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 [18th Sept.] Something wrong...

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MessageSujet: [18th Sept.] Something wrong...   Mar 7 Avr - 16:33

    Sujet NC-17 avec rapports homosexuels détaillés.
    Sujet Privé.


    Cela ne faisait que quatre jours que j'étais à Poudlard que déjà j'étais apparu dans la chronique de Gossip Girl et décris comme un vulgaire coureur de jupon. S'il vous plait, enfin, j'ai quand même plus de classe qu'un vulgaire coureur de jupon. Mais apparement, ça n'avait pas dissuader certaines filles de vouloir me draguer. Et dire que j'avais respecté les propos de mon défunt père qui m'avait fortement recommandé de ne pas sauter sur tout ce qui bougeait. Pas ma faute... Chasser le naturel, il revient au galop, n'est-ce pas ? Ce matin, je me suis réveillée avec une certaine Hayley Appleby dans les bras. Très jolie fille. Je ne suis pas en couple avec elle, loin de là. Hayley, toute jolie qu'elle était, n'était qu'une aventure d'un soir. Et on s'était mis d'accord là-dessus. C'est ce que j'aime chez ce genre de fille, c'est qu'elles mettent les choses au clair très rapidement. Et quand je suis sortis, je suis tombé sur ma charmante soeur. Charmante soeur qui avait un visage contrarié. Je le remarquais à ses sourcils froncés et son regard dur. Et là, je me suis souvenu des paroles de papa. Haha... Elle était déjà au courant. Il n'y avait pas moyen de garder un secret dans ce fichu château. Par chance, Becky ne m'a pas fait de scène. Mais il y a fort à parier que cette scène recommence. Parce que je n'ai couché avec Hayley que pour me libérer de cette foutue tension qui me pourrissait la vie. Mais le must, dans cette affaire, c'était que j'allais passé une journée entière, seul avec ma très chère soeur, pour préparer ses auditions à Juilliard. Ce qui signifiait donc que... J'allais avoir son corps parfait entre mes mains, que je l'aurais contre moi. Je sentirais chacune de ses courbes et comment diable voulez-vous que je me contrôle ? Déjà que de son côté, ça allait être dure et qu'elle était encore un peu trop inhibée pour coucher avec quelqu'un hors d'un couple. Enfin, c'est ce que je crois. Je me trompe peut-être. Je l'avais alors suivit, marchant à ses côtés. Nous parlions de choses et d'autres, de sujets légers, comme pour nous détendre et nous permettre de supporter cette journée. Qui allait s'annoncer longue. Très, très longue. Nous sommes arrivés dans la... Salle sur Demande et j'y ai vu une salle de danse. Des barres sur les deux côtés, un mur composé que de miroir. Et une armoire avec un paravant pour pouvoir nous changer. J'avais pris mes affaires de danses et laissa ma soeur se changer d'abord. Puis, je me suis changé et nous avons commencé à répéter.

    Il était quelque chose comme huit heures trente quand nous sommes arrivés dans cette pièce, Rebecca et moi. Nous devions aller en cours mais aujourd'hui, Rebecca avait eu des volontés de bleutage. C'était assez rare chez elle alors autant en profiter. Moi, j'avais plutôt l'impression qu'elle fuyait quelque chose ou quelqu'un. Bien que je penchais pour le quelqu'un. Et ce qui devait arriver, arriva. Nous n'étions plus capable de nous concentrer sur les cours de danse ni même sur la chorégraphie qu'elle était sensée préparer pour Juilliard. Elle s'était arrêté et m'avait regardé, droit dans les yeux. Nous nous sommes embrassés et j'avais commencé à la déshabiller. Mais en même temps, nous nous sommes repris. Nous avons arrêtés ce que nous faision et je la regardais. Ce que j'avais évacué avec Hayley venait de me revenir en pleine figure en l'espace de quelques secondes. Nous n'avions pas été tendre ni dans nos baisers, ni dans nos caresses. Je mordillais ma lèvre inférieure et détournais le regard, avant de me diriger vers le poste de musique, que j'éteignis. J'entendis la voix chantante de ma soeur se lever. Troublée. Presque en larme. Je me tournais vers elle et vis alors l'état de fatigue avancée dans lequel elle était. Elle n'en pouvait plus. Elle était épuisée. Si ça continuait comme ça, elle allait craquer. Prévenant, je m'approchais d'elle, dans le but de la prendre dans mes bras. Pour la calmer. Pour qu'elle cesse de dire qu'elle était stupide de faire ça. Mais elle me repoussa. Et cria. Je la regardais, interdit, ne comprennant pas ce qui lui arrivait. Et je restais résolument silencieux. Elle s'énervait, me criait dessus. Et tomba à genoux, en larmes au sol. Ca y est... Ca recommençait. Je soupirais et me mis à genoux à ses côtés.

    "Rebecca... Rebecca, s'il te plait écoute moi... Va te reposer. Va dormir, tu en as besoin."

    Elle n'avait pas mis de fond de teint aujourd'hui et son teint de pêche avait disparu. Il était cireux. Maladif. Elle était beaucoup trop épuisée et la tension, l'attraction qui régnait entre nous n'allait pas l'aider à se reposer. Mais elle chercha après mes lèvres et moi, en lâche, je me trouvais trop faible pour lui résister. Je l'embrassais, avant de poser une main sur sa hanche et de la rapprocher de moi. J'approfondissais nos échanges et elle me repoussa à nouveau quand, une nouvelle fois, je montrais que j'avais envie de plus. Elle en avait aussi mais nous ne pouviosn pas le faire. Cela nous était interdit. Rebecca récupéra ses affaires et partit en courant, laissant la porte de la Salle sur Demande ouverte. Moi, je restais assi au milieu de la pièce et soupira. Je fit alors le grand écart et tendit les bras devant moi, sur le sol, pour m'étirer. Je n'en pouvais plus. L'avoir à mes côtés devenait de plus en plus invivable. Et ce n'était pas ce genre de relation que je voulais avec elle. J'entendis à nouveau des bruits de pas. Des bruits de pas qui s'arrêtèrent devant la porte de la Salle sur Demande. Perdu dans mes pensées, j'ai cru que c'était ma soeur. Je ne bougeais pas de ma position et annonçait clairement :

    "Désolé Rebecca... Je vais rester comme ça un moment..."

    [Désolée... Je ferais mieux après. Les débuts de sujet, c'est pas mon fort...]
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MessageSujet: Re: [18th Sept.] Something wrong...   Mar 7 Avr - 20:04

    Pour sa part, Russlan était déjà à Poudlard depuis dix jours. Mais entre temps, bien après l’arrivée des délégations étrangères, était arrivé un autre garçon. Un étudiant, qui, paraissait-il, était fraîchement débarqué des Etats-Unis. Et il était à Serpentard. Débarqué dans le même dortoir où Russlan était. Les élèves tournaient autour du nouveau comme des mouches. Russlan, lui, n’y prêtait pas plus d’attention. Il avait juste dû échanger deux ou trois mots avec lui, quand il est arrivé, histoire de le saluer. Sans plus. Russlan s’en fichait un peu à dire vrai. Mais pas Gossip Girl, apparemment. Cette bécasse avait trouvé le moyen de faire une chronique sur le nouveau venu. Le décrivant comme un coureur de jupons. Russlan avait souri. Voilà qui devenait intéressant. Quatre jours plus tôt, il avoué à Anastasia son infidélité envers Anna. Et il n’aurait su comment ni pourquoi, cette idiote de Gossip Girl l’avait su. Et devinez quel était l’objet de la chronique quotidienne? Non, c’est trop facile à deviner, je ne vous le dirai pas. Bref, Russlan et Anna s’évitaient depuis plusieurs jours. Il était plus ou moins seuls. Il savait qu’il l’avait blessée. En ayant failli coucher avec cette idiote de Rebecca. Au départ, cette info, il l’avait révélée à Anastasia. Il était donc logique qu’il la soupçonne en premier d’être responsable de la fuite. Mais sa sœur ne ferait pas quelque chose qui puisse nuire à son couple avec Anna. Il avait donc songé aux personnes susceptibles de les jalouser. Dohlov et Ivanov s’étaient imposés d’eux-mêmes sur la liste. Vladimir était venu après. Mais c’était ridicule, à la fin. Ils n’étaient pas dans le parc quand il a révélé l’info à Anastasia. Il n’avait rien raconté à Viktor. Connaissant son ami à la langue pendue, tout Poudlard aurait été au courant dans la minute même. Il n’y avait qu’une autre personne qui était au courant de cela. Rebecca elle-même. Elle aurait très bien pu balancer l’info, s’en foutant totalement de se compromettre au passage. Elle était la seule au courant, et qui en voulait un tant soit peu à Anna. Pourquoi? Pour l’incident du premier jour, pardi! Mais c’était idiot à la fin. Le seul qui avait merdé dans toute l’histoire, c’est lui. Il n’était pas fidèle. Et il était en train de payer. Même si c’était dans sa nature. Il aimait Anna. Certes. Mais il ne pouvait pas s’empêcher d’être infidèle. Sa nature reprenait toujours le dessus. Il aura beau faire ce qu’il veut, rien à faire. Alors…Quand il repensait au fait que Nastia ressente quelque chose pour cet Arlyn…Ca le faisait bien marrer. Car un type comme ça ne pourra jamais s’empêcher d’être infidèle. C’était mathématique. Il aura le besoin compulsif d’aller voir ailleurs, de courir le jupon, de changer de partenaires pour les parties de jambes en l’air. Il prétendra aimer Nastia. Mais il fera tout ça. De toute façon, il s’avise de faire ça, Russlan lui cassera la gueule à ce type. Il est hors de question que ce fumier, drogué, traînant avec Rebecca qui de plus est, sorte avec sa petite sœur chérie. Bref. Après avoir maudit tout le monde, Russlan s’était levé de la table des Serpentard et il avait décidé d’aller prendre sa douche.

    Il était donc arrivé dans la salle de bains des préfets, et avait murmuré le mot de passe au tableau qui en dissimulait l’entrée. Le tableau avait coulissé, pour le laisser entrer dans la pièce. Russlan s’était dirigé vers les douches. Il avait pris dans l’armoire une des serviettes blanches qui se régénéraient au fur et à mesure qu’on les prenait, puis, il mit en route le jet d’eau brûlante. C’est comme ça qu’il les aimait, les douches. Il n’aimait pas quand c’était trop froid. Il vit la vapeur s’élever depuis derrière le mur de la douche. Alors, il entrouvrit le rideau, et s’engouffra à l’intérieur, sous le jet brûlant. Il lâcha un soupir de satisfaction, alors qu’il fermait les yeux, l’eau coulant sur son corps dénudé et trempant ses cheveux. Ses muscles endoloris se détendirent. Il était juste bien. Il finit par défaire le bandage qu’il avait autour de son avant-bras. Il tenta d’ignorer par la suite les rigoles rougeâtres qui s’écoulaient dans la bonde. Son sang. Suintant encore des coupures qu’il s’infligeait volontairement. Il ferma les yeux, trop peu courageux pour pouvoir regarder les dégâts. Il actionna un autre robinet, celui censé délivrer le bain moussant. Il en recueillit un peu dans le creux de sa main, et il commença à se frictionner le corps, faisant mousser le savon. Il insista bien sur ses plaies, pour les nettoyer. Une odeur de musc envahit l’habitacle. Il se remit sous le jet pour se rincer, et il arrêta l’eau. Il sortit de la douche, et enroula une serviette autour de sa taille. Il marcha prudemment jusqu’au miroir. Prudemment pour ne pas glisser sur le carrelage avec ses pieds mouillés. Miroir au dessous duquel il y avait un lavabo, mais aussi une tablette pour poser diverses choses telles qu’un rasoir, de la mousse à raser ou autres. Russlan finit par se raser, en prenant garde de ne pas se couper. Les pansements sur le visage, c’était moyen. Et il avait eu sa dose de sang pour la journée. Il avait cours tantôt. Mais il n’irait pas. Point barre. Et ce n’était pas une bande de profs rageurs qui allaient faire la loi. Il était largement majeur et il pouvait décider par lui-même de ses actes. Dans l’armoire à pharmacie, il trouva du désinfectant, qu’il utilisa pour nettoyer sa chair mutilée, enflée et rougie, puis il refit comme un grand son bandage, en veillant de ne pas laisser de jours entre les différents enroulages. Enfin, il décida de se rhabiller avec ses vêtements propres. Il enfila ainsi un pull à manches longues blanc, par-dessus un jean troué au genou. Ses pantalons étaient tous troués. C’était un style. Sa marque de fabrique. Il se baissa pour nouer ses lacets. Du coin de l’œil, il vit le séchoir que le Professeur Wright avait réparé. Un sourire flotta durant un instant sur ses lèvres pâles, en se remémorant leur rencontre quelque peu singulière. Sitôt prêt, Russlan se rendit à la salle commune pour remettre ses affaires en ordre.

    Il s’allongea un instant dans son lit à baldaquin, ses yeux fixant le plafond, bras derrière la tête. Puis, il en eut bientôt marre de rester là, allongé sans rien faire. Il ne comprenait pas comment certains pouvaient buller jusqu’à plus d’heure. Il soupira lourdement, et sortit de la salle commune. Il déambula un instant dans les couloirs, avant de faire un détour par les cuisines et de choper quelques scones aux raisins, quelque chose qu’il avait mangé pour la première fois ici, et qu’il adorait. Tout en mastiquant les pâtisseries, n’en ayant pas eu assez avec son petit-déjeuner, ayant boudé une fois de plus le porridge, il monta dans les escaliers, et parcourut les étages. Il s’était mis en tête de regarder les tableaux sur les murs. Ca lui passerait le temps. Certaines toiles le regardèrent d’un air offensé, mais ils ne réagirent pas à cette intrusion. De toute façon, le temps de protester, et Russlan était déjà loin. Le jeune homme arriva quelque part au cinquième étage, et il vit une silhouette arriver vers lui, assez paniquée. Il reconnut Rebecca, qui semblait affolée. Mais cette dernière l’ignora royalement. Plus tard, il arriva près d’une porte entrouverte, et à tout hasard, il décida de regarder à l’intérieur. Un sourire amusé étira ses lèvres quand il vit justement le nouveau, dans une position assez…Amusante. Russlan apprécia néanmoins la vue, et il s’appuya sur le chambranle de porte, un sourire moqueur aux lèvres. Le jeune mentionna Rebecca, et son sourire s’élargit encore. Sans décoller de là où il était, il lança, sa voix suintant d’une ironie non dissimulée:

    « -Je viens de la voir passer à l’instant. Elle semblait bouleversée. Mais soit. Continue ce que tu étais en train de faire. Je ne faisais que passer. »

    (Pas franchement mieux, mais bon, c’est le début hein ^^ Et pour info, Russlan s'adresse à Miche en russe =p)

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MessageSujet: Re: [18th Sept.] Something wrong...   Mer 8 Avr - 17:14

    Venir après une rentrée scolaire ne passe jamais inaperçu. Le pire, c'était quand les rumeurs - vraies cette fois - annonçaient qu'un élève issu d'une prestigieuse université américaine venait finir ses études sorcières dans la plus grande école de sorcellerie d'Europe. Là, il était encore plus difficile de passer inaperçu. Le pire ? C'était quand les mêmes rumeurs vous annonçaient comme étant l'un des proches de l'une des personnes les plus en vue de la même école. Là, l'anonymat était mort. Définitivement enterré quelque part entre les pissenlits et les orties. Bref. Mon premier jour à Poudlard n'avait pas été calme. Si Flint m'avait déjà surpris par son étonnante stupidité (pardonnez moi mais jamais le doyen de Juilliard n'aurait osé faire des blagues sur Toto), les élèves, en revanche, n'avaient pas été plus calme. Surtout les filles. Surtout elles ! Et vas-y que je te demande si je viens bien de Juilliard... Et j'ai répondu une bonne cinquantaine de fois au même question. Et puis après, je m'exilais, cherchant un peu de repos, de calme. Calme que je trouvais facilement à Juilliard. Il suffisait de monter sur le toit de l'Université. Qui, lui, ne se trouvait pas sept étages plus haut, contrairement à ici. Mais j'avais trouvé le moyen d'être au calme. C'était d'être au côté de Rebecca. La froide aura que ma soeur dégageait en rebiffait plus d'un. Et si elle attirait par sa beauté naturelle, en revanche, son caractère de vipère les repoussait. J'avais parfois du mal à la reconnaître. Certes, j'avais eu vent qu'elle n'avait pas tout à fait le même comportement qu'à la maison, mais quand même... Là, j'en avais une tout autre sous les yeux. Et je dois dire qu'elle me rendait dingue. Dans tous les sens du terme. Dingue à s'en arracher les cheveux parce que je m'en prenais aussi plein la gueule mais dingue parce qu'elle était beaucoup plus excitante comme ça. Ce regard hautain, ce maintien noble et princier (bien qu'elle l'ait toujours eu) et surtout, ce sadisme et cette ironie qui émanait d'elle. Je dois avouer qu'elle me plaisait. Et plus elle me plaisait et moins ça devenait vivable entre nous. D'où Hayley. C'est elle qui m'a abordé. Je devais être dans une position torturée pour qu'elle s'intéresse à moi. Mais en tout cas, je lui ai parlé de mon problème - sans pour autant parler de ma soeur -. Je ne sais pas ce qui lui a prit mais elle m'a demandé de passer la nuit avec elle. Je ne sais pas ce qui m'a prit mais j'ai accepté. En fait si, je sais... Elle me plaisait beaucoup.

    Je la reverrais peut-être ce soir, en fait. Elle m'a d'ailleurs dit que je pourrais aller la voir pour lui parler. Non pas que pour coucher avec elle non plus, ce n'est pas une prostituée. Mais je dois dire qu'elle est franchement sympa. Elle a été compréhensive. Très compréhensive. J'irais lui dire que ça a à de nouveau foiré avec Rebecca - toujours sans la nommer - et que je ne sais vraiment plus quoi faire. Et il était vrai que cette situation avec Rebecca était devenue insupportable. Je l'avais laissé partir et je restais là, comme un idiot dans la Salle sur Demande. La position dans laquelle j'étais était une position de torture pour quiconque n'était pas souple. Ce qui n'était pas mon cas, loin de là. Néanmoins, je savais que je devrais arrêter quand je ressentirais des douleurs au niveau des adducteurs et des reins. Je pouvais rester dix minutes comme ça et aussi con que cela puisse paraître, ça me permettais de réfléchir. J'aurais pu réfléchir comme ça très longtemps en fait. Sauf qu'il y eut des bruits de pas. Pas que je pris pour ceux de ma soeur. Et que quand je parlais, ce fut une voix masculine qui me répondit. Pour avoir entendu ma soeur parler en russe avec mon père parfois pour s'entraîner, je compris que c'était du russe. Sauf que ce qui avait été dit, je ne le compris. Si... Je ressentis pleinement l'ironie qui s'en dégageait. Encore une personne qui aurait du mordant dans cette école. Ca commençait à me plaire, franchement. Ca changeait des danseuses mielleuses et des acteurs imbus d'eux-même qui arpentaient les longs corridors de la Juilliard School. Je me redressais, toujours les jambes en grand écart et me mit finalement en tailleur, avant de tourner la tête vers la personne qui m'avait parlé. Sa tête me disait vaguement quelque chose. Je fronçais légèrement les sourcils et pinça ma lèvre inférieure. Il n'était pas dans le même dortoir que moi, lui ? Ah si... Il m'avait dit bonjour une fois. Fier de moi et de ma mémoire, sans pour autant le montrer, je continuais à le fixer. Je ne sais pas pourquoi, mais quelque chose me fascinait chez lui. Et je fis rapidement le lien avec ma Rebecca. Une beauté naturelle... Avec ce petit quelque chose d'inquiétant en plus. Les deux images se superposaient sans soucis. J'avais en face de moi ma soeur, en masculin... Et sûrement en pire. Parce que quand Rebecca parlait, il n'y avait pas tout de suite de l'ironie. En revanche, lui... Je cherchais son nom, dans ma tête. Un nom peu commun. Je le savais. Il y avait des Viktor, Vladimir, Dimitri, Aleksei, Nicolaï et autre noms russes courant. Il y avait aussi des noms allemands, comme Heinrich, Frederich ou Hanz. Mais alors le sien... J'arrivais pas à m'en souvenir. Et si jamais il parlait une autre langue que le russe, ça m'aiderait. Parce que moi et le russe, ça faisait deux. Pour la simple et bonne raison que je ne savais même pas dire bonjour dans sa langue. Parce que je n'avais pas le goût des études linguistiques comme ma soeur pouvait l'avoir. J'arquais un sourcil et me relevais alors, avec souplesse. Me grattant la joue, je le regardais droit dans les yeux et annonçais, dans mon bon vieil anglais :

    "Désolé... J'ai rien compris."

    Ca, au moins, ça avait le mérite d'être clair. Je n'avais rien compris. Mais vraiment rien. Je ne savais pas qu'il avait vu ma soeur dans les couloirs. Et si j'avais compris qu'elle était partie plus affolée que je ne l'avais cru, pour sur que j'aurais planté le gars ici et que je lui aurais couru après. Sauf que, maintenant, si je viens à le savoir, je trouverais inutile d'aller la chercher. Elle irait, sans aucun doute, se réfugier dans les bras de Cassie ou de Berrie. Voire même de Caleb. Ou peut-être Lorenzo. Ou Loris. Voire la petite Anastasia. Bref, une des personnes en qui elle avait confiance et chez qui elle pourrait se sentir bien. Et il y avait du monde. Je soupirais et m'approchais de lui, après avoir pris une serviette pour m'éponger la nuque et le visage. Puis, je repris la parole, lui demandant cette fois s'il parlait une autre langue. Genre l'italien ou le français. J'étais trilingue et heureusement pour moi. J'avais au moins appris la langue familiale - l'italien... - et le français. Parce que le français, c'était classe, comme dirait certains étudiants de Juilliard. Je tendis la main et me présentais alors :

    "Michaël... Michaël St... Rhys-Meyer."

    Faisons d'une pierre deux coups. En même temps, je me souviendrais de son nom. Ce qui était plutôt logique puisqu'il me le dirait... Oui, vous avez noté ? J'ai failli dire Stuart. Sauf que je ne l'ai pas dit. Ne pas le dire, c'était mieux pour l'intégrité de ma soeur, de ma famille... Et la mienne aussi.

