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 [16 Sept] Et alors? [pv Vanessa] [e.n.d]

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Russlan S. D. Mihaylov
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MessageSujet: [16 Sept] Et alors? [pv Vanessa] [e.n.d]   Mer 25 Mar - 22:24


    A midi, tout le monde était rassemblé dans la Grande Salle. Car c’était l’heure du déjeuner. Un moment où tous en profitaient pour se retrouver, manger entre amis. Faire les cons en racontant une énième blague salace. Le tout suivie par des rires rauques de jeunes adolescents qui étaient plus dirigés par leurs hormones que par leur cerveau. C’était ça, Poudlard, à l’heure du déjeuner. Viktor venait de raconter une énième blague. Et les cinq autres, qui étaient attablés là avaient ri. Sauf la seule fille du groupe. Qui s’était contentée de soupirer lourdement en roulant des yeux, d’un air de dire ah, les garçons. a côté d’elle, il y avait Russlan. Il s’esclaffait avec les autres, et il avait sa main dans le dos de sa petite-amie, la frictionnant doucement. Des fois, il se penchait vers elle pour embrasser son cou, mordiller son oreille. Et Viktor racontait une autre blague. Nouveaux éclats de rire. Anna qui était occupée à déguster sa glace. Car oui, il y avait eu des glaces pour le dessert. Et Anna, distraitement, était en train lécher sa cuillère. A sa droite, Alekseï était en train de se goinfrer. Il avait toujours été un estomac sur pattes, mais depuis hier, ça avait empiré. Viktor, lui, somnolait. Nikolaï était en train de tout rassembler autour de lui, comme si on craignait qu’on lui pique quelque chose. Russlan, lui, jetait un regard méprisant à Nikolaï. Stanislas était en train de regarder la montre de Vladimir avec envie. Et Vladimir…Était Vladimir. Il avait le visage fermé, et ses yeux jetaient un regard furieux à Russlan qui était occupé à fixer Anna, qui s’occupait toujours de sa cuillère. La façon dont elle faisait ça était tout à fait sensuelle et ça le rendait dingue. Elle posa sa cuillère à côté de son assiette, et s’empara d’une des fraises qui décoraient la glace. Elle referma ses lèvres dessus, et mordit dedans. Elle passa un coup de langue sur sa lèvre inférieure pour retenir la goutte de jus sucré qui s’échappait. Russlan déglutit. Il imaginait sans peine ce que les lèvres de la jeune femme pourraient faire sur lui. Elle ne se rendait pas compte de l’effet qu’elle pouvait lui faire. Vladimir tiqua, avant de lancer, mauvais:

    « -putain, les gens, vous pouvez pas faire ça ailleurs?
    -Quoi? Lança Russlan. On ne fait rien.
    -Pour une fois. Commenta Viktor, qui retourna aussitôt dans sa torpeur.
    -Ta gueule Ianovitch! Rétorqua Vladimir. Retourne pioncer, on t’a pas causé!
    -Hé, mec, que t’arrive-t-il? Lança Nikolaï, qui vérifiait une fois de plus si personne ne risquait de lui piquer quoi que ce soit.
    -Toi, le binoclard, fulmina Vladimir, ferme la!
    -Tu sais ce qu’il te dit le binoclard? Piailla l’intéressé.
    -Stop! S’écria Russlan, fermez la! Tous!
    -J’adore! Ironisa Vladimir. Mihaylov qui fait de l’autorité…Regarde toi, merde, t’es pathétique!
    -C’est toi qui es pathétique! Répliqua Russlan qui venait de se lever brusquement. »

    Pour toute réponse, Vladimir poussa toute la vaisselle qui était sur la table. La saucière se renversa sur Russlan qui s’éloigna d’un bond en jurant. Tout le monde avait à présent la tête tournée vers eux, attirés par le remue-ménage dont-ils étaient responsables. Bien entendu, ce fut l’occasion qu’attendaient Dohlov et Ivanov pour la ramener. L’un d’eux commença à s’exciter et à faire des commentaires désobligeants. Russlan serra les dents, et contourna les trois élèves pour foutre Ivanov par terre. Il en profita pour donner un coup de poing dans la joue de son ennemi.

    « -tiens, fumier! C’est pour m’avoir décoré la dernière fois gratuitement! »

    Il y eut des éclats de rire, et Russlan, furibond, partit d’un pas rapide de la Grande Salle, sous le regard étonné des autres élèves. Putain, mais quel enculé! Il avait à présent son pantalon d’uniforme plein de sauce blanche. Macache maintenant pour nettoyer tout ça. Il devait trouver un endroit où il pourrait le faire. Il décida alors de se rendre dans la salle de bains. Au moins, il disposera de tout le nécessaire pour nettoyer les tâches. Et quand il sera retourné à la Grande Salle, il collera un bourre-pif à Vladimir par la même occasion. Il arriva bien vite à la salle de bains, et ne fit pas vraiment attention au bruit de l’eau qui ruisselait sur le carrelage du sol. Russlan était trop furieux pour faire attention à quoi que ce soit, de toute façon. Le préfet en chef défit la ceinture de son pantalon, et mit ses doigts dans la sauce.

    « -Et merde! »

    Il se dépêtra de son pantalon, et il le passa sous l’eau, pour le nettoyer. Il n’avait pas remarqué que l’eau venait de s’arrêter de couler, et encore moins le tas de vêtements et la serviette empilée sur la chaise, juste au bout de la cloison qui séparait la douche du reste de la salle.


