avances. Elle avait vraiment été incroyablement stupide et s’en voulait.

    Son éducation avait été stricte, on lui avait appris à contenter un époux, choisi au préalable par son père mais jamais on ne lui avait enseigné comment résister aux avances on ne peut plus explicites d’un élève qui avait presque son âge. Elle ne manquait pas d’avoir des traits de caractère serpentard mais malheureusement, on ne l’avait pas envoyé à Serdaigle pour rien. Durant son adolescence, la demoiselle n’avait pas été une bimbo, prônant la culture au charme. De toute évidence, elle en payait le prix. Si elle avait plus prêté attention aux garçons de son âge, Vanessa aurait été en mesure de lutter à armes égales avec le russe. Sauf que ce n’était pas le cas. Et la liste qui marquait les points venait d’en attribuer encore un autre au brun. Encore un de trop. Parce que Vanessa savait qu’elle ne résisterait pas longtemps à ce rythme là. Oui, il fallait absolument qu’elle le mette dehors. Sinon, elle ne répondait plus de rien.

    « - Monsieur Mihaylov, je ne saurai trop vous conseiller de ne pas pousser la chance trop loin… »

    Si on considérait la blonde comme une gentille fille, ses amis savaient également qu’il ne fallait pas la chercher. Parce que si elle voulait bien aider tout le monde, elle ne supportait pas les trahisons et dans ces cas là, Vanessa n’hésitait pas une seule seconde à se venger. Avec Russlan, elle n’avait pas envie de ça mais il fallait avouer qu’il pensait un peu trop être en terrain conquis. D’une part, ça n’était pas du tout le cas. Rien n’arriverait tant qu’elle ne l’aurait pas décidé, un peu c’est tout. Deuxièmement, le punir ne signifierait qu’une chose, le voir encore un peu plus. À moins qu’elle relègue ça à quelqu’un d’autre mais elle devrait alors expliquer pourquoi elle l’avait collé et nul doute que l’annonce de ses cours particuliers ferait un petit scandale. Et elle n’avait pas vraiment besoin de ça. Déjà qu’elle n’était pas sure et certaine de garder ce poste longtemps. Après tout, ils l’avaient choisie uniquement parce qu’on disait le poste maudit. Et parce que le directeur avait les idées larges aussi.

    Mais les élèves ne manqueraient pas de relever le moindre rapprochement suspect. Ils étaient tellement portés sur les rumeurs. De son temps - bien sur elle n’était pas si vieille, mais son éducation semblait très loin - cette miss quelque chose ne s’amusait pas à raconter des rumeurs sur tout le château. Maintenant, elle en venait à détester cette idée de recréer le tournoi des champions. Si ça n’avait pas eu lieu, son année aurait été incroyablement tranquille. Bien sur, sa voie intérieure lui murmurait qu’elle se serait mortellement ennuyée mais en tous les cas, les choses auraient été beaucoup plus simples. Parce que le fait qu’elle soit une grande blonde d’une vingtaine d’années n’était pas du tout passé inaperçu des élèves. Elle en voyait souvent murmurer certains sur son passage mais se contenait. Franchement, elle n’allait quand même pas s’excuser pour son physique attrayant ? Le plus important était tout de même son intelligence et elle n’en manquait pas. Bien sur, la plus jeune des autres enseignantes avait quoi, 40 ans ? C’était indéniable, elle semblait inappropriée dans ce lieu en tant qu’enseignante. Mais elle ferait taire les critiques rapidement. Parce qu’elle était douée.

    Vanessa détestait par-dessus tout les préjugés. Il ne fallait surtout pas lui dire qu’elle était stupide parce qu’elle était blonde. Parce que même si elle était gentille, elle pouvait parfois sortir les griffes. Oui, il valait mieux ne pas trop la chercher. Comme tout le monde, Vanessa avait ses faiblesses. Comme tout le monde, elle avait également ses défauts. Il le découvrirait assez vite. Elle était capable de tout.

