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 [8th Sept.] ·· Chantons les Délices de l'Indécence ··

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Russlan S. D. Mihaylov
••RUSSLAN; Tease me, please me, no one needs to know.

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● JOB ? : What? erhm...Prefect in chief. But I suppose that's a joke, isn't it?
● HOW ARE YOU ? : Fuck off and die.
ANNEE & MAISON : seventh year in Durmstrang. Anyway, I really don't understand their fucking system, but I can tell you that I'm in Slytherin. Bless you!
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MessageSujet: Re: [8th Sept.] ·· Chantons les Délices de l'Indécence ··   Mer 17 Juin - 2:22

    Russlan et Diana se frittaient souvent. Ils avaient tous les deux un caractère explosif, et les accrochages entre eux étaient parfois spectaculaires. D’autant plus que ce sont des junkies, et la drogue pouvait modifier leur comportement de façon étrange. Mais en ce moment, Russlan n’était pas sous l’emprise de stupéfiants. Il n’en avait pas pris depuis des plombes. Bien qu’il en avait eu envie. Bon, d’accord. L’autre fois, un soir, il avait fumé un joint. Mais il évitait de déconner quand il était en présence d’Anna. Le fait qu’il était défoncé le soir de l’agression d’Anna et qu’il ait eu tout juste le réflexe pour sauter sur l’autre mec et l’empêcher de la violer. Rien de quoi être fier. Pourtant, il y pensait, des fois. Et ça faisait mal, très mal. Russlan ne voulait plus être confronté à de telles images. A de tels souvenirs. Pourtant, c’est leur passé, et ils devaient faire avec. Même si au palmarès des conneries devait s’en ajouter une autre. Rebecca l’avait tiré par la cravate. Elle l’avait rapproché d’elle. Russlan commençait à se détendre. En fait, il commençait à réagir. Il ne voulait pas être passif. La regarder le toucher sans la toucher. Il avait l’habitude de dominer. Et quand il ne dominait pas, il reprenait vite le contrôle. Il se revoyait, pendant ses ébats avec Diana. Elle était féline, elle reprenait vite le contrôle. Il n’était qu’un jouet entre ses mains savantes. Elle était souvent au dessus pendant leurs ébats. Il ne pouvait que de contempler son corps magnifique à demi dissimulé par l’ombre, la pâleur de sa peau sous la lueur des réverbères filtrant à travers le rideau. La rondeur de ses seins généreux, l’ombre plus sombre de ses tétons. Russlan qui remontait ses mains le long de ses cuisses, agrippait ses hanches alors que leurs deux corps ondulaient en rythme. Les cheveux de Diana s’envolant alors qu’elle se mouvait contre lui avec sensualité. Leurs bouches se dévorant, leurs langues se mêlant avec force. Les doigts défilant sur les peaux, leurs respirations se faisant plus lourdes alors que leur plaisir commençait à se faire ressentir. Diana rejetait la tête en arrière, offrant la vue de sa poitrine magnifique, sa gorge découverte, son dos cambré au maximum, ses hanches continuant d’aller avec les siennes. Il l’agrippait avec force, presque à imprimer ses doigts dans sa chair. Diana gémissait faiblement, et ses gémissements allaient crescendo alors que leur plaisir se manifestait avec plus d’intensité. Russlan aussi commençait à gémir, ses yeux se fermaient sous l’effet des décharges que tout son corps recevait. Et bientôt, ils se faisaient plus sauvages, plus frénétiques. Cela s’accélérait, cela approchait la fin. Diana sombra, et il suivit, quelques secondes plus tard. Elle s’était écroulée sur lui, exactement comme sa rêverie était en train de s’effondrer comme un château de cartes. Dur de revenir à la réalité. Et le malaise s’intensifia d’autant plus qu’il ne devrait pas être en train de penser à Diana en ce moment. Il trouva quand même le moyen de regarder Rebecca alors qu’ils parlaient de perfectionnisme. Décidément, tout le monde n’avait pas la même définition.

    « -Pour quel genre de choses je suis perfectionniste? Tu l’auras deviné par toi-même, non? »

    L’ironie, toujours de l’ironie. Et des sous-entendus à n’en plus finir. Un fin sourire étira les lèvres du Serpentard alors qu’il venait de l’envoyer balader. Enfin, moins méchamment que ça, quand même. Il n’était pas non plus tout le temps un goujat. Disons qu’il sous-entendait dans sa remarque qu’elle devait se creuser un peu le citron. Il n’allait pas non plus tout faire à sa place. Russlan était toujours assis à sa table. La tentation faisait partie du jeu. Diana l’utilisait souvent autrefois. Elle le provoquait légèrement, suscitait son désir, son envie d’elle. A la longue, il tremblait, mais à cause de la fébrilité. Il ne réclamait qu’elle, et ça devait amuser la jeune femme qui se faisait désirer. Et elle lui accordait ce qu’il voulait. Russlan se souvenait aussi du temps qu’ils avaient passé avec Diana dans sa chambre, ou dans l’appartement sombre de la jeune femme. Aussi étrange que cela puisse paraître, il n’avait jamais vu la petite sœur de Diana, et il ne savait même pas comment elle s’appelait. En fait, il réalisait qu’il ne savait pas grand-chose de la vie de Diana, et cette dernière en savait sûrement davantage sur lui. Mais après tout, entre eux, ce n’était qu’une histoire de parties de jambes en l’air, ce n’était pas parti pour être sérieux. C’est comme avec Rebecca, il espérait juste faire mumuse. Après tout, elle était baisable. Seul détail, Russlan avait déjà une petite-amie officielle. Erreur de plus. Mais bon, il n’était plus à ça près. Il laissa Rebecca ouvrir sa chemise. Complètement. Découvrant son torse. Ses cicatrices. Son passé. Il n’était pas encore nu mais il se sentait déjà vulnérable. Il n’espérait pas qu’elle sache un jour que représentaient ces cicatrices. Pour sûr, elle le prendrait pour un cinglé. Mais elle se contentait de sourire alors qu’elle laissait son regard dessiner ses pectoraux, ses abdominaux. Détailler sa fine musculature. Eh oui. Il avait l’air d’un homme et non d’un ado. Et il était sportif, et cela aidait pas mal. Il aimait beaucoup se dépenser. Canaliser son énergie dans une activité sportive. Il aimait le Quidditch, bien sûr, mais aussi le basket. Il jouait parfois au foot et il allait souvent courir. Seulement, le fait qu’il fumait faisait qu’il était souvent essoufflé, et assez rapidement. Bref. Il suivit le regard de la jeune femme. Sa cicatrice. Celle qu’il avait au ventre et qui souvent répugnait. Elle résultait d’un coup de poignard qu’il avait reçu une fois. Et alors qu’on avait une vue d’ensemble de son torse, au moment où le regard rencontrait cette blessure, l’autre se focalisait là-dessus, et uniquement là-dessus. Tout comme Rebecca qui restait bloquée dessus. En espérant qu’elle ne lui demande pas d’où elle vient. Sinon il sera obligé de lui mentir.

    Russlan, pour l’instant, se contenta de baisser le regard. Et de jouer machinalement avec l’un des pans de sa chemise. Tirant compulsivement sur le léger fil blanc qui sortait d’un bouton de nacre. Erf, il allait devoir réparer ça assez rapidement, sinon le bouton se ferait la malle et macache pour le retrouver dans un endroit comme Poudlard. A moins que cela ne fonctionne avec un Accio. Bref. Russlan frémit légèrement lorsqu’elle frôla cette cicatrice. Il n’aimait pas trop qu’on y touche, mais bizarrement, c’était un des points où il était sensible. En plus d’être sensible au dessous du lobe de son oreille gauche, au creux de son épaule droite, et juste en dessous de son nombril. Il se mettait aussi à rire dès qu’on touchait son flanc droit, juste au dessus de la hanche. Après, il y avait le creux de son genou gauche, et le petit-orteil du pied droit. Allez savoir pourquoi son petit-orteil réagissait plus que les autres, vous. Il sentit la fraîcheur de l’air sur sa peau. Elle lui avait ôté sa chemise. Il soupira lorsque la main de la jeune femme remonta le long de son torse, puis une main derrière sa nuque. Lui passa ses mains dans son dos, les posa sur sa chute de reins. La rapprochant de lui. Il tenait fermement ses hanches, sans lui faire mal cependant. Elle posa ensuite les conditions du marché. Coopération. Bien. Elle n’allait pas être déçue du voyage. Mais ça, il le garda pour lui.