[désolée pour euh, la minabilité du post u.u je suis vraiment rouillée niveau débuts de topics >.<]

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Dernière édition par Russlan S. Mihaylov le Jeu 16 Avr - 23:51, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [16 Sept] Et alors? [pv Vanessa] [e.n.d]   Sam 28 Mar - 20:16

    Vanessa souffla fortement. Elle avait décidé de faire le chemin à pied et finalement, elle aurait peut être du prendre une calèche. La belle blonde avait transplané au portail de Poudlard, car comme la plupart le savait, le transplanage était impossible dans l’enceinte même du collège. Ses bagages flottaient derrière elle alors qu’elle avançait vers son nouveau destin. La jeune assistante et apprentie pour devenir enseignant en métamorphose, venait d’obtenir un poste. Vanessa était très excitée. Ce serait son vrai baptême du feu. S’arrêtant près de la cabane du garde chasse, la grande blonde regarda le château se profilant à l’horizon. Cette année était d’autant plus cruciale que le tournoi des trois sorciers avait de nouveau lieu. Voir cette épreuve mythique prendre forme dans le château allait être sans aucun doute spectaculaire. Pour toutes sortes de raison, Vanessa avait vraiment hâte. Se dépêchant d’avancer, son regard azur rivé sur son objectif, Vanessa ne fit pas attention ou elle mettait ses pieds. Passant sur un endroit particulièrement boueux du terrain, ses talons n’accrochèrent plus le sol et elle s’échoua lamentablement par terre. Relevant son visage plein de boue et de substances pour le moins répugnantes, elle remarqua que fort heureusement il n’y avait pas de témoins à son geste malheureux. Il n’aurait plus manqué que ça. C’était sa première année d’enseignement et Vanessa voulait vraiment faire bonne impression. Sans compter, que comme l’ancien professeur avait mystérieusement disparu, elle risquait de garder le poste. Se relevant lentement pour éviter de glisser de nouveau, elle posa ses yeux sur sa tenue. Spécialement achetée pour l’occasion lors d’une journée de shopping mère-fille, il ne restait plus rien de la magnificence de sa robe en velours brodée. Elle avait rendez-vous chez le directeur à 12h30, après le repas. Se connaissant, elle avait préféré arriver en avance, et la miss avait visiblement eu raison. Vanessa n’était pas vraiment de nature maladroite mais le stress pouvait lui faire faire des choses inconsidérées.

    - Zut. Bravo Vanessa, bravo !

    Secouant ses longues boucles blondes pleine de boue, elle passa sa main sur son visage pour se nettoyer un peu. Bien sur, elle pouvait utiliser un sort de nettoyage mais il resterait des traces. Son maquillage parfait était définitivement ruiné, aucun doute la dessus. Attrapant sa baguette, coincée dans sa manche de robe, elle prononça un sort de nettoyage à voix basse. C’était déjà un peu mieux. Disons que de loin, personne ne se rendrait compte du petit incident, par contre, elle ne devait pas vraiment dégager une odeur très ragoutante. Comme pour vérifier sa pensée, elle porta une main délicate sur ses cheveux et esquissa une grimace en sentant l’odeur qui en émanait. C’était définitivement une bonne journée pour commencer à enseigner. Vanessa ne savait plus trop si elle devait en rire ou en pleurer. Son stress lui portait définitivement préjudice. Il fallait qu’elle se calme. Respirant profondément, elle s’avança, relançant un sort sur ses bagages désormais posés sur le sol. Poudlard n’était plus très loin maintenant.

    Vanessa finit par arriver en vue de la grande porte. Elle la poussa timidement mais toute la population du château devait déjà être en train de manger. Le mieux était peut être d’aller au rendez-vous avec le directeur immédiatement. Le sort répondit à son dilemme pour elle. Un retardataire arrivait des escaliers principaux et se stoppa à la vue de la jeune femme. Vanessa lui sourit et reprit son chemin. Le mieux était de se rendre dans la salle de bain des préfets. Elle n’avait aucun risque de tomber sur quelqu’un comme ça. Laissant ses bagages posés dans l’entrée, Vanessa s’engagea dans les vieux escaliers de pierre. Revenir ici lui rappelait beaucoup de souvenirs. C’était comme si c’était hier, mais en même temps, c’était tellement différent. Arrivée à l’étage qu’elle recherchait, Vanessa emprunta de mémoire les différents couloirs, saluant ça et là les quelques tableaux qu’elle reconnaissait. Etant ancienne préfète, Vanessa connaissait le mot de passe, et espérait que ce dernier n’avait pas changé depuis la dernière fois. Prononçant le sésame, elle fut soulagée de voir la porte s’ouvrir. Peut être que finalement, elle n’était pas si malchanceuse que ça.