    Quelle serait la réaction de ses parents s’ils savaient ce qui se passait dans sa tête en ce moment même ? Et ses collègues ? Elle avait menti. Enfin pas vraiment, elle avait simplement dit qu’elle devait travailler. Tout était tellement confus dans sa tête. La bienséance et son éducation la poussait à stopper cette mascarade immédiatement. Il fallait qu’elle arrête de jouer avec le feu même si c’était excitant. Pourtant, le côté enfant et enfin émancipé de Vanessa lui soufflait qu’elle ne faisait rien de mal. Après tout, personne n’avait besoin de savoir tout ça.

    Vanessa ne pouvait pas s’en empêcher. C’était dans sa nature même de se poser des questions. Comme toute Serdaigle qui se respectait, elle préférait réfléchir avant d’agir. D’ailleurs, ses maigres actions irréfléchies l’avaient plutôt conforté dans cette idée. Elle n’était pas faite pour l’impulsivité. Elle était fille unique et comprenait plutôt mal les relations entre frères et sœurs. Dès toute petite, la blonde avait souhaité devenir professeur. Elle n’avait jamais osé l’avouer. Après tout, les filles de bonne famille faisaient un bon mariage et devaient juste avoir une réputation et une éducation impeccable. On ne leur demandait pas du tout d’avoir un métier. Et maintenant, elle se demandait sincèrement si elle n’aurait pas mieux fait d’accepter le mariage qu’on lui avait proposé. Parce qu’elle ne se sentait clairement pas assez forte pour tenir tête à des garçons comme Russlan.

    Ses tourment se cachaient soigneusement derrière un masque, comme le lui avait si bien enseigné son père. Pourtant, ses yeux ne pouvaient mentir. Elle cachait très mal ses émotions. Et le maitre de la manipulation en face d’elle n’était visiblement pas du tout dupe du jeu en face de lui. Et elle ne savait plus du tout quoi faire pour se dépêtrer de la situation. Aucune des réactions du garçon ne lui échappait et elle voyait clairement toutes ses intentions rien qu’à voir ses mimiques. Il semblait incroyablement fier de son coup. Elle aurait vraiment aimé être dans ses pensées en ce moment même… Mais il était loin d’avoir gagné. Russlan allait vite apprendre que Vanessa était pleine de surprises. Une lueur étrangère venait d’apparaitre dans les yeux marrons et elle fronça délicatement les sourcils. Oui, elle aurait vraiment aimé être dans sa tête. Mais elle pouvait facilement deviner ce qu’il pensait aux regards qu’il posait sur elle. Un regard très inconvenant pour un élève et une enseignante. Un regard qu’il n’aurait pas du avoir et qui montrait qu’il avait clairement une grande expérience dans ce domaine. Aurait-il fallu attendre aucun chose d’un garçon de 20 ans ? D’autant plus que les russes n’étaient pas vraiment connu pour leur exceptionnelle fidélité. Et il était totalement conscient de l’effet qu’il avait sur elle. Mais en même temps, tellement de personnes lui avaient plu… Si il savait qu’elle n’avait succombé avec aucune, parce que les apparences et la sauvegarde de son nom de famille méritait tous les sacrifices. Elle n’infligerait pas une humiliation à son père. Jamais !

    « - Et puis, qui parle d’une punition en ma compagnie ? Je suis certaine que le concierge se ferait un plaisir de vous donner quelques tâches à effectuer… »

    D’accord, elle était mesquine. Elle s’en moquait. Après tout, lui-même se moquait bien de faire des sous entendus douteux. Mais il semblait avoir retenu sa leçon d’anglais. C’était déjà un bon point pour lui. Combien de minutes s’étaient écoulées ? La blonde voyait le temps passer. C’était le moment qu’elle avait attendu dans la soirée. Bien sur, elle savait qu’elle le reverrait mais en attendant, elle allait pouvoir profiter d’une semaine de répit. Cela la soulageait. Enfin, il lui faudrait encore le voir en cours. Et cela changerait pas mal de choses. Parce qu’ils avaient encore franchi une nouvelle étape dans l’illégalité. Et ses remords lui promettaient une nuit certainement sans réel repos.