    « -Très bien. Me laisses-tu explorer ton corps ou tu me dis ce que tu veux? »

    Son regard dévia automatiquement le long de la cuisse fine de la jeune femme, quand sa jupe se replia et laissa voir son bas. Elle s’écarta légèrement. Russlan afficha un sourire. Il lâcha une main, puis ses doigts caressèrent doucement la peau de la jeune femme. Traçant de légers cercles sur son genou, remontant doucement à l’intérieur de sa cuisse. S’approchant de plus en plus de son intimité. Doucement, ses doigts attrapèrent la jarretière, et il la fit glisser tout aussi lentement le long de sa jambe. Le bas échoua à terre. Un sourire occupant toujours les lèvres du Serpentard. Lui aussi savait jouer. Et il ne se gênait absolument pas pour tricher.


voilà, finiii. faudra juste penser à faire moins long parce que eeeerf, j'ai eu du mal '-'

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RUSSLAN S. D. MIHAYLOV
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MessageSujet: Re: [8th Sept.] ·· Chantons les Délices de l'Indécence ··   Ven 19 Juin - 23:05

    Allons bon... Les choses n'étaient pas exactement ce qu'elles semblaient être. Tenez par exemple, Rebecca. C'est la salope finie, la garce de première. Du moins, c'était ce qu'elle montrait. Mais en fait, qui était-elle réellement ? Seul Michaël le savait. Même Caleb ne l'avait jamais vu. Il n'avait jamais vu ses vraies larmes de douleurs. Il n'avait jamais vu le doute l'assaillir, la submerger pour l'étouffer. Il ne l'avait jamais vu ni craquer, ni fléchir, ni faillir. Et pourtant, elle était faible et fragile, presque sans protection. Ses armes, elle avait du les faire. Elle avait du s'imposer à coup de dent et de griffes, elle avait du faire du mal pour être protéger. Finalement, elle était devenu ce qu'elle détestait. Une femme froide et hautaine, distante et arrogante. Qui ne faiblissait jamais. Elle regarda Russlan un court instant avant de regarder ailleurs. Elle aurait eu envie de tout plaquer. De tout arrêter. De lui dire qu'elle ne pouvait pas, qu'elle ne voulait pas. Qu'elle n'était pas celle qu'il croyait. Elle avait été à deux doigts d'abandonner, de repartir sur une autre base. Sauf que... Il avait merdé. Fauté. Failli. Il avait fait ce qu'il ne fallait jamais faire, il avait dit ce qu'il ne fallait jamais dire. Alors tant pis pour lui. Elle ne laisserait pas tomber, elle continuerait dans ce qu'elle avait prévu. Tant pis pour lui. En revanche, elle en profiterait. Ce serait dommage de laisser partir un si beau morceau sans avoir jouer avec. Argh... Son côté garce ressortait. On lui avait souvent dit de ne pas jouer avec la nourriture. Mais là, c'était trop tentant. La dernière fois qu'elle avait joué ainsi c'était en milieu d'année de l'année dernière. Avec Loris. Elle l'avait laissé découvrir son corps, elle avait attisé son désir. Elle avait réussi à lui arracher son secret et l'avait planté là, comme elle planterait Russlan. Tout en lui faisant bien comprendre que maintenant, s'il faisait quoi que ce soit envers elle qui lui déplaisait, elle raconterait à tout le monde ce qu'elle savait. Et il n'avait pu que lui obéir. En revanche, il était monté dans son estime. Mais pas assez pour faire oublier à Rebecca l'affront qu'il lui avait fait subir. Il l'avait prise à partie, avec ses potes, et lui avait parlé d'une manière qui ne lui avait pas plus. Et elle lui avait fait payer cher... Très cher !

    Mais bon. On s'en fout à la limite de ce qui est arrivé à Loris. En revanche, elle s'intéressait en ce moment tout particulièrement au cas Mihaylov. Il semblait être du genre dominateur. Un de ces types qui n'aimaient pas être dominés par des femmes. Ce qui était con pour lui parce qu'elle n'aimait pas être dominée non plus. Deux dominateurs jouant l'un contre l'autre. C'était quelque chose qui s'avèrerait très intéressant. Il avait l'art de la réplique-torpille, elle aussi. Et il lui avait renvoyé la balle en lui disant que le talent, c'était d'avoir envie. Etrange que cela lui rappelle quelque chose. Malheureusement, elle ne regardait pas suffisamment la télé pour savoir de quoi il s'agissait. Et elle aurait sû que ça provenait d'une pub. Elle ne renvoya pas la balle, bien qu'elle en eut une grande envie, et préféra la garder au chaud, un moment. Histoire de lui en renvoyer une bien placée pour qu'il soit mouché et se taise deux minutes. Non pas que leur discussion soit épuisante mais en fait si... Parce qu'elle devait chercher et choisir ses mots pour pouvoir lui rétorquer. Et c'était dur. Très dur. La plupart du temps, il y avait Michaël pour atténuer la situation, éviter le frittage. Il savait comment éviter les coups de gueule de la Stuart. Il évitait ainsi à l'autre de se faire scalper. Mais parfois, Rebecca retrouvait le sale type et lui faisait passer un sale quart d'heure. Et puis, s'il y avait bien des choses à éviter, c'était les menaces. Elle ne supportait plus ça. Elle en avait trop entendu. Elle en avait trop vu. Trop subis. Les représailles contre son père, c'était elle qui les avait subis. Fièrement, dignement. Elle avait failli en crever, putain ! Et ça personne ne le savait. Encore une fois, ses parents avaient étouffés l'affaire. Ces quatre cicatrices, seuls ses proches savaient réellement ce que c'était. Mais les autres ne lui demandaient pas. Ou s'en foutaient. Mais s'ils savaient ce qu'elle avait fait pour sauver l'honneur de son père, alors qu'elle n'avait que quatorze ans, pour sûr qu'ils n'auraient pas la même image d'elle. Elle ferma les yeux un instant, suite à la seconde remarque du jeune Russe. Elle eut un large sourire moqueur et lui susurra, pour le moins narquoisement :

    « Ne t'inquiète pas... En ce qui concerne l'interprétation, je ne suis pas mauvaise. »

    Loin de là. Après tout, ce qu'elle deviendrait d'ici quelques temps lui demandait un très grand sens de l'interprétation. De la compréhension des signes. Des mots. Des expressions du corps. Du visage. Même un visage qui se voulait neutre montrait forcément quelque chose. Rebecca replaça une mèche de cheveux derrière son oreille, alors qu'ils parlaient de perfectionnisme. Elle avait fort bien compris sur quel genre de point il pouvait être perfectionniste. Le regard qu'elle lui lança lui expliquait clairement qu'elle avait compris. Elle trouvait cette joute verbale suffisamment distrayante pour ne pas répondre. Rebecca était chiante quand elle le voulait. Elle le vrillait du regard, soutenant son regard anisé de ses prunelles céruléennes. Son sourire revint à la charge, taquin, moqueur et sensiblement dangereux. Ce jeu était bien amusant. Mais il n'avait aucun rapport avec ce qu'elle pouvait bien faire d'habitude. D'ordinaire, elle était plus douce, mais dangereuse dans sa manière d'être. Par exemple, son beau brésilien. Elle ne l'aurait pas laissé approché normalement. Pour la simple et bonne raison qu'elle n'aimait pas trop être approchée par un type beaucoup trop entreprenant. Parce que ça pouvait toujours être dangereux. Mais lui... Ah lui... Il lui avait proposé de danser et elle, gênée malgré tout, avait répondue qu'elle ne savait pas danser le Tango. Eh bien, il fallait dire qu'elle avait appris très rapidement. Et aussi parce qu'elle avait eu un bon professeur. Très séduisant en plus de cela. Comparativement, sa beauté était aussi ténébreuse que celle de Russlan.