    Entrant dans la pièce familière, Vanessa sourit en reconnaissant la sirène dans son tableau. Elle se décida pour une douche. Ce serait plus rapide qu’un bain et définitivement, arriver en retard pour un entretien n’était vraiment pas une des choses à faire pour donner une bonne impression. La grande blonde attrapa une des serviettes moelleuses mises à disposition des élèves et la posa sur une chaise. Elle fit de même avec ses vêtements. Le sort les avait nettoyé partiellement mais elle comptait bien les rincer un peu avant de se présenter devant le directeur. Finalement rassurée, Vanessa entra dans la douche. Ses muscles malmenés se détendirent progressivement sous la pression de l’eau chaude. Toute à son bonheur, elle n’entendit pas la porte s’ouvrir à nouveau pour laisser passer quelqu’un. La jeune femme venait de terminer de laver ses cheveux, et se dit qu’il était temps de sortir si elle voulait arriver à l’heure. Prenant garde de ne pas glisser à nouveau sur le carrelage glissant, la blonde sortit de la cabine, et s’apprêtait à prendre sa serviette, quand son regard fut définitivement happé par quelque chose d’autre. Un élève, Poufsouffle visiblement, se tenait en caleçon devant sa future prof. Visiblement, elle n’était pas la seule personne à être maladroite ici. Considérablement gêné et encore plus de se trouver complètement nue alors qu’il ne l’avait pas encore remarquée, elle s’enroula à la hâte dans la serviette blanche, ses cheveux goutant régulièrement sur le sol en marbre. Que devait elle faire ? N’était ce pas le genre de situation qu’un enseignant devait éviter ? Mais elle n’était pas encore officiellement enseignante. Décidant de la jouer cool, elle s’avança en se raclant la gorge, le visage interrogateur. Il ne savait pas qui elle était, elle non plus, pour ça au moins ils étaient à égalité. Néanmoins, la situation gênante l’empêchait de se sentir aussi à l’aise qu’elle aurait du l’être.

    - Bonjour…
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Russlan S. D. Mihaylov
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MessageSujet: Re: [16 Sept] Et alors? [pv Vanessa] [e.n.d]   Dim 29 Mar - 16:44

    Les copains, c’est cool. Ca aide à passer le temps, c’est toujours partant pour le plan foireux, la déconne ou autres. Il y en avait toujours un pour amuser la galerie, et l’autre qui était l’intello du groupe, celui sur qui on copiait quand il y avait un devoir à rendre et qu’on est à la bourre. Mais des fois, les copains, c’est chiant. Surtout quand ils s’appellent toutes les trente secondes pour savoir ce qu’on fait parce qu’on n’est pas en cours. Il y a ceux qui te harcèlent pour savoir comment s’est passé le premier rendez-vous, ou la dernière soirée. Et il y avait surtout les bagarreurs. Enfin, ceux qui chahutaient. Vous connaissez l’adage. Jeux de mains, jeux de vilains. Généralement, quand ils chahutaient, ça finissait par des éclats de voix et des menaces de mort qui ne seront jamais mises à exécution parce que les copains, c’est sacré. En ce moment, Russlan était en train de pester contre ses camarades. D’habitude, ils sont cools, mais des fois, ils dépassent les bornes. Comme ils venaient de le faire. Russlan ne comprenait même pas pourquoi Vlad avait pété un plomb. Ni comment ils en étaient venus à se fritter. Et ensuite, tout s’était enchaîné très vite. Russlan avait fondu sur Ivanov pour lui mettre une raclée. Après tout, le petit bonhomme l’avait bien décoré. D’ailleurs, il en avait encore les marques. Les ecchymoses s’estompaient, mais restaient. Encore un peu. Bon, ça va, il n’avait plus mal comme c’était le cas plusieurs jours auparavant. Et il n’était pas aussi défiguré non plus. Juste ce nez de boxeur qui lui subsistait après la fracture. Sauf que les lésions ne se voyaient plus trop. Russlan était donc en train de nettoyer son pantalon, sur lequel était étalé de la sauce blanche. L’eau chaude coulait sur l’étoffe, et il avait utilisé du savon pour optimiser le simple nettoyage à l’eau claire. Ce qui faisait que du coup, il était seulement vêtu de sa veste d’uniforme, avec les pans de la chemise qui dépassaient de cette dernière, de son caleçon noir et de ses chaussettes grises. En clair, il avait l’air un peu ridicule, il faisait moins le fier. En fait, il s’en foutait, il n’y avait personne. Pas de quoi fouetter un chat. Quand il eut fini de nettoyer, il s’approcha du séchoir pour les mains, et fourra son pantalon mouillé en dessous. Il espérait que ça sèche rapidement, parce que sinon, ça craindrait un max.

    Tout en faisant aller le séchoir, il n’avait donc pas entendu la douche fonctionner, puis s’arrêter. Il ne savait donc pas qu’il y avait quelqu’un. Il avait certes vu la buée sur le miroir -de toute façon, c’était normal, dans une salle de bains, pas de quoi fouetter un chat - mais il n’avait pas eu raison de s’inquiéter plus que ça. Le jeune homme afficha un air soulagé à mesure que la tâche sombre disparaissait, et il regretta que sur ces fichus séchoirs il n’y ait pas de trucs réglables. Certes, il y avait un sort pour sécher, mais il avait dû zapper la formule. Sinon, il ne se casserait pas la tête. Il ne serait pas là à attendre comme un con, sous le séchoir, que son pantalon ne sèche. Il avait cours à treize heures. Mais il s’en fichait. Il ne voyait pas l’intérêt d’assister à un cours qu’il était incapable de comprendre non pas parce que c’est trop compliqué, mais parce qu’il ne parlait pas la même langue que le prof. Du coup, il passait son temps à faire passer des mots à ses voisins, tout en prenant soin d’effacer la feuille quand le prof était dans les parages, ou alors, il chahutait avec ses copains, s’attirant les regards furieux des rats de bibliothèque soi-disant passionnés par le cours. Mouais. Donc arriver en retard ne lui causerait pas trop de préjudices. Le fichu séchoir s’arrêta. Excédé que ce bidule ne s’éteigne tous les cinq minutes, Russlan écrasa du poing le bouton poussoir argenté, et un nouveau souffle chaud sortit de l’appareil. Encore un peu. Décidément, les Moldus aimaient perdre leur temps. D’après certains élèves de Poudlard, c’était une lubie de Flint, de moderniser le truc. Russlan avait encore de la chance. Il venait d’une famille de Moldus. Enfin. Sa mère avait été une née de Moldus. Son père était un cracmol. Sa belle-mère…bref, une Moldue. Donc il était familier avec tout ce qui était technologie. Il pensait à ces élèves, issus de famille de sorciers, qui eux vivaient encore de façon archaïque. Sans technologie, ni électricité. Qui faisaient tout artisanalement, avec leurs baguettes magiques. Ceux là devaient s’arracher les cheveux en voyant ce genre d’appareils fleurir. Un peu comme une poule qui aurait trouvé des ciseaux. Bref, il n’entendit pas la douche s’arrêter, et les pas approcher. Il discerna un mouvement à sa gauche, mais il n’y prêta pas garde. Il était trop absorbé dans le séchage de son vêtement. Il laissa tomber son pantalon sur le sol, et se baissa pour le ramasser. Quand soudain…