    « - Je vais vous congédier maintenant. Nous continuerons cette conversation très intéressant une prochaine fois ? Si je ne vous ai pas trop effrayé bien sur ! En attendant, je vous verrai en cours de métamorphose Russlan, » rajouta-t-elle d’un ton moqueur.

    Voilà, elle retrouvait enfin contenance, alors que le défi était passé. Ce n'était rien d'autre qu'un défi n'est ce pas ? Elle reprenait doucement le contrôle qu'il avait tant effrité durant l'heure de cours. Vanessa se leva de sa chaise, pour lui signifier la fin de l'entretien. Passant sa main dans les cheveux, elle les décoiffa allègrement alors qu’elle ouvrait la porte de son bureau, menant dans la classe de métamorphose. Bizarrement, elle se sentait plus en sécurité, dans sa classe. Cela lui rappelait son rôle d’enseignant. Elle avait réussi à repousser la menace pour ce soir. Mais jusqu’à quand ? La blonde pressentait qu'elle le reverrait bien plus tôt qu'elle ne le pensait au départ...


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Russlan S. D. Mihaylov
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MessageSujet: Re: [20 Sept.] Don't stand so close to me [Russlan]   Mer 1 Juil - 0:45

[je m'excuse d'avance pour la nullité totale de ce post, je galère toujours pour les fins de topics TT]

    Peut être que Russlan avait placé la barre trop haut, finalement. Que séduire Miss Wright ne serait pas aussi aisé qu’il aurait pu le penser. Certes, il faisait confiance à son charme. Beaucoup trop, même. Et ça lui sera un jour fatal. Mais pour le moment, il s’amusait vraiment beaucoup. Sûrement que cela était dû au fait qu’il voyait la jeune prof se mettre dans tous ses états. Il suffisait souvent d’un regard insistant, d’un sourire en coin ravageur pour faire des miracles. Russlan savait ce qu’il faisait. Peut être était-ce ça qui plaisait Après tout, on disait souvent aimez-vous vous-mêmes et on vous aimera…Sauf que, ce n’était toujours pas évident. On avait beau s’aimer soi-même, c’est pas pour autant que les autres appréciaient la chose. Parce que souvent, ceux qui s’aimaient trop étaient des narcissiques. Mais Russlan n’était pas vraiment narcissique. Certes, il se trouvait honnêtement pas mal. Très bien même. Enfin, ce n’était pas ça le problème. Russlan s’appréciait physiquement parlant. Mais à l’intérieur, il se détestait. De tout ce qu’il a pu faire. Mais nul n’était parfait, n’est-ce pas? À chacun ses erreurs, à chacun ses torts, comme dirait l’autre. Seulement, chez certains, faire des erreurs, c’était monnaie courante. En ce moment, Russlan accumulait les conneries. Et pas bénignes. Déjà, il y avait eu cette Rebecca. Argh, quelle garce! Elle avait voulu jouer avec lui, il avait fini par la repousser après l’avoir laissée faire. Dans un moment de lucidité. Il était allé se plaindre dans les jupes de sa sœur en en rajoutant un peu par rapport aux faits réels. Tiens, ça l’apprendra à jouer les mytho, au nom d’une réputation à la con. Résultat, il avait blessé plus que de raison sa petite-amie, et il était en train d’en payer les conséquences. Russlan avait connu cet interlude avec ce serpentard anglais dont il avait zappé le nom. Il était en train de joyeusement draguer sa prof. Prof qui semblait assez mal en point. Ca commençait à mal tourner, cette histoire. Et peut être qu’en effet, il était plus sage de renoncer. Pour l’instant. Ne serait-ce que pour préserver son intégrité physique et ne pas perdre les quelques neurones qu’il lui restait et qui n’avaient pas été bouffées par la drogue quand il en consommait. Mais i n’avait pas dit son dernier mot, loin de là…

    Mais il comptait bien avoir le dernier mot pour ce soir. Après tout, il n’avait pas tellement l’habitude de se faire rabattre le caquet. C’était plutôt lui qui clouait le bec aux autres. Mais il y avait une première fois à tout, n’est-ce pas? Russlan s’amusait certes beaucoup à faire perdre ses moyens à la pauvre Vanessa, mais il pouvait, tôt ou tard, s’attendre au retour du bâton. Pour le moment, l’heure en était encore à l’amusement. Et il s’amusait vraiment après avoir sorti sa dernière réplique. Oui, passer une retenue avec elle. Ca l’éclaterait plutôt que ça l’emmerderait. Après tout, l’autre jour, dans la salle de bains, elle lui avait tendu la perche. Et là, il n’avait fait que de la saisir. Profiteur, le Russlan? A peine. En tout cas, s’il ne l’était pas, il se défendait plutôt bien.