    [Ca vient doucement U_u Mais c'est pas mieux je trouve]
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MessageSujet: Re: [18th Sept.] Something wrong...   Jeu 9 Avr - 23:40

    C’était beaucoup de pub pour rien. Vous savez, les modes, ça dure un temps. Et il y avait fort à parier que l’effervescence créée par l’arrivée du nouveau allait s’estomper aussi vite qu’elle était venue, à moins que ledit nouveau ait le besoin compulsif de faire parler de lui pour se retrouver sous le feu des projecteurs. Il y a dix jours, les délégations étrangères étaient mises en avant, et on ne parlait que de ça. Les belles françaises par ci, les beaux russes par là, et vas-y que je te ragote, et vas-y que j’essaie de t’obtenir un rencart avec un représentant des autres écoles. Russlan avait l’impression que son groupe s’était agrandi depuis leur arrivée. Traditionnellement, il y avait lui, Anna, Viktor, Vladimir, Aleksei, Nikolaï, Stanislas, et aussi Estera, la seule polonaise du groupe. Au fil des jours, il devait bien y avoir six tartempion supplémentaires. Bien évidemment, Viktor et Vlad ne pouvaient s’empêcher de faire leurs intéressants car les six tartempions étaient pour la plupart des filles. Des greluches, attirées par le charme et l’accent russes. Viktor était tout fier de tenir une française sur ses genoux à l’heure du midi. Française qui gloussait comme une idiote et qui se parfumait au Channel n°5. Russlan voyait d’un mauvais œil ces nouvelles arrivantes, qui pourtant, venaient s’incruster tous les matins, tous les midis, et tous les soirs. Les garçons étaient toujours entourés par une horde de filles. Désespérant. Russlan quant à lui gardait jalousement à son côté Anna et Estera. Que l’un de ces ploucs s’avise de toucher à l’une d’elles et il aura affaire à lui. Mais Anna leur avait faussé compagnie, suite à une engueulade, et elle avait préféré s’exiler avec quelques autres filles de Durmstrang, jetant des regards de chien battu à Russlan de temps à autre. Elle ne voulait pas subir les commentaires salaces des autres garçons, disait-elle, et elle était importunée par les nouveaux arrivants qui parlaient et riaient trop fort. Mouais. Russlan y croyait moyennement. Il était en fait persuadé que ça avait quelque chose à voir avec leur récente dispute et qu’elle cherchait tout bonnement à l’éviter. Bref.

    Il avait dû se contenter, ce matin là, de la seule présence d’Estera, qui était plongée dans son livre de cours. C’est ridicule, il n’y avait pas encore de devoir de prévu. Ils commençaient à peine à avoir des devoirs maison. Mais bon, c’était du Estera tout craché. La jeune polonaise passait son temps dans les livres. Quand elle n’était pas scotchée à son livre, elle avait la main vissée au portable. A Durmstrang, en tout et pour tout, il devait y avoir quelque chose comme dix polonais. Les autres étaient soit envoyés à l’académie de magie des pays du nord, soit dans celle localisée à Prague. Estera avait obtenu une dérogation car son père est un militaire qui séjourne en ce moment en Russie. Et c’est ainsi plus pratique pour lui. Estera finit par refermer son livre d’un coup sec. Le courant d’air crée fit voleter les corn-flakes hors de son bol. Estera détestait les tremper dans du lait. De toute façon , elle n’aimait pas le lait. La jeune polonaise cala son livre sous son bras, prit ses cliques et ses claques, et disparut dans les étages alors que Viktor et Stanislas étaient en train de se jeter des corn-flakes. Russlan n’avait pas spécialement chercher à les arrêter, car en réalité, ça l’amusait beaucoup. Eh ouais, bel exemple pour un préfet en chef de cautionner ce genre de bêtises. Mais ce n’était pas son problème. Si quelqu’un venait dire quelque chose, il n’avait qu’à feindre l’innocence et dire, les yeux larmoyants, qu’il a bien essayé de les empêcher de faire leurs bêtises mais que comme d’habitude, ils n’en ont fait qu’à leur tête. Oui, le petit Russlan savait se montrer hypocrite quand il le voulait. Mais ça, c’était plus pour emmerder son monde que pour assurer ses arrières. De toute façon, ça n’était plus son problème. Puisqu’à son tour, il s’était levé. Passant devant Anna sans la regarder. Direction salle de bains, après être passé par la case dortoir afin d’aller y chercher trousse de toilette et vêtements propres. Il avait déjà prévu de sécher les premières heures -histoire de la magie, beurk- et il en avait profité pour prendre une douche, qu’il prenait d’habitude le soir, faute d’avoir le temps le matin.


    Puis il était allé vagabonder dans les couloirs. Ca lui prenait de temps en temps. Bientôt, il le savait, une nuée d’élèves envahiront les environs, car ça serait la fin du premier cours. Russlan avisera si oui ou non il se présenterait au cours suivant. Il n’était pas plus motivé par les deux heures de potions qui s’annonçaient. Puis le temps qu’il retourne au dortoir pour prendre ses affaires, après son escapade, ça sera foutu. Quelle ne fut pas sa surprise de voir Rebecca débouler dans les couloirs, visiblement pressée et bouleversée. Tant mieux pour lui, il l’ignora. Parce qu’il se rappelait très bien de ce qu’ils avaient fait en ce huit septembre, et l’aveu douloureux dont il avait fait part à Nastia. Oui, c’était un salaud. Il avait clairement balancé le nom de Rebecca à sa sœur, sachant que dans l’histoire il n’était pas non plus tout blanc. Mais en tout cas, ce n’était pas très bien passé au niveau d’Anastasia. Apparemment, elle n’avait pas encore fait part de sa rage à la concernée. Tant mieux. Il avait un sursis quant au moment où tout, à nouveau, lui tombera sur le coin de la gueule. Après tout, on ne caftait pas sans rester impuni. Mais il s’en fichait. Il n’était plus à ça près. Il continua son chemin, et vit une porte entrouverte. Piqué par la curiosité, il regarda. Il y avait là un garçon, sûrement qui venait de faire de la danse, à ce qu’il pouvait en déduire par la salle aux miroirs, les barres, et le grand espace au milieu, avec le magnétophone dans un coin. Russlan voyait les traces de naphtaline au sol. C’était une matière semblable à de l’ambre, qui, quand on la cassait, faisait de la poudre blanche, afin d’empêcher les chaussons de danse en satin de glisser. Russlan savait à quoi ça servait parce que sa mère était dans le milieu, avant d’être secrétaire car elle n’avait jamais pu réaliser son rêve de monter sur scène à cause d’un genou brisé lors d’un accident de scooter. Il hocha la tête frénétiquement pour chasser le souvenir qui commençait à s’imposer à lui avec force. Mais apparemment, en lançant son sarcasme, il avait réussi à attirer l’attention du jeune homme, qui se trouva être le nouveau. Il n’avait pas pu s’empêcher d’être ironique. C’était devenu un code chez lui. C’est pour cela qu’aux yeux de certains, il pouvait paraître mal-aimable. Voire carrément détestable. Beaucoup disaient que ça trahissait, chez lui, une attitude de petit con prétentieux. Bah. Il s’en foutait un peu, à dire vrai. Le jeune homme se redressa, avant de se mettre en tailleur. Et il le fixait. C’était ça, quand on voyait Russlan pour la première fois. On ne pouvait s’empêcher d’être attirés par son regard clair, mais pourtant si sombre, et ses traits durcis par une indicible douleur. Il allait lancer à nouveau une réplique cinglante, du genre Quoi, tu veux ma photo mais ça serait bien puéril. Dans sa tête, une voix s’égosillait, d’un air de dire les présentations, c’est pour les chiens? car visiblement, l’autre en face ne semblait plus se souvenir de son nom. Allons, son nom n’était pas très courant, il devrait pourtant marquer les esprits. Contrairement aux Vladimir ou autres Dimitri qu’il y avait à la pelle en Russie. Il finit par arquer un sourcil et se relever. En se grattant la joue, il le regarda droit dans les yeux. Et compris quelque chose comme…il n’avait pas compris. Une phrase qu’il connaissait parce qu’il en usait et abusait ces derniers temps. Un sourire sardonique apparut sur les lèvres du Mihaylov, et il lança d’une voix faussement enjouée, en anglais:

    « -Moi non plus. »

    Du foutage de gueule. Bien sûr qu’il avait compris. Sinon il ne se serait pas amusé à répondre. Il l’aurait regardé comme une poule qui aurait trouvé un couteau. Comme venait de le faire son homologue anglais quand il avait lancé sa tirade en russe. De toute évidence, le russe et lui, ça faisait trente-six mille. Il sourit. Il ne fallait pas lui en vouloir. Le russe, c’était assez difficile comme langue. C’était l’une des langues les plus difficiles à apprendre avec le français. Mais bon. Russlan ne savait pas s’il devait voir d’un bon œil le nouveau. Car il paraissait connaître Rebecca. Et généralement, ça n’annonçait rien de bon quand le nom apparaissait dans la conversation. De toute façon, Rebecca, il l’avait croisée dans le couloir adjacent à cette salle. D’ailleurs, Russlan était surpris de voir qu’il y avait une salle de danse ici. Et même pas d’endroit avec un piano. C’était scandaleux. Bref, tout ça pour dire que de toute évidence, Rebecca était avec ce type avant de le laisser là pour une raison X ou Y. Bof. Russlan s’en foutait un peu du pourquoi du comment. Il n’allait pas fourrer son nez dans les affaires privées de Miss Stuart. Mais ça ne l’empêchait pas de se demander avec sarcasme combien de garçons gravitaient autour d’elle. Le jeune homme prit une serviette pour s’essuyer la nuque et les épaules. Avant de s’approcher de lui. Russlan toujours appuyé contre le chambranle de porte, un sourire ironique aux lèvres. Il lui demanda s’il parlait une autre langue. Et il lui répondit qu’il connaissait le français. Il tendit la main et se présenta. Mikhaïl. C’était plus fort que lui. Il russisait le nom, n’étant pas encore bien habitué aux phonèmes utilisés dans la langue anglaise. Il serra la main du nouveau venu, en le regardant droit dans les yeux:

    « -Russlan Mihaylov. »

    Un sourire vint appuyé sa présentation. Un sourire moqueur, alors qu’il ne lâchait pas la main du bonhomme. Il pouvait s’estimer heureux qu’il la lui rende finalement, et en bon état. Car si ce Mikhaïl lui avait fait mauvaise impression, pour sûr que Russlan, dans cette poignée de mains, aurait cherché à lui broyer les phalanges.

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MessageSujet: Re: [18th Sept.] Something wrong...   Ven 17 Avr - 3:22

    Je vais sûrement dire un truc qui va vous faire rire. Mais j'aimais bien l'anonymat. Enfin, j'aime bien ça. Vous savez, vous pouvez faire vos coups en douce, il n'y a personne qui vous attend au tournant parce que vous vous devez d'avoir une attitude exemplaire. Le problème, avec moi, c'était que je ne pouvais pas me permettre des écarts de conduites. Le seul problème, c'était que j'avais un peu de mal à m'en empêcher, c'est un peu plus fort que moi. Surtout quand il s'agit de filles - ou de garçons -. Dès qu'il y en a un ou une qui me plait, je ne peux pas m'empêcher d'aller lui parler. Pour la draguer si j'ai envie que ça aille plus loin assez rapidement, ou alors pour me mettre dans ses petits papiers et en faire une amie... Ou un ami. Oui, je ne couche pas à tout va, non plus. Gossip Girl a dressé un portrait peu flatteur de moi. Certes, je cours le jupon - tout autant que le pantalon - mais dans ces lignes, on avait l'impression que je passais mon temps à faire ça. Chose dont je doute fortement et à raison... Je ne passe pas ma vie à faire ça.J'ai des choses plus importantes à faire. Et c'était rien que pour ça que j'aimais bien l'anonymat. Bon d'accord, la filière dans laquelle je me dirige ne me le permettra pas trop si je réussis. Mais le temps des études, ça fait du bien de ne pas être reconnus. De pouvoir parler avec des potes et se balader dans la rue sans être tout le temps désigné comme le Fils d'Untel. Ca, c'était le plus chiant, à mon sens. Et j'enviais, tout comme ma soeur, ceux qui pouvaient se permettre de simples loisirs sans être sans cesse ennuyés. Par exemple, je ne pouvais pas aller à la pêche, c'est trop dégradant, selon les dires de certains. Et pourtant, me prélasser des heures au bord de l'eau, dans le calme, à attendre qu'un poisson morde, ça, c'est la panade. Eh bien non, je n'en avais pas le droit. Pour la peine, j'achèterais une maison avec un étang et je pêcherais dans mon étang. Au pire, je mettrais des poissons rouges dedans... Et ma femme ne pourrait pas m'empêcher de les pêcher. Par contre, si je veux séduire quelqu'un, j'évite de lui parler de ce hobbys un peu loufoque. Enfin voyons, qui d'autre serait assez dingue pour pêcher des poissons rouges, mis à part moi ? Cependant, je n'avais pas besoin de parler que les demandes de rendez-vous affluaient. Et que je déclinaient déjà. Sauf pour Hayley. Elle m'avait vraiment plu mais une autre m'avait tapé dans l'oeil aussi. Une russe... Préfète-en-Chef, je crois. Mais je ne suis pas là depuis assez longtemps pour affirmer quoi que ce soit. Et puis, je ne suis pas du style... A vouloir séduire un étranger. Mon père m'avait bien demandé de me tenir éloigner de tout ce qui bougeait. Quand j'étais à Juilliard, j'avais réussis. Deux mois et demi sans rien faire, un exploit chez moi et pour cause, j'étais loin de ma soeur. En revanche... Ici, ce serait plus dur. Et jamais Papa n'aurait imaginé que je ramènerais mes fesses à Poudlard. Ou alors s'il l'avait imaginé, il avait été encore plus astucieux de me faire ce conseil. Peter comme Lohelia Isabella avaient toujours fermés les yeux sur ce que nous faisions, Rebecca et moi. Si les premiers temps éloignements, punitions et autre furent de mises, ils virent rapidement qu'ils ne pouvaient rien faire contre. Notre relation était dangereuse, certes. Mais nous nous y plaisions bien souvent. Notre défaut ? La luxure, sans aucun doute.

    J'ai toujours désiré Rebecca. Non pas parce que je l'aimais - d'un amour fraternel uniquement - mais parce qu'elle représentait un idéal que je désirais obtenir. Petite, je la désirais pour soeur. Frêle et fragile, elle réclamait tacitement le besoin d'être protégée. Plus tard, quand les hormones ont commencés à me déranger, je l'ai désiré d'une tout autre façon. Les choses sont devenues plus difficiles après son viol. Mais quelques mois après, elles ont pris plus d'ampleur. C'est entre mes bras que je lui ai redonné confiance en elle et en son corps. Et c'est un peu grâce à notre relation tordue qu'elle a pu avoir sa première fois voulu avec le garçon qu'elle aimait. Je n'en avais éprouvé aucune jalousie, bien au contraire. En revanche, cela ne nous dérangeait pas de recommencer nos... frasques. Avec toujours plus de sensualité et de désir. Et toujours plus de frustrations pour moi. Car Rebecca savait fort bien gérer sa frustration. Elle trouvait un défouloir... Très physique. Intense. Non pas un sport de chambre, mais bien des sports. Soit elle courait jusqu'à en perdre haleine ou encore, quand elle le pouvait, elle faisait de l'équitation. Elle prenait son cheval et disparaissait pendant des heures. Moi... Je ne suis qu'un homme. Et faible de surcroît. J'allais voir ma fréquentation du moment. Et nous faisions alors ce que nous avions à faire. Je me débarrassais de ma frustration pour être calme pendant trois ou quatre jours. Avant que, quinze jours plus tard, ce cycle recommence. N'allez pas croire que ce problème était cyclique, sinon, nous aurions trouvé un moyen de le résoudre. Il était, en réalité, très aléatoire. Il n'empêche que je ne pouvais M'empêcher de la désirer. La naissance de ce désir est né la première fois que je l'ai surprise nue. Elle sortait de la douche. Elle n'avait que treize ans. Et je n'étais pas bien plus vieux. Je n'avais encore que quatorze ans. Son corps de danseuse était encore en formation. Mais j'étais fasciné par les gouttelettes d'eau qui roulaient sur sa peau laiteuse, ses jambes fines. Je regardais ses longs cheveux noirs qui descendaient en cascades sur ses épaules. Elle m'a vu et n'a rien dit. Moi, j'ai déglutit péniblement et je me suis sentis... A l'étroit. Je suis partit avant qu'elle n'ait pu remarqué quoi que ce soit. C'est à partir de cet âge là que j'ai commencé à accumuler les petits copains et les petites amies. Ou les coups d'un soir. J'ai perdu ma vertu à quatorze ans. Et alors ? D'autre la perde plus jeune que moi. Mais je dois dire que la première fois où nous avons failli dériver, ce fut bien ce soir où je l'ai vu nue. Elle est entré dans ma chambre, simplement vêtue d'une chemise de nuit. Nous étions tous deux dans un état second. Je me rappelle encore de l'électricité qui m'a parcourut quand j'ai touché la peau tendre de sa cuisse, l'odeur de sa peau mais surtout, le goût de ses lèvres. La douce pression de son corps contre le mien. Mais nous étions encore jeunes et innocents. Notre premier baiser échangé, nous nous sommes rétractés. Cela fait quatre ans que nous avons une relation ambiguë. Et même loin de moi, je ne peux m'empêcher de la désirer. Je rêve, encore maintenant, dans une réelle position de torture, de goûter à ses lèvres, de sentir son corps. Tout ce que je veux, c'est sentir sa peau nue contre la mienne, son visage se... Ah non, stop ! Je grimaçais légèrement. Mes pensées avaient nettement déviées alors que je tenais une conversation avec quelqu'un. Du coin de l'oeil, j'observais mes chaussons de danse, posé dans un coin, à côté de ceux de Rebecca. Elle les avait oublié. Elle finirait par revenir les chercher. Au pire, je resterais dans cette salle jusqu'à ce qu'elle revienne. Dans un autre coin, il y avait, soigneusement plié, l'uniforme féminin de la Royal Academy of Dance. Elle était partie en jogging. Elle viendrait aussi chercher ça. J'époussetais mes jambes, pour enlever les traces de poudre sur mon jogging de Juilliard et m'essuyait les mains. Je n'allais pas non plus en mettre sur celles du jeune homme.

    Son ironie, je ne la relevais pas. Mais j'en frissonnais. Du même genre que Rebecca. Et là, je savais à quoi m'attendre. Si je ne voulais pas perdre de plume, soit je me montrais plus habile que lui, soit je ne relevais pas. Je préférais la seconde option, beaucoup moins dangereuse. Je me pinçais les lèvres et retint un soupir de soulagement quand il déclara qu'il parlait français. Parfait. J'étais trilingue accomplis. Je pourrais sans mal me débrouiller. Enfin... Accomplis uniquement en italien et en anglais. Le français pêchait parfois, je cherchais mes mots. Seule ma soeur était douée. Il accepta ma poignée de main et je souris en entendant son nom. Et voilà, Russlan. Je savais que je savais qui c'était. Du moins, j'en avais entendu parler. Je continuais à lui sourire, toujours avenant. Je n'est jamais été difficile dans mes relations. Je suis plus ouvert que Rebecca. En reprenant ma main, je pensait à nouveau à ma soeur. Je regardais par-dessus l'épaule de l'étranger et annonçais alors en français :

    "Ravi de faire ta connaissance... Si tu permets deux secondes... Je veux juste me changer... J'ai assez répété aujourd'hui.. Et cette tenue et incommodante pour une discussion normale..."

    En fait, je n'aimais pas discuter en tenu de danse. La tenue masculine de Juilliard était beaucoup moins élégante que celle des filles. Je préfère de loin la belle tunique des filles de la Royal Academy, lacée dans le dos, ou le sublime justaucorps des danseuses classiques de la Juilliard School. Je filais vers le paravent et me changeait rapidement. J'avais remis mon pantalon noir de l'uniforme et la chemise scolaire. Je revenais vers Russlan, en fermant la chemise, la cravate autour du cou. Je n'étais pas pudique mais je ne faisais pas de l'exhibitionnisme en montrant l'espace de quelques secondes mon torse finement musclé ainsi que les abdos de danseur que j'avais. D'ailleurs, j'avais les deux fines cicatrices que m'avait infligés Rebecca. Névrose inexplicable, Rebecca a toujours fait une incroyable intolérance à l'alcool, synonyme de crise d'hystérie magistral. Je n'y avais pas échappé. Maintenant, je ne buvais plus trop. Et plus devant elle. Je remontais les manches de la chemise et releva le visage vers Russlan, en souriant.

    "Alors ? Qu'est-ce qui t'amènes dans le coin de la Salle Sur Demande ? A voir ta tenue, t'as pas été en cours aujourd'hui."
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Russlan S. D. Mihaylov
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MessageSujet: Re: [18th Sept.] Something wrong...   Ven 17 Avr - 14:11

    Russlan a beau être un brin narcissique, tous ces regards en coin, ou ostentatoires étaient, il fallait l’avouer, parfois exaspérants. Le Mihaylov se savait séduisant et il en jouait beaucoup. Je vous arrête tout de suite. Quand je dis narcissique, je parle surtout d’un point de vue physique. Vous savez, quand on passe du temps à se regarder dans le miroir parce qu’on se trouve trop beau, et non quand on se dit qu’on est carrément génial. Car être génial, ça impliquait devoir bien se comporter, et aimer ce qu’on est. Et dans le cas de Russlan, eh bien, ça se discute. Fortement. Même s’il aimait sentir le regard des filles -ou des garçons- glisser sur lui ou son corps comme de l’eau qui glisse sur la peau, il n’aimait pas non plus être constamment regardé. D’ailleurs, il avait trouvé le moyen de se faire repérer. Gossip Girl. Comme quoi, chasse le naturel et il revient au grand galop. Il avait le sentiment que les ragots n’allaient pas finir de tourner autour de lui. Grand bien leur fasse, ils auraient matière à discuter comme ça. Quand il parlait à une fille, elle avait toujours un regard méfiant, comme si elle s’attendait à tout moment qu’il allait lui sauter dessus, l’entraîner dans un coin sombre pour faire avec elle des choses pas très catholiques. Russlan couchait un peu beaucoup -ben quoi, il fallait bien entretenir sa forme physique, ça s’appelait même joindre l’utile à l’agréable- mais ce n’était pas une raison. Parce qu’il lui arrivait de décliner une invitation. Ben oui, parce qu’il ne couchait pas avec n’importe qui. Et ces deux dernières années, il s’était plutôt tenu à carreaux. Russlan n’avait pas cessé de mater pour autant. Un regard ostentatoire, scrutateur, dérangeant. La première étape pour mettre mal à l’aise. Gêner l’interlocuteur. En lui lançant un regard qui en disait long quant à ses intentions. Souvent, cela fonctionnait, très bien, trop bien même. Mais d’autres fois, ça foirait, et on le traitait de pervers en le plantant là. C’était disons…Une fois sur dix. Les filles étaient tellement faciles à draguer. Ce n’est plus ce que c’était. En revanche, un garçon, c’est plus intéressant. Plus périlleux aussi. Encore, être hétérosexuel, c’est la normalité, on ne devrait pas trop s’en inquiéter.

    Mais un garçon qui se montre trop entreprenant envers un autre garçon, c’était plus inhabituel. Il y avait plus de probabilités pour se prendre un coup de poing dans la gueule. Et c’est là qu’il fallait préparer le terrain. Voir si l’autre se montrait réceptif. Et jouait le jeu. Alors, c’était à moitié gagné. En revanche, si l’autre se braquait, ou faisait preuve d’agressivité, mieux valait laisser tomber. Après tout, ça ne valait pas le coup de se faire émasculer pour un plan drague. Il savait toutefois se montrer prudent. Mais il fallait dire que le gars en face était très…intéressant. Il avait du charme, indéniablement. Et le voir ainsi…C’était tout à fait excitant. Comment? En tenue de danse. Marcel et pantalon de jogging. Bon, d’accord, le pantalon de jogging ce n’était pas très sexy, mais le marcel, en revanche…Toujours les bras croisés, Russlan regardait le nouveau venu. Avec un sourire empreint de moquerie et de provocation. Et nonchalance, il fallait l’avouer. Restait à passer à l’offensive. Mais il lui fallait une stratégie. Il secoua brièvement la tête. Ses cheveux mouillés -il sortait de la douche- gouttaient légèrement sur sa peau pâle. L’eau venait se nicher confortablement au creux de sa nuque, alors que d’autres gouttes roulaient sur ses joues. Bah. Il pencha la tête sur le côté, alors qu’il réprimait un bâillement. Ce n’était pas très correct, mais bon, il ne pouvait rien y faire. Russlan s’était, dans la manœuvre, légèrement étiré. Le pull à manche longues, qui était léger pour le coup, en coton, remonta légèrement, laissant entrevoir son ventre. Et le début de la cicatrice qu’il présentait à l’abdomen. Russlan promena son doigt dessus. Et frémit d’horreur en sentant la courte estafilade, jalonnée de boursouflures à cause d’une peau qui a mal été recousue. Une blessure acquise au cours d’une rixe. [HJ: j’ai changé d’avis quant à son origine >.<] Un coup de poignard donné au ventre, au cours d’une fête. L’entaille était profonde, et il avait perdu pas mal de sang, mais aucun organe vital, par chance, n’avait été touché. Ca aurait pu être un désastre.