    INCONNUE: Bonjour.

    Russlan s’était relevé brusquement en entendant la voix. Une voix féminine. Tellement brusquement que BAM. Il venait de s’encastrer dans le séchoir, juste au-dessus de sa tête. Il fut certes étourdi par le coup, et il jura en voyant le fichu séchoir se décrocher de son support pour lui rester entre les mains. On ne pouvait pas faire plus ridicule comme situation. Russlan jura à nouveau, et il entreprit de remettre l’appareil à sa place, sans prêter attention à la personne qui venait de le saluer. Pas sympa, mais là, il essayait de réparer le truc. Avant qu’on ne l’accuse de vouloir dégrader le matériel. Il y avait certes une formule pour réparer ce qui était cassé, mais voilà, il ne disposait pas de sa baguette magique, restée dans la salle commune des Serpentard. Là où il avait ses affaires. Au coup de midi, il était sorti dans la classe, et il avait déposé ses affaires scolaires au dortoir, avant d’aller manger. Tout naturellement, il avait prévu d’aller les récupérer avant la première heure de l’après-midi. Mais le sort voulut que ce midi là, il éclata une dispute dans la Grande Salle, et que la saucière choisit de se renverser sur lui. Ca aurait été plus rapide d’avoir sa baguette. Mais bon. La prochaine fois il songera à deux fois avant d’abandonner ses affaires pour la pause déjeuner. La chose parut tenir sur le mur, ainsi, il s’en éloigna prudemment. De façon à éviter une nouvelle catastrophe. Il se baissa à nouveau, pour récupérer son bien, qu’il enfila à nouveau. Il se rappela soudainement qu’on venait de s’adresser à lui. La politesse exige donc qu’il réponde à son tour. Ignorer quelqu’un, ça ne le faisait pas. Il se retourna donc, avant de se retrouver nez à nez avec la nouvelle arrivante.

    C’était donc une femme. Qui venait de sortir de la douche, si on pouvait se fier à ses cheveux mouillés, aux gouttelettes d’eau perlant sur sa peau d’albâtre, et la serviette enroulée autour de son corps frêle. Russlan en temps ordinaire aurait esquissé un sourire sardonique et aurait un peu profité de la situation. Parce qu’une fille surprise en train de sortir de la douche était la routine. Sauf que. Il avait fait tout un remue-ménage. A commencer par se prendre la tête dans le séchoir en se relevant brusquement. Et à démonter le bidule. Il s’était rendu ridicule, en s’agitant vêtu de la sorte. Russlan n’avait pas l’habitude d’apparaître dans des situations gênantes. C’était plutôt lui qui les provoquait chez les autres. En général. Elle pouvait être contente. Elle pourra se vanter d’avoir vu Mihaylov dans une situation embarrassante. Il l’étudia un moment, un sourire goguenard aux lèvres. Finalement, son côté ironique et cassant avait repris le dessus. Il trouvera peut être le moyen de tirer parti de cet épisode. Elle était donc blonde. Cela se voyait même avec ses cheveux mouillés. Elle était plus âgée. En tout cas, elle n’avait pas l’air d’une adolescente pré pubère ou de celles qu’il côtoyait tous les jours, c’est-à-dire greluche et compagnie. Il n’arrivait pas vraiment à lui donner un âge, en fait. Mais elle avait l’air plus vieille que l’ensemble des filles du château. Un peu plus femme, va-t-on dire. Rien à voir avec les vieilles enseignantes non plus. Qu’était-elle donc? Surveillante? Assistante? A Poudlard, les secrets ne se gardaient jamais bien longtemps, il le saurait bien vite. Sans se défaire de son sourire mielleux, il lui répondit.

    « -Bonjour. Je…Je vais vous laisser vous habiller, promis, je me retourne. »

    Sur ce, le séchoir se décrocha à nouveau de son support, tombant à nouveau sur le carrelage, faisant un potin du diable. Décidément. Avant de se rendre compte qu'il venait de s'adresser à elle en russe. Et qu'elle ne risquait pas de comprendre. Alors, pour illustrer ses propos, il se tourna. Pourquoi faire? Pour qu'elle s'habille, pardi!