    Il pouvait encore reculer. Il pouvait encore faire marche arrière. Elle pouvait encore tout arrêter. Elle pouvait mais elle ne le voulait pas. Son père devait sûrement se retourner dans sa tombe en voyant un tel comportement de la part de sa fille. Et sa famille serait sûrement horrifiée par ce qu'elle faisait. Mais avec toutes les claques qu'elle s'était prise, il ne fallait pas s'attendre à ce qu'elle se comporte autrement vis-à-vis des étrangers. Quand on souffrait, généralement, on avait la mauvaise manie de renvoyer sa souffrance dans la figure d'autrui. Et elle avait vu ses cicatrices. Toutes ses blessures qu'il avait sur son corps, qui aurait pu être encore plus parfait... Des blessures qui, chacune, devait raconter la vie du jeune homme. Une raison, une explication au pourquoi du comment. Quand elle était allé au Couvent, les Soeurs lui avaient souvent parlés des réactions de certaines personnes vis-à-vis de la souffrance. Il y avait ceux qui ne supportaient plus rien et qui mettait fin à leur jour, d'autre qui se blessaient volontairement car leurs blessures physiques égalaient ou dépassaient leur blessure psychologique. Rebecca ne voulait pas savoir à quel genre de blessure elle avait à faire. Pour la simple et bonne raison que cela ne la concernait pas. Oui, comme toujours, elle aurait pu utiliser ça contre lui. Mais à quoi beau vous le dire ? Elle n'en avait cure. Il partirait à la fin de l'année, elle ne le reverrait plus jamais. Et elle, elle aurait autre chose à faire. Donc franchement, ce qu'il pouvait bien penser d'elle, elle s'en tapait joyeusement le coquillard, comme disait certaine personne. Elle l'avait sentit frémir quand elle avait caressé du bout des doigts sa cicatrice. Elle rompit le contact entre ses doigts froids et la peau du jeune homme, un peu plus chaude. Elle s'était collée contre lui, doucement, tout en lui parlant de collaboration. Il avait compris car il lui demanda ce qu'il devait faire. Alors qu'il avait posé ses mains dans la chute de ses reins. Alors qu'il était aussi proche d'elle. Elle posa une main sur son épaule et souffla :

    « Fais comme bon te semble... Tu es un grand garçon, n'est-ce pas ? »

    Elle avait à peine fini de lui répondre qu'il s'était déjà attaqué à sa jambe droite. Elle inspira profondément et frémit légèrement quand il caressa son genou, faisant des cercles habiles sur sa peau. Elle s'humidifia les lèvres d'un coup de langue et le laissa faire. Tout en inspirant profondément. Sa propre main partit à la découverte de ce corps qu'il lui offrait. Et avec lequel elle jouerait un moment. Il remonta lentement le long de sa cuisse, alors que la main de la jeune femme descendait toujours le long de son torse. Mais passa dans le dos du jeune homme au moment où il lui retira son bas. Elle le regardait, avec provocation et l'obligea à se rapprocher d'elle. Elle ne lui donnerait pas tout de suite ce qu'il voulait. Ce serait trop beau enfin... Et surtout moins drôle.
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Russlan S. D. Mihaylov
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MessageSujet: Re: [8th Sept.] ·· Chantons les Délices de l'Indécence ··   Sam 20 Juin - 16:09

    Difficile à croire, mais avant, Russlan était très différent de ce qu’il est actuellement. On va dire qu’il a radicalement changé pendant une des périodes les plus sombres de sa vie. Certaines choses pouvaient complètement changer un individu, vrai. En bien comme en mal. Du côté de Russlan malheureusement, c’était visiblement en mal. Une histoire parmi tant d’autres de jeunes qui ont mal tourné. Soyez trop psychorigides avec les enfants, vous en faites des psychopathes à l’âge adulte, soyez au contraire trop laxistes, et vous en ferez des délinquants. L’éducation prenait une grosse part dans le développement de l’individu. Il fallait savoir quelle était la différence entre le bien et le mal, et plus tard, savoir ce qui au regard de la loi était à faire ou à éviter. Russlan avait beau être un branleur, n’empêche qu’il avait quand même ces notions. Juste pour se dire qu’il était en train d’enfreindre les règles. Qu’il n’était qu’un hors la loi. Il avait un casier judiciaire. Mais le seul délit dont il était vraiment coupable, c’est qu’il avait été arrêté avec de la drogue dans le sang et en sa possession. Une façon comme une autre de participer à un odieux trafic de stupéfiants alors qu’il n’était qu’un consommateur. Mais qu’importe au fond. Il s’est fait prendre en flagrant délit. Et…Oui, c’était ça sa vie, jusqu’à maintenant. La débauche, purement et simplement. Il avait fait partie d’une jeunesse où on envoyait tout et tout le monde bouler, où on se bourrait la gueule pour rouler sous la table en faisant des concours de qui serait le plus pompette, et où on ne pouvait pas concevoir une soirée, sans planer un peu. Les fêtes de Russlan et ses amis pas trop recommandables étaient souvent en plus de virer en orgies -autant appeler un chat un chat-, un endroit où tout un tas de choses bizarres circulaient, une vraie cour des miracles. Quand ils avaient décidé de s’amuser, généralement, ils ne le faisaient pas à moitié. Bref, Russlan avait une façon un peu particulière d’envisager les fêtes, et c’était loin, mais très loin, des brochettes de marshmallows grillés autour d’un feu de camp et des histoires qui font peur. Mais dans le fond, tout au fond, Russlan n’était pas un mauvais garçon. Il n’était pas loin l’enfant dont le contour de la bouche était barbouillé de chocolat, alors qu’il regardait le gâteau entamé à moitié avec une gourmandise non feinte. Il était loin le temps également où, enfant, il était en train d’essayer d’être aussi grand que la cime de l’arbre, cheveux dans le vent, chemise ouverte parce qu’il faisait trop chaud. Il soupira de nostalgie en se revoyant jouer à la balançoire avec Anna, dans le jardin de la maison. Leurs rires reflétant toute leur innocence, leur candeur, candeur qui sans nul doute fut à jamais perdue par les épreuves qu’ils ont traversées.

    Et maintenant, qu’y avait-il? Le mal. Un mal léger cependant, et non dans sa forme la plus absolue. Quelque chose d’assez suffisant pour pourrir quelqu’un, de le faire agir comme il n’agirait pas d’habitude. Quelque chose qui exacerbait certaines caractéristiques négatives et faisait taire les qualités. Russlan était victime ce de mal là. Il avait des pulsions qui le poussaient à faire du mal aux autres. Peut être était-ce là un moyen d’évacuer sa propre souffrance en la voyant dans le regard d’un autre. Quoiqu’il en soit, il était en train de mettre cartes sur table. Il se laissait faire par elle. On voyait bien qu’actuellement, elle était en train de le tenir par les couilles pour le faire plier à ses quatre volontés. Elle savait s’y faire, la petite. Et bien malheureusement pour lui. Russlan était inconfortable, et il ne réclamait qu’une chose. Or, Stuart ne semblait pas prédisposée à le lui accorder, et pire encore, elle semblait prendre un malin plaisir à faire durer les choses. Comme si ça ne suffisait pas. Elle devait trouver ça jouissif de voir la frustration du jeune homme augmenter de façon exponentielle. Et à dire vrai…Sans se vanter, que question joute verbale, il se débrouillait pas mal. Il réussissait à se montrer cassant, dans la seule volonté de mater son adversaire alors que la situation était plus que critique. Mais comme il n’était pas de ces mecs qui réfléchissaient avec ce qu’ils avaient en dessous de la ceinture, il pouvait faire et dire autre chose alors que c’était largement sollicité. Parce qu’il avait un cerveau. Un talent particulier pour la vanne qui tue ou la réplique qui fait mouche. Et croyez le ou non, dans un monde où la saloperie humaine sévissait, c’était plutôt utile. Dans la vie, il fallait savoir se montrer dur en affaires. Ne pas se laisser lamentablement marcher sur les pieds. Les suiveurs n’arrivent à rien. Seuls ceux qui sont des leaders ont une chance de s’en sortir. La loi du plus fort. Il en a toujours été ainsi, et ce depuis la nuit des temps. C’était pareil dans le règne animal. Les plus faibles périssaient, seuls les plus forts survivaient. Ca s’appelait même la sélection naturelle. Loi ô combien cruelle. Mais valable aussi chez l’être humain. Ceux qui avaient assez d’audace pour tirer leur épingle du jeu se comptaient sur les doigts d’une main. Beaucoup préféraient se conformer à une norme, ou à un modèle pré établi pour ne pas rester en marge. Ce qui faisait que, petit à petit, ils perdaient de leur identité. Devenant du même coup des fantômes. Russlan n’avait pas d’argent. Mais il pouvait s’en sortir quand même. Il faut avoir les idées. De l’ambition. La rage de vaincre. Ne pas non plus être arriviste, sinon, ça ne marchera pas. Parce que quoiqu’on puisse faire de mal, si on crache en l’air, il faut toujours s’attendre à ce que ça retombe sur le coin du bec. Et apparemment, c’était ce qui se passait actuellement. Il était en train de payer les frais de sa trop grande gueule. Mais néanmoins, il ne se laissa pas démonter par la brunette. Ses lèvres se pincèrent en une ligne presque droite. Il s’humidifia les lèvres d’un coup de langue, et il répondit, aigre:

    « -Très bien. Parce que à mes yeux ne compte que le langage du corps, ne t’attends pas à un quelconque langage connu et facilement déchiffrable. »