    C’était marrant de la voir réfléchir pour contrer ses coups. De la voir se décomposer à chaque paroles, à chaque réplique bien calculée. C’était amusant d’observer son combat intérieur. En même temps, il en profitait pour, de façon tout à fait indécente, la regarder. Il ne se privait pas, mais alors pas du tout. Au nom de quoi? La bienséance? Il s’en foutait un peu de la bienséance, à dire vrai. Il avait presque tout fait, en matières de conneries. Mais bon, il n’était pas non plus du genre à se promener nu quelque part, ni à faire de l’exhibitionnisme. Il avait quand même une certaine moralité, grâce notamment à son éducation et aux préceptes qu’on lui a inculqués quand il était encore petit et disposé à écouter ce qu’on lui dit. Russlan avait des valeurs. Mais il se demandait ce qu’en auraient pensé les siens s’ils savaient qu’il était en train de flirter avec une prof. De son âge, ou quasiment, certes, mais prof quand même. Et alors? Il afficha un large sourire lorsqu’elle l’appela monsieur, et quand elle lui conseilla de ne pas pousser la chance trop loin. Vraiment?

    « -J’aime bien jouer avec le feu…Même si je sais que c’est dangereux. »

    Malheureusement pour lui, il avait ce côté tête brûlée, et légèrement inconscient, qu’on ne pouvait lui refuser. La vie néanmoins serait bien fade s’il n’y avait pas à la clé quelques défis pour pimenter le tout. Russlan malheureusement, dans sa vie, avait fait le con. Encore une fois, il avait fini par tout perdre. Russlan se souvenait qu’il enchaînait les fêtes à répétition. Fêtes qui devenaient très vite orgies. Avec de la drogue, de l’alcool, et des filles. Il n’était pas rare que Russlan finisse sur un toit avec une nouvelle conquête, ou dans un coin, à l’abri des regards. Libre à vous d’imaginer ce qui se passait ensuite, mais Russlan n’était pas vraiment en train de jouer aux cartes dans ces moments là. Au pire, ils pouvaient être en train de faire un strip-poker…Mais sans les cartes. Bref. Russlan aimait beaucoup faire la fête. Il picolait un peu trop lors des soirées. Ca, assorti à la drogue, ça faisait rarement bon ménage. Il était un peu plus désinhibé, et des fois, son comportement s’inscrivait encore plus dans la débauche. Russlan n’était certes pas fier de ce qu’il avait pu faire, mais malheureusement, tout ça, il ne pouvait rien y changer, et il n’avait pas d’autres choix que de vivre avec. Même si ça fait mal. Même s’il en a honte. Après tout, ce qui arrive dans la vie d’un individu contribue à forger son caractère. Un mal pour un bien, finalement. Russlan savait ainsi se défendre contre pas mal de choses. Notamment l’adversité, sa grande ennemie de toujours.

    A Durmstrang, Russlan aurait sûrement continué sa vendetta contre ses deux ennemis de toujours. Traqué la moindre chose qui pourrait les faire s’expulser. Ah, la chasse au branleur. Franchement, on disait de Russlan, mais il y avait pire, tout comme il y avait sans doute mieux. Russlan aurait continué aussi à être avec Anna. Avec elle, seulement elle. Il n’aurait pas flirté avec Rebecca. Il n’aurait pas laissé la jeune femme toucher ce qu’elle n’aurait pas dû, et ce pourquoi il l’a autorisée. Pour finir, la planter là. Russlan aurait aussi été pénard. Pas de Tournoi, lui, Anna, leur Russie natale. Pas d’adaptation, pas de champs d’ennemis plus élargis. Ca aurait été comme d’habitude. A croire qu’il s’encroûte, Russlan. Des fois, un peu de routine ne fait pas de mal. A dire vrai, maintenant que ça recommençait à être le bordel, Russlan aurait voulu y retourner, à sa routine. Seulement, il n’avait pas le choix, sinon vivre les évènements comme ils se présentaient, plaisants ou pas plaisants.