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MessageSujet: Re: [16 Sept] Et alors? [pv Vanessa] [e.n.d]   Dim 29 Mar - 18:45

    Vanessa sourit d'un air amusé en voyant l'effet de surprise qu'elle venait de faire au jeune homme. elle mordit sa lèvre inférieure les yeux rieurs en constatant qu'il venait de s'assommer. Ce n'était pas gentil de se moquer. Néanmoins, son cœur se réchauffait indubitablement en constatant que la miss n'était pas la seule à attirer le malheur à elle. Visiblement, c’était un garçon assez maladroit qui se trouvait en face d’elle. Finalement, elle s’avança timidement pour voir si cet élève ne s’était pas blessé. Après tout, les Poufsouffle avaient toujours été très gentils. Elle s’approcha de quelques pas et quand il vit qu’il n’y avait pas de dégâts se stoppa d’elle-même. Le manège de ce garçon l’amusait beaucoup. Il y avait quelque chose d’attirant dans sa maladresse. À peine la pensée eut elle effleuré son esprit, qu’elle l’en chassa à grands coups de pieds. Ce n’était pas le genre de pensées que devait avoir une enseignante. Décidément les choses étranges n’arrivaient vraiment qu’à elle. Était-elle la seule à remarquer la situation ambiguë dans laquelle ils venaient de s’installer ? Si quelqu’un entrait à cet instant, les choses risquaient d’être vraiment très mal interprétées. Elle était en serviette et lui sans pantalon. C’était pour le moins ennuyeux. D’autant plus que cela zappait son autorité. Elle détestait ça. Vanessa avait eu trop à batailler pour devenir professeur. Elle n’allait certainement pas abandonner maintenant qu’elle touchait enfin au but.

    Vanessa eut envie de lui demander ce qui lui était arrivé mais la précédente situation était bien assez pour les nerfs du jeune homme. Surtout qu’il n’arrivait pas à remettre le séchoir à sa place. Il finit par lui sourire d’un air arrogant qui ne plu pas vraiment à la jeune femme. Ce n’était pas le genre de regard qu’un élève devait avoir pour une professeur. Sans compter qu’elle ne voulait pas se départir de son autorité seulement quelques minutes après être arrivée au château. Zut ! Que se passerait-il si elle se faisait ridiculiser dès le départ ? Elle n’aurait plus aucune autorité et ce serait terminé. Comment enseigner dans ce genre de conditions ? Mieux valait mettre les choses au point immédiatement. Elle lui rendit un regard franc et assez troublant avant de froncer les sourcils en entendant une langue inconnue. Les consonances lui rappelaient le russe mais elle n’aurait pu en jurer actuellement. En tout cas, elle n’avait rien compris du tout. Restant toujours debout sans bouger, Vanessa se sentait encore plus mal à l’aise. Néanmoins, elle cru comprendre ce qu’il voulait lorsqu’elle le vit pudiquement se retourner. Il devait certainement la laisser s’habiller.

    Vanessa s’apprêtait à le remercier d’un sourire lorsque le séchoir retomba dans un grand bruit de son support. Ses nerfs lâchèrent totalement et elle rit. Vraiment ce garçon était charmant et il la faisait rire, c’était inespéré. Néanmoins, elle trouverait certainement la situation bizarre lorsqu’elle le reverrait en cours. Dans les situations gênantes, ses réflexes prenaient toujours le dessus. Elle avait donc une forte propension à éclater de rire dans les moments les plus inattendus. Malheureusement, c’était parfois très mal interprété. La dernière fois que c’était arrivé, c’était lors de la mort d’un lointain cousin, elle avait naturellement été punie après ça. Mais elle ne pouvait s’en empêcher. Son rire redoubla, mais toujours discret, le genre de rire totalement contrôlé qu’on apprend en haute société. Il n’y avait plus grand-chose de vrai en elle. Tout avait été façonne pour satisfaire les apparences, la société. Mais sa gentillesse reprit naturellement le dessus. Le voir s’agiter commençait de l’amuser fortement mais toujours aimable et prête à aider, elle retourna jusqu’à la chaise ou reposaient ses vêtements et attrapa la baguette qu’elle cachait dans une de ses manches dans un étui. Lui restait toujours dos à elle mais elle s’habillerait ensuite. Il fallait d’abord réparer cet objet avant que son fou rire, difficilement contenu ne reprenne. Elle comprenait parfaitement qu’il se sente gêné. Elle-même aurait rougi de honte d’être si maladroite. Elle n’était pas vraiment à l’aise dans toute cette situation bizarre. Elle se décida quand même à lui venir en aide et attrapant doucement le séchoir malmené, le tint d’une main à l’endroit ou il aurait du se situer, la seconde prononçant un sort très utile pour toute personne :

    - Reparo, lança-t-elle d’une voix forte pour qu’il puisse ce remémorer ce sort en cas de besoin.