    Autrement dit, il n’avait aucunement l’intention de lui envoyer des signaux de fumée ou de coder ses messages en morse. Seul le langage du corps serait de mise. Un carré de peau hérissé par la chair de poule suite à une caresse. Un regard agrandi par le désir, un corps qui se courbait sous l’effet du plaisir. Un soupir, un gémissement peut-être. Tout cela pouvait se passer de mots, et ne se traduisait pas en joute verbale. Oui, Russlan était perfectionniste dans ce domaine. Et il comptait bien pousser la perfection jusqu’au bout. Toutes s’accordaient à dire qu’il était un bon coup. Celles avec qui il passait la nuit n’étaient jamais déçues. Mais il fallait s’y attendre. Il avait de l’expérience. Bien que ces deux dernières années il n’avait eu qu’une partenaire. Il avait connu une coupure de deux ans au niveau des rapports sexuels. La dernière fille qu’il a eue dans son lit, c’était le soir de cette fameuse fête et c’était Diana. Deux ans sont passés, puis il a fait l’amour avec Anna. Ils avaient été dans cette vieille cabane qu’ils avaient, et dans laquelle ils ne sont pas venus depuis des années. Une cabane dans les bois, où, petits, ils jouaient aux aventuriers. Un endroit qui signifiait tellement pour eux. Comme beaucoup d’autres choses d’ailleurs. Le fait par exemple qu’il soit son premier amant. Qu’elle lui ait donné sa virginité. Ils s’étaient donnés l’un à l’autre. Même pour lui qui l’avait déjà fait des dizaines de fois, c’était tout nouveau. Il y avait de l’amour. Des sentiments. De la passion. De la tendresse. Tant de petites choses qui faisaient que l’amour était quelque chose de magique, qui faisait rêver. Russlan avait été émerveillée devant la beauté de celle qu’il aimait depuis toujours. Sa nudité parfaite. Sa peau douce, tendre et sucrée. La perfection incarnée. Il avait souri lorsque par pudeur, elle avait essayé de se dérober à son regard brûlant de désir. Il l’avait regardée. Caressée. Il avait fait du bien à son corps. C’était la première fois qu’il la voyait entièrement nue. Avant, il avait déjà eu l’occasion d’apprécier la rondeur parfaite de ses seins, la pâleur de sa peau, l’expression de son visage quand il lui donnait du plaisir. Elle était belle. Elle était elle, naturelle.

    Et qu’était finalement cette Rebecca? Il ne pouvait pas s’empêcher de comparer les deux jeunes femmes. Qu’avait donc cette Rebecca? Elle était plus sophistiquée qu’Anna. Elle avait une certaine beauté elle aussi, mais elle paraissait vraiment fausse. Trop poupée. Il n’y avait pas grand-chose de naturel chez elle. Et cela allait jusque dans son attitude. Ses manières. Sa façon de parler. Tout respirait l’hypocrisie, à part des fois des moments où elle laissait apparaître quelque chose dans son regard. Ce quelque chose disparaissait un quart de seconde plus tard, comme si elle s’apercevait que sa vraie « elle » apparaissait dans son regard. Quelque chose qu’elle cherchait absolument à réprimer. Pour toujours conserver cette image parfaite qu’elle donnait d’elle-même et qui finalement ne lui allait pas. Au fond, elle lui ressemblait, sur bien des points. Et notamment cette facilité à dissimuler ce qu’ils étaient, très facilement, aussi facilement que de mettre et défaire un masque. Quelque chose d’amovible à souhait, qu’on remettait quand on le souhaitait. Russlan ne souhaitait pas savoir ce à quoi elle était en train de penser en regardant ses cicatrices. En effleurant la plus vilaine qu’il avait au ventre. Il s’en fichait de l’image qu’il donnait de lui, il n’aurait pas souvent l’occasion de la croiser. Aha. C’était ce qu’il croyait en tout cas. Tout ça pour dire que leur petit jeu serait sans conséquence. Malheureusement pour lui, il ne pouvait pas voir à quel point il se trompait. Il sourit à sa remarque, et il redevint sérieux, alors qu’elle avait posé sa main sur son épaule. Il se pencha à son tour vers elle, et murmura de sa voix toujours aussi suave:

    « -Si je fais quelque chose qui ne te plaît pas, dis le moi. Je sais m’adapter. »

    Et le langage du corps commença à faire son effet. Il commençait à caresser sa jambe, son genou, remontait le long de sa cuisse. Effleurait du bout des doigts sa peau, satisfait de la voir enfin frémir, réagir à ses caresses. Il remontait sa main toujours plus sous sa jupe, se délectant de ce toucher doux et tendre qu’était sa peau. Il frémit lui-même quand sa main descendit le long de son torse. Et il tiqua légèrement quand elle posa sa main dans sa chute de reins, alors qu’il s’attendait à l’avoir ailleurs. Il stoppa net ses caresses. Parce qu’on n’avait rien sans rien. Ils se regardèrent, avec provocation. Sans prévenir, alliant à la fois brusquerie et douceur, il fit volte-face et attrapa Rebecca par les hanches, pour l’asseoir sur la table. Il se pressa contre elle, et remonta lui-même une des fines jambes fuselées de la jeune femme contre sa taille. Ses mains reprenant d’elles-mêmes leur exploration alors qu’il s’attelait déjà à défaire le deuxième bas. Virant ses chaussures et ses chaussettes à lui par la même occasion, se retrouvant debout, pieds nus, sur la pierre froide de cette salle vide.

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RUSSLAN S. D. MIHAYLOV
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MessageSujet: Re: [8th Sept.] ·· Chantons les Délices de l'Indécence ··   Dim 21 Juin - 19:57



    Elle n'avait jamais trempée dans un quelconque raison de drogues ou de prostitution. Quoique... Ce qu'elle faisait parfois, ce n'était pas loin de la prostitution. Donner son corps à son pire cauchemar pour protéger sa famille, c'était comme si elle se vendait contre de l'argent. Mais une fois, Anton lui avait dit que l'assurance de la protection de sa famille était sûrement la plus belle rémunération qu'elle pouvait avoir. Et elle n'avait jamais rien dit. Même Rose avait du mal à lui arracher ce secret. Et Rebecca avait bien du mal à le garder pour elle-même. Elle savait que, tôt ou tard, elle flancherait et le dirait. Elle dirait que sa liberté était entravée par un connard fini, un salopard de première. Qu'elle était humiliée à chaque fois qu'elle le voyait mais que merde, elle n'avait pas le choix. Et que ferait Rose ? Elle ne le dirait pas à Lohelia, bien sûr, c'était dans le cadre du secret professionnel. Mais la jeune Stuart serait sous haute surveillance, ça, c'était clair comme de l'eau de roche. Rebecca n'échapperait pas à une surveillance digne des taulards. Mais qu'en réalité, ce serait uniquement pour son bien. Et on lui enlèverait encore plus de liberté. Déjà qu'elle en avait de moins en moins. C'était peut-être pour ça qu'elle était ainsi. Aussi rebelle, aussi garce. A se foutre des conventions, à faire honte à sa famille si elle venait à l'apprendre. Mais elle s'amusait ainsi. C'était sa manière à elle de s'échapper du quotidien. Pas de drogue, ni d'alcool. Ce qu'elle faisait n'était peut-être pas très sain non plus, mais au moins, elle ne foutait pas sa santé physique en péril. En revanche, on ne pouvait pas en dire autant de sa santé mentale. Oui. Elle était loin d'être une grande psychopathe. Mais elle était sacrément fragile. Tellement que ça en devenait désolant, pathétique. Et cette fragilité, comment la montrer sans avoir peur de s'en prendre plein la tête, hein ? Pour le moins difficile. C'était toujours la même rengaine. Cette même question vicieuse qui revenait sans cesse : comment dire aux gens que nous aimions les atrocités que nous subissions... en leur honneur ? Problème épineux. En repensant à son paternel décédé, l'orpheline du Ministre - ainsi que ces putains de journaux aimaient à l'appeler quand ces enfoirés ressortaient un article sur la mort de son père - se doutait fort bien qu'il en aurait terriblement souffert. Ce que les médias avaient appelés un terrible accident de la route ne l'était pas. Les Stuart, eux, connaissaient la réalité des choses. Mais l'avaient cachés. Ce n'était pas un accident, mais bel et bien un meurtre. Un attentat prémédité dans le seul but d'affaiblir le clan Stuart et par extension là Grande-Bretagne magique. Car Peter Stuart, en plus d'avoir été le plus jeune Ministre de la Magie de l'Histoire, avait aussi été le Ministre le plus aimé. Mais aussi, quoi de mieux que d'écarter les obstacles qui se dresseraient devant nous ? En plus d'éliminer un Ministre trop aimé et trop influent, pour asseoir une autorité radicalement différente et tellement plus dure, on éliminait par la même occasion l'un des protecteurs du... De Lohelia Isabella. Pas de quoi se monter le bourrichon, Rebecca savait qui était derrière le coup. Du moins, elle savait ce qui était derrière tout ça. Des Assassins. Pas n'importe quel meurtrier assoiffé de sang... Mais un Assassin. Bref... Parce que Peter était son époux bien aimé, il avait été la première personne à être éliminée. A qui le tour, se disait-on... Rose ? Jamais la psychiatre ne s'était sentie en danger et pourtant... Il y avait un fort risque pour que ce soit elle la prochaine à passer l'arme à gauche. Ensuite ? Michaël et Rebecca étaient les suivants sur la liste. Autant détruire la descendance pour le moins gênant, par la même occasion. Alors quand, merde, une Epée de Damoclès menaçait de se décrocher, que feriez-vous ? Ne vivriez-vous pas comme si chaque jours était le dernier ?