    Des fois, Russlan se demandait comment il avait pu en arriver là. A ces bagarres entre des clans, dans la rue. Cette période de sa vie n’avait pas été des plus agréable, mais elle l’avait fait. Dans le sens ou sans elle, il ne serait pas devenu celui qu’il était à présent. Oui, il se détestait. Mais il ne pouvait rien y faire. Il était comme ça, point. Et rien ne pourrait y changer. il ne pouvait pas décider de tout effacer, d’un coup de baguette magique, afin de tout effacer, et de recommencer. Russlan n’était pas sûr non plus de vouloir tout reprendre à zéro. Si ce qu’il était devenu lui déplaisait, il avait néanmoins gagné quelque chose. Ce n’était pas la gros lot, certes, mais ce n’était pas négligeable. Les plaisirs du corps, bien évidemment. Il s’était décoincé. Il avait quinze ans quand il a perdu sa vertu. Avec un homme en plus de ça. De trois ans son aîné, qui l’avait pris sous son aile et qui avait tendance à le surprotéger. Tout en lui prodiguant tout un tas de conseils, sur tout et n’importe quoi. Que ce soit l’acte en lui-même ou la séduction. Enfin, c’était ça au départ. Et après, quand Aaron s’est aperçu qu’il pouvait se débrouiller tout seul -et qu’il avait un super potentiel-, leurs entrevues étaient plus pour leur plaisir perso. Découvrir de nouvelles choses tout à fait excitantes. C’était comme ça qu’il a commencé à avoir l’esprit plus ouvert. Et puis, il y a eu Diana. Une amie d’Aaron. Certains diront qu’elle l’a fait plonger. C’est vrai, dans un sens. Mais à travers elle, il a connu ses premières expériences avec une femme. Il avait su que les femmes aussi pouvaient lui donner du plaisir. Et elle avait compris tout de suite comment il était, ce qu’il aimait. S’il avait pu en mourir, elle aurait pu le tuer en lui faisant tout ça. Car elle était très douée. Mais Russlan ne savait plus trop si c’était juste une histoire de coucheries, ou s’il avait fini par s’attacher à elle. N’empêche qu’il pensait souvent à Diana. Se demandant ce qu’elle était devenue. Ce qu’il en adviendrait s’ils venaient à se rencontrer de nouveau. Oui, il s’interrogeait. Souvent. Il savait comment l’histoire avait fini, pour elle comme pour lui. Mais la vérité était là. Diana savait comment s’y prendre pour éradiquer sa trop grande frustration. Mais elle n’avait jamais rien su de sa vie. Contrairement à Anna.

    Anna. C’était encore très différent avec elle. Et ce n’était pas comparable avec les autres. Déjà, parce qu’avec elle, il avait eu sa première fois avec les sentiments. Il n’avait pas baisé Anna. Il lui avait fait l’amour. Avec son corps, avec son cœur aussi. Dans ses bras, il se sentait aimé. Mais…Il n’y avait pas toute cette luxure, comme il y avait eu avec Diana. D’un autre côté, il fallait le comprendre. Anna était encore inexpérimentée. Et il n’était pas avec elle que pour ça. Mais la frustration était quand même présente, même minime. Alors, il imaginait. Il connaissait la sensation de ses lèvres dans son cou, qui descendait lentement sur son torse, s’attardant sur son ventre. Ses lèvres douces et légères comme des papillons. Qui ne descendaient pas plus bas que cette cicatrice. Qui avait crée, tacitement, une barrière. Alors des fois, il imaginait. Et si ses lèvres descendaient plus bas? Se faisaient tout à coup tellement plus indécentes, se promenant de façon mutine, mais avec la délicatesse et la douceur qui la caractérisaient. Il imaginait aussi quels miracles ces lèvres délicieuses pourraient accomplir sur ses parties intimes. La langue? Mh, ça devenait plus compliqué. Tellement plus compliqué. C’était généralement quand il avait ce genre de pensées qu’il avait son pauvre corps qui commençait à agir sous l’effet du désir, de l’anticipation aussi. Merde. Il était avec quelqu’un, et…Ca ne se faisait pas d’avoir ce genre de pensées. Même si à la base ce n’est pas interdit de fantasmer. Tout en sachant que tout arrive à point pour qui sait attendre. Il fallait lui pardonner. Il n’était qu’un homme. Quoiqu’il en soit, le jeune homme ressentait cette pression familière à son bas ventre, comme il se sentait, lentement mais sûrement, à l’étroit. Fallait juste espérer que l’autre en face ne remarque rien. Car ça serait un coup à se faire casser la gueule. Il garda néanmoins la face, et préféra donner le change. Alors, il sourit. En coin. Ce sourire à la fois moqueur et séduisant. Assorti de son regard hypnotique. Il ne perdait pas le nord. Enfin, pour le moment.

    Alors vinrent les présentations. Mikhaïl venait de se présenter. Et semblait assez mal à l’aise en ce qui concerne le russe. Amusé, il se passa la langue sur les lèvres pour les humidifier. Parce qu’en parlant, ses lèvres avaient tendance à s’assécher plus vite. Et c’était désagréable lorsque ça tiraillait. Il avait parfois la fâcheuse manie de s’arracher les peaux sèches à cet endroit là, ce qui le faisait saigner. Alors, il lui raconta qu’il était ravi de faire sa connaissance. Et qu’il souhaitait se changer. Russlan hocha la tête d’un air entendu, un sourire ironique toujours accroché à ses lèvres. Parfait. Ça lui laisserait un moment de répit. Pour qu’il puisse se mettre à l’aise. Alors, le jeune homme répondit à son tour, de sa voix grave, sensuelle, son accent russe lui faisant rouler les r. il n’avait pas remarqué qu’il s’était rapproché de lui, inconsciemment. Mais il percevait son odeur. Terriblement sensuel. Malgré la sueur.

    « -Et moi de même…Très bien, je te laisse aller te changer. Je t’attendrai ici. Si tu ne me trouves pas déjà trop chiant, cela va de soi. »

    Une petite plaisanterie pour la route. Russlan regarda avec aplomb Mikhaïl disparaître derrière le paravent. Quand il n’eut plus rien à regarder, il réalisa qu’il commençait à avoir très chaud. Alors que Mikhaïl revenait tout en fermant sa chemise -sa fine musculature n’ayant pas échappé au regard furtif du jeune russe-, lui commençait à défaire lentement les boutons de la sienne, révélant une partie de ses cicatrices, certes, mais aussi sa musculature et ses -anciens- abdominaux de basketteur. Qui avaient fini d’ailleurs par s’effacer légèrement, bien qu’encore présents. Mais aussi la fine ligne de poils roux qui partait de son nombril et qui disparaissait en dessous de la ceinture de son pantalon. Diana s’amusait souvent à l’embrasser en suivant cette ligne lors de leurs préliminaires. Puis, il lui demanda ce qui pouvait bien l’amener ici. Russlan se mordilla la lèvre inférieure, s’humecta à nouveau les lèvres d’un coup de langue, avant de regarder son interlocuteur droit dans les yeux. Ce qu’il faisait là?

    « -Je passais par ici par hasard. Pourquoi, c’est interdit? »

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MessageSujet: Re: [18th Sept.] Something wrong...   Dim 19 Avr - 18:42

    Il y a des fois où je devrais écouter ma soeur. Et partir sans demander mon reste. C'était une sorte d'instinct de conservation - et pas conversation s'il vous plait - que j'avais et que j'écoutais tout le temps. Sauf là. Je le sentais bien, j'allais perdre des plumes cette année. Ma soeur était de plus en plus étrange. Enfermée dans son petit monde. Elle ne voyait que les gens qui lui étaient intimes, les autres, elle s'en foutait royalement. Et puis, ce n'était peut-être que le contre-coup de l'accident de voiture qui avait arraché la vie à notre père. Je pinçais mes lèvres, en regardant les chaussons de danses et la tenue de danse de ma soeur. Puis, mon regard se reporta sur les miroirs. J'avais l'impression de la revoir danser. Je revoyais chacun de ses mouvements. La souplesse dont elle faisait preuve. On avait l'impression qu'elle était née pour danser. J'aimais son sourire quand elle prenant sa jambe et la levait au-dessus de sa tête. Ou quand elle faisait un tour-piqué. Même ses cambrés me fascinaient. Elle le faisait si naturellement. Elle méritait amplement d'être une étoile. Malgré toutes les douleurs qu'elle a eu. Toutes ces fractures, ces blessures. Et cette cicatrice au genou qui aurait pu, si le coup avait été mieux placé, lui être préjudiciable. Enfin... Il lui était. La cicatrice était certes fine et bien faite, il n'empêchait qu'elle était quand même douloureuse. Surtout quand on sait que Rebecca s'est cassée la rotule en tombant d'un arbre à l'âge de six ans. Aujourd'hui aussi, rien qu'en faisant un saut de biche, elle s'est fait mal. Je ne supportais pas de la voir souffrir. Son visage crispé sous l'effort. Alors, nous avons dû nous échauffer à nouveau. Et je l'ai aidé à faire ses barres. Lui soulevant la jambe avec douceur. Et je touchais la peau nue de sa cuisse, regardant avec fascination le tissu de la tenue verte émeraude se lever, découvrant alors la ligne parfaite de la jambe de Rebecca. J'avais déglutit péniblement et me concentrais alors sur ses pieds. Je fixais le bout des chaussons de satins comme si j'avais peur qu'elle ne fasse pas correctement ses pointes. En réalité, je tentais d'ignorer la texture de la peau que je touchais. J'essayais d'ignorer cette odeur d'ylang-ylang qui arrivait à mon nez. Je tentais - en vain - de repousser mon désir d'elle. En vain. Puisque nous avons dérapé. Elle était restée immobile et avait passé sa main autour de mon cou. Mes lèvres ont cherché sa peau. Je l'ai embrassé doucement dans la nuque, pendant que ma main - cette saleté de main qui aurait dû rester sous son genou - remontait doucement jusqu'à l'intérieur de sa cuisse.Elle s'était écarté de moi cependant, me laissant sur ma faim. Comme souvent d'ailleurs. Et s'était changée devant moi, sans gêne aucun - à quoi sert donc la paravent, hein ? Je vous le demande - et je regardais sa peau satiné, ses courbes parfaites. La rondeur de ses seins qui m'était caché par son soutien-gorge blanc. En dentelle. Mon regard était descendu. Ses seins. Son ventre. Mon regard avait buté sur sa petite culotte. Et j'avais détourné le regard. Allez... On pense à... On pense à... Notre voisine. Cette vieille femme décrépie, absolument désagréable... Et totalement tue l'amour. Elle avait le don de faire retomber mon début de désir en quelques secondes. Certains pensaient à leur belle-mère. Moi, je pensais à notre voisine. J'inspirais profondément, me préparant mentalement et physiquement à l'élaboration de la chorégraphie en duo demandé pendant une audition à Juilliard. Je me porterais donc "volontaire" auprès du Jury. Et quoi de mieux qu'un élève de Juilliard pour aider un candidat à intégrer l'école ? Ainsi, par mon action, Rebecca aurait un peu plus de facilité à intégrer l'université. Bref... Nous en étions à ce duo. Tout allait bien. Lui tenir la main, l'aider à faire des figures n'aidait pas trop éprouvant dans le sens où mon désir restait en statu quo. Sauf quand je l'ai prise et serrée contre moi, l'aidant ainsi à se basculer vers l'arrière. Et j'ai vu sa gorge, la naissance de sa poitrine. J'y ai posé un baiser, ne pouvant guère m'en empêcher, pendant que je sentais la main de Rebecca se poser sur mon dos. Alors que sa jambe remontait pour se caler sur ma hanche. J'ouvris les yeux et vit son sourire amusé. Une position de danse très sensuelle, typique d'un tango. Alors que nous faisions du hip-hop. Cherchez l'erreur. Quand il m'annonça alors que je pouvais me changer - encore heureux qu'il m'en donne l'autorisation sinon je l'aurais mordu *soupir* - je notais qu'il avait la même manie que ma soeur à s'humidifier les lèvres d'un bref coup de langue.

    "Non... Tu n'es pas chiant. Pourquoi le serais-tu ?"

    Je désirais ma Rebecca. Je la voulais pour moi, là, tout de suite contre moi. Je voulais sentir son odeur, la moindre courbe de son corps. A la place, il y avait Russlan. Russlan qui n'était pas mal du tout dans son genre. Je ressentais à nouveau le désir que j'avais pour ma soeur bouillir dans mes veines. Et lui, en face de moi, ne m'aidait en rien. Plus je le regardais et plus il me faisait penser à Becky. Cette provocation évidente qui était peinte sur son visage, incrusté dans son sourire. Ce regard moqueur. Je lui décochais alors le même genre de sourire. Ca faisait longtemps tiens que je ne m'étais pas laissé allé à mon vrai moi. Je me retiendrais. Je n'avais pas non plus envie de m'énerver et de l'envoyer se fracasser contre le mure. Non. J'avais plutôt envie... de m'amuser. Et puis. Quand il secoua la tête, j'observais une des gouttes d'eau qui roulait sur sa peau pâle. Et ça me fit tilt. Cet épisode remontait à il y a... à la veille. Ha oui, j'avais fait des miennes avec ma soeur. Encore. Vu que ma soeur préférée - et à raison il s'agit de la seule que j'ai même si elle n'est que ma soeur adoptive - m'avait joyeusement filé le mot de passe de la salle de bains des préfets, je me suis dit pourquoi ne pas y aller ? Alors, j'ai attendu qu'il soit quelque chose comme vingt-deux heures et je suis sortis. Sous les regards éberlués de quelques crétins de Serpentard - et c'est là que je suis persuadé que j'y ai vu le visage de mon interlocuteur, enfin bref... - qui devaient craindre pour ma vie. J'entendais des Putain, s'il tombe sur Stuart, il se fait décalquer. Genre, comme si ma propre soeur allait me décalquer. Je savais très bien qu'elle ne me dirait rien et à raison, c'est elle qui m'a dit que je ne risquerais pas de tomber sur quelqu'un. Les préfets semblaient se faire la malle après 21h30 pour aller faire leur devoir. Bref, j'avais le champ libre. J'ai donc trottiné (façon de parler) jusqu'à la salle de bain des préfets pour y voir ma soeur. Et je l'ai encore une fois surprise nue. Sauf que cette fois, je ne me suis pas enfui. Au contraire, je l'ai regardé de la tête au pied alors qu'elle enfilait sa nuisette noire. Je me suis approché d'elle, me mettant derrière elle. Et doucement, j'ai récupéré une à une les gouttes qui roulaient dans sa nuque. Mes mains, d'abord sur son ventre, montèrent doucement pour se poser sur sa poitrine. Pour la caresser à travers le fin tissu. D'un côté, j'ai bien fait d'aller me changer à ce moment là pour me laisser aller à ma rêverie érotique. Le soupir de bien-être qu'elle avait poussé et le baiser langoureux qu'elle m'avait donné. Nous sommes tombés au sol. Je crois que, quiconque serait rentré, se serait posé des questions... Qui seraient toutes tombées justes. Je la surplombais, regardant son visage pâle semblable à celui d'un ange, auréolé de ses sombres cheveux. La bretelle de sa nuisette était tombée et je la déshabillais clairement du regard. Je mis un moment à mettre mon pantalon cependant. Repensons donc à la voisine s'il vous plait. Bien... Ma rêverie, en revanche, continuait. Ce souvenir était trop frais dans ma mémoire et j'en avais tous les détails. Ma main qui remontait le long de sa cuisse alors que nous nous embrassions. Son frémissement de plaisir quand je frôlais son intimité protégée par son sous-vêtements. La sensation que chacune des fibres de son corps m'appelaient. Je l'ai dénudé, une nouvelle fois, pour goûter à sa poitrine. Pense à la voisine Michaël, enfin ! Je retournais voir en effet mon interlocuteur. Et il aurait été malvenu d'être physiquement peu présentable. Et quand je suis revenu, j'avais fermé ma chemise, par respect pour l'autre, tout comme ma cravate. Et quand je le vis retirer les boutons de sa chemise, je me surpris alors à déglutir difficilement. Nous étions proches l'un de l'autre. Sans m'en rendre compte, je m'étais approché de lui, sentant son odeur corporelle. Du musc. Que le Seigneur me pardonne si je craque mais là... C'était trop. Évidemment trop. Alors qu'il me parlait, je regardais sa musculature. A l'évidence, il avait été sportif. Je dis "était" puisque cela se voyait qu'il commençait à perdre. Mais il était... bien foutu. Je relevais mon regard, me sentant soudain tout bizarre. Je déglutis péniblement, écartant le tissu de ma cravate avec deux doigts et bougeant légèrement la tête sur le côté. Je regardais ailleurs. Je ne pouvais pas me permettre de le regarder plus longtemps. Parce que je sentais un fourmillement dans mon bas-ventre mais aussi la désagréable - ou pas - impression que je commençais à être à l'étroit. Et si... Ah non ! Je n'avais pas le droit de m'approcher de tout ce qui bougeait... Je fermais les yeux et les rouvrit, ayant soudainement l'impression de voir le profil de ma soeur derrière lui. Une illusion qui n'était pas rare quand mon imagination perturbée par mon désir se mettait en route. C'était une scène toute simple. Je la revoyais clairement en train de tournoyer, sa longue robe ample se soulevant, laissant voir ses jambes de gazelle. Son regard rêveur et son sourire tendre. Avant qu'elle ne me tombe dessus et ne provoque encore mon désir. Je ne compte plus le nombre de fois où nous avons dévié. En revanche, cette fois, nous avons été plus loin. Singulièrement plus loin. Ses lèvres qui m'avait enveloppé, me faisant partir ailleurs. Ses lèvres indécentes qui avaient toujours su attiser mon désir. Mon désir qui, en cet instant même, grandissait. J'avais besoin... J'avais besoin d'un exutoire. J'avais besoin de me relâcher. La voix plus rauque due au désir, bénissant ma chemise que je n'avais pas remise dans mon pantalon, je répondis :

    "Non, ce n'est pas interdit. Aurais-je sous-entendu le contraire ? C'est juste étrange de te voir ici. Tu connaissais l'existence de cette salle ?

    Mais pourquoi tu discutes, crétin ?! Tu pourrais aussi bien prendre congé de lui et aller voir Hayley. Lui dire que c'était une situation d'urgence. Elle aurait tout de suite acceptée. Mais non. Je restais là. Me demandant si finalement, ce que je voyais sur lui dans le bas de mon champ de vision ne serait tout simplement pas le même problème que le mien ? Je me mordillais la lèvre inférieure et l'humidifia à mon tour. Avant de passer une main dans mes cheveux et de la poser sur ma nuque. J'allais déraper. Ou alors ce serait lui. En espérant que ce soit moi qui le fasse en premier. Parce que je me surpris tout d'un coup à le désirer. Ce que j'avais aperçu de sa chemise entrouverte ne me laissait pas de marbre. Et même si ma soeur m'avait prévenu, que c'était un coureur de jupons. Et moi donc ? Je n'étais pas mieux loti que lui. Je lui adressais alors, bien contre moi, un sourire franchement provocateur. Lequel des deux craqueraient ?
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MessageSujet: Re: [18th Sept.] Something wrong...   Lun 20 Avr - 0:31

    Russlan écoutait les gens quand ça lui chantait. Et malheureusement, ça valait pour les trois quarts du temps. Pour ne pas dire carrément qu’il n’en faisait qu’à sa tête. Soit. Russlan écoutait souvent d’un air blasé les personnes qui lui disaient de faire quelque chose ou qui lui donnaient simplement des conseils. Il préférait le faire à son idée, quitte à aller droit dans le mur. Le Mihaylov s’apercevait de sa connerie que quand il était trop tard; Jusqu’auboutiste, il en fallait beaucoup pour qu’il songe à rebrousser chemin. Russlan avait une tendance naturelle à se méfier des gens. Peut être un côté parano qu’il se découvrait, comme ça. Mais le nouveau venu ne lui inspirait aucune aversion. Bien que Gossip Girl l’avait présenté comme étant un coureur de jupons. Un rival potentiel pour celui qui dans son école détenait le titre. Et inchangé depuis quelques temps. Mais Russlan n’était pas du genre à se battre pour un fichu titre. Encore plus si ledit titre était futile et sans intérêt. Une histoire à la con de réputation. S’il y tenait? Pas vraiment. Il était constamment entouré et des fois il aurait bien aimé pouvoir être seul. Ne serait-ce que pour penser. D’un côté, il y avait les groupies qui le suivaient pour obtenir de lui un rendez-vous, et plus si affinités. Dans ces cas là, Russlan n’était intéressé que pour une partie de jambes en l’air. Il y avait aussi les petits jeunots qui venaient le voir pour obtenir quelques conseils. La bonne blague. Russlan n’en avait rien à faire de tous ces gens. La seule personne qu’il se bornait à écouter était Anna. Elle seule savait le raisonner quand il avait une idée fixe ou le calmer quand il était dans une colère noire. Mais en ce moment, il ne l’avait plus. Elle le boudait, et à raison. Russlan avait une fois de plus été jusqu’auboutiste. Et il s’en mordait les doigts. Bordel, pourquoi il n’était pas, comme tous les autres, doté d’une conscience? Il en avait sûrement une. Puisqu’il culpabilisait. Mais il ne culpabilisait pas assez pour regretter ce qu’il avait fait. Avec Rebecca. Car quelque part il y avait pris cela. Bref. Il avait joué au con. Il avait perdu.