    Sa main dessina un arc élégant et l’instant d’après, le séchoir se trouvait de nouveau fixé comme si rien n’avait jamais eu lieu. Heureusement que Vanessa avait toujours été une excellente élève dans toutes les matières qu’elle avait choisi en ASPIC. Elle lui lança un petit sourire satisfait avant de retourner à sa place, prêt de la chaise, croisant son regard dans le miroir. Quelque chose lui disait qu’il ne lui laisserait pas facilement oublier cet incident. C’était le genre de chose qui pouvait porter préjudice à un début de carrière. Mais bon, elle n’allait pas se laisser faire pour si peu. Être gentille ne signifiait pas être innocente. Il ne fallait pas tout confondre. Elle décida finalement de se rhabiller. Il était temps de retrouver un peu de son prestige professoral. Elle préféra métamorphoser un rideau pour éviter les regards en coin. Ce n’est pas qu’elle n’avait pas confiance mais ce garçon semblait vraiment dragueur. Il était le genre de personne se savant beau et sexy et il devait en jouer au maximum. De plus, ce n’est pas parce qu’il était retourné qu’il ne voyait rien. Combien de fois, elle même avait-elle joué au voyeurisme dans les douches de quidditch lorsqu’elle était élève ? Mieux valait oublier cette période peu reluisante de sa vie. Secouant ses boucles blondes, elle détacha la serviette, et se sécha. Une fois sèche, elle ramena ses cheveux derrière sa nuque et se rhabilla. Habillée, elle avait immédiatement un air plus adulte, plus distant. C’était mieux comme ça. Vanessa détestait sécher ses cheveux avec un sort, cela les abimait. Son esprit se tourna alors vers le séchoir qu’elle venait à peine de réparer. Elle allait devoir l’utiliser. Il devait certainement ce demander ce qu’elle faisait ici alors qu’elle n’avait jamais mis les pieds à Poudlard depuis plusieurs années. D’ailleurs, il ne fallait pas qu’elle s’attarde sinon elle arriverait réellement en retard à son rendez vous. Bien sur le directeur était plutôt laxiste mais elle tenait à faire bonne impression dès le départ. Constatant qu’elle était prête, le rideau fut métamorphosé de nouveau en pince et elle attacha sa longue chevelure avec. Il serait peut être temps de se présenter. De toute façon, elle serait officiellement présentée ce soir en tant que professeur de métamorphose alors autant faire cesser les rumeurs les plus folles sur son compte. De plus, la bienséance lui imposait cela. Son père serait furieux de constater qu’elle avait passé plusieurs minutes sans dire son nom. Décidément, même adulte, elle ne pouvait s’empêcher de se remémorer ses préceptes d’éducation. Elle était vraiment incurable !

    - Je suis le professeur Wright, déclara-t-elle alors pour combler le silence pesant qui venait de s’installer.

    Elle s’apprêtait presque à tendre la main, ses vieux réflexes reprenant leurs habitudes, avant de se frapper mentalement. Elle n’allait quand même pas serrer la main à un élève. Et puis quoi encore ? Si on lui avait appris une chose c’est de ne jamais se comporter familièrement avec quiconque, collègue comme élève. Elle stoppa donc sa main en pleine course et la passa dans un geste qu’elle espérait naturel, dans ses cheveux pour remettre une mèche en place. Bon sang, elle avait l’impression de se surveiller sans cesse dans le moindre de ses gestes, elle n’était plus une enfant quand même. Finalement, elle dégagea son poignet et jeta un coup d’œil à sa montre. Il lui restait encore du temps, heureusement. Elle pouvait vraiment se féliciter d’être arrivée en avance. Si elle était tombée quelques minutes avant l’heure, elle n’aurait jamais eu le temps de se changer avant de se présenter au bureau directorial, ce qui aurait été fortement ennuyeux en soi.
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Russlan S. D. Mihaylov
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MessageSujet: Re: [16 Sept] Et alors? [pv Vanessa] [e.n.d]   Dim 29 Mar - 20:40

    Pour un effet de surprise, c’était réussi. En tout cas, on ne le reprendra pas à deux fois à se manger le séchoir. Il se massa le crâne, s’ébouriffant un peu plus les cheveux par la même occasion. Il n’était pas spécialement maladroit. Mais disons qu’il avait le don de s’attirer les ennuis. Que cela aille de la simple broutille à la merde noire, il avait droit à tout. Et , comme tout être humain normalement constitué, il lui arrivait d’avoir une baisse de vigilance, et donc de faire des gaffes. Ou des bêtises. Ou commettre des maladresses, tout simplement. Qu’une erreur d’inattention, finalement. Le jeune homme là, avait fait fort. Ca ne lui arrivait pas souvent ce genre de situation. Il avait plutôt, en dépit de tout ce qu’il avait vécu, une bonne étoile. Ladite bonne étoile se comportant parfois comme la pire des garces. Mais ça aurait pu être pire. Il s’était juste cogné. Il aurait pu se vautrer devant tout le monde. Fort heureusement, cela ne s’était jamais produit. D’habitude, c’est à Anna que ce genre de situations arrivait. Bref. Russlan était en un seul morceau. Il allait juste avoir une belle bosse. Et il voyait un peu trouble. Cet épisode devait avoir donné de lui une image avenante. C’était toujours comme cela que ça commençait. Il attirait, indéniablement. On se laissait volontiers prendre au jeu. Et il refermait son piège, et là, ce n’était plus possible de revenir en arrière. Russlan n’était pas le type sympa auquel tout le monde croyait. Certes, il pouvait être sympathique et insouciant quand il le voulait, mais les trois quarts du temps, il était glauque, et fourbe. Il valait mieux être dans ses bonnes grâces que d’être sur sa liste noire. Car seul Dieu sait ce qu’il est capable de faire en matière de mal. Mais à dire vrai, la nouvelle arrivante ne semblait pas lui vouloir de mal. Il ne voyait donc pas pourquoi il se montrerait hostile avec elle. De toute façon, il ne la connaissait pas, il ne pouvait pas la juger. Elle s’est juste retrouvée nez à nez avec lui en sortant de sa douche. C’était lui l’intrus. La situation était certes inhabituelle. Elle pouvait être gênante pour la jeune femme. Mais ça s’arrêtait là. Si quelqu’un entrait, qu’Est-ce que cela pouvait faire? Qu’elle était simplement vêtue d’une serviette, et que lui n’avait plus son pantalon? Certes, ça pouvait être mal interprété. Mais Russlan n’était plus à ça près…sa réputation le suivait à la trace. C’était donc…normal.