    Rebecca avait frôlé la Mort. Elle avait vu La Faucheuse une fois une seule pour qu'elle comprenne à quel point la vie était fragile. Mais aussi importante. Et que malgré tout ce qu'elle avait subis, toutes les horreurs qu'on lui avait faites ou dites, elle voulait vivre encore un peu. Peut-être avec cet espoir débile de voir sa mère sourire une nouvelle fois, mais de joie. Peut-être aussi parce qu'elle se disait que si elle quittait l'Angleterre pour aller aux Etats-Unis, son Echéance viendrait plus tard. Et puis parce que bon, elle avait un rêve malgré tout. Et ce rêve, son père le partageait avec elle, avec son frère. Il l'avait entraîné des heures durant au piano pour la voir atteindre un bon voire un excellent niveau. Qui ne voulait pas voir ses enfants faire partis des meilleurs ? Peter et Lohelia Isabella avaient donné la meilleur éducation à leurs enfants. Le respect des anciens, des règles. La croyance, la religion. Et surtout, le plus important, l'Héritage. Oh non... Pas cet héritage financier que chaque gosse de riche pouvait avoir, mais un Héritage encore bien plus important que ça. A Jérusalem, Rebecca avait pris conscience de l'importance de son rôle à venir, de sa dangerosité. Elle avait appris à lire ce que les autres étaient incapables de lire. Elle avait appris à comprendre ce que les autres ne pouvaient ou ne voulaient pas comprendre. Et si le Couvent du Prieuré avait cherché à garder son âme pure, au fond d'elle, sa pureté était toujours là. Rien de ce qu'elle avait fait ou dit ne pourrait jamais entacher sa pureté. Car malgré tout, Rebecca n'avait jamais tué, n'avait jamais volé. Elle avait toujours respecté les Dix Commandements à la lettre, mais inconsciemment. Sa piété était inébranlable. Elle était de ceux qui avaient une confiance inébranlable en Dieu. Et si maintenant, à l'aube de ses dix-sept printemps, elle remettait en doute, en question, en jeu tout ce qu'on lui avait foutu dans le crâne, n'était-ce tout simplement pas parce que c'était, comment dire... La crise d'adolescence ? Cette crise absolument chiante pour les parents tant pour les enfants. Mais Rebecca serait bientôt remise dans le droit chemin. Qu'elle ne se fasse pas d'illusion... Tôt ou tard, pour elle, les fêtes, ce seraient du passé. Tout comme les petits-amis ou les séductions et autres manipulations du même genre, ce serait fini. Enfin... C'était ce que tous pensaient, là-haut. Tant La Tête Pensante que le Prieuré Et même sa mère. Et même elle. Parce que même si elle ne voulait pas de ce rôle, tempêterait, râlerait, supplierait sa mère de revenir sur sa décision, elle ferait une croix sur tout ça. Alors quoi ? Russlan, c'était son dernier jeu. Sa sortie de scène. Avant de passer à autre chose. C'était, hélas, ce qu'elle croyait.

    Justement, parlons-en de Russlan. Outre son dernier jeu, il était quoi, pour elle ? Ni plus ni moins qu'un étranger qui, une fois humilié comme il le serait, ne l'approcherait plus. De toute façon, elle devait avoir l'esprit pour ce qu'elle allait faire. Et elle ne pourrait plus avoir de distraction comme lui. Distraction qui, soi dit en passant, était terriblement sensuelle. Charmeuse. Séduisante. Il avait tout pour lui. Même la grande gueule. Ah si tu savais, mon pauvre vieux, que je suis aussi à même de comprendre le langage du corps... Tu tomberais de haut. Elle n'était pas une novice dans cette affaire. Soeur Myriam l'avait fortement bien préparé à tous types de langage. Tout en restant, bien sûr, dans la pureté dans la chose. Le langage sensuel du corps, en revanche, c'était Michaël qui lui avait appris. Ah Michaël... Lui aussi devrait se calmer. Il n'avait plus le droit de faire un faux-pas. Ce serait con de se faire renier à cause d'une erreur. Michaël lui avait appris bien des choses sur le langage silencieux, comme il s'amusait parfois à l'appeler. Un soupir, un gémissement pouvait signifier tellement de chose : une envie, un désir non-satisfait ou un désir naissant voire un désir sur le point d'être accomplis. De la douleur aussi, de la tristesse. La peau qui se hérissait ? L'échine qui frémissait ? Un plaisir, une douceur. Tellement de choses pouvaient être dites mais parfois, elles se ressemblaient : le désir. Qu'est-ce que le désir, sinon les mouvements du corps, de l'âme ? Les différentes philosophies se sont toujours penchées sur la question. Rebecca avait retenu la philosophie épicurienne, qui prônait un juste règlement des plaisirs en hiérarchisant les désirs en trois catégories. On pouvait s'adonner aux deux premières, la troisième était à évité absolument. Ou encore la philosophie stoïcienne qui recommandait la maîtrise des passions, pour éviter à l'homme d'être troublé, hanté par les fantômes de son imagination. Après tout, la philosophie stoïcienne était l'un des fondements de la doctrine chrétienne. La nature du désir était complexe. Mais ramenait à une chose : une sensation de manque, une douleur qui devenait un moteur dans la vie des hommes. N'était-ce pas ce que soutenait Schopenhauer ? Bref, Rebecca s'humidifia les lèvres d'un coup de langue et continua à sourire. Il la prenait pour une imbécile ou quoi ? Un peu agacé, elle rétorqua :

    « Je ne suis pas une idiote... Je sais lire... »

    Rebecca, ta gueule, tu commences à en dire d'autre. Oui mais quoi faire ? Il l'agaçait prodigieusement à la prendre pour une imbécile. Alors oui, elle laissait sous entendre quelque chose que, de toute façon, il ne pouvait pas comprendre. En fait si... Il pouvait comprendre. Le lys. Le cercle. Quand elle lui avait enlevé la chemise, quand elle s'était mise sur la pointe des pieds pour lui parler à l'oreille, quand elle avait regardé un point derrière son dos, elle l'avait vu. Au Couvent du Prieuré, il y était souvent. Alors pourquoi Russlan l'avait ? Bof... Elle s'en foutait un peu en fait. Il pouvait fort bien l'avoir que ça ne voulait rien dire du tout. Une simple coïncidence. Mais oui, mon oeil, lui criait une petite voix au fond de son esprit que Rebecca bâillonna avant de jeter dans la Tamise de son esprit. Elle eut un léger sourire. Toute sa famille avait le même. Tous ceux qu'elle connaissait - même sa meilleure amie - avait le même. Sauf Caleb. Oh... Il savait. Elle lui avait dit. Parce qu'elle lui faisait confiance. Bien sûr, elle avait dû mettre sa mère au courant d'abord. Mais Rebecca n'avait pas aimé mentir à Caleb lorsque, lors de leur première nuit d'amour, il avait vu ce tatouage et lui avait demandé d'où il venait. Et qu'elle avait répondu que c'était une lubie. Il avait clairement vu dans son regard qu'elle mentait. Parce que quand Rebecca ne voulait pas mentir effrontément, elle mentait très mal. Tendrement, elle se rappelait qu'il lui avait pris son visage entre ses mains. Et lui avait demandé si elle avait confiance en lui. Bien sûr, s'était-elle insurgée. Comment osait-il croire le contraire ? Alors elle lui avait dit la vérité. Elle lui avait parlé de beaucoup de choses et il en avait mis du temps pour comprendre. Au départ, ça l'avait surpris et il avait cru à une mauvaise blague. Mais le regard blasé de Rebecca lui fit comprendre que ce n'était pas le cas. Et il n'avait plus jamais fait mention de quoi que ce soit. Car dès lors, il avait compris un truc : il mettait le doigt dans un engrenage dangereux, quasi-fatale. Et la Fatalité tombait. La mort d'Elena ? Une coïncidence. La crise cardiaque d'Anita ? Une deuxième coïncidence. La mort étrange de John qui, excellent nageur, s'était noyé ? Troisième coïncidence. L'accident de la route de Peter ? Quatrième coïncidence. Ca faisait trop de coïncidences tout ça, pour que ce soit normal. Il y avait trop de coïncidences : le tatouage de Russlan, la mort de certains membres de sa famille et le fait que Tête Pensante soit fébrile. Et surtout... Le silence radio d'Anton. Ça, c'était louche. Vraiment, vraiment très très louche !
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MessageSujet: Re: [8th Sept.] ·· Chantons les Délices de l'Indécence ··   Dim 21 Juin - 22:35