    Anna l’avait puni à sa manière. Certes, il y a eu cette dispute d’il y a deux jours. Mais il avait remarqué des changements dans la tenue de sa petite amie. Des changements subtils. Et une attitude toute nouvelle pour elle. Plus aguicheuse. Elle avait testé son charme sur Viktor, ce matin, au petit déjeuner. Elle était venue exprès alors qu’elle se bornait à éviter Russlan. Elle lui avait tourné le dos. Alors qu’il était juste à côté de Viktor. Et elle avait parlé au jeune homme sur un ton suave et mesuré. Elle insistait pour qu’il lui explique l’objet du cours d’aujourd’hui, en potions. Elle se savait moins forte en anglais que Viktor. Ce dernier avait craqué. Il avait accepté, bouche bée. S’attirant le regard noir de Russlan -qui n’avait pas apprécié le regard sournois qu’elle lui avait adressé en partant- et d’Estera, qui avait un faible pour Viktor. Elle ne l’avait jamais clairement explicité, mais ça se voyait comme le nez au milieu de la figure. Elle essayait de le rendre jaloux. Si c’était ça son idée, en faisant ce genre de choses, eh bien, elle réussissait plutôt bien son coup. Russlan notait toutes les jolies choses qu’elle portait en ce moment. Ces décolletés affriolants qui montraient parfois un soutien-gorge en dentelle, noir ou rouge. Totalement indécent. Mais terriblement excitant. Ces jupes aussi qu’elle portait, courtes, et jolies elles aussi. Il ne se rappelait pas d’avoir vu Anna les porter un jour. Bref, une chose est-il, c’est que des fois, il la voyait en train de fumer, assise sur un banc, dans le parc. Des fois, il essayait de lui parler et de renouer ainsi le dialogue, mais elle lui disait de s’en aller, alors que la jupe qui glissait subtilement sur sa cuisse, révélant les broderies en dentelle de ses bas indiquaient le contraire. Elle faisait aussi pas mal de choses pour essayer d’attiser son désir d’elle. Comme si elle le narguait en mettant en évidence ce à quoi il n’aurait plus jamais droit. En cours, ces deux derniers jours, des fois, elle pleurait. Mais des fois, quand c’était un cours pratique, elle se déplaçait, et s’arrangeait pour le frôler. Quand elle passait derrière lui, elle s’arrangeait pour poser ses mains fines sur ses hanches, pour accéder sans encombre à un autre endroit dans la salle. Ce comportement le laissait incrédule. Anna commençait à séduire son monde, et il avait les nerfs en pelote à chaque fois qu’elle essayait de faire du charme à quelqu’un d’autre. Russlan soupira lourdement. C’était tout à coup devenu très compliqué. C’était le deuxième homme qu’il désirait à part Aaron. Ca remontait à deux ans tout ça. Il sourit lorsque Mikhaïl lui répondit qu’il n’était pas chiant. Il éclata carrément de rire quand il demanda pourquoi il le serait. Russlan se mordilla à nouveau la lèvre inférieure, pour calmer son hilarité, et il darda son regard dans les yeux de son interlocuteur, avant de lui répondre, sourire en coin à l’appui, tête penchée sur le côté. Réflexion faite, il se pencha en avant. Un peu plus vers lui.

    « -Il paraît que je suis tout à fait assommant par moments. »

    Toujours dans le but inavoué de le faire fléchir. Russlan savait qu’il avait peut être une chance. De se trouver un amusement convenable pour ce soir. Mikhaïl n’échapperait peut être pas à son humeur libertine. Et il voyait le regard insistant du jeune anglais qui le détaillait. Lui trouvant sûrement des tas de trucs excitants. Russlan plaisait. Et il le savait. Son sourire moqueur s’agrandit alors que son interlocuteur arborait à présent le même. Ses yeux luisant d’une nouvelle lueur sournoise. Il jouait son jeu. Tant mieux. Il avait un talent inné pour la provocation. L’ironie. Le sarcasme. Il savait aussi être le pire des salauds quand il s’y mettait. Russlan était certes très beau, mais il était dangereux. Vous savez, qui s’y frotte s’y pique. C’est exactement ça. Sauf que là, la piqûre s’était montrée souvent venimeuse. Un peu à l’image d’une grenouille vivant dans les forêts tropicales. Une grenouille minuscule, d’à peine deux centimètres de long, d’un orange vif. A la peau extrêmement toxique, mais elles paraissaient belles pour leur proies. Russlan avait l’air avenant. Mais cette beauté était un genre de cheval de Troie. Une ruse pour cacher ce qui était pourri. Anna était aussi de celles là. Une beauté empoisonnée. Elle était encore plus sournoise que lui. Elle agissait souvent dans le dos des gens, et souvent lorsqu’on ne s’y attendait plus. Et merde, tiens! Voilà qu’il pensait encore à elle. Le Mihaylov ne pouvait pas s’en empêcher. L’image de son corps magnifique revenant sans cesse. Il se souvenait de la première fois qu’il avait vu Anna entièrement nue. Elle était divine. Elle était allongée, lascivement. Non pas sur une plage de sable fin dans un paysage idyllique, mais sur le sol en bois un peu vieilli de leur cabane construite en haut d’un arbre quand ils étaient mômes. C’était l’endroit où elle voulait qu’ils fassent l’amour. Pour boucler la boucle. Russlan s’y était laissé traîner sans poser de questions. Bref. Anna était allongée là. Les yeux clos, ses cheveux bruns aux reflets roux tombant en cascade sur ses épaules, lèvres entrouvertes. Le dos cambré, elle cherchait un contact. Sa jambe repliée. Elle avait rouvert les yeux, ses magnifiques yeux verts, et elle l’avait attiré contre elle, caressant doucement sa joue. Russlan n’avait pu détacher son regard de sa poitrine magnifique. Les rayons lunaires donnant des reflets d’argent à sa peau d’ivoire. La rondeur de ses seins était parfaite. Il remarqua même le grain de beauté qu’elle avait sur le sein gauche. Et ses tétons durcis par le désir qui se détachaient, de leur rose plus foncé. Dans un murmure, elle lui avait demandé de la prendre. Chose qu’il avait faite. Il avait vu la douleur sur son visage lorsqu’il la fit sienne. Elle enfonça ses ongles dans son épaule, alors qu’elle cherchait désespérément une goulée d’air. Puis il l’avait prise dans ses bras. Il l’avait rassurée. Il l’avait bercée, avant d’aller et venir tout doucement d’abord. Il n’était pas convaincu qu’elle avait eu énormément de plaisir, mais elle était sereine. Du moins, c’était ce qu’il en voyait sur son visage. Il s’était demandé à l’instant s’il n’avait pas fait une connerie en couchant ainsi avec celle qui avait été pendant longtemps sa presque sœur. Car il savait que si les choses venaient à mal tourner entre eux, il la perdrait pour toujours. Mais l’un comme l’autre souhaitaient prendre le risque. C’était plus fort que de raison.

    Russlan avait finalement ôté sa chemise. Du moins, défait les boutons. Sa rêverie lui donnant beaucoup plus chaud que de raison. Et cette tension sexuelle qui régnait dans la pièce n’était pas là pour arranger les choses. Pour preuve, il vit Mikhaïl déglutir difficilement. Ils n’étaient pas si loin que ça l’un de l’autre. Russlan percevait également l’odeur de son interlocuteur. Du musc également. Une odeur profonde et sensuelle. Mitigée à celle de son effort. Car Monsieur était en train de danser avant qu’il n’arrive. Il devait avoir un corps musclé. Russlan s’amusait de voir les réactions de son homologue britannique. Le voir desserrer sa cravate ainsi l’émoustilla encore plus. Quand il regarda ostensiblement ailleurs. Russlan l’avait-il mis mal à l’aise? Ou alors, recouvrait-il lentement la raison? Il n’en savait trop rien. Il soupira encore. Il se sentait lui aussi mal à l’aise. À l’étroit, précisément. Et il avait chaud. Il s’ébouriffa encore les cheveux. Sa chemise ouverte s’écartant dans la manœuvre. Chemise dont il finit par se débarrasser, incommodé par ce stupide bout de tissu. Tant pis. Il la récupérera plus tard. Il s’en fichait maintenant que l’autre ait à vue les cicatrices sur son corps. Le bandage artisanal qui enserrait son bras droit et qui aurait sans doute nécessité l’intervention d’une infirmière pour paraître mieux. Russlan regarda à nouveau son interlocuteur. Il semblait mal en point, lui aussi. Était-il dans le même état fébrile que lui? C’était fort possible. Si le désir du jeune russe était visible, encore une fois, celui de son interlocuteur était bien caché. Russlan avait de plus en plus envie de s’amuser. Là. Maintenant. Qu’importe qu’il ait cours, dans une, deux, ou trois heures. Il avait besoin de se libérer. Se délivrer de cette tension sexuelle insupportable. Au pire, il se soulagera tout seul. Cette perspective ne l’enchantait guère, car après tout, c’était moins drôle tout seul qu’à deux. Russlan sourit néanmoins à l’assertion de Mikhaïl. Sur sa connaissance de la salle sur demande. Il arqua un sourcil, et se gratta la nuque, machinalement. Avant de murmurer, toujours aussi suave:

    « -Comme quoi tout arrive par ici. Et non, je ne connaissais pas l’existence de cette salle. Je passais par ici par hasard. On dirait que j’ai de la chance. »

    Oui, il avait de la chance. Parce qu’il avait trouvé un nouveau partenaire de jeu. Son ancien lui jubilait. Lui qui n’était pas qu’un aimant à femmes. Russlan ne pourrait pas compter sur Anna, cette fois-ci. Même s’il avait pu compter sur elle pour la dernière fois. Russlan n’avait pas le choix. Soit tout seul, soit avec le type en face. Et franchement il préférait la seconde option. Il se passa une main dans les cheveux. Et la posa derrière sa nuque. Russlan afficha un drôle de sourire. Mi amusé, mi pervers. Il s’était encore rapproché de son interlocuteur. Le jeu de la séduction était lancé. Ca allait devenir beaucoup plus intéressant. Russlan se pencha alors vers son oreille, avant de murmurer, légèrement ironique.

    « -Y’a-t-il quelque chose que je puisse faire? »

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MessageSujet: Re: [18th Sept.] Something wrong...   Dim 26 Avr - 1:07

    Je n'ai jamais cherché à nier mon hétérosexualité. J'aime les femmes. Quelles qu'elles soient. La perfection de leurs corps blancs ou mâtes, leurs yeux magnifiques si expressifs, si émotifs. Chacune avait une beauté différente, chacune avait son charme. Tout à fait sensuel. Mes dernières conquêtes avaient toutes quelque chose qui m'avait séduit. Lyra, sublime éthiopienne, m'avait subjugué par la perfection de sa peau noire mais aussi l'éclat sauvage de son regard sombre. Je dois avouer que les nuits passées avec cette sublime héritière ont toutes été des plus savoureuses. Je crois qu'elle m'avait vraiment plu. Sans pour autant que j'en tombe amoureux, cela va sans dire. Nous aurions pu continuer à nous voir si les fiançailles organisées par sa famille ne nous avait pas séparé. Après Lyra, il y a eut une japonaise, très sensuelle. Sa peau de perle et l'éclat particulier de son regard d'un bleu aveugle m'avaient... Enfin bref, j'étais encore charmé. Mais ce qui m'avait, sans aucun doute, le plus séduit, ce fut sa vivacité d'esprit, son intelligence et surtout son humour piquant et bien particulier. Les longues nuits passées avec elle, je les utilisait pour apprendre sa langue - et son corps - mais j'ai mis une nouvelle fois fin à une relation. Parce que ça ne pouvait pas aller plus loin. Mais surtout parce que je retournais en Angleterre. Je perdis tout contact avec Mitsuko, ma belle de l'orient, tout comme je perdis tout contact avec Lyra. Et puis, j'ai eu droit à des Naskia, Ziyi, Emilie, Corey, Meryem et autre Délia. Un peu toutes les origines en fait. Mais si je ne niais pas mon attirance pour les femmes, je ne niait pas non plus celle que je pouvais avoir pour certains hommes. Pendant un temps, ma mère me crut uniquement homosexuel. Je ne rapportais que des conquêtes masculines. Elle changea bien vite d'avis quand elle réalisa, contre son gré, l'ampleur de la relation qui m'unissait à ma soeur adoptive. Par chance qu'aucun lien du sang ne nous unisse. Certes, nous étions frères et soeurs et ce que nous faisions pouvait être considéré comme de l'inceste. A aucun moment elle et moi n'avons pensé ainsi. Par chance, bon nombre de personne nous prenait pour un couple de libertin. Et je préfère de loin cette qualification. Ainsi donc, vous l'aurez compris, je suis bisexuel. Et ma bisexualité n'a jamais dérangé personne. Lohelia et Peter avaient toujours été formels sur ce sujet. Tant que tu es heureux, c'est tout ce qui compte pour nous. Tels furent leurs mots. Mais j'ai une préférence pour le corps gracieux de la gent féminine. Mais n'allez pas croire que je n'ai eu que les canons de la beauté dans mon lit. Il y a bien eu des moments de désenchantement. Être ivre jusqu'à coucher avec... Avec... Un laideron ? Mon dieu, cette nuit là, heureusement que je ne m'en rappelais pas. Mais le réveil, la putain de gueule de bois et la découverte de... la chose... Et là, j'eu peur de la réveiller. L'idée de prendre ma baguette et de me couper le bras pour m'enfuir fut soudain une idée fortement séduisante à mes yeux. Pourvu qu'elle ne se réveille pas, c'était tout ce qui comptait. Mais j'avais réussi à me dégager et à m'enfuir sans la réveiller. Et ce sujet là est le sujet qui fait toujours rire Rebecca. J'avais dix-sept ans. Elle venait juste d'avoir ses seize ans. Si ma nuit fut oubliée, le réveil pénible, le reste de la journée, en revanche... Fut beaucoup plus intéressant. Elle était là. Elle m'attendait. C'était tout ce qui comptait pour moi.

    Rebecca était le fantasme d'un certain nombre de personnes - filles comme garçons - qui ont déjà au moins une fois dans leur vie eut des pensées déviantes en la voyant. Franchement, qui n'a pas déjà rêvé de caresser sa cuisse, remontant lentement vers son intimité, pour pouvoir goûter à la douceur de sa peau ? Qui ne s'est pas imaginé son corps se cambrer, son regard alangui quand, avec douceur, on lui procurait ce plaisir que tacitement elle pourrait réclamer ? J'ai eu l'immense honneur à plus d'une reprise de pouvoir réaliser ces fantasmes... Avec son consentement, bien sûr. Comme après ma nuit horrible avec le truc trop moche. Elle était assise, ou plutôt affalée avec nonchalance et sensualité sur le sofa de sa chambre. Les volets de sa chambre étaient quelque peu baissés. Il faisait chaud dehors, une véritable fournaise. J'étais rentré à neuf heures du matin que j'allais déjà voir ma soeur, après une bonne douche, histoire d'oublier l'horrible surprise. Elle sortait sûrement de la salle de bain qui était mitoyenne à sa chambre. Je ne l'avais pas vu depuis la veille. Mai selle m'apparut dans une vision tout à fait charmante. Vêtue d'un long T-shirt, elle avait étendu ses longues jambes de gazelle sur l'ottomane. Elle lisait Julie ou la Nouvelle Héloïse de Rousseau. Mais moi, j'admirais les gouttelettes d'eau qui roulaient sur ses jambes. Elle posa son livre sur ses genoux et retira son haut, ne se retrouvant qu'en sous-vêtement. Elle frotta un bref instant ses jambes, provoqua en moi une vague de désir sans précédent. Il était revenue comme ça, violemment. Je réagissais toujours ainsi ainsi avec elle. Je refermais la porte derrière moi et m'installa à son côté. Avec envie, je balayais son corps de rêve, comme toujours. Comment rester sage avec une jeune femme comme elle dans les parages ? Elle croisa et décroisa ses jambes, me laissant deviner malgré la pénombre sa petite culotte. Et bientôt, mon désir d'elle revint. Rêveusement, je caressais son genou, tout en lui racontant ma mésaventure de la nuit. Elle riait, ses épaules se soulevant au rythme de son rire. Rire aussi pur que des clochettes. Et à nouveau je les écoutais. Fasciné de ce pouvoir que j'avais sur elle. Car moi seul était en mesure de la faire rire ainsi. Elle était tellement apaisée. Sans orgueil ou prétention, je crois bien que je faisais parti des rares à la voir ainsi, pour ne pas dire le seul. Avec son pied, elle se mit à me caresser doucement la jambe, son propre regard se faisant rêveur. Rousseau tomba au sol. Dommage. Nous avons continuer à discuter, jusqu'à ce que je cède à la tentation. Attrapant son pied avec douceur, je lui embrassait la cheville, avant de remonter, doucement, le long de sa jambe, embrassant ainsi l'intérieur de sa cuisse. Puis son ventre, avant d'atteindre ses lèvres au-dessus desquels je restais en suspens pendant que je lui retirais son soutien-gorge. Ce fut elle qui, en m'embrassant avec force, lança le reste des hostilités. En homme faible, je cédais encore plus. Je me débarrassais de ma chemise alors que la force de notre baiser augmentait, proportionnel à notre désir. Devenant presque sauvage. Farouche. A nouveau ce jour-là, j'ai bien cru qui nous avions failli faire l'amour. J'utilise l'expression faire l'amour car je ne baiserais jamais Rebecca. De toute façon, je ne baisais jamais aucune de mes conquêtes. Car j'avais toujours du respect pour elle et une quelconque affection. Jamais de l'amour. Je ne suis jamais tombé amoureux. Bref, les lèvres de ma douce Rebecca m'avait enveloppé, me faisant partir vers un ailleurs très agréable. Et je lui retournais les compliments, voyant jusqu'à quel point mes lèvres, ma langue sur son intimité lui faisait du bien. A cette époque, elle avait déjà eu un rapport avec Caleb. Elle était beaucoup moins coincée qu'avant. Mais elle avait encore vu cette espèce d'ordure. Ainsi, je modérais l'ardeur de mes caresses, pour éviter de lui faire mal, d'appuyer sur ses bleus récents. Je me souviens que quand elle avait été étudié en France, je n'avais presque plus eu de nouvelles d'elle pour la simple et bonne raison qu'il interceptait son courrier, qu'il était là. J'en étais outré, scandalisé, révolté et dégoûté surtout. Mais nous ne pouvions rien faire. Il avait trouvé un moyen de pression. Peter, tout puissant qu'il pouvait être, était néanmoins impuissant face à cet odieux chantage. Si Rebecca étai sa victime préférée, nous étions tous, par extension, ses victimes. Il voulait nous nuire. Car notre famille était rivale à la sienne. De mes mornes pensées, ce fut la voix moqueuse mais séduisante de mon interlocuteur qui m'en tira. Je relevais mes yeux sombres vers lui, voyant toujours en filigrane Rebecca. Une femme que j'aimais tant. Mais d'un amour purement fraternel. J'eus un sourire amusé. Massant ma nuque par pur automatisme, j'émis un léger rire :

    "En ce cas, tu le verras bien rapidement si tu m'ennuies."

    Le sous-entendu que j'y avais glissé n'était pas innocent. Néanmoins, je feignis de le faire croire. Si j'avais éduqué ma soeur aux jeux libertins, elle, en revanche, m'avait appris l'art de jouer sur les mots. De glisser innocemment des sous-entendu. Elle avait cette affinité littéraire qu'hélas, je n'avais jamais eu. Du moins pas avant longtemps. La différence entre elle et moi de ce côté était ô combien flagrante et non négligeable. Ma culture générale, je la devais bien entendu aux Stuart. A mon humble avis - et que Dieu m'en sois témoin - ce n'était pas en allant dans une famille d'ouvrier qui bossait d'arrache pied matin et soirs pour survivre que ma culture se serait enrichie. Et encore mois si j'étais resté à l'orphelinat. On disait de mes parents qu'ils étaient cultivés. Dans ma tête, ils n'étaient rien d'autre que des photos. En parlant de parent, je parle de mes géniteurs. Mais mes parents, c'était Lohelia Isabelle, c'était Peter. Pas Mary O'Toole et Penn Rhys-Meyer. Une mère qui se suicide quand son enfant est en bas-âge, je n'appelle pas ça une mère. Miss Pom aurait été une mère formidable. Mais elle n'était que la dame qui s'occupait des orphelins. Calmement, je me concentrais sur la situation présente et cherchais ainsi quelque chose qui me plaise chez Russlan. En fait, je n'avais pas besoin de chercher bien loin. Tous ces petits gestes qu'il faisait, comme le fait de se rapprocher de moi, sciemment ou non, ne me laissaient pas indifférent. Mais je ne montrais rien. Rebecca m'avait appris que ne pas montrer ses émotions évitaient ;es problèmes, empêchait l'autre d'avoir une emprise sur soi. En revanche, j'étais naturellement doué pour décrypter le langage du corps, les émotions des autres. Tout comme j'étais capable de me mettre à leur place pour les comprendre. Ainsi, j'avais été le seul à comprendre la complexité de la personnalité de Rebecca. Chose que même son ex n'avait pas su saisir. Que même nos parents n'avaient pas pu comprendre. Et je l'admirais. Car rien de ce qui lui était arrivé ne l'avait autant abattu que ce que nous avons tous cru. Elle aurait pu tenter de se suicider à plusieurs reprises, pour se soustraire à l'humiliation. Elle aurait pu outrepasser son intolérance à la drogue et à l'alcool pour plonger dans ce cercle infernal. Mais il n'y avait qu'un monde duquel je n'avais pas pu la protéger. J'étais plus vieux qu'elle d'une année, j'étais son frère aîné. Je me devais de la protéger, je me l'étais toujours promis. J'en avais été incapable. Ce monde de la nuit, elle n'arrivait à le quitter que quand elle était à Poudlard. Ce qu'elle faisait pour notre famille était inconcevable, inacceptable. Accepter de vendre son corps à des hommes contre la garanti qu'aucun mal ne nous serait fait... Je trouvais ça répugnant. Et une fois, je me suis violemment disputé avec elle. Je l'avais surprise en train de descendre à la gouttière. Elle était rentrée pour les vacances de Pâques. Je lui avait couru après pour la retenir, la rattraper, mais elle s'était dérobé à mon étreinte. En y repensant, j'ai bien du mal à croire que ça ne remontait qu'à il y a cinq mois. En revanche, cette année, j'étais à Poudlard. Je surveillerais personnellement le moindre de ses faits et gestes. Et au moindre doute, au moindre faux pas, je dirais tout. Le silence avait duré depuis trop longtemps. Elle aurait ce statut de victime qui lui était dû. Et Anton irait crever en prison. Je ne me tairais pas plus longtemps, je n'en serais pas capable. Certes, ce n'était pas à moi de le dire. Mais si elle tardait ou pis, si je doutais qu'elle continuait à se prostituer pour Anton, je balancerais tout, sans aucune pitié. Son humiliation, notre infamie n'avait que trop duré maintenant. Je continuais à regarder Russlan. Je ne voulais qu'une seule chose, une seule : son bonheur. Etait-ce interdit ? Il avait dû voir la douleur dans mon regard, douleur qui disparut néanmoins quand mes pensées devièrent à nouveau, quand il me rappela encore Rebecca. J'eus un léger sourire en entendant ses propos. Et je haussais les épaules, toujours en glissant un léger sous-entendu.

    "Rebecca m'a dit que cette salle fournissait tout ce que nous désirons, tout ce dont nous avons besoin. Je trouve ça assez... Fascinant."

    Ma soeur m'avait aussi rapidement exposé leur entrevu. Restant laconique cependant sur la façon. Et puis, j'avais été surpris de ce qu'elle avait fait. Outrepasser son dégoût pour faire ce qu'elle avait fait à un autre homme. Je dois dire que je ne m'y attendais pas. Bien sûr... Elle n'avait pas parlé de frustration ou quoi que ce soit d'autre. J'inspirais profondément et mon regard se posa sur les chaussons de. Je la revoyais clairement danser et tournoyer avec grâce. Son maintien noble et princier. Il faut dire que j'étais excessivement fier d'être son partenaire, tout comme elle était fière d'être ma partenaire. J'avais hâte d'aller - ou de retourner plutôt - à Juilliard avec elle. Elle serait rapidement appréciée des professeurs de chants et de danse. A mon avis, elle méritait amplement d'intégrer l'école. Mais j'étais loin d'être un des examinateurs de l'école. Peut-être qu'ils la jugeraient indigne d'intégrer les rangs. Mais elle ferait tout pour y arriver. Elle était hargneuse. Je savais que les juges étaient sévères. Je regardais, quittant le monde des arts pour retourner à celui plus terre à terre qui nous entourait. Et mon entrevue, cependant, ne manquait pas de me faire divagué. J'évitais de trop penser à ce qui provoquait mon désir. Je commençais à être à l'étroit et à avoir chaud. C'est d'ailleurs pour ça que je retirais le noeud de la cravate et ouvrit quelques boutons. Inconsciemment, nous nous étions rapprochés l'un de l'autre. Et je sentais son odeur. Enivrante. Captivante. Je fronçais les sourcils quand il me parla à nouveau. Et j'eux un large sourire moqueur mais séduisant. Je franchis sciemment cette fois le dernier pas qui nous séparait. Pour souffler à son oreille également, d'un ton bien équivoque.