    La cerise sur le gâteau fut quand le séchoir tomba quand il eut réessayé de le placer. Il grogna de mécontentement. Quand il entendit un rire. Il avait tourné la tête, et elle était là, en train de rire. Non pas un gloussement hystérique, mais un rire agréable. Noble. Russlan se mit à bouder, pour montrer son mécontentement. Non envers la jeune femme qui riait, mais envers ce stupide truc qui avait ruiné ses efforts. Il fallait dire que Russlan n’était pas très doué en ce qui s’agissait de bricoler. Avec un mode d’emploi, il saurait sans doute assembler une étagère -il paraît que les hommes ont ça dans le sang- mais quand il s’acharnait à la va-vite sur un truc comme ça, autant dire que ça n’allait pas le faire, généralement. Le jeune homme finit par esquisser un sourire lui aussi. S’il avait ri, il aurait sans doute ri jaune. Mais ça faisait longtemps qu’il n’avait plus éclaté de rire. Alors il ne se contentait que de sourire. Il était trop sombre, trop…glauque. Mais il avait ce côté débile qu’avaient tous les garçons de son âge, et qui transparaissaient de temps à autres. Autant par ses réactions que dans ses attitudes. C’était d’autant plus flagrant quand il était avec ses copains. Copains qu’il s’amusait à défier. A chahuter. Avec les blagues vaseuses qui vont avec. Débile, vous-dis-je. Garçon adolescent. Presque jeune adulte. Il allait avoir vingt ans en décembre. Mais des fois, son âge mental ne suivait pas. Tantôt il pouvait être mature, tantôt il pouvait être un vrai gosse. Il avait ensuite suivi du regard la jeune femme, qui était retournée à la chaise avec ses vêtements. Elle avait une baguette magique. Il fit la moue. Décidément, le sort continuait de s’acharner sur lui. S’il avait su qu’elle avait une baguette…ça aurait évité tout ce cirque. Mais…Non. Ca n’aurait rien changé. Pour la simple et bonne raison qu’il n’avait pas à fouiller dans les affaires des gens. Tout ce qu’il voyait, c’était dans le miroir. Il avait une bonne vision d’ensemble de la pièce. Du coin de l’œil, il vit qu’elle avait réparé le séchoir, qui était de nouveau scellé au mur.

    « -Merci. Murmura-t-il, l’air contrit »

    Puis, elle s’en retourna à sa place initiale, c’est-à-dire auprès de ses affaires. Quand son regard croisa le sien. Non, Russlan n’oubliait pas. Etrangement, il avait une très bonne mémoire, surtout en ce qui s’agissait de trouver des arguments et des actions susceptibles d’enquiquiner le monde. Mais la blonde, bizarrement, n’était pas le genre de personne qu’il souhaitait embêter. Mais, non, il n’oubliera pas. Parce qu’il était d’un naturel très orgueilleux et il avait été blessé dans son amour propre. Cela appelait à la revanche. De toute façon, on verra bien. Parce que la demoiselle avait elle aussi été surprise dans une situation embarrassante. Ils étaient donc quittes. Il sourit alors qu’elle avait transformé la pince en rideau pour la cacher. Ainsi, elle ne lui faisait pas confiance? Il sembla alors qu’elle avait compris le truc. Le jeune homme regarda le miroir. De là où il était, il l’aurait sans doute vue. Donc, se retourner, c’était du flan. Il afficha un léger sourire sardonique. Elle était donc intelligente. Pas comme les greluches qui peuplaient le château. Une autre fille aurait sans doute prêté attention au fait qu’il était retourné sans se préoccuper du miroir. Et là, il aurait profité du spectacle. Mais là, rien. Il était juste un peu frustré. Où en étaient les scores? 2-1 lui semblait-il, en faveur de la demoiselle. Elle finit par défaire le rideau, et elle était de nouveau habillée. Elle s’attacha les cheveux. Il finit par se retourner. Ce n’était pas très agréable d’épier à travers un miroir. Ca lui donnait l’impression d’être un voyeur. Il préférait la regarder en face. Et un sourire étrange flotta sur ses lèvres quand elle se présenta. Ainsi…Elle était professeur. Voilà qui promettait d’être intéressant. Alors, il se présenta à son tour.

    « -Russlan Mihaylov. Préfet en chef de Durmstrang. Et…Septième année…A Serpentard. »

    C’était à peu près la seule phrase en anglais qu’il savait dire. Avec sa fâcheuse manie de rouler les R quand il y en avait. Avec son accent russe à couper au couteau. Il valait mieux qu’il se taise. Il s’est couvert de ridicule. Il se mordilla la lèvre inférieure, alors qu’elle remettait ses cheveux en place. Rah, voilà qu’ils étaient gênés. Russlan décida de le dissiper, en se risquant à poser une autre question.

    « -Vous…remplacer…l’ancien professeur? »

    Il avait sans doute fait une monstrueuse faute de grammaire. Employer le verbe au mauvais mode. Rah. Il devait rapidement apprendre l‘anglais, sinon ça risquait d’être galère. Et malheureusement, il n’était pas au bout de ses peines.

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MessageSujet: Re: [16 Sept] Et alors? [pv Vanessa] [e.n.d]   Dim 5 Avr - 1:42

Pardon pour le retard, j'avais pas accès à internet avant aujourd'hui.