    Ces derniers jours, Rebecca aussi était nerveuse en réalité. Un vieux pressentiment, quelque chose de mauvais qui se profilait à l'horizon. Mais avant toutes choses, il devait lui arriver des trucs sympas. Pour qu'elle soit super contente et que paf ! Elle s'en prenne plein la tête, comme d'habitude. Allons bon, pour certains, ce serait de paraître dans la chronique de Gossip Girl. Allez, allez... Vous n'avez pas peur d'autre choses, vous ? De ces ombres qui se dissimulent dans le noir de votre chambre ? De ces silhouettes mystérieuses qui se promènent dans le couloir de votre chambre ? De ces chuchotement qui parviennent à vos oreilles, sombres, menaçantes ? Ah moins tout simplement que ce ne soit que votre imagination. Il y avait un truc qui faisait vraiment peur à Rebecca – outre Anton... - c'était les rêves. Encore heureux qu'elle n'en fasse plus. Parce qu'elle avait des souvenirs de rêves bien incrustés dans sa tête. Pire encore, ces rêves étaient réellement abominables quand, plongée dans l'univers méditerranéen du XIième siècle et qu'elle voyait de sanglants combats. A Jérusalem même. Et elle se réveillait, en sursaut en pleine nuit, quand elle se prenait un coup d'épée qui ne lui était pas destiné. Trempée. En nage. Et effrayée par ce qu'elle avait vu. Mais elle n'avait rien dit. Du moins, sauf à Soeur Myriam. Soeur Myriam qui lui avait dit que ses rêves, c'était un don de Dieu. C'est cela oui... Dieu s'était empressé de lui retirer ce don quand elle eu atteint ses quatorze ans. A moins que ce ne soit elle qui ait fait un blocage. Ou alors ce n'était que des rêves d'enfants, parce qu'elle était sur un site qui avait une histoire importante et que malgré tout, Rebecca était terriblement intuitive. La preuve... Russlan ~ ou comment revenir au sujet ~ elle commençait seulement à comprendre qu'elle n'en aurait pas fini avec lui avant un long, très long moment. Une année tout au plus. Et une année, c'était long. Très long. Surtout si on était destiné à ne pas apprécié la personne en question. Rebecca leva ses yeux bleus vers le jeune homme et eut un léger sourire. Ce serait... Un jeu sans conséquence ou presque... Elle ne se donnerait pas non plus au premier venu, surtout si le premier venu en question avait eu l'affront de la menacer. Ça, ça passait très difficilement. Surtout qu'elle avait tendance à trop laisser ses souvenirs remonter à la surface et donc montrer cette carcasse fragile qu'elle avait. Il fallait que ça tourne court. Il lui restait encore du temps avant l'appel de Cassie. Mais pendant ce temps, elle devrait se maîtriser. Se contrôler pour éviter qu'elle ne craque. Les larmes avaient tendance à sortir trop facilement devant lui. Et quel visage montrerait-elle si elle se mettait à pleurer ? D'une enfant. Elle n'était plus une enfant. Depuis si longtemps. Et quand elle avait touché sa cicatrice, ça avait été de trop. Elle ne se faisait aucune image de lui. Et puis elle repensa à son tatouage. Il avait peut-être... non. Il ne pouvait pas en avoir rencontré. D'Assassin enfin. Sinon, il ne serait pas là aujourd'hui. Un Assassin ne loupait jamais sa cible. Mais peut-être qu'il était une de ces exceptions qui faisaient la règle. La frayeur qu'il y avait dans son regard, en revanche, elle ne la fit pas partir. Parce qu'elle était constamment présente. Parce qu'elle revoyait son père contre cet arbre, parce qu'elle revoyait son sang sur ses mains, son corps devenu froid. Elle n'avait pas levé son regard en revanche. Et tant mieux... Parce qu'elle s'était raidie. Et sa voix, toute suave soit-elle, n'eut que pour effet de la raidir encore plus. Raideur qui pourrait passer pour du plaisir. Sauf si, comme il le sous entendait si bien, il savait lire le langage du corps. Là, elle était foutue. Il comprendrait ce que, Seigneur, elle cachait aux yeux des autres. Son Infamie. Ne dis rien, ça ne sert à rien. Laisse toi faire. Ton corps et ton âme m'appartiennent Je ferais ce que je veux, quand je veux... Et je prends ce que tu chéris le plus maintenant. Son regard était si dur, si froid. Et les sourires de ses deux compères étaient si mauvais. Ses mains sur son corps étaient sûres, intraitables. Il savait ce qu'il faisait. Et quand elle sentit ses lèvres contre son coup, elle s'était raidie. Sa voix à lui aussi était suave. Mais dangereuse. Il ne lui avait pas demandé s'il y avait quelque chose qui ne lui plairait pas. Il avait fait ce que bon lui semblait. Il avait descendu ses mains le long de son corps, déchirant sa robe de bal au passage, laissant découvrir sa poitrine qui se formait à peine. Lui arrachant son innocence avec force et brutalité. Ses cris furent étouffés par des baisers forcés, ses coups furent évités par une poigne de fer. Lui, il n'en avait rien à faire qu'elle soit un être humain. Elle n'était jamais qu'un défouloir. Son objet de plaisir. Elle déglutit légèrement et détourna le regard. Cette fois, elle eut beaucoup plus de mal à reprendre son masque impassible. Sa voix, faible, laissa entendre quelque chose comme :

    « D'accord... »

    Rien de plus, rien de moins. Un simple d'accord qui pouvait être pris de différentes façons. Capitulation ? Peut-être... Attendez, on a dit capitulation ? Même pas en rêve ! Il morflerait pour les autres ! Il ne serait rien d'autre que sa dernière victime, alors elle jouerait avec. Comme on lui interdisait de jouer avec la nourriture, elle jouerait avec lui. Elle reprit son applomb, encore plus dangereuse qu'elle n'aurait pu l'être avant. Oui, elle s'amusait de voir sa frustration grandir au fur et à mesure. Oui, elle s'amusait de le voir aussi inconfortable ne réclamant que la délivrance, cette jouissance qui lui ferait tant de bien. Oui, elle s'amusait du pouvoir qu'elle avait sur lui. De le savoir pantin entre ses mains. Mais elle lui laisserait croire jusqu'à la fin que c'est lui le maître du jeu. Quoi de plus drôle que de prendre l'autre à son propre jeu ? Elle le laissa lui enlever son bas et s'amusa de le voir se raidir. Il s'attendait quoi ? Qu'elle lui donne ce qu'il voulait tout de suite ? Tout deux s'étaient stoppés, se regardant en chien de faïence, avec provocation dans le regard. Et en deux temps trois mouvement, Rebecca se retrouva assise sur la table, le corps galbé du jeune homme contre elle. Sa fragrance l'enivrait. Putain, elle perdait pied. Elle se ressaisit en revanche, quand il lui enleva son deuxième bas, frôlant sa cicatrice. Elle eut un sourire taquin et emmena doucement sa main jusqu'à son entrejambe, pressant avec douceur contre. Le regardant doucement. Genre N'oublie pas. Je te donne si tu me donnes. L'échange équivalent, dirons-nous. Mais il y avait une chose que Rebecca devait admettre. C'est que tout beau salop il pouvait être, Russlan n'était pas Anton. Il était... Prévenant. Elle enroula sa deuxième jambe autour de celle du jeune homme pour le rapprocher encore d'elle. Il était... différent de ce qu'elle avait pu connaître avant. Il ressemblait encore plus à un homme que Caleb qui, malgré tout, n'avait pas tout à fait quitter la candeur de l'adolescence dans sa façon d'être physiquement. Elle inspira profondément et passa sa main sur le caleçon du jeune homme. Bientôt... Bientôt la seconde phase de son plan se mettrait en marche. Mais elle voulait qu'il croit qu'il ait le pouvoir. Le contrôle de la situation. Pour le dominer par la suite.
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Russlan S. D. Mihaylov
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MessageSujet: Re: [8th Sept.] ·· Chantons les Délices de l'Indécence ··   Sam 27 Juin - 0:38