    "Y a t-il quelque chose que tu ne saches pas faire ?"

    Si j'avais encore glissé un sous-entendu ? Peut-être bien que oui. Peut-être bien que non. Mais franchement, Russlan n'était pas le genre de type qui calmait un désir naissant, bien au contraire.
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Russlan S. D. Mihaylov
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MessageSujet: Re: [18th Sept.] Something wrong...   Lun 27 Avr - 1:13

    Russlan aussi préférait les femmes. Il aimait leurs corps aux formes pures. Chacune avait son petit quelque chose qui faisait la différence. Russlan aimait la douceur féminine, leur goût sucré, la sensualité de leurs corps qui n’étaient que rondeurs. Leurs cheveux de soie dans lesquels il était si agréable de perdre les doigts. Leur parfum capiteux, enivrant. Leurs lèvres qui savaient se faire à la fois douces et coquines. Des femmes, il en avait connu bon nombre. Mais peut être pas de toutes les origines. Russlan avait cependant connu Siobbhàn, l’irlandaise à la chevelure de feu et à la peau d’albâtre. Siobbhàn avait la noblesse dans le sang, et cela se transcrivait dans son attitude. La jeune héritière avait été invitée une fois au manoir Wellington pour fêter le nouvel an. Si cette étreinte a pu être possible, c’était en partie grâce au Grandpa’ . Il y avait d’autres personnes invitées, d’autres jeunes filles aussi. Il avait repéré la grecque Belen, à la peau mate, et aux yeux verts. Un corps parfait qu’il a eu l’occasion d’expérimenter car il avait eu la bonne idée de lui glisser son numéro de portable dans son décolleté avant de partir. Il y avait aussi Eva, la norvégienne aux cheveux d’argent et aux yeux saphir. La délicatesse incarnée. Une jolie colombe, un brin fragile. Il avait mis longtemps à la séduire, mais il avait eu ce qu’il voulait. Le plus dur a été de la laisser partir. Eva ne l’a pas vraiment bien pris. Il a été obligé de laisser derrière lui la jeune femme assez désillusionnée. Car la douce Eva était une incorrigible romantique, et pour l’attirer dans ses filets, il avait dû user et abuser de poésie et de beaux mots. Lui laissant miroiter une relation sérieuse. Qui n’arriva jamais. C’est dans le lot des menteurs, ça. Il n’avait pourtant que seize ans, mais il savait déjà embobiner les gens. Leur faire croire ce qu’il voulait. Simplement parce qu’il savait se montrer des plus persuasifs par moments. De toute façon, le mensonge, ça marchait toujours pareil. Il suffisait d’y croire soi même dur comme fer pour que l’autre y croie déjà à moitié. Dès lors, il fallait avoir les bons arguments pour le convaincre. Et même si les arguments sont des plus bidons, le fait d’y croire fera en sorte que l’autre le croit également. Bref, c’était toute une histoire.

    Russlan avait déjà eu des mauvaises surprises, comme à chacun. On ne pouvait pas tout avoir de bien non plus dans la vie. C’est comme le jour où il a rencontré Diana. Le fait d’avoir rencontré la jeune femme n’était pas une mauvaise surprise en soi, mais plutôt la façon dont il l’a rencontrée. Autrement dit, les circonstances. Russlan avait déchanté quand Aaron avait ramené cette fille à l’appart. Et quand il lui a dit qu’il l’avait payée pour qu’ils s’amusent un peu, eh bien, il s’était mis en pétard. Parce qu’il trouvait ça ignoble de payer une jeune femme pour faire ce genre de choses. Ce n’était ni plus ni moins que de la prostitution. Russlan avait gueulé sur Aaron comme du poisson pourri. Il était parti en claquant la porte. Mais de toute façon il devrait revenir ici. Il habitait là pour le moment. Alors qu’il marchait dans les rues environnantes, en shootant dans une cannette de bière vide, Russlan s’activait, pour éviter de sentir la rage déferler en lui comme un raz de marée. Comment osait-il? La pauvre fille! Russlan avait étudié brièvement le profil de Diana quand il s’était mis en colère contre Aaron. Et bizarrement, il avait cru voir apparaître l’ombre d’un sourire sur le visage de la jeune femme. Russlan ne voulait pas s’imaginer qu’à présent, Aaron et elle devaient être en train de faire des obscénités dans la chambre. Une chose est-il, c’est que quelques jours plus tard, Diana était venue à sa porte. Non pas pour offrir ses services en échange de quelques pièces, mais pour le remercier. Il l’a invitée à rentrer. Aaron n’était pas là, et ses autres colocataires non plus. Russlan ne s’inquiétait pas vraiment du fait qu’une fille comme Diana et lui étaient seuls. Elle n’avait pas forcément de mauvaises intentions. En tout cas, la jeune femme lui avait expliqué que ce n’était pas une blague de mauvais goût de la part d’Aaron. Que c’était son boulot. Et que des fois ça la pesait de le faire, car elle tombait sur des types qui ne faisaient pas vraiment gaffe au fait qu’elle était une jeune femme. Diana, avec son franc parler, lui avait dit qu’il lui plaisait. Qu’elle n’avait pas envie de l’avoir comme client mais comme amant. Non pas une fois et plus jamais, mais plusieurs fois, sans amour. Sans engagement. Juste l’un avec l’autre, juste pour leur plaisir. Une relation pas prise de tête pour un sou. Il avait hésité. Parce que de l’autre côté, il y avait Anna. Anna qu’il désirait mais qui était inaccessible. C’est comme ça qu’il s’en est retrouvé à coucher avec Diana. Au départ, c’était une histoire de frustration, parce qu’il ne pouvait pas avoir Anna. Mais il fallait avouer que Diana était très douée, et il avait fini par y prendre son pied. C’est également Diana qui lui avait fait goûter à la drogue. Ensemble, ils avaient fini par se faire des soirées fumette ou à fréquenter des fêtes pas très légales où circulaient toutes sortes de choses pas nettes. Il était tombé dans un cercle vicieux duquel il n’était sorti que par quelque chose de radical.

    Anna pourtant l’a prévenu contre Diana, à plusieurs reprises. Elle avait été tellement déterminée à ne pas en démordre qu’au départ, Russlan avait cru que ce n’était, ni plus ni moins, que de la jalousie. Mais il s’est vite montré impressionné par ce petit bout de femme qui savait ce qu’elle voulait. Et qui était prête à beaucoup de choses pour atteindre ses objectifs. Elle avait voué une haine farouche à Diana, et elle avait même programmé une vendetta contre elle. Au nom de cette haine viscérale qui les liait toutes les deux. Il savait Anna capable de beaucoup question perfidie, mais il ne l’aurait jamais soupçonnée ainsi. Disons qu’elle cache bien son jeu. Sous des airs angéliques et charmeurs se cachaient une âme des plus noires dans le secret de laquelle il était facile de comploter. Ils en avaient fait des choses ensemble. Humilié des gens. Ils en ont beaucoup traîné dans la boue. Démonté en un rien de temps une réputation, la réduisant plus bas que terre. Dans leur école, ils étaient craints et respectés. Le couple le plus en vue. La garce et le salaud. La bonne affaire! Mais ils savaient qu’il ne valait mieux pas se trouver dans le collimateur d’Anna ou de Russlan. Parce que dès lors, c’en était fini pour eux. Si au départ, c’était dans un but purement défensif, quand ils se sentaient menacés, maintenant, c’était parce qu’ils trouvaient ça jouissif de voir l’autre morfler. Et dès lors qu’ils avaient accompli leur méfait, ils regardaient l’autre, sourire goguenard aux lèvres, alors qu’ils s’éloignaient de leur victime main dans la main. Silencieux, Russlan regardait parfois la silhouette fine et gracieuse de sa compagne. Caressant du regard l’arrondi de ses seins accentué par le blanc de la chemise. Son soutien-gorge foncé se dessinant à travers la transparence de l’étoffe. Dans la journée, il y avait son uniforme, mis de façon très académique, très strict. Le soir venu, elle envoyait valser sa veste rouge, puis elle laissait sa chemise ouverte sur deux ou trois boutons, montrant la naissance de sa poitrine. Quand elle voyait qu’il regardait, elle ouvrait un peu plus. Et venait s’installer sur ses genoux. Se blottissant dans son étreinte rassurante, nichant son visage dans le creux de son cou. Sa jupe remontant avec sensualité le long de sa cuisse, dévoilant la broderie de ses bas.

    Dès lors, c’était une véritable torture qui commençait. Il caressait du bout des doigts son genou aux contours parfaits. Sa peau de pêche, pâle et douce. Il continuait toujours en remontant à l’intérieur de sa cuisse. Elle se cambrait, elle haletait. Se cramponnait davantage à son cou, comme un koala. Sa respiration, il l’entendait, se faisait plus erratique. Du bout des doigts, il caressait la dentelle de sa petite culotte. Ses lèvres effleuraient son cou, avec sensualité. Elle gémit faiblement alors qu’il caressait doucement son intimité par-dessus son vêtement. Plus tard, encore, il touchait du bout des doigts, parfois plus profondément, sa chaleur et son humidité. Alors qu’elle basculait en arrière, s’offrant à la caresse qu’il lui prodiguait. Ce petit jeu pouvait durer longtemps, entre eux. Ce n’était pas seulement un jeu. Cela leur servait de préliminaires, bien souvent. Et bien souvent encore, il finissait par basculer dans le lit avec elle. Timidement, la main d’Anna venait déboutonner son col de chemise, alors qu’elle avait glissé son autre main dans son pantalon, caressant doucement son intimité. Alors que ses doigts à lui narguaient toujours l’intimité de la jeune femme, se perdant parfois dans sa chair, lui arrachant un gémissement. Ses doigts jouaient, parfois en surface, parfois un peu plus profondément, mais toujours doux, mutins, soucieux de lui donner le plus de plaisir possible. Elle appelait son prénom, doucement, alors qu’il avait momentanément cessé de caresser son corps pour se débarrasser de sa chemise, qui vira pour le coup au sol. Et ils avaient fait l’amour. Comme une récompense pour leur jeu d’avant. Russlan finissait par abandonner sa bouche, pour embrasser ses seins parfaits, son ventre plat, caressant lascivement, du bout de la langue, son nombril, puis descendait toujours plus bas. Goûtant avec délices sa peau merveilleuse, douce, satinée, pâle comme le marbre. Elle se cambrait alors qu’il embrassait l’intérieur de ses cuisses, ses mains ébouriffant ses cheveux. Pour la taquiner, il lui disait de respirer un peu quand elle bloquait sa respiration alors que ses lèvres embrassaient doucement son intimité. Après, il laissait sa langue travailler doucement, ses mains expertes caressant la peau de ses hanches, son ventre plat. Il aimait voir la jouissance sur le visage de sa belle, alors qu’elle commençait à s’agiter de soubresauts, sa respiration se faisant plus lourde alors qu’elle atteignait le sommet de son plaisir. Ca le faisait toujours sourire de l’entendre gazouiller à moitié quand il lui parlait après cela. Ce qu’elle disait n’était pas toujours cohérent. Pas plus que le discours qu’il tenait avec l’étranger pouvait l’être. Russlan esquissa un sourire suite à ses derniers propos. Il haussa les épaules, avant de répondre:

    « -Eh bien je veillerai à ne pas t’ennuyer. »

    Le sous entendu lui aussi à peine dissimulé. Russlan esquissa un sourire amusé. Russlan avait toujours eu le talent pour l’ironie, le sarcasme. Les sous entendus, et l’art de la rhétorique. Anna aussi savait le faire, et parfois, entre eux, c’était un concours de style. Et vas-y qu’ils te parlaient en périphrases et autres métaphores. En mots qu’on ne croise qu’une seule fois dans sa vie, en ouvrant au pif une page dans un dictionnaire. Russlan et Anna s’amusaient beaucoup ainsi. Le langage des mots primait parfois sur le langage du corps, mais la plupart du temps, c’était le second qui le remportait sur le premier. Le Mikhaïl ici présent semblait aussi pas mal se débrouiller en ce qui concernait la joute verbale. Amusé, Russlan se demandait combien de temps il pourrait tenir contre lui à ce petit jeu. Le petit lui plaisait, nul doute. Enfin, petit…tout était relatif. Russlan scrutait Mikhaïl. Non, décidément, il ne lui déplaisait pas, bien au contraire. Ainsi, Rebecca lui avait détaillé les secrets de cette salle? Russlan afficha un sourire sardonique, avant de murmurer, sourire aux lèvres:

    « -Vraiment tout? »

    Encore un sous-entendu dissimulé là-dessous. Mais que voulez-vous, Russlan avait une idée derrière la tête. Idée de laquelle il serait difficile de le défaire vu comment s’était engagée la partie. Et Dieu seul sait -pardonnez le blasphème- que quand il avait une idée derrière la tête, il ne l’avait pas ailleurs. Allez savoir, au ton de sa voix, ce qu’englobait le tout. Russlan afficha un sourire satisfait en voyant Mikhaïl amorcer un pas vers lui. Ils n’étaient plus qu’à un pas l’un de l’autre. Il souffla à son oreille sa dernière réplique. Russlan sourit à sa remarque, un sourire éloquent, d’un air de dire Et toi, qu’est-ce que tu en penses? Russlan avança d’un pas, brisant les derniers centimètres les séparant. Sa main s’aventura sur le col de la chemise de son camarade, et descendit par-dessus l’étoffe, sentant au passage ses muscles de danseur. Il fit sauter le bouton de son pantalon, et ouvrit la fermeture éclair de son pantalon. Russlan glissa sa main le long de son ventre dur, et se nicha confortablement dans l’espace qu’il venait de créer, touchant l’entrejambe de son camarade. En le voyant aussi dur et inconfortable que le sien, il sourit, et retira sa main. Il avait risqué gros, mais tant pis. Il se pencha vers son oreille, avant de murmurer:

    « -Je pourrais en effet faire quelque chose… »

    Il s’agenouilla face à lui, se mettant confortablement, avant de baisser le pantalon du jeune homme. Emportant son boxer au passage, libérant ce qu’il avait touché tout à l’heure. Et le responsable de toute cette gêne. Il leva les yeux vers le jeune anglais, et afficha un sourire, avant de se pencher, ses lèvres effleurant son intimité. Il allait le prendre, quand il se ravisa au dernier moment. Il étala ses jambes nonchalamment, et appuya ses mains derrière lui. Pour pouvoir regarder aisément Mikhaïl sans se démonter les cervicales au passage. Il afficha un sourire narquois, avant de murmurer, de son ton suave:

    « -Encore faut-il que tu le veuilles. »

_________________
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MessageSujet: Re: [18th Sept.] Something wrong...   Sam 9 Mai - 2:22

    J'avais comme qui dirait l'étrange impression que j'aurais mieux fait de courir après Rebecca finalement. Je ne serais pas capable de dire pourquoi, en réalité, mais le fait était là... J'allais encore une fois faire une connerie. Ou pas. Il fallait voir en fait ce que j'allais faire. Ou ce que nous allions faire. Parce qu'il était évident que l'autre en face de moi ne resterait pas... Là à ne rien faire. Étant de ceux qui n'aimaient pas rester immobile, je m'adossais contre le rebord de la petite table sur lequel il y avait le magnétophone. Avec la pile de CD sur lesquelles s'étalaient soit mon écriture de mouche que je trouvais parfaitement hideuse - alors que tous la trouvait élégante pour un garçon - ou la longue et fine de Rebecca. Je fixais du coin de l'œil le dernier CD de la pile. Le dernier boitier, vide, était celui de James Morrison. Le CD était dans le lecteur. Je tournais à nouveau la tête pour regarder un des miroirs. Le fait de voir à l'infini mon reflet me fichait la trouille. Personnellement, je trouvais ça flippant de voir sa propre image répétait des dizaines et des dizaines de fois. Et dire que quand je dansais avec ma tendre partenaire, ça ne me dérangeait pas outre mesure. Mais là, ce n'était pas pareil. Je n'aimais pas ça. Alors, pour éviter d'être troubler encore plus, je tournais à nouveau la tête, pour regarder à nouveau mon interlocuteur. Si sa ressemblance avec Rebecca était flagrante au niveau du comportement, je ne faisais cependant pas l'amalgame entre lui et elle. En revanche, le désir que je ressentais était véritablement partagé entre celui qui me torturait depuis trop longtemps et que j'éprouvais pour la belle héritière des Stuart et celui, tout neuf, que je ressentais pour l'étranger. Peter m'avait bien précisé de ne pas trop m'approcher des étrangers. Je devais me contenter de ce que j'avais sous la main. Mais ce que j'avais sous la main... C'était justement un étranger. Alors, la première clause du contrat ne tenait plus. Et je ne prendrais en compte que la seconde.

    Et je n'avais plus qu'à prier Dieu pour que personne n'ait l'idée saugrenue de venir là, maintenant tout de suite. Genre, Rebecca. Parce que, pour le moment, j'étais encore plus ou moins présentable. Certes, ma chemise n'était pas académiquement rentrée dans le pantalon, mais il valait mieux alors, afin de cacher mon entrejambe durcie. J'étais dans une situation inconfortable, mais je m'en amusais. J'avais enfin le plaisir de trouver un partenaire à ma taille. Quelqu'un qui avait le sens de la réplique, qui savait jouer sur les mots, sur les sous-entendu. C'était mieux qu'une conversation platonique, une soirée au lit et puis un "au revoir" à peine lâché, au revoir synonyme d'adieu en réalité. Mais lui, il savait y faire. Déjà, il savait suscité mon désir. Mais moi, je ne faisais rien. J'aimais avoir une sorte d'attitude passive. Toujours laissé croire à l'autre qu'il avait le dessus. Mais mon sourire pervers était loin de donner cette impression. J'appuyais mes main sur le rebord de la table et m'y laissais aller légèrement, me donnant ainsi une attitude décontractée. Désinvolte. Comme dans une pièce de théâtre, Russlan me donnait la réplique. Une improvisation parfaite, digne de faire pâlir certains maîtres. Racine, Corneille n'auraient pas fait mieux. A la poubelle, les Sophonibe et autres Phèdre. Je continuais à sourire lubriquement, m'imprégnant de son odeur. Un peu à l'image de ses amoureuses qui restaient des heures le nez collé contre la peau de leur amour. Sauf que je n'étais pas collé contre lui et je n'étais pas amoureux. J'étais loin de tomber un jour amoureux. Je savais que sur terre, il y avait quelqu'un qui m'était destiné. Et que je rencontrerais bien cette personne un jour ou l'autre. Je continuais, moqueusement, narquoisement, à regarder le jeune homme. Lui trouvant toujours un détail de plus en plus attirant. Et finalement, l'idée de coucher avec lui devint une idée plutôt séduisante. Il devenait clair et évident que j'avais de plus en plus envie de lui. Et mon habileté d'acteur, mon attitude mesquine me permettait de cacher aisément cette attraction. Et l'aide de ma chemise était la bienvenue. Lorsqu'il annonça qu'il veillerait à ne pas m'ennuyer, mon sourire pervers teinté de moquerie s'étira encore plus. Et mon regard chocolat pétilla d'un éclat amusé. Je penchais légèrement la tête en avant, passant un léger coup de langue sur mes lèvres, avant de répondre, d'une voix suave :

    "Tu seras sûrement à la hauteur... Je suis malgré tout... Difficile à ennuyer."

    Mon sourire appuya mes propos. Il devenait clair et évident que les choses deviendraient plus sérieuses à mesure que les secondes passeraient. Mais cela ne me dérangerait pas. J'étais bisexuel et ma bisexualité n'avait jamais été un soucis. Et l'autre en face était au moins homosexuel. Bien que j'avais l'impression qu'il avait une petite-amie. Mais qu'importe. Il me séduisait, me draguait ouvertement. Cela signifiait donc qu'il n'était plus en couple. Ou alors qu'il était infidèle. Je n'aimais pas rendre quelqu'un cocu. J'espérais alors être face à quelqu'un qui était dans la première situation. Que Russlan soit devenu depuis peu célibataire. Non pas que j'avais envie de sortir avec lui, mais c'était surtout pas principe. Et puis, je me sentirais franchement mal vis-à-vis de la personne trompée. Je n'oserais pas la regarder droit dans les yeux? Oui. J'étais libertin. Oui, j'avais fait l'éducation sexuelle de ma soeur. Oui, j'avais eu de nombreuses conquêtes, tant masculines que féminines. Mais jamais aucune n'avait été le résultat d'une tromperie. En tout cas, j'appréciais de plus en plus Russlan. Sa manière d'être et de réagir était tout à fait intéressante. Et la suite des évènements aussi. Après avoir avoué que Rebecca m'avait annoncé les petits secrets de la salle, je haussais légèrement des épaules, secouant lentement la tête de gauche à droite, avant de dire, toujours souriant, plongeant mon regard sombre dans les pupilles claires du jeune homme :

    "Crois-tu que cette salle de danse aurait été là le cas contraire ? Oui... Elle donne absolument tout ce qui peut être utile. Dans n'importe quelle situation. Même les plus intimes, me semble t-il."

    Là, je devenais de plus en plus clair sur mes envies. Nous avions franchis les derniers pas qui nous séparaient, mais je l'entraînais en arrière, reculant finalement pour revenir contre la table que j'avais abandonné. M'étais avis que j'en aurais besoin pour la suite. Pour me tenir au cas où. Et son sourire éloquent eut pour effet de m'exciter davantage. Je dois dire que là, les choses étaient vraiment plus intéressantes. Je ne me départissais pas de ce sourire pervers que j'arborais depuis un moment. Mon partenaire avait le même. J'eus enfin le plaisir de le sentir contre moi. Enfin, pas collé contre moi non plus. Ma respiration restait calme et régulière, tout comme les battements de mon coeur. Je n'en étais pas à ma première fois avec un autre garçon. Et ça n'avait plus aucun rapport avec mes quinze ans, où j'avais connu ma première expérience homosexuelle. J'étais terrifié, je l'avoue. Mais j'y ai pris beaucoup de plaisir en réalité. Et mon partenaire avait été très doué. Et mon partenaire actuel n'était pas un débutant et pas un malhabile non plus, ça se sentait. Mon sourire disparut un moment, et s'étira à nouveau, en coin cette fois. Du regard je le déshabillait, du moins, je virais du regard le peu de vêtement qu'il lui restait, puisqu'avec sa chemise ouverte, j'avais le droit de voir son torse. Il passa sa main sur mon col de chemise. Le silence s'étant installé, j'entendais parfaitement les battements coordonnés de nos cœurs mais aussi le bruissement de l'étoffe. Quand il toucha mon entrejambe, mon sang ne fit qu'un tour dans mes veines et j'eus toutes les peines du monde à me retenir. Il n'y eut qu'un faible frémissement. Rien de plus. J'avais appris à me contrôler. Fort heureusement pour l'autre en face. En revanche, je faillis perdre mes moyens quand ile se mit à genou devant moi et m'effleura. Je mordilla ma lèvre inférieure, amusée cependant. Et parlait alors d'une voix rauque, à cause du désir :

    "Si je ne voulais pas, crois-tu que je serais resté ici ?