    Mais à y réfléchir, les jours précédents n’avaient été que de la merde. C’était peut être s’exprimer crument, mais c’était tout à fait la réalité. Russlan n’avait pas fait grand-chose pour améliorer le schmilblick. Mieux, il était en train de mettre de l’huile sur le feu, ni plus, ni moins. A croire qu’il ne cherchait que les emmerdes. Certains disaient qu’il aimait se faire plaindre. Peut être. Mais genre. Russlan n’était pas masochiste non plus. Russlan ne tendait pas les bras à ses déboires pour dire d’avoir une excuse quant à son comportement. Certes. Ce qui s’était passé dans sa vie, en bien ou en mal, expliquaient un peu ce qu’il était devenu. Mais pas mal de ses choix avaient eu aussi des répercussions. Après tout, c’est lui qui a choisi de suivre Rebecca une fois sortis de l’infirmerie. C’est encore lui qui a dit je reste alors qu’il pouvait partir. La merde, il l’a cherchée. C’est tout.

    Pourquoi s’était-il mis en tête de draguer Vanessa? Aucune idée. Se limiter au fait qu’elle soit un représentant de l’autorité, c’était un peu simpliste comme explication. Même si braver les interdits était un jeu dangereux et excitant. Un jeu où il finira par y laisser sa peau, nul aucun doute. Même si entre-temps il aura bien pris son pied.

    Et oui, il était fier de son coup. Malheureusement pour Vanessa, il ne tapait pas dans l’eau, et ses phrases avaient toutes leur petit effet. Russlan savait s’y faire, et il testait encore ses armes sur elle. Elle cédait, elle lâchait prise, en ce moment. Russlan attendait généralement ce moment pour avoir définitivement le dessus. Son sourire s’élargit en entendant parler de concierge. Il se pencha, de façon à se trouver encore plus proche de la jeune femme. Indécemment plus proche. Ses lèvres s’étirant en un sourire charmeur, ses yeux d’un vert clair brillant d’une lueur machiavélique. Il y avait une expression qui disait les yeux verts en enfer, ou quelque chose du genre. Eh bien, on peut dire que c’était amplement mérité pour Russlan. En même temps, l’enfer, ça ne pouvait pas être pire que sa vie sur Terre…L’Enfer devait être même doux. Bref. Il faisait presque peur, comme ça. D’un ton doucereux, le Serpentard murmura:

    « -Si vous deviez vous en remettre au concierge, je croirai que vous me fuyez. Il n’y a pas de raison, pourtant. »

    Une affirmation. Qui n’appelait pas de réponse. Russlan, déjà, s’apprêtait à partir. Le Mihaylov allait quant à lui retourner dans sa salle commune, sa morosité, sa culpabilité aussi. Rien de bien réjouissant. L’éclate, c’était fini pour ce soir. Enfin, éclate, c’était vite dit. C’était plutôt lui qui allait se faire éclater. Bref, de toute façon, elle le mettait dehors. Sans surprise. La fuite restait la meilleure solution pour se protéger. Vanessa ne pouvait plus contrer, elle se carapatait. Elle n’avait que deux ans de plus que lui. Et il fuyait déjà lui aussi. Il ne donnait pas cher payé de sa peau quand il sera au même point qu’elle. Il lui décrocha un dernier sourire charmeur, et, effrontément, il répondit, toujours aussi suave:

    « -Au plaisir, Mademoiselle Wright. Vanessa, devrais-je dire. »

    Au plaisir, oui. Il avait bien fait de le préciser.


The End;

_________________
RUSSLAN S. D. MIHAYLOV
Bang bang, shoot 'em up,
party never ends,
you can't think of dying
When bottle is your best friend.
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