    Russlan n’avait malgré tout pas trop de chance dans la vie. Il avait un père qui ne s’était jamais préoccupé de lui. Ni occupé de lui d’ailleurs. L’un n’allant pas sans l’autre. Après la mort de sa mère, Russlan s’est un peu retrouvé désoeuvré. Il avait encore sa grand-mère, mais après, quand elle est morte, il n’avait plus personne. Si, son père. Mais que faire quand il avait un père indigne? Il s’est fait jeter dehors. Oui, dehors alors qu’il avait à peine quinze ans. quinze ans, encore sous le choc des récents évènements. Il devait en plus souffrir du rejet du paternel. Il était donc à la rue, seul, sans moyens. Les mains dans les poches. Pourtant, ses affaires étaient chez son père. Mais il n’avait pas le droit de mettre les pieds dans sa maison. Parce que c’était un branleur. Pour un tas d’autres raisons en fait. Alors que Glenn n’était pas mieux. Bref, à quinze ans, il était dans la rue. Il avait goûté quelques jours à la vie d’un SDF. Jusqu’à ce qu’il se décide à contacter Anna depuis une cabine téléphonique. Anna qui était à l’orphelinat et dans une chambre pouvant contenir difficilement deux personnes. Anna l’avait accepté. Ils avaient dû se serrer un peu sur ce lit où il pouvait tenir seulement s’il pliait les genoux. Mais en se pliant un peu ils avaient tenu tous les deux dans le petit lit de la minuscule chambre. Elle s’était retrouvée dans ses bras, pelotonnée contre lui. Sa tête nichée au creux de son cou, sa main posée contre son torse. Sentant son corps d’adolescent sous sa chemise. Son corps de futur jeune homme. C’était là que ça avait commencé. C’était là que l’étincelle de l’attirance s’était allumée. Si au départ, sentir les doigts tendres et innocents de la jeune femme le faisaient trembler parce qu’il était mal à l’aise, après, il s’en était accommodé. Il avait fini par la regarder dormir, alors que sa main s’était posée sur son torse, juste là où battait son cœur. Il l’avait ressenti. Un désir. Fort. Peut être pas aussi fort qu’il pouvait l’être ces derniers temps pour elle, mais ça existait. Depuis qu’il avait quinze ans. Il désirait Anna. Il rêvait de retrouver ses lèvres tendres, tièdes et humides, sentir son corps frêle contre le sien. Dire que s’il n’avait pas fait toutes ses conneries, il aurait pu l’avoir bien plus tôt. Mais peut être qu’ils ne seraient pas aussi forts. Quand il y avait des épreuves, les vrais amis restaient. Envers et contre tout. Anna était restée. Elle avait failli le laisser, vrai. Mais elle est revenue. Elle reviendra, toujours.

    A moins qu’elle ne s’en aille elle aussi. Pas à l’autre bout du monde, cela s’entend. Quand elle ne sera plus là. Quand il l’aura définitivement perdue. Quand la vie aura quitté son corps. Il ne supporterait pas de perdre son amie. Il l’aimait tellement. Même sans l’aimer d’amour. Rien que le fait qu’ils aient grandi ensemble. Qu’ils soient aussi proches. L’imaginer morte était insoutenable. Elle qui était si pleine de vie. Elle qui avait toujours été forte, malgré tout. Il y en avait des fois où elle l’avait repêché. Elle avait toujours eu une foi inébranlable en lui. Quand il était avec elle, rien qu’à sa présence, il ressentait son amour. C’était touchant. Mais d’un autre côté, ils ont toujours eu une relation fusionnelle. Comme si c’était une même âme pour deux corps. Mieux, comme s’ils formaient un seul être. Il aimait tellement faire l’amour à la jeune femme. Avec elle, il n’était pas question d’une baise où personne n’a d’attache. Il y avait de l’amour, des sentiments. Des sensations. Dans ces bras là, il se sentait en paix. Avec lui-même. Elle l’acceptait tel qu’il venait. Elle ne pouvait pas lui faire de plus beau cadeau. Surtout quand on sait que tout le monde le voit comme un branleur en fin de compte. Un connard fini, quelqu’un qui méritait d’être seul. Russlan, ce n’était pas que ça. Il avait trop été blessé pour ne pas désirer rendre les coups qu’on lui faisait au centuple. Russlan avait survécu juste là. C’était injuste. Il avait vu partir Ilian alors qu’il avait trois ans. Ilian était un homme bon, incroyablement respectable, d’une gentillesse et d’une prévenance exemplaire. Il était impossible que leur petit-fils ait hérité de cela tellement Russlan était détestable. Evanna était douce et aimante. Le genre de personne à croire encore aux contes qu’elle racontait. Une femme passionnée, une artiste née. Svetlana, elle, c’était la perfection. Une femme passionnée, qui savait ce qu’elle voulait. Elle était courageuse, forte. Russlan doutait parfois qu’elle puisse être sa mère. Mais c’était tellement différent de ce qu’elle avait été deux à trois ans avant sa mort prématurée. Ce qui l’avait conduit au suicide. Ca avait choqué tout le monde. Elle n’avait jamais rien montré. Peut être la lassitude qui s’était peinte sur son visage au fil du temps. Ses yeux qui s’étaient progressivement éteints, pour devenir ces gouffres béants, sans fin. Inondés de tristesse, mais aussi d’énervement. Svetlana n’avait jamais été du genre stressée. Mais ça se voyait tout de suite. Elle était à bout. Russlan une fois cherchait quelque chose que sa mère lui avait confisqué. Il était tombé sur une boîte de médicaments. Russlan sut quelques instants plus tard que c’étaient des anti dépresseurs. Il avait chopé la boîte de médicaments, et s’était rendu à la pharmacie. Pour demander des renseignements. La pharmacienne l’avait regardé d’un air louche lorsqu’il lui avait présenté la plaquette. Dès lors, il avait eu un doute. Il avait su que quelque chose ne tournait pas rond chez sa mère.

    Russlan avait toujours été surprotégé par Svetlana. L’innocence dans laquelle il était plongé jusqu’alors s’était effondrée comme un putain de château de cartes. Le menant peu à peu sur le chemin du péché, le dépravant un peu plus chaque jour. Ce n’était pas un scoop que Russlan aimait la came, l’alcool et les jeux sexuels. La baise, il connaissait depuis longtemps. L’amour dans l’union charnelle, il ne connaissait ça que depuis août dernier, lorsqu’Anna et lui avaient fait l’amour pour la première fois. Il sentait à nouveau le corps de son amie contre le sien. Il n’était que douceur, que tendresse. Il voulait l’aimer, lui faire du bien. Lui montrer à quel point il l’aimait, à quel point elle pouvait être merveilleuse. A quel point elle comptait pour lui. Depuis toujours et pour toujours. Elle, son amie d’enfance, son amour de jeunesse aussi. Celle qui avait toujours fait battre son cœur de petit garçon, celle qui illuminait ses journées par ses sourires magnifiques. L’amour qu’il éprouvait pour Anna lui faisait presque mal, c’était trop pour lui. Comme si son cœur avait une capacité limitée, et que la pression menaçait de le faire exploser, à l’image d’une cocotte minute. C’était trop. Il craignait ne pas pouvoir aimer la belle comme il le devait. Pourtant, il essayait, autant qu’il pouvait. Lui prouvant avec des petites attentions qu’il était là pour elle. Même si ses mots d’amour étaient rares, trop rares. Pas une seule fois depuis le début de leur couple, il lui avait dit je t’aime. Certes, elle y avait eu le droit quand ils n’étaient qu’amis, mais ce n’est pas la même chose. Un je t’aime, c’était la preuve d’un amour total, inconditionnel, absolu. Une promesse de fidélité. Presque un engagement. Voilà pourquoi ça faisait aussi peur au jeune homme de lui dire. Russlan savait qu’il n’était pas un mec pour elle. Même s’il l’aimait de tout son cœur, tôt ou tard, il devra tirer sa révérence. Ou alors, c’est elle qui le fera. Mais ils ne pouvaient pas rester ensemble. Impossible. Ils n’étaient pas faits l’un pour l’autre. Ames sœurs, mais pas totalement. Il manquait cette chose qui fait que.