    Tacitement, je venais de lui donner mon feu vert. Il était clair que maintenant, c'était à lui de jouer. Je me laisserais faire. Les premiers temps.
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MessageSujet: Re: [18th Sept.] Something wrong...   Mer 13 Mai - 1:04

[C'est là que les choses deviennent sérieuses. NC-17 pour la fin du post. On vous aura prévenus '-']

    Qu’Est-ce que Russlan foutait là au juste? lui-même n’en avait aucune idée. Il avait laissé le hasard faire les choses. Et le hasard avait très bien fait les choses. Ca faisait un peu plus de quatre jours qu’il s’était fait jeter par sa copine, et que cette dernière flirtait ouvertement avec un blond peroxydé dont Russlan vomissait le nom. Quatre jours de frustration accumulées, trop, c’était trop. Il avait besoin d’évacuer tout ça. Mais pas tout seul. Parce que seul finalement ce n’était pas drôle. Il n’y avait pas toute cette excitation due à l’attente, au fait que l’autre pouvait parfois se montrer imprévisible. Le danger, c’Est-ce qui plaisait à Russlan. Il n’était pas masochiste au point de vouloir mettre sa vie en danger pour quelques frissons dus à l’adrénaline pure, ça, il le laissait pour les bons à envoyer à l’asile. L’adrénaline, il la recherchait à travers les plaisirs du corps et de l’esprit. Anna. Elle était sa partenaire d’érotisme, et elle savait se montrer très douée. Mieux encore, dans ses bras, il se sentait aimé. Mais voilà, il ne l’avait plus. Le jeu avait changé. Elle le provoquait ouvertement. En s’affichant avec des tenues qu’elle ne portait pas spécialement quand elle était avec lui, en flirtant outrageusement, et le tout fait dans sa présence. Sa vengeance pour avoir osé aller voir ailleurs. En voyant les décolletés plongeants qu’arboraient son ex -il allait devoir s’y faire- il imaginait sans peine les dessous sexy qu’elle devait porter. Dessous qu’à sa connaissance personne ne voyait, hormis dépassant légèrement d’un pantalon, ou se voyant justement à travers de ses décolletés, sans que cela ne fasse pétasse pour autant. Russlan était un homme. Et il ne pouvait s’empêcher de mater les filles dont le string dépassait légèrement de leur jean taille basse, ou de loucher dans un décolleté trop affriolant. Pour en revenir à l’autre en face…Certes, ce n’était pas une fille. Mais n’empêche. Il n’avait pas besoin de porter des dessous sexy pour être dangereusement attirant. Tout en lui plaisait au jeune Russe, qui ne pouvait s’empêcher de le mater ouvertement. Imaginant quel pourrait être son corps sans ses vêtements. Finalement, il avait peut être trouvé un moyen d’évacuer sa frustration. Cela faisait certes longtemps qu’il n’a pas eu d’homme dans son lit, le seul à sa connaissance était justement Aaron, mais en ce qui s’agissait de lui procurer du plaisir, il devait certainement fonctionner pareil.

    Personne ne viendrait les déranger, et Russlan en éprouvait une certaine satisfaction. Comment pouvait-il en être aussi sûr? Eh bien, tous avaient cours à cette heure ci de la journée. Il séchait, mais il s’en foutait, il était assez populaire pour qu’on ne lui en veuille pas. Rebecca? Laissez le rire. La jeune préfète ne voudra jamais se retrouver dans la même pièce que lui. Elle ne reviendrait pas de sitôt, le sachant dans les parages. De toute façon, si elle venait à se pointer, pas sûr que Russlan serait gentil avec elle. Non, il aurait plutôt envie de lui dire de très méchantes choses. A éviter, donc. Ils étaient donc tranquilles jusqu’à au moins la pause de dix heures. Pourquoi? Parce qu’il y avait toujours une poignée d’irréductibles dérangés par leurs hormones et qui venaient s’envoyer en l’air quelque part avant de retourner en classe. Parties de jambes en l’air qui constituaient leur seule activité physique. Tu parles. La blague. Mais de toute façon, la probabilité pour qu’ils soient dérangés restaient moindres. Autrement dit…Ils avaient tout le loisir de céder à leurs pulsions. Russlan le trouvait de plus en plus attirant. Dans sa façon d’être. De réagir par rapport à lui. C’était tout bonnement fascinant. Et mieux, il ne semblait pas s’enfuir à toutes jambes devant ses avances. Russlan était satisfait. Cela s’annonçait mieux que prévu. Surtout quand il sentait l’autre aussi proche que lui, s’imprégnant de son odeur. Russlan arbora un sourire en coin qui en disait long. Sur quoi? Ben…Son odeur. Les bains moussants qu’il avait utilisés lors de sa douche tout à l’heure, son déodorant, son eau de toilette, tous avaient en commun d’avoir une odeur aphrodisiaque. Forcément, cela jouait sur l’odorat humain. Ajoutez à cela un physique avantageux et un corps façonné par une certaine pratique sportive. Genre le Quidditch. Pour compenser un peu le basket, il était poursuiveur dans l’équipe de son école. Il marquait des buts. Et avoir fait du basket, croyez le ou non, aidait beaucoup. Bref. Tous ces éléments en main aboutissaient à la même conclusion: Russlan était quelqu’un d’extrêmement désirable. Même, beaucoup de jeunes femmes fantasmaient sur lui, et au vu de son interlocuteur, il n’y avait pas que les femmes qui le trouvaient attirant. Bref. L’autre avait beau quoi faire pour dissimuler ses véritables intentions, son corps disait le contraire. Quoi? Vous n’avez jamais entendu parler des phéromones? L’attraction sexuelle entre deux individus, ce n’est que de la chimie. Chaque individu a son odeur qui lui est propre, en dehors de tout parfum superflu ou autres accès de coquetterie. Et quand un autre individu se trouve devant l’individu qui lui plaît, le premier secrète des phéromones, comme pour signaler l’attirance à l’autre. L’homme il n’y est pas très sensible, mais voilà. De Mikhaïl émanait des phéromones sexuelles qu’on ne pouvait ignorer. Là encore, tout était relatif. Pour certains, Mikhaïl suscitera rien d’autre que l’indifférence la plus totale. Parce qu’ils ne seront pas sensibles à ses phéromones. Russlan lui, y était sensible. C’était comme ça que ça marchait. Il avait lu ça dans une encyclopédie quand il avait treize ans, quelque chose comme ça. L’explication scientifique cassait un peu le mythe de l’attirance dès le premier regard, mais l’explication était là. Le désir sexuel, ce n’était qu’une question d’hormones. Bien sûr, la gestuelle comptait. La vue aussi. L’ouïe parfois. Qui pouvait résister à quelqu’un qui se passait ainsi la langue sur les lèvres, de façon tout à fait lascive, qui avait un corps désirable et qui parlait d’un ton tout à fait suave? Personne. Russlan n’échappait pas à la règle. Il afficha un sourire à la phrase de Mikhaïl, avant de répondre:

    « -Il n’y a pas de mal à être difficile à ennuyer. Le défi n’en est que plus excitant en ce qui s’agit de trouver une distraction. Et crois le ou non, je ne manque pas de ressources pour désennuyer les gens. Tous sexes confondus. »

    Lui aussi souriait. Et savait faire dans la voix suave. Et les sous-entendus étaient on ne pouvait plus clairs. Russlan se plaisait à séduire. A reprendre ses anciennes habitudes. Attention, car à mettre le doigt dans l’engrenage il devient difficile de s’en sortir. Qu’importe que ce soit un homme ou une femme. En finale il obtenait toujours ce qu’il voulait. Des fois, c’était plus long et plus difficile, mais c’était l’enjeu de la séduction. Russlan n’avait pas de remords en ce qui concernait de séduire Mikhaïl. Il n’était plus avec Anna. Elle draguait d’autres gars. Donc lui pouvait se permettre d’aller voir ailleurs. Il n’y avait pas de raison. Hormis peut être le fait qu’ils allaient perdre tous les deux des plumes dans cette guéguerre. Russlan était aussi un libertin. S’il avait fréquenté plus de personnes que de raisons deux ans plus tôt, depuis qu’il était avec Anna, son libertinage s’était retranscrit d’une autre façon. Du moins, ils avaient été deux. Ils se livraient à des jeux érotiques. A sa façon, il réparait le corps meurtri de sa belle. Avec lui, elle a connu ses premiers émois. Elle lui a laissé le privilège de la déflorer. Et le cap de la première fois franchi, leurs câlins étaient des plus torrides à chaque fois. Leur relation était quand même assez sulfureuse. Assez néanmoins pour le frustrer par cette absence totale et pour l’instant irrévocable. Mais heureusement que Mikhaïl était là. Il allait pouvoir l’aider à résorber toute cette frustration, voire à l’éradiquer totalement. Les phéromones aidant. Mais pour l’instant, il parlait de cette salle, qui, il fallait l’avouer, était tout à fait prodigieuse. Mais il s’en foutait, à dire vrai. Ce qu’il voulait, c’était de l’action. Et cette salle semblait être capable se transformer, même dans les situations les plus intimes. Intéressant. Russlan afficha un sourire en coin, avant de murmurer:

    « -Voilà qui est intéressant. On pourrait peut être…L’essayer? Et voir ce que ça donne… »

    Une invitation on ne pouvait plus claire. Mikhaïl l’avait entraîné en avant, pour qu’il soit en appui sur la table. Il afficha un rictus plein de malice. Ainsi, il en aurait besoin? Et il avait commencé par caresser son corps. Par-dessus sa chemise. Attendant un véritable consentement de sa part. Russlan espérait ainsi susciter son envie. Son désir, par ce simple contact. Il n’était pas un débutant, même s’il n’avait pas fait cela depuis longtemps. Avec un autre homme. Mais c’était comme le vélo, ça ne s’oubliait pas. Russlan avait fini par glisser sa main dans le pantalon du jeune homme, pour toucher son membre déjà érigé. Le désir du jeune russe monta d’un cran, alors qu’il baissait le pantalon du jeune anglais, son boxer suivant de près, le libérant d’une certaine façon. Le voilà qu’il s’était agenouillé, ses lèvres prêtes à s’en saisir. Mais il voulait le frustrer un peu, et avait demandé de sa part un consentement. Ne serait-ce qu’oral, ou par un signe de tête. Consentement qu’il lui donna. Mais ce n’était pas suffisant pour Russlan. Certes, il pouvait très bien en rester là et le prendre directement, mais il avait besoin d’un peu plus de temps. Dans l’esprit de faire durer le plaisir. Mihaylov se releva. Et se colla contre Mikhaïl. Il colla sa main derrière sa nuque, pour rapprocher son visage du sien. Il écrasa furieusement ses lèvres contre les siennes, mêlant bientôt sa langue à la sienne. Il avait un goût de sel qui ne lui déplaisait pas. Alors qu’il l’embrassait à pleine bouche, sa main vint chercher le col de sa chemise à nouveau, et entreprit de défaire un à un tous les boutons. Il vira la chemise au sol, alors que son partenaire désormais était nu. Il eut ainsi tout le loisir de regarder son corps, et son regard fut attiré par son entrejambe fièrement dressé. Il regarda à nouveau Mikhaïl, droit dans les yeux, et, avec délicatesse, il vira la radio et la tour de CD. Il allongea son partenaire sur la table, et fléchit légèrement. Il avait repris ses lèvres, il s’attaquait déjà à son cou, sa langue effleurant doucement sa peau masculine, avec envie aussi. Une envie violente, pressante. Ses lèvres s’aventuraient sur son torse musclé, ses abdominaux parfaits, lascivement. Il s’attarda longuement sur son bas-ventre, avant de descendre vers ce qui était probablement le plus intéressant. Il ne tergiversa pas longtemps. Il posa quelques baisers sur son entrejambe, avant de le prendre. Et de travailler ainsi. Pendant un moment. Veillant à donner à son partenaire le plus de plaisir possible.

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MessageSujet: Re: [18th Sept.] Something wrong...   Mer 15 Juil - 20:53

    [Désolée pour la qualité minable… Mais je n’arrête pas de le recommencer. Promis je me rattrape la prochaine fois... Mais là, c'est ras le bol de cette réponse en particulier !]

    Si je vous dis que je fais du saut à l’élastique… Vous m’envoyez à l’asile ? Non, sérieusement, je ne suis pas dû genre à me jeter dans le vide avec pour seul ami, un fil. Tout élastique soit-il, j’étais encore assez intelligent pour ne pas faire de conneries de ce genre. Mais j’étais amateur de sensations fortes. Et même si je n’aimais pas l’idée que je pouvais faire du saut à l’élastique, j’avais déjà fait du parachute, du parapente, de l’ULM… Et j’en passe des vertes et des pas mûres. Mais j’aimais bien. Parce que c’était excitant. Non sérieusement, c’était vrai. Le danger n’était pas quelque chose qui me faisait peur. Dans ma conjoncture actuelle – et mon magnifique bracelet gris perle peut vous le dire – le danger, ça me connaissait. Enfin, ça allait me connaître. Quoi que dans on voyait Rose… C’était un pur miracle que je sois encore en vie. Mon cœur n’avait jamais fait autant de bond de toute ma vie. Elle me surprenait tout le temps, partout… C’en était fatigant, éreintant. Mais je savais pourquoi elle faisait ça. Elle me préparait. Mais moi, contrairement à elle, mes sangs étaient vierges de toutes mains. Ce n’était pas ça ? Ah merde, alors c’est : mes mains étaient vierges de tout sang. C’est sûrement mieux comme ça. Mais bon, mes pensées sont en réalités un peu chamboulées. Je pense à Hayley et à son corps d’ange. Je pense à Rebecca et… A elle en fait. Et en face de moi, j’ai une gueule d’ange. Enfin… Ange est un peu trop poussé pour lui. Il a malgré tout plus l’air d’un diable que d’un ange. Mais on lui donnerait le bon Dieu sans confession… Si on ne le connaissait pas. Et je ne le connaissais. Juste peut-être rapidement ce que ma brunette préférée m’en avait raconté. Mais tout avait été très succinct, comme toujours avec Rebecca. A moi de me faire ma propre opinion donc ? Déjà, j’étais indéniablement et irrémédiablement attiré par lui. Et non, je ne suis pas amoureux de lui. J’avoue être bisexuel mais le grand amour au premier regard, je n’y croyais pas trop. En réalité, pas du tout. Maintenant, qu’est-ce que j’attendais de lui ? Un peu de distraction. Notre relation – si relation il devait y avoir – serait très éphémère. C’était ce que je croyais. J’aurais fort bien pu entendre le rire moqueur de Rose et sa charmante voix ironique me demander si c’était réellement ce que je croyais. Je n’allais pas dire oui mais je ne pouvais pas dire non plus. Et puis, merde, me voilà embrouillé. Je me mettais à penser milles insanités et plus encore de stupidités parce que j’étais complètement à la masse. La tension que Rebecca avait laissée m’avait rendu pantois. L’attraction physique qui régnait entre le Russe et moi n’était pas là pour arranger les choses, bien au contraire. J’allais me perdre et puis en fait, je m’en moquais joyeusement. Quoi qu’il se passe, rien ne sortirait de cette salle. Et ça avait plutôt intérêt.Evite de sauter sur tout ce qui bouge. Mon père m’avait mis en garde. Et une réputation trop sulfureuse nuirait joyeusement à la réputation Stuart. Pour le moment, j’avais exigé de ma famille adoptive que mon lien avec eux ne soit pas révélé. A cause de ce petit problème hormonal qui nous prenait souvent à ma sœur et moi. Et puis, quand ça se serait tassé on dirait, avec nos airs incompréhensif « On ne vous l’avez pas dit ? Pourtant on pensait que c’était évident… ». Attendez, vous logeriez un orphelin chez vous pendant des années sans l’adopter ? Mais y’en a qui sont vraiment con. Et on utilise cette connerie pour cacher l’infortune relation de Rebecca Stuart et Michaël Rhys-Meyer. Ouais, pour beaucoup, on flirtait joyeusement, on s’envoyait en l’air tout les soirs et tout le toutim. Euh… On flirtait joyeusement et on s’envoyait presque en l’air. Sauf qu’en fait on avait jamais été plus loin que des attouchements. Qui nous portait certes à la jouissance mais il n’y avait jamais eu aucune pénétration. Vous avez un problème avec les mots ? Passez votre chemin.

    S’il y a une chose que je hais par-dessus tout, c’était bien prendre des pincettes. Et c’est aussi sûrement la raison pour laquelle je rentrais en conflit avec Rebecca. Dans le genre Troisième Guerre Mondiale. Et je ne me doutais pas qu’une guerre de ce genre éclaterait entre la Belle des Serdaigle et moi. Et personnellement, je n’étais pas encore assez masochiste pour me demander quand une dispute démarrerait entre nous. Je n’aimais pas les disputes. Et j’avais beau ne pas prendre de pincettes avec les gens et être plutôt franc voire méchant, je n’aimais pas non plus me brouiller avec eux. Sauf si c’était des sales cons. Alors là c’était banzaï et pas de quartier. Je montais vite au créneau pour en faire voir de toutes les couleurs. Ce que je préférais le plus, c’était de voir l’autre s’en prendre plein la figure et déchanter. La décadence humaine n’était pas drôle mais la déchéance, ça, c’était mon dada. De qui donc croyez-vous que Rebecca tient son côté mesquin ? J’ai honte de le dire – ou pas – mais elle le tient de moi. Hélas, il semblerait que le maître ait été dépassé par l’élève une fois de plus. Et elle était particulièrement douée. Un peu trop même et c’en était effrayant. Elle était effrayante quand elle s’y mettait. Cette facilité à vous déchiffrer, à vous comprendre. Cette intuition qu’elle avait parfois. Elle avait une sensibilité incroyable et c’était ce qui faisait d’elle… Une excellente Lectrice. Symboliste-Gardien de mère en fille et de père en fils ou de père en fille et de mère en fils – voyez à quel point mes pensées sont troublées par l’Apollon qui s’active à me déshabiller – les Di Matteo étaient déstabilisants. Elle était… Déstabilisante. Elle était diablement… Merde je n’avais pas de mot pour la décrire. Mais j’avais été bien gêné une fois. Je revenais de chez moi – ma maison à moi quand la situation chez les Stuart est trop invivable – et je l’attendais pour aller à une soirée, appuyée contre ma limousine (ben quoi ?) et là, je l’ai vu sortir. Dans cette robe noire et moulante qui galbait chacune de ses formes, son lent déhanchement sensuel quand elle descendait les marches d’escaliers alors qu’elle ne m’avait pas aperçu, ses longs cheveux bouclés qui virevoltait autour d’elle. Elle était si naturelle. Et je ne comprenais pas ceux qui disaient qu’elle était trop sophistiquée. Il ne la connaissait pas comme je la connaissais en fait. Et c’était bien dommage. Mes pensées dévièrent dangereusement quand Russlan me répondit. Il savait désennuyer les gens ? Intéressant… Mais il ne serait pas un amant régulier – du moins j’espérais qu’il ne soit qu’une aventure de passage, d’un instant et qu’on repartirait à nos vies respectives ensuite –. D’autant plus qu’il avait précisé « tout sexe confondus ». Un « copain de luxure »… Non sérieux, je divaguais là. Je secouais lentement la tête, toujours ce petit sourire en coin et annonçait alors, malicieusement :

    « Eh bien je compte sur toi pour me montrer toute l’étendue de tes talents. »

    Dis comme ça, ça pouvait être pris ironiquement, sarcastiquement, moqueusement. Il y avait un mélange d’un peu de tout mais je ne doutais pas qu’il était doué dans son genre. Dans mon esprit de défi, et parce que j’étais aussi un emmerdeur de première, je tentais le diable en personne. Mais quand je le voulais, je pouvais aussi être ledit diable. Et quand je le voulais aussi, je pouvais être parfaitement imbuvable. En fait je crois que je ne sais pas comment je suis vraiment. Ca dépend des personnes. Hypocrite ? Oh… Si peu. Bon d’accord, comme tout à chacun, je pouvais être un gros hypocrite. Mais mon hypocrisie était joyeusement contrebalancée par ma trop grande franchise. Grande gueule comme on me disait – que ce soit affectueusement ou non – et je m’assumais comme tel. Mais là je faisais un arrêt sur image. Le jeune homme et moi étions clairement en train de nous séduire alors que ça faisait quoi… Une vingtaine de minute qu’il était là ? Ca, dans le genre précipité, je m’y connais pas. En fait si, je m’y connaissais. Mes coups d’un soir issus de soirée, c’était souvent du précipité. Ou parce que j’avais un coup dans le nez. Surtout parce que j’avais un coup dans le nez – sans pour autant être ivre mort sous une table en train de rendre tripes et boyaux – et que j’avais une envie à faire passer. Toujours, bien sûr, dans le respect de l’autre. Je ne promettais pas monts et merveilles. De toute façon, je ne promettais rien. On m’avait appris une chose, une seule : la fidélité envers l’autre. Oui… Mais serais-je fidèle si je faisais des promesses que je ne tenais pas ? Mon enseignement m’avait appris que les seules promesses que j’avais à faire et à tenir – et que j’étais sûr de respecter – c’était mes ordres de mission. Ordre que je n’ai toujours pas eu – et je ne pense pas que Grande Blondie [donc Helena] n’allait m’oublier très longtemps –. Je ne passerais plus à travers les mailles du filet. Comme les petits poissons quand les trous du filet sont trop gros, ben là, c’est pareil. La comparaison vous fait rire ? Tant mieux… Sinon… Tant pis. Chamboulé, je l’étais. Incapable de réfléchir correctement, ça aussi. Une délurée m’avait un jour parlé de bêbêtes qui se mettaient dans l’oreille et qui brouillaient le cerveau. Peut-être que c’était mon cas.

    « Essaye là alors… J’ai déjà eu cet insigne honneur. »

    Non, à mon bon souvenir, c’était la première fois que je venais dans cette salle aujourd’hui. Mais c’était moi qui avais demandé cette salle de danse. C’était sur demande de ma sœur. Je ne me préoccupais plus trop d’elle. Egoïste, je ne crois pas. Perturbé, ça, je l’étais un peu plus. Ou alors c’était simplement parce que Russlan s’était relevé pour m’embrasser. M’embrasser. Sa langue caressait la mienne avec une certaine sauvagerie, sauvagerie que je lui rendais bien. Je n’étai pas du genre à me laisser faire ni à laisser croire qu’on pouvait me dominer. Le fait que mon intimité soit mise à nue, je m’en balançais. En fait, je n’avais plus rien à penser si ce n’est ce qui allait arriver ensuite. Sa main se promena une dernière fois sur mon col et il s’activa à enlever mes boutons. Et si franchement il croyait qu’il allait rester habillé lui… N’ayant pas accès au bas, je m’intéressais au haut. Lui enlevant avec une facilité déconcertante sa chemise. Quoi de plus normal, me direz-vous, quand vous savez que ladite chemise n’était déjà plus fermée. Je regardais du coin de l’œil le tissu tomber au sol pendant qu’il enlevait la tour de CD et la radio. Et je n’osais même pas m’imaginer la tête des gens si nous venions à être surpris. Quoi que c’était impossible. Si la Salle était occupée, personne ne pouvait rentrer, non ? Rebecca ne m’avait pas répondu, sûrement parce qu’elle ne savait pas. Mihaylov revint vers moi, capturant à nouveau mes lèves – et ce avec mon bon consentement – et je sentis bientôt ses lèvres partirent sur ma peau, me montrant avec insistance son envie pressante, ce désir qui l’irradiait. Pas d’inquiétude, je n’étais pas mieux. Et plus il descendait, plus mon sourire devenait légèrement lubrique et plus je m’évadais. Oh non… Je ne perdais pas mes moyens. Sauf quand je sentis ses lèvres se poser sur mon entrejambe. Un grognement rauque s’échappa de ma gorge alors que je m’étais redressé, m’appuyant sur mes coudes. Je fermais les yeux et renversait légèrement la tête, profitant non sans soucis de ce plaisir qu’il me procurait. J’avais une vue sur les muscles de son dos, quelque peu contracté. Du regard, je suivais cette ligne, admirait son tatouage et revenais… Repartais sur son tatouage – avant de gémir un peu sans le vouloir – et me demanda alors une chose : Qu’est-ce que ce putain de tatouage foutait sur son dos ? Je m’étais imperceptiblement raidi mais les lèvres de mon partenaire me détendirent rapidement et me firent oublier ce tatouage. J’étais incapable de parler, c’était vrai. Mais je sentais que, doucement, j’atteignais une certaine libération – libération qu’Hayley avait su me procurer aussi avec ses propres lèvres –. Honte à moi qui courait ainsi le jupon – et le pantalon – mais c’était ma nature. Ma respiration se faisait un peu plus erratique et annonçait alors :

    « Je confirme… Tu as l’art et la manière de désennuyer tes partenaires. »

    Ennuyé, je ne l’avais pas été. Et si je l’avais été, je ne l’étais plus. Une fois que j’aurais atteint cette libération que je recherchais, ce serait à mon tour de lui faire ceci. Mon entrejambe dure ne me faisais plus autant souffrir. Et ce qu’il me faisait était amplement et totalement agréable.
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Russlan S. D. Mihaylov
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MessageSujet: Re: [18th Sept.] Something wrong...   Dim 19 Juil - 2:49

[Tseuh. C'était parfait ♥️ Voilà mon euuh, truc =) J'ai essayé de faire avancer par contre =3 Et vous autres, ceux qui lisez le topic, l'avertissement est toujours valable.]

    Russlan aimait beaucoup prendre des risques. Tout simplement parce que une bonne dose d’adrénaline, c’était décapant. Et ça mettait du piment dans une vie, même ennuyeuse. On ne pouvait pas dire que la vie de Russlan soit particulièrement emmerdante. A bien y réfléchir, à côté de tout ce qui lui est arrivé, il aurait aimé avoir une vie bateau. Avoir ses deux parents qui s’aiment à la maison. Avoir peut être un frère ou une sœur. Avoir peut-être même un chien. Crâner devant les copains, au bras de sa petite amie canon qu’il connaissait depuis la maternelle. Russlan s’était souvent surpris à imaginer quelle serait sa vie dans l’idéal. Ca ressemblait à peu près à ça. A la place de ça, sa mère s’est suicidée, son père est un salaud en plus d’être alcoolique et violent, il va étudier dans une école de sorcellerie, il n’a non un chien, mais un chat, gros pépère de sept ans qu’il partageait avec Anna, il avait non une sœur à part entière mais une demi-sœur, il crânait devant les copains, mieux encore, c’était un branleur, et certes sa petite-amie était canon mais il la connaissait depuis qu’il avait huit ans. C’est que dans la vie, on pouvait pas tout avoir non plus. Russlan avait donc eu une vie bien mouvementée, encore mieux que les héros de films de série B. Il n’y a pas besoin d’un triangle amoureux improbable pour mettre du piment dans une vie. Et à en voir ce qui s’est passé dans la vie de Russlan, on peut aisément comprendre qu’on ait un peu beaucoup forcé sur le Tabasco. Peu importe. Russlan avait connu la décadence. Il avait frôlé la mort par deux fois. Il faisait le con à moto avec des potes. Il jouait les voyeurs en espionnant son voisinage avec une paire de jumelles pour passer le temps. Il avait consommé de la drogue. Baisé à outrance. S’était rebellé plus d’une fois contre l’autorité. Pour espérer mater son tempérament fougueux, Dezrodnov lui avait collé dans les bras un poste à haute responsabilités. Il avait déjà passé une nuit en prison. Un oncle assez riche pour payer la caution. Puis…

    Plus rien. Sa vie palpitante et non moins dangereuse était retombée comme un soufflet au fromage mal cuit. Le calme plat pendant deux ans. Puis arrive Poudlard. Anna qui participe au tournoi. Lui qui fait du gringue à sa prof de métamorphose. Et lui qui allait encore une fois se retrouver au pieu avec un autre mec. Enfin, pieu, tout était relatif, il s’agissait justement d’une salle de Poudlard reconvertie en studio de danse. Et le mec en question était carrément…Comment déjà? Plutôt pas mal. Et plutôt bien foutu. Russlan sentait qu’il avait les atomes crochus avec ce type qu’il connaissait depuis quoi? Vingt minutes? Allons, bon, le temps de faire les présentations et de se lancer quelques piques, amorçant du même coup une joute verbale encore toute gentille. Mais Russlan n’attendait rien de cet étranger. Pour l’instant, il se prenait juste au plaisir du jeu de la séduction. Et peut être plus si affinités. Russlan n’avait aucune restriction, aucun principe à respecter, sinon celui du fais toi plaisir et on verra après. il n’était pas non plus du genre à se faire des plans sur la comète. Il vivait au jour le jour, advienne que pourra. Il avait toute la vie pour s’amuser, la mort pour se reposer. Que voulez vous, l’insouciance de l’adolescence, sûrement qu’il montrait parfois dans son attitude les vestiges de l’enfant qu’il n’a jamais pu être.

    Russlan se demandait comment on pouvait exiger de lui qu’il soit un adulte alors qu’il n’a jamais pu être réellement un enfant. En grandissant, il n’avait pas vraiment suivi le même schéma que tous les autres. Il avait l’impression qu’il vivait tout en accéléré, qu’il se rapprochait inexorablement du mur, qu’il allait percuter tantôt. Et là, ça va faire mal, très mal. Connaissant la propension à la dépression du jeune homme, c’était très dangereux. Surtout quand on sait que la seule personne susceptible de l’aider -et de l’aimer- lui tournait à présent le dos. Après tout, il l’avait bien mérité, non? A force de jouer au con, on finissait toujours par perdre car il y avait toujours plus fort que soi à ce genre de jeu. Et pour le coup, on ne pouvait pas dire si c’était rassurant ou pas. Parce que savoir qu’il y avait autant de connerie humaine empoisonnant le monde, il y avait sérieusement de quoi avoir la gerbe. Russlan était peut être sacrément con par moments, mais il détestait la connerie, et ce à un point pas possible. Croyez vous pourquoi il méprisait le genre humain par moments? Simplement parce qu’il avait eu largement l’occasion de voir de quel genre de saloperies l’humain pouvait regorger. Exemple? La violence. Manipulation. Perfidie. Cupidité. Jalousie. Il n’y avait que l’espèce humaine pour tuer quelqu’un à cause d’une somme de pognon ou pour une question de biens. Chez les animaux, c’était plus une question de règne ou de femelles. Déjà plus normal. Mais Russlan ne parvenait pas à comprendre pourquoi des créatures censées être civilisées se laissaient parfois régir par leurs bas instincts et commettre des atrocités.

    Mais que voulez vous. L’être humain, ça se dit complexe. Mais quand on voit certaines blondasses stupides qu’il y avait à Durmstrang -ou ailleurs- il y avait de quoi sérieusement en douter. Mais ne croyez pas que Russlan se prenait pour une personne à l’intelligence supérieure, bien qu’il fusse surdoué, et bien que son orgueil mal placé le laissait suggérer. Quand il était en groupe, il était aussi con que les autres. Sûrement parce qu’il y avait le truc de faire son intéressant devant les copains, et que c’était tellement drôle de faire des conneries, peu soucieux du restant et surtout pas des quelques responsabilités qu’impliquent son statut de préfet en chef. Après tout, il était encore à l’école, il allait avoir le temps de s’assagir quand il grandira, quand il aura atterri dans la vraie vie. Quitte à briser bien les illusions de son esprit un peu trop idéaliste. Alors qu’on lui foute la paix au gosse, pour le moment. Il avait certes du talent. Non seulement, du talent pour emmerder le monde, mais en plus, il avait un certain talent pour quoi dit-il? Pour désennuyer les gens. Et il comptait bien désennuyer à sa façon le jeune homme en face de lui, faire taire cette attirance physique qui l’avait pris aux tripes et qui ne le lâchait plus pour le moment. Et le mec en face n’avait pas trop l’air contre à l’idée de l’aider. Puisqu’il comptait constater de visu l’étendue de ses talents (dit-il…). Un sourire moqueur étendit les lèvres du russe, et il murmura d’une voix à la fois mielleuse, grave, profonde, et dangereusement sensuelle:

    «- J’ai beau me traîner une réputation de menteur et de gigolo, je tiens quand même ma parole, et quand je dis que tu ne vas pas être déçu du voyage, tu ne vas pas l’être, je te le garantis. »

    Il l’avait cherché. Il l’avait trouvé. On ne provoquait pas Russlan sans rester impuni. Mikhaïl n’avait peut-être pas conscience qu’il était en train de tenter le diable en personne (ou presque…), ou alors, il le savait, mais c’était une tête brûlée. Russlan arborait un sourire clairement moqueur, alors que le jeu de la séduction avait repris. Et on pouvait dire que ça marchait remarquablement bien, puisqu’ils étaient prêts de céder tous les deux. Ils se repoussaient dans leurs derniers retranchements. Russlan savait généralement ce qu’il voulait. Il avait des idées très arrêtées. Peut-être était-ce pour ça qu’il paraissait têtu, voire borné. Parce quand il avait une idée derrière la tête il ne l’avait pas ailleurs. Et vous savez quoi? Il y a un proverbe qui dit que seuls les cons ne changent pas d’avis. Eh bien en campant sur certaines positions, Russlan avait déjà démontré qu’il était con. Et jeune, par extension. Parce que ces deux mots, jeune et con, allaient souvent ensemble. Passons. Russlan comptait bien utiliser le temps libre qu’il lui restait avant le cours suivant à bon escient. Ou pas. Tout dépendait de la notion qu’on pouvait avoir du « à bon escient ». Russlan en était au stade à se demander s’il allait réellement aller en cours l’heure d’après. Parce que ça ne le ferait vraiment pas s’il se pointait en cours à moitié débraillé, le cheveu en bataille, incapable de se concentrer, avec le regard animé d’une lueur post-orgasmique. Surtout, il n’aurait pas le courage d’affronter Anna, une fois de plus. Bien qu’il y avait fort à parier qu’elle serait avec ce Wladok à la con. Ou une de ses amies. En fait, il allait sécher la matinée. Et peut-être toute la journée si ça lui chantait. Allons bon, il n’était plus à ça près en ce qui concerne les cours! Il ne comprenait déjà pas grand-chose à ce qui se disait faute de bien savoir parler anglais. Et puis bon, il faisait ce qu’il voulait après tout. Il était assez grand pour décider par lui-même s’il avait envie de réussir ou foirer ses études *rire* Alors, son choix était vite fait. Il resterait en la charmante compagnie de celui qui était en passe de devenir son amant. Amant qui entre parenthèses commençait à évoquer la possibilité d’explorer toutes les possibilités que pouvait offrir la salle? Huum, pour l’instant, il ne savait pas trop à quoi s’en tenir, et à dire vrai il avait hâte de découvrir ce que pouvait lui offrir le corps de son futur partenaire. Il s’humidifia la lèvre inférieure d’un coup de langue, avant de regarder le jeune anglais droit dans les yeux;

    « -Je ne sais pas comment ça marche…Et pour l’instant je ne vois pas encore quoi demander…Peut être pour après… »

    Sur le coup, il était l’innocence incarnée. Il affichait son sourire craquant, et son regard brillait d’une lueur mêlant à la fois insouciance, innocente et malice. Un instant, il paraissait beaucoup plus jeune. Un sourire ça pouvait en changer des choses. Un regard aussi. Russlan en se regardant dans le miroir, une fois, était surpris de voir l’image qu’il renvoyait. Vieux, fatigué. A à peine vingt ans, il en paraissait dix de plus. Sans rire. Viktor pour déconner l’appelait pépé. Un pépé qui se comportait comme un gosse de quatorze ans quand il était en bande. Inquiétant. Mais il y avait en lui cette fougue, cette passion. Fougue qu’il démontra en embrassant Mikhaïl, avec sensualité, indécence. Ses mains appuyées sur le bord de la table. Lui qui se penchait sur lui, et cherchait à approfondir leurs échanges. Leurs langues bataillèrent un moment, alors que les mains du russe avaient agrippé le col de la chemise de l’anglais. Alors qu’il s’attelait à défaire la chemise de Mikhaïl, ce dernier s’acharna à faire dégager la sienne. Russlan s’était déjà attaqué à son pantalon, libérant son membre durci par le désir. Sans hésitation aucune, il l’avait pris alors, le travaillant tantôt doucement, tantôt avec un lenteur exagérée. Il s’amusait des grognements de son partenaire, et il continuait de s’appliquer, cherchant à lui faire prendre son pied. Il regardait du coin de l’œil le jeune homme, alors qu’il s’était appuyé sur ses coudes, montrant ainsi son buste parfaitement sculpté. Il avait rejeté la tête en arrière. S’il savait. S’il savait l’érotisme qu’il dégageait en ce moment. Un érotisme qui laissait Russlan pantois, qui embrasa son désir de lui encore plus. Puis il vit qu’il regardait son dos. Merde, merde, merde! Il allait perdre pied. Il avait tellement besoin d’être soulagé, d’atteindre sa propre délivrance. Mais il allait devoir attendre, attendre que son partenaire atteigne lui le sommet de sa jouissance. Il ne dit rien quand il lui dit qu’il confirmait qu’il avait le talent pour désennuyer les gens. Tant mieux s’il appréciait.

    Il attendit alors que son partenaire ait atteint son orgasme, avant de le relâcher doucement, et de poser un instant son front sur son ventre. Lentement, il laissa ses lèvres taquiner sa peau, et remonta le long de son torse, sa langue traçant des sillons humide sur sa peau, lui qui s’attaqua bientôt à ses épaules, à son cou, pour revenir à ses lèvres, avant de l’embrasser à nouveau, fougueusement. Sa main descendant le long de son torse, vers une partie de son corps des plus intéressantes, alors qu’il obligeait presque son partenaire à se redresser, pour se coller à lui alors qu’il l’embrassait, son cœur quant à lui, battait à tout rompre, et son propre entrejambe cherchait désespérément une friction, un contact, tout et n’importe quoi, mais qui puisse au moins le délivrer à son tour. Ses mains agrippant avec force le dos de son partenaire. Puis sans rien dire, il abandonna une de ses mains sur sa chute de reins, l’autre sur une cuisse de Mikhaïl, son visage enfoui dans le creux de son cou, comme pour reprendre ses esprits.

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MessageSujet: Re: [18th Sept.] Something wrong...   Dim 23 Aoû - 23:58

    Il y avait tellement de choses que l’être humain ne devait pas faire. Genre… Manger du chocolat. Ben oui… Parce que manger du chocolat, ça pouvait entraîner des crises de foie. Et il parait qu’une bonne crise de foie, ça faisait mal. Foie ? Mais le foie. F-O-I-E ! Pas la Foi. Le truc qui fait qu’on croit en quelque chose ou non. Je vous parle de l’organe et pas d’un truc spirituel. Sérieusement… Vous avez déjà vu des crises de Foi dû à un excès de chocolat ? Ah moins que le chocolat ne soit bourrés de l’hydromel des Dieux dans ce cas, faites moi goûter. Parce que ça doit être assez marrant d’avoir une crise de Foi. Mon Dieu, veuillez me pardonner mes incessants blasphèmes. Mais je crains que ce ne soit plus fort que moi. Je suis une espèce de rigolo. Et je n’en ai pas l’air. Normal, il y a des attitudes à avoir en public et en privé. Ce genre de stupidité, je pouvais sans conteste les dires en privé. Ma famille me connaissait, elle savait de quoi j’étais capable niveau connerie. En revanche, en public, je ne me le permettais pas. D’ailleurs, à Juilliard, même si je n’y suis resté que l’été – tout ça parce que l’idée de passer mes ASPICs carrément ici m’est passé par la tête – j’avais été plutôt calme je trouve. Pas de stupidités sorties comme ça sur un coup de tête et surtout, je n’ai pas fait d’étrangeté. Ma baguette, bien que constamment sur moi, n’avait guère été utilisée. Et pourtant, New-York pouvait être très dangereuse parfois. Je le savais. Les gangs et tout ça. Mais j’étais entraîné au combat. Je savais me défendre. Je savais aussi tuer. L’anatomie humaine n’avait pas de secret pour nous, Chevaliers comme Assassins. Les réseaux nerveux, les os, les artères… Nous étions capables de tuer dans le plus grand des silences. Dans la plus parfaite des discrétions. Nous étions des ombres. J’étais une ombre. Mais je n’étais pas accompli encore. Comme tout Chevalier, j’attendais ma mission. Ma première mission. Celle qui ferait de moi un vrai Chevalier. Parce que j’étais encore un Innocent. Innocent dans le sens où mes mains n’avaient pas été salies du sang des Infidèles. Sur mon torse, la croix chrétienne que je portais opposait un contraste entre ma peau, brûlante de désir, et la froideur du métal. Alors, que ne pouvais pas faire un être humain ? Des choses qui mettraient sa vie en danger ? Attendez, laissez-moi rire… Ne pas mettre sa vie en danger ? Nous, Chevaliers, éprouvions la force de notre Foi en faisant un saut que seuls les Fidèles, les Croyants peuvent faire. S’ils ont la Foi, ils peuvent faire le saut. Sinon, c’est la mort. Il s’agit du Saut de la Foi. Mon dernier Saut remontait à il y a sept mois. Je l’avais fait avec mon père. Et nous avions atterrit sans aucun soucis en bas, dans le réceptacle. Une bonne dose d’adrénaline. Et à chaque fois, Rebecca nous regardait, dépitée. Ou encore Lohelia Isabella. Les deux femmes devaient nous trouver dingue. Mais un Saut de la Foi permettait d’évaluer la force de notre Foi. Oui, je suis profondément croyant, même si j’ai quelques déviances. Et des déviances que ma religion réprimait et que je ferais mieux d’arrêter avant d’être dans de sacrés problèmes. Mais j’avais tendance à être un petit con. Alors bon… Je me jurais que cette fois, ce serait ma dernière fois. Et quelle dernière fois. Les lèvres de mon amant étaient un véritable régal et son corps d’athlètes. Je déviais ? Oui… Peut-être. Mais j’avais toutes les raisons du monde d’aimer ce qu’il me faisait. Qui d’autre ne serait pas transporter dans un autre univers quand un homme aussi séduisant que lui vous faisait ce qu’actuellement, il était en train de me faire. Et que l’on soit un homme… Ou une femme, il y avait toutes les raisons d’apprécier. Et je prenais plaisir à me laisser engloutir dans les limbes du plaisir quand il su quelle caresse me prodiguer. Plus le temps passait et plus je me rendais compte que je déviais. Rebecca… Ma douce savait aussi faire ce genre de chose. Mais elle était du genre à me laisser languir. Ou alors nous étions interrompus – quand on frappait à notre chambre par exemple – mais jamais nous avions été pris sur le fait. Encore heureux. Et donc je me laissais faire, prenant plaisir à regarder ce qu’il me faisait. Avec un sourire enjoué, moqueur sur les lèvres. Non pas que je me moquais de lui. Et j’atteignis ma libération.

    Si j’étais en partie libéré, c’était grâce à lui. Hélas, le contact de nos épidermes avait, comme qui dirait, tendance à me rendre tout feu tout flamme. Et surtout tout flamme. Bref, je pensais à quelque chose. Du moins j’avais essayé de penser à quelque chose, sauf qu’il venait d’embrasser mon bas-ventre, remontant doucement, laissant sa langue courir sur ma peau. Je laissais passer un grognement de satisfaction, trouvant cela bien délicat au vue de ce qu’il m’avait offert peu avant. Je le laissais faire, cherchant mon souffle quelque part et laissant pourtant mes pensées vagabonder, malgré la douce pression du corps presque nu de mon amant contre moi. L’acte sexuel était, à la base, un acte d’amour. Du moins, c’était bien comme cela que je me l’étais représenté nombres de fois. Je ne pense pas que j’agirais de la même façon avec la femme – ou l’homme – que j’aimerais. Un rapport sexuel lambda n’investissait pas la même chose qu’un acte d’amour. Ce que je faisais, c’était… Un rapport sexuel lambda. Qui me certifiait que je reverrais Russlan après ? Qui me certifiait seulement que j’aurais à nouveau ce désir effréné de lui sauter dessus ? Si ça se trouvait, c’était juste… Comment dire… Une attraction comme ça. Un léger soupir s’échappa de ma bouche quand il nicha sa tête dans le creux de mon cou. Je savais ce qu’il voulait. D’un côté… J’étais tiré entre le fait d’être pressé de passer à une étape supérieure et l’autre de euh… Attendre encore un peu. Non je ne repousse pas l’échéance et non je ne suis pas un lâche. Car j’avais atteint ma propre délivrance mais je voulais plus. Il m’avait redressé et collé contre lui. Je notais cependant que, contrairement à une étreinte plus féminine, l’emboitement des corps n’était pas aussi parfait. Mais c’était tout de même un régal de l’avoir contre moi. Je pensais alors… A beaucoup de choses. D’une, que j’étais dans de sales draps. De deux, que si je me faisais attraper, j’étais mort. De trois… Comment ça ce que je dis revient au même ? Attention, ça dépend des personnes. Je mordillais ma lèvre inférieure et vit à nouveau le Lys dans le dos de mon partenaire. Je ne l’avais jamais vu auparavant à une de nos réunions. Et j’étais pourtant certain qu’il était un tout petit peu plus vieux que moi. Je soupirais un moment et tournais la tête sur le côté. Apparemment, la salle avait entendu une de mes nombreuses pensées chaotique. Parce que franchement, la table, c’est bien sympa, mais au bout d’un moment, c’est vaguement et légèrement un peu incommodant. Non mais c’est vrai, ce n’est absolument pas… confortable. Je redressais mon partenaire et le guida jusqu’au lit. Le poussant avec douceur à l’intérieur et prenant position au-dessus de lui. Avant de le débarrasser de son pantalon, le libérant ainsi d’une partie de sa souffrance. J’inspirais doucement et l’embrassa à nouveau, mes mains descendant le long de son torse musclé et à la peau laiteuse, avant de frôler son entrejambe et de l’envelopper.