    Russlan reprenait ses esprits. Il n’était plus ensorcelé par Rebecca. D’ailleurs, il ne voyait pas vraiment ce qu’il foutait là. Il devrait être dans les bras de sa petite amie au lieu d’être dans les bras de cette allumeuse. Il venait d’être rejeté dans la réalité. Dur, le retour. Russlan ferma les yeux. Inspira profondément pour reprendre ses esprits. Non, il ne pouvait pas faire ça. Il avait déjà été trop loin. Il avait trop de fierté pour oser ramper aux pieds de cette graine de salope. Il ne pouvait donc pas aller voir Anna non plus. Il sera incapable de la regarder en face, dans le blanc des yeux, pendant plusieurs jours. Il n’était qu’un salaud. Il avait envie de se taper la tête dans le mur. De se jeter du haut de la tour d’astronomie. Ca ne serait pas une si mauvaise idée dans le fond. Ca serait même un geste pour sauver la planète. Un branleur de moins sur terre, voyez vous ça. Il y a encore du boulot pour que tous les salauds qu’il y a sur Terre disparaissent, mais ça serait toujours ça de gagné. Russlan trouva la volonté de repousser légèrement la jeune Serdaigle. D’éloigner sa présence néfaste, de la laisser loin de lui. Russlan était rongé par la culpabilité, mais aussi la colère. Elle se foutait de sa gueule. Il voyait clair dans son jeu. Et il était hors de question qu’il se fasse couillonner par elle. Son désir était retombé d’un coup. A présent, elle le révulsait. Il n’était pas son jouet, merde! Il avait sa fierté quand même. Alors, il se dégagea de la table. Récupéra sa chemise. La remit. Avant de partir de la salle, et d’aller récupérer ses autres affaires, il murmura:

    « -Futé comme plan. Me désaper dans différentes salles pour que je sois sans vêtements dans la dernière? Sans autre possibilité de me rhabiller sans devoir me trimballer à poil dans les couloirs? Ingénieux, vraiment. Et tu aurais fait quoi, hein, si ta petite machination avait fonctionné? Tu m’aurais attaché? Eh bien dommage pour toi ma belle, tu as foiré ton plan en beauté. Je me suis pas fait couillonner! Et tu sais quoi? T’as qu’à aller te trouver un autre jouet. Bonne soirée, Rebecca. »

    Et il avait bien insisté sur le prénom, sarcastique. Russlan qui refuse une partie de jambes en l’air…Regain de conscience ou désir de revanche, pour une prochaine fois? Seul l’avenir le dira, en tout cas, avec elle, il n’a pas dit son dernier mot. Garanti sur facture.


[Mouahahahahahahaha, j'adore les rebondissements *O* Genre, heiin, il en a trop fait (: Bref, terminé pour ma part, la suite euuuh, dans le parc et à la fête =DD Me tape pas hein, c'était plus fort que moi xD]

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RUSSLAN S. D. MIHAYLOV
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MessageSujet: Re: [8th Sept.] ·· Chantons les Délices de l'Indécence ··   Mer 1 Juil - 1:16

    Le jaune, c'était quoi comme symbolique ? La chance, le bonheur, l'espoir. Mais l'espoir, ce n'était pas le bleu ? Enfin, tout le monde s'accord à dire que le rouge c'était la couleur de l'amour. Mais Rebecca y voyait bien une couleur plus guerrière. Et le vert alors, ce n'était pas le vert, la couleur de l'espoir ? Ben alors, le bleu, c'est quoi ? Plus la liberté, dirons-nous. Certes... Et le noir ? La haine, assurément, le désespoir. Le deuil... Comme ce foulard que Rebecca devrait porter. Alors, récapitulons. Le jaune, c'est la chance. Le bleu, la liberté. Le rouge, l'amour. Le noir, la mort. Le vert, l'espoir. Et pourquoi parle t-on de couleur ? Parce que ce putain de bracelet jaune or menaçait de tomber de son poignet. Parce que le fermoir était mal fermé. Parce que la manche de la chemise de Becca n'était pas bien mise. Parce que, c'était juste le jour où tout avait décidé de l'emmerder. Tout y compris lui. Cette espèce de sale type arrogant et prétentieux. Bref, elle s'en foutait royalement, elle ne le revoyait. Mais oui, bien sûr, ma petite Becca, c'est ce que tu crois, c'est ce que tu crois. Alors donc, le rouge, c'était l'amour. Mais ça pouvait être la colère aussi. En fait, la symbolique des couleurs, c'était que du foutage de gueule. Comment on pouvait dire que telle ou telle couleur représentait telle ou telle chose ou état d'esprit, c'est débile après tout. Puisque c'est l'homme qui fait la symbolique. Et elle en savait quelque chose, parce que, Seigneur, elle devait connaître la symbolique. Et quand à onze ans, on était capable de déchiffrer une plaquette égyptienne parce qu'on lui avait appris à lire les hiéroglyphes, ben voilà, ça voulait tout dire. Alors les couleurs, parfois, ça ne voulait rien dire comme ça voulait tout dire.

    Et pourquoi elle en était venue à parler des couleurs et de leur symbolique ? Aucune idée. Il y avait parfois des choses étranges qui passaient dans la tête de la jeune femme. Et parfois, c'était des choses totalement et complètement stupides. Oui. Rebecca Stuart avait aussi des pensées complètement connes. N'était-ce, après tout, pas le lot de tout être humain parfaitement constitués ? Mais qu'est-ce qu'on s'en foutait, en plus, laissez là divaguer un peu si elle veut. C'était comme quand elle avait revu Soeur Myriam. Elle avait pensé à une pièce de théâtre où les bonnes soeurs faisaient du hoola-up avec les auréoles des Saints. Elle aurait adoré lui dire mais elle ne voulait pas que, euh... Ca fasse blasphème. Ce n'était pas le moment de s'attirer les foudres du Prieuré et par extension, d'Helena. Ha, ha... Blondie - ou Helena - n'aurait sûrement pas apprécié que le future Symboliste-Gardien se permette de dire des choses pareilles. Ca ferait désordre. Et surtout, elle mettrait en péril sa crédibilité auprès des membres du Dies Gloriae avant même son intégration. Et bla, bla, bla... Rebecca soupira : elle serait intégrée déjà en tant que membre du Prieuré. Parce qu'il fallait que sa mère meure pour qu'elle écope du rôle. Oh bien sûr, Rebecca n'allait pas mettre fin au jour de sa propre mère rien que pour prendre sa place (calif à la place du calif... Hahem...)

    La probité et l'honneur étaient de mise. Et elle faisait une chose terriblement répréhensible par l'Ordre. Il valait mieux qu'elle mette fin à cette mascarade.Bon, alors en douceur ou violemment ? En douceur, c'était la capitulation le "je suis désolée, je ne sais pas ce qui m'a pris", qui ressemblait plus à un mensonge qu'à autre chose. Parce qu'elle savait pertinemment ce qu'il lui avait pris. Alors, elle pouvait opter pour une méthode violente genre "dégage de là" ou hurler pour attirer l'attention. Nan... Hurler, c'était bien trop garce. Quoi que, ce serait marrant de voir Russlan devoir s'expliquer alors que Rebecca était en larme... Elle avait fait ça, une fois... Deux fois... Bon d'accord, beaucoup plus de fois que ça... Et à chaque fois, le type avait bien du mal à s'expliquer... Et surtout à faire croire à Flint que ce qu'il disait était vrai. Mais non... Elle ne s'abaisserait pas à ça avec lui puisqu'il s'écarta d'elle. Le jeu était fini. Elle n'avait pas pu s'amuser comme elle l'avait voulu. Bah tant mieux, d'un côté. Elle ne serait pas rongée par la culpabilité. Cul-pa-bi-li-té ? Hein ? Connais pas... Surtout en voyant l'énergumène devant elle. Elle ne l'écouta que d'une oreille, seulement attirée par l'ironie mise sur son nom. Pendant ce temps, elle s'était parfaitement rhabillée et avait refait son chignon. Tout en descendant de sa table. Pile à ce moment là, son portable sonna. Affichant le nom de Cassie. Elle eut un large sourire et annonça simplement, alors qu'elle était dans l'ouverture de la porte :

    "Bonne soirée, Mihaylov."

    Elle prit son portable et décrocha, nullement perturbée par ce que lui avait Russlan. Pour la simple et bonne raison qu'elle n'en avait rien eu à faire. Elle se mit alors à discuter tranquillement pendant que les deux préfets prenaient des chemins séparés. Pour retourner à leur salle commune respective. Pour s'adonner à leurs activités respectives. Pour oublier un tant soi peu cet interlude. Elle discuta avec Cassie, longuement, soulagée d'un côté que cette entrevue se soit terminée ainsi. Au moins, elle n'avait pas impliqué sa meilleure amie dans ce coup bas. En revanche, Rebecca avait, hélas, ce pressentiment qui lui soufflait que ce n'était pas la dernière fois qu'elle verrait Russlan (hormis leur rôle de préfet)... Loin de là.


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