    Quoi de plus beau dans une étreinte que le silence ? Parfois, il ne sert à rien de parler. Les mots ne feraient que gâcher le moment présent et personnellement, je n’aurais pas aimé qu’un mot ne vienne nous troubler. Mais dans une étreinte, il y a toujours des mots. Ici, pas de mots d’amours, juste des soupirs de bien être. Du moins, j’espérais lui apporter ce bien être que lui m’avait donné. Je serais l’exutoire que lui avait été pour moi. A mon humble avis, il ne s’agit que d’un juste retour des choses. Emmêlant doucement ma langue à la sienne, notre baiser devint cependant plus vigoureux, plus farouche. Mais mes caresses restaient douces. Je n’étais pas un adepte de la violence, pour les premières fois. Bien, qu’en effet, il m’arrivait d’avoir envie de plus de violences au cours d’un ébat. Mais jamais, ô grand jamais je ne me permettrais de faire ça… Lors d’une première fois avec un nouvel amant. Ou une nouvelle maîtresse. Je caressais de ma langue sa lèvre inférieure et arrêtais mes caresses. Non pas parce que je voulais le frustrer. Mais simplement parce que, oui, j’allais parler. Mais pour dire quelque chose d’utile et d’intéressant. Ou pas. Un léger sourire aux lèvres, je plongeais mon regard sombre dans les pupilles clairs de l’étranger – plus si étranger que ça – et glissais ma main sous l’oreiller qui se trouvait sous sa tête. Pour en retirer un préservatif. Je soufflais alors, doucement :

    « Il va de soi que tu ne peux refuser. »

    Une évidence. Je déchirais l’emballage… Et lui mettait moi-même, tout en l’embrassant et en lui prodiguant les dernières caresses, non pas pour le mener à l’extase mais juste pour lui donner encore du plaisir. Une fois que j’eus fini mon ouvrage, je soufflais, d’une voix rauque. Alors que nous nous embrassions une nouvelle fois à pleine bouche, avec l’entière fougue de notre jeunesse et surtout l’indécence dont nous pouvions faire preuve, je basculais sur le côté pour inverser les rôles. Ma main remontait le long de sa cuisse, caressant une nouvelle fois ses parties intimes, avant de la poser sur son fessier, pendant que mon autre main, emmêlée dans ses cheveux, rapprochait sa tête de la mienne pour approfondir nos baisers. Je cambrais mon corps et la friction de nos entrejambes ravivait un désir à peine assouvit. Le manque de souffle nous força à nous séparer, pour un court instant. Je mordillais sa lèvre inférieure, avant de suivre la ligne de sa mâchoire et de murmurer, au creux de son oreille.

    « A toi l’honneur… »
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MessageSujet: Re: [18th Sept.] Something wrong...   Jeu 27 Aoû - 2:56

[J'ai honte de ce que j'écris TT' Sorry pour la qualité minable ><]


    Russlan n’était pas croyant. Il se disait athée. Et il l’était. En fait, il ne voyait pas l’intérêt de croire en quelque chose de supérieur. Il avait vaguement l’impression que c’était faire preuve de faiblesse que de s’en remettre à quelque chose d’invisible pour expliquer un phénomène surnaturel que la science était à même de résoudre. En tout cas, pour ce qui est de la religion, les phénomènes pouvant être expliqués par la science étaient légion. Parce que Russlan ne croyait pas aux miracles. Il n’aurait pas cru au surnaturel s’il s’était avéré qu’il était parfaitement normal. Un Moldu en somme. Un être dénué de pouvoir magiques, comme son père. Russlan ne croyait qu’à la science. Et sa croyance avait été fortement ébranlée quand il a découvert cet autre monde, ce monde qui ruina en plus de ça ses perspectives d’avenir. L’envoyer étudier dans une école de sorcellerie était criminel. Mais soit. Russlan n’était pas croyant. Il ne croyait en aucune forme de religion. Il ne croyait même pas en lui-même. Il était juste persuadé que la science pouvait expliquer bon nombre de miracles. Genre? Les dix châtiments. Pour le jeune russe, c’était abusé de croire que les Égyptiens s’étaient attirés les foudres du Tout Puissant parce qu’ils martyrisaient le peuple élu. Vous croyez quoi? Russlan n’était peut-être pas croyant, mais il avait eu droit, comme le reste de sa famille, au chapitre catéchisme quand il était plus jeune. Alors tout ça, il connaissait. Du côté de sa mère, ils n’étaient pas chrétiens, donc ils lui ont un peu laissé le choix quant à ses croyances. Mais du côté de son père, ils étaient nettement plus conservateurs, et il n’avait simplement pas eu moyen d’y échapper. D’ailleurs, Russlan avait été marqué par il ne savait quel sceau. Il ne se souvenait pas comment il l’avait eu, mais il l’avait. Entre les deux omoplates. L’encre noire se détachant de la peau blême. Un logo dont il ne connaissait pas la signification. Mais n’était-ce pas là la preuve d’appartenance à une secte? Ou quoi que ce soit du même goût, qui vivait dans l’ombre, et surtout, à l’insu du principal concerné? Allons, bon. Russlan se morigéna pour sa stupidité. Voilà qu’il se la jouait parano. Après tout. Sa famille n’avait vraiment aucune raison à comploter contre lui, ou l’insérer dans quelque chose dont il ignorerait l’existence. Russlan n’aimait pas être une marionnette. Mais pour l’apollon en face de lui, il pourrait faire une exception. L’exception qui ne confirmera pas la règle. Alors, Russlan était prêt à s’improviser pantin. Un pantin dont seul Mikhaïl aura le contrôle des mouvements. Mais apparemment, il n’était pas question de dominer ou d’être dominé pour qui que ce soit. Alors, ils veilleraient. A se donner mutuellement du plaisir. Partir à la conquête du corps de l’autre. En mémoriser chaque détail. Jusqu’à la prochaine fois. Même si Russlan savait qu’il n’y aurait pas de prochaine fois. Parce qu’il comptait bien récupérer Anna entre temps. Une fille comme elle ne devait pas être seule. Et il ne voulait pas laisser celle qu’il ne considérait pas encore officiellement comme son ex aller flirter où bon lui semble, et surtout pas avec un connard qui lui sortait par les yeux.

    Alors, il se vengeait comme il le pouvait. Certes, c’était une méthode de bas-étage, mais que voulez-vous. Sauf que Russlan, c’était un enfoiré. Un enfoiré qui s’assume qui de plus est. Si Anna flirtait gentiment avec ce trou du cul -pardonnez la vulgarité, mais bon, il est énervé quoi, il ne va pas non plus l’appeler mon lapin- lui couchait carrément avec sa nouvelle conquête. Ou tout du moins, était en passe de le faire. Parce que pour le moment, il était plutôt occupé à tout autre chose. Et rien ne pouvait davantage le satisfaire en cet instant que de voir son compagnon d’infortune (ou pas, il doit avoir un sacré compte en banque celui là quand on y pense) atteindre le sommet de son plaisir, atteignant sa libération et ce grâce aux caresses qu’il lui avait prodiguées avec soin. Russlan savait s’y faire. Et pas qu’un peu. L’avantage ou pas de ne pas être coincé. Assez libre, dirons nous. Même s’il avait ses limites, ce qui était quand on y pense parfaitement normal. Alors, une fois sa besogne achevée, de ses lèvres, il avait exploré en sens inverse le corps de son amant, se délectant du même coup de sa peau rendue légèrement moite de sueur, le tout dégageant une odeur tout à fait enivrante et entêtante. Ajoutez en plus de cela l’atmosphère lourde en musc et en testostérone, et vous obtiendrez l’un des plus puissants aphrodisiaque. L’alchimie entre deux corps était peut être plus amusante que la confection de potions. Les effets n’étaient sans doute pas les mêmes, mais…le résultat était bien plus probant. Russlan frissonnait à chaque fois que sa peau frôlait celle de son amant, chargée, soupçonnait-il, en électricité statique. Mais actuellement, ils étaient comme un pôle positif et un pôle négatif, ils ne se repoussaient pas, il s’attiraient mutuellement. Comme deux aimants si vous voulez. Alors, il s’était à nouveau collé contre lui, cherchant à fondre ses courbes contre les siennes. Il avait rattrapé sa nuque, embrassant ses lèvres avec ferveur, son autre main serrant sa chute de reins. Le contact entre leurs entrejambes lui arrachait un râle de plaisir mêlé à celui de la frustration. Si Mikhaïl avait été libéré de ses souffrances, n’empêche que lui, encore habillé ceci dit en passant, était frustré de ne pas avoir davantage de contact. Il n’avait aucune idée de l’heure qu’il pouvait être actuellement. Si les gens allaient tantôt sortir de cours. Il lui semblait que la cloche n’avait pas encore sonné. Si en effet c’était le cas, il ne l’avait pas entendu, trop concentré sur les gémissements de plaisir de son partenaire. Pour le moment, il se contentait de le serrer contre lui. Ils reprenaient une respiration normale et régulière. Et Russlan se disait que si cela était possible, il aurait passé sa vie entière dans les bras de cet homme. Mais apparemment, son partenaire en avait décidé autrement. Puisqu’il l’avait entraîné vers un lit apparu là, et il était venu au dessus de lui. Russlan agrippa sa chute de reins à nouveau, puis ses fesses. Mais Mikhaïl continuait de le déshabiller, libérant son entrejambe compressé par le denim. Quand il l’embrassa encore une fois, Russlan passa ses bras autour de son cou, alors que la main de son amant descendait le long de son torse, effleurait son ventre, son bas-ventre, et son entrejambe. Il siffla légèrement lorsque la main de l’anglais l’entoura, et il ferma les yeux, jetant sa tête en arrière, les lèvres entrouvertes.

    Puis, les lèvres de son compagnon se firent mutines sur son corps, jusqu’à son intimité. Alors, il se laissa faire, savourant à son tour son plaisir, puis sa délivrance. Il ne se souvenait même pas que ça pouvait être aussi bon, apporter autant de plaisir. Alors, il laissa la vague déferler en lui, puissante, ravageant tout sur son passage. Son rythme cardiaque s’accélérait de façon très significative, et ses gémissements étaient de plus en plus rapprochés alors qu’il se cambrait sous les caresses expertes de son amant. Ses doigts agrippaient la couverture en dessous de lui, se raccrochant désespérément à quelque chose pour ne pas totalement sombrer. Ce fut peine perdue, puisqu’il explosa finalement, dans un énième râle de plaisir, plus puissant, qui sortait du fond de sa poitrine, un râle rendu rauque. Alors, il revint à ses lèvres. Ils échangèrent un nouveau baiser. Russlan laissa avec plaisir sa langue se mêler à la sienne. Il avait son goût. C’était étrange. Mais pas déplaisant pour autant. Il se serra à nouveau contre lui. Russlan mordilla sa lèvre inférieure avant qu’ils ne se sépare. Son compagnon allait parler. Russlan le regarda droit dans les yeux, visage levé vers lui, ses doigts jouant doucement avec les cheveux d’ébène du jeune anglais. Il glissa sa main sous l’oreiller, et en sortit un emballage contenant une protection. Russlan ne sourcilla pas. Il se contenta de hocher la tête en silence. Pendant ses rapports homosexuels, il se protégeait. Pour tous types de rapports, d’ailleurs. C’était un mal nécessaire. Pour ne pas avoir de maladies. Pour ne pas que la fille tombe enceinte. Même s’il aurait préféré le contact peau contre peau. Alors, quant au fait qu’il ne pouvait refuser…

    « -Evidemment. »

    Sous-entendu, il n’était pas un novice. Russlan baissa les yeux lorsque Mikhaïl lui enfila la protection. Soupirant sous les dernières caresses qu’il lui administrait. Il savait que c’était lui qui allait le faire en premier. Pour le moment, il se contentait d’échanger encore ces baisers, se délectant de la bouche du jeune homme qu’il avait dans les bras, flattant avec indécence ses sens. La main du russe descendait encore une fois le long de son torse, s’aventurant insidieusement sur son bas ventre, effleurant encore une fois sa virilité, avant de s’en saisir et de le caresser avec plus d’insistance tout en restant doux, alors que le jeune anglais venait d’inverser les positions. Il sentait ses mains glisser sur ses cuisses, ses fesses, son entrejambe qui se durcissait à nouveau. De nouveaux baisers furent échangés, fiévreux, plus entreprenants que jamais. Il se laissa à nouveau embrasser. Il sentait à présent le souffle chaud de son amant chatouiller le creux de son oreille, lui donnant le signal qu’il attendait. Alors, le russe se redressa, noua les jambes de son partenaire autour de sa taille, et lentement, il s’unit à lui. Lentement, il entama des mouvements de bassin, agrippant les cuisses et les fesses de son amant. Autant que possible, il essayait de se coucher sur lui, pour pouvoir l’embrasser à nouveau, encore, alors qu’il allait et venait. Bientôt, son rythme s’accélérait, et alors, il se libéra à nouveau, avant de s’effondrer, moite sur le corps de son amant, restant un moment contre lui, avant de se retirer. Il embrassa à nouveau le jeune homme, et posa son front contre le sien:

    « -C’était…Bien. Tu ne trouves pas? »

_________________
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MessageSujet: Re: [18th Sept.] Something wrong...   Lun 31 Aoû - 14:23

    Et si ? Et si rien de tout ce que j'avais fait aujourd'hui n'était arrivé ? Non, sérieusement, j'y repensais. Mais si en réalité, je n'avais pas rencontré Russlan. Que quand ma soeur s'était fait la malle en quatrième vitesse j'avais fait autre chose que rester là, surpris par une réaction pourtant normale chez elle ? Tout ce qui vient de se passer... Ne se serait passé. Oui je sais, c'est d'une logique. Mais, je m'entendais bien avec le jeune Russe - tout commentaire déplacé est fortement banni, je suis le seul disposé à dire des conneries sur mes relations... - mais et si ? Ma soeur m'avait parlé très rapidement du cas « Russlan ». Mais elle n'était pas rentrée dans les détails. Mais elle l'aurait sûrement fait. Puisque ce sujet m'avait intrigué. Et que donc j'aurais cherché à en savoir plus. Mais de toute évidence, je n'aurais pas l'occasion de le refaire. Puisque nous avions une image bien différente elle et moi du garçon en question. En revanche, je me refuserais à aborder ce sujet à l'avenir. Je ne tenais pas à foutre en l'air les relations que j'avais avec ma soeur. Surtout qu'elle était passablement lunatique et que les crises de colères, c'était toujours pour ma gueule de toute façon. Les deux cicatrice sur le torse, ce n'était pas une bagarre - quoi que ça aurait pu - mais c'était elle. J'étais parfaitement en mesure de la maîtriser. Mais si je l'avais maîtrisée, je l'aurais blessée. Et je m'en serais voulu. Ma soeur était bien plus importante que ce que les élèves de ce château pouvait imaginer. Queen R. n'était qu'une façade, qu'une apparence. Un tout petit morceau immergé de l'iceberg. Et le reste en-dessous ? C'était complexe, tellement plus complexe. Comme moi. Qui irait imaginer une seule seconde que je pouvais tuer le jeune homme dans mes bras en un claquement de doigt ? En quelques secondes et surtout sans douleur. La pressions de mes mains autour de sa tête. La force de mes bras sur sa nuque. Un simple craquement. Pas de douleur. Toute connexion serait coupée. Et la victime était morte. Si j'allais le tuer ? Vous êtes malades oui... Je ne tuais que sur ordre et je n'avais encore jamais tué. Mais la mort ne me faisait pas peur... « Un Chevalier du Christ donne la mort en toute assurance et la reçoit dans une assurance plus grande encore ». Nous n'étions pas des meurtriers. Lorsque nous assassinions quelqu'un, c'était ce que les Fidèles appèleraient un « Malicide ». Nous sommes les descendants directs des Templiers. Même moi. Même si j'ai été adopté. Puisque j'avais appris de la bouche de Rose que mon père avait été un Ritualiste. Mais qu'il avait disparu. J'avais cru toutes ces années qu'il nous avait abandonné, ma mère et moi. Mais il n'était que porté disparu. Mais depuis maintenant dix-neuf ans, je le considérais comme mort. Même si aucun corps n'avait été retrouvé. Repenser à cette famille qui n'était pas la mienne me laissait un goût amer en bouche. J'en voulais simplement à ma mère. Je trouvais qu'une femme qui se suicide alors que son fils était en bas-âge tout bonnement abominable. Fort heureusement, j'ai eu le droit à l'amour de Miss Pom'. Puis à celui de Lohelia Isabella et Peter. Comment ça, je dévie ? J'en suis parfaitement conscient. Pour la simple et bonne raison que...

    J'avais fait la plus grosse connerie de toute ma vie. Je ne le regretterais pas. Du moins pas maintenant. Et pas dans le sens où le fait que j'avais donné mon corps au plus merveilleux des amants. Amant que je ne reverrais plus jamais de cette façon, il va de soi. Nous nous embrassions dans la plus grande des indécences. La proximité de nos deux corps, nos épidermes qui se touchaient en faisaient qu'augmenter son désir et moi le mien. Plus que jamais l'impression de dévier, d'être bientôt damner aux Enfers était devenue plus grande. Mais peu m'importait. Je n'étais guère amoureux mais dans ses bras, j'oubliais un peu qui j'étais. Un peu beaucoup. Ma langue qui se mêla à la sienne, tentatrice, provocatrice, montrait clairement mon humeur. Ce ne fut que quand il noua mes jambes autour de sa taille que je commençais réellement à déconnecter. Et quand il fut en moi... Je n'étais plus là. Je le suivais dans ses mouvements, l'aidant à atteindre cette délivrance qu'il réclamait. Encore et toujours, nous laissions nos lèvre se sceller, nos langues se retrouver, alors qu'il allait et venait plus rapidement. Je laissais échapper un gémissement de bien-être et sentis ses muscles se contracter et son corps se tendre. Avant qu'il ne s'effondre sur moi après s'être retiré. Je fermais un instant les yeux. Sainte Marie, mais qu'est-ce que j'ai fait ? Et je tournais le regard vers lui, lui souriant doucement, avant qu'il ne m'embrasse à nouveau. Je laissais ma main caresser la courbe de sa nuque alors que je lui répondais, en rapprochant mon corps du sien. Si c'était bien ? Bien ? Juste bien ? Il était modeste le coco. Je souriais malicieusement et répondais :

    « Oui... Mais c'était plus que 'juste bien'... Tu es trop modeste... »

    La fin de ma phrase était un peu moqueuse... Je frôlais doucement sa joue avant de me redresser et de masser ma nuque. J'étais dans de sacrés draps. On verrait tout de suite que je n'avais pas joué aux billes avec quelqu'un aujourd'hui. Et le problème, c'était que je ne cachais rien très longtemps aux gens. Surtout pas à ma mère et encore moins à ma soeur. L'autre truc qui me turlupinait, c'était la présence du tatouage de Russlan. Comme de par hasard, il fallait aussi que je tombe sur un type comme lui. Et là, mon esprit complètement dingue se mit à tourner. Et je fis une légère grimace. Avant de me rallonger. La nudité ne me dérangeait pas - sinon, je n'aurais pas fait ce que je venais de faire avec lui - et je passais un bras sous ma nuque avant de le regarder. Ses iris étaient particulièrement remarquables. Rien à avoir avec les miennes qui étaient sombres. Ca me faisait penser aux yeux de Rebecca. A la sublime palette de bleu que son regard offrait. Rebecca... Une sonnerie retentie et je sursautais. C'était mon portable ça ? C'était ? Je n'eus pas le temps de me redresser que la sonnerie arrêta. D'habitude je répondais plus rapidement. Je regardais Russlan et leva un doigt, l'air de dire deux secondes. Je sautais hors du lit, attrapais mon caleçon et mes affaires. Et tandis que je tentais de me rhabiller d'une main, je prenais mon portable. J'étais en train de fermer mon pantalon quand la voix de ma soeur retentie, blasée, dans le répondeur.

    Michaël... Ca commence à bien faire. A chaque fois qu'on t'appelle tu ne réponds pas. A quoi donc te sers un portable si on ne peut pas te joindre. Dis-moi si tu es encore dans la Salle sur Demande, j'ai oublié mes affaires... Je viens les chercher et je te prends au passage, je dois te parler de quelque chose...

    Ma soeur venait. Mon regard allait de la porte à Russlan et un 'Jésus, Marie, Joseph' sortit de mes lèvres. J'attrapais les affaires de Russlan et lui déposais sur le lit avant de composer le numéro de ma soeur. Puis, je calais le téléphone contre mon épaule et mon oreille et refermais les boutons de ma chemises. Elle ne décrocha pas. Elle le faisait exprès. J'éclaircissait ma gorge - un voix rauque, post-orgasmique, ça ne le faisait pas - puis annonçait, d'une voix tout à fait normale :

    « Becky ? C'est Mike... Je sais que tu le fais exprès, pourquoi tu ne décroches pas ? Tu ne veux pas que je te rejoignes ? Dis-moi où tu es, ce sera mieux. »

    Je raccrochais et regardais Russlan, l'air gêné. Puis, je lui annonçais, en français, que j'allais devoir partir. Ma colérique de soeur ne risquait pas d'être très contente de le voir là. En ma compagnie. Il était en train de se rhabiller. Et je lui tournais le dos, cherchant du regard les affaires. Je souhaitais ardement que la salle ne reprenne son apparence de départ. Genre, quand Rebecca était partie. Mon portable vibra, signe que j'avais reçu un message.

    Dis à ta conquête du moment de dégager, Mike. Je ne suis pas stupide non plus. Je dois te dire quelque chose et personne ne doit nous entendre, c'est clair ? La Salle sur Demande est l'endroit le plus approprié pour ça.

    Sympatique petit message envoyé quelques secondes avant que la porte ne s'ouvre. Ma belle Rebecca venait d'apparaître dans mon champ de vision, juste en face de moi. Ma conquête du moment ne risquait pas de lui faire plaisir. Elle souriait. Et si son sourire de joie était bel et bien là quand elle me vit, quand elle eut la malchance de tourner simplement la tête, son sourire se crispa. De son pas élégant, elle se dirigea jusqu'à ses affaires. Elle avait remit son uniforme. Elle n'était pas en civil et donc... J'avais toutes les chances d'être dans la merde. Elle n'adressa pas le moindre regard à Russlan. J'avais juste eut le temps de finir de faire ma cravate qu'elle se mit face à moi et m'attrapa par la cravate et me força à me pencher. Son regard était furieux. Elle était furieuse. Une connerie ? Si j'avais merdé ? Non, vous croyez ? Je savais bien que ça ne durerait pas longtemps. J'inspirais profondément et tentais de rester impassible. Sa voix, murmurée, était terriblement sensuelle. Mais Ô combien dangereuse. Parce qu'elle maîtrisait parfaitement les tremblements de colère qui auraient pû filtrer.

    « Si tu n'es pas dehors dans cinq minutes... A me courir après... Je te jure, Michaël Connor Rhys-Meyer... Que tu auras les plus grands ennuis de ta vie. (elle tira sur la cravate un peu plus avant de murmurer au creu de mon oreille) Me suis-je bien faite comprendre ? »

    Oh oui, Rebecca. Parfaitement. Je la regardais partir. Son pas était toujours aussi élégant, aussi gracieux. Cette impression qu'elle dansait était merveilleuse à mon sens. Elle avait sa place à Juilliard. Je me tournais vers Russlan et eus un rire gêné. Je m'excusais prestement mais de nombreuses fois auprès de lui. Ce que je craignais, c'est qu'il n'ait des problèmes. De plus gros problèmes avec la petite Stuart. Je m'approchais de lui et lui tendis la main pour lui dire au revoir - de toute façon je le reverrais dans la Salle Commune - et m'en allais. Pour rejoindre la furie qui me remonta les bretelles dans une magnifique explosion de voix. Et en italien qui plus est... Bref... Même si ma soeur était en colère, j'avais quand même passé une bonne journée. Maintenant... Il fallait juste qu'elle se calme. Et là, ce serait moins sûr. Tout ce que j'espérais, c'était que Russlan ne me tienne pas rigueur de mes relations et que l'on puisse toujours se parler. J'espérais. C'est beau l'espoir, hein ?

    [OK... j'aime pas du tout. Mais je voulais conclure. Donc ce sujet est fini pour moi ^____^]
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