    « -Russlan Mihaylov. Préfet en chef de Durmstrang. Et…Septième année…A Serpentard. »

    Son intérêt fut considérablement attiré lorsqu'elle entendit la maison dont ce garçon venait. Russlan, un prénom pas commun... Ainsi, elle ne s’était pas trompée, il était bien russe ou une nationalité approchant. Durmstrang, une école pour le moins intéressante… Cela en disait beaucoup sur lui et il n’était pas étonnant qu’il ait été réparti à Serpentard. Peut être avait-elle des préjugés mais la plupart des élèves là bas étudiaient la magie noire avec plaisir. Un Serpentard… Elle comprenait qu’il l’avait testé volontairement. Alors avait-elle réussi l’épreuve ? En tout cas, elle avait bien fait de se cacher pour se rhabiller. Les Serpentards étaient connu pour leur ruse et si un Poufsouffle aurait fermé les yeux face au miroir, le Serpentard n’aurait pas hésité à regarder tout ce qu’il reflétait. Son accent était assez mignon. Bon, c’était clairement haché et laborieux. Il semblait avoir des progrès à faire en anglais. Mais au moins, il arrivait à baragouiner quelques mots, c’était déjà ça de prit. Elle réalisa immédiatement qu’elle venait d’associer le nom d’un élève avec le qualificatif mignon et se flagella intérieurement. Zut, qu’est-ce qui avait motivé cette pensée ? Était ce le fait qu’il était toujours en caleçon ? Elle avait l’avantage sur lui. D’une part par son rôle de professeur et aussi parce que cette fois, il était le seul dénudé. N’osant pas baisser son regard en dessous de sa ceinture, elle continuait de figer son regard troublant, à la fois confiant et assez froid. C’était étrange de se trouver en face de lui. Secouant la tête, elle reprit ses esprits. Mieux valait qu’il se rhabille également avant toute chose. Elle se sentirait certainement plus à l’aise dans ces conditions. Mais c’est vrai qu’il était amusant. Il avait des mimiques de petit garçon, la manière dont il mordait sa lèvre, son sourire - elle préféra se stopper ici sur ses constatations avant de réellement déraper - et pourtant l’éclat de ses yeux démontrait une dureté chèrement acquise.

    A vrai dire, faire connaissance dans une salle de bain était pour le moins amusant. Enfin, pas vraiment sur le moment mais cela aurait pu se terminer plus mal. Sauf que le lendemain ce même élève en caleçon serait installé dans sa salle de classe et qu’elle rougirait en repensant à cette scène saugrenue. Il fallait qu’elle pense à autre chose immédiatement. Elle venait d’arriver, elle n’allait quand même pas sauter sur un élève et se faire renvoyer si rapidement. Auquel cas, elle établirait certainement un record du plus petit temps d’enseignement au collège. Elle consulta sa montre mais elle n’était pas en retard. Mieux, elle avait même encore un peu d’avance. Il serait dommage de partir maintenant que leurs rapports avaient quelque chose de plus formel ? Alors qu’elle allait ouvrir la bouche pour lui intimer de se rhabiller correctement, il la devança.

    « -Vous…remplacer…l’ancien professeur? »

    Et bien, il fallait voir les choses comme ça, en effet. Comme l’ancien employé avait mystérieusement disparu, -une aubaine pour elle-même si elle ne l’avouerait jamais à voix haute-, elle était là au moins pour l’année. Même si elle espérait rester bien plus longtemps que ça. Enseigner à Poudlard était un immense privilège pour une débutante comme elle. Elle pouvait remercier le directeur de lui avoir fait confiance. D’après ce qu’elle avait entendu, le poste avait été très disputé et elle avait finalement gagné. Peu lui importait les raisons, son père avait peut être tiré quelques ficelles, la blonde préférait pensait que c’était uniquement grâce à elle. Elle sourit au souvenir du hibou lui apportant la réponse tant attendue. Une semaine d’attente, à tourner en rond dans sa chambre de princesse. Mais finalement, elle les avait coiffé au poteau. Vanessa pensait avoir fait une excellente impression au nouveau directeur. Elle avait toujours réussi à mettre les gens à l’aise sans tomber dans la familiarité, sans doute son éducation de sang pur y était-elle pour quelque chose. Toutefois, elle avait carrément oublié ses manières quand la réponse lui était parvenue. Sautant sur son lit comme une enfant, elle avait envoyé la lettre dans les airs avant de faire une valse avec son elfe de maison personnel. Elle ne retint pas un léger éclat à cette pensée. Dieu qu’elle pouvait être gamine parfois…

    Prenant conscience que Russlan l’a regardait toujours depuis quelques minutes, elle réalisa qu’elle avait oublié de répondre à sa question. Utilisant la version officielle du départ mouvementé du précédent enseignant, elle préféra rester néanmoins vague dans ses propos. Il venait d’arriver alors il n’avait pas besoin de savoir trop de détails.

    - Effectivement. L’ancien professeur était indisponible durant cette année scolaire alors j’ai été engagée pour le remplacer. Pour l’instant ce n’est que temporaire, mais j’espère rester toute l’année. En plus, assister au tournoi des trois sorciers sera certainement un spectacle superbe !

    Le tournoi des trois sorciers, elle aurait tué pour y participer. C'était un rêve qu'ils le rétablissent alors qu'elle effectuait sa scolarité. Mais finalement,elle n'avait pas eu cette chance. Par contre, elle pourrait y assister en tant que spectatrice, c'était déjà mieux que rien. Il n'était pas l'un des champions. Elle savait que c'était une fille qui avait été choisie pour Dumstrang.
    Hum, ce garçon risquait d’avoir de sérieux problèmes en cours. Après tout, les enseignants parlaient tous en anglais et sans réels progrès les cours risquaient de se passer dans des conditions difficiles. Il y avait toujours un risque en enseignant à des jeunes mais si en plus, ils étaient étrangers, c’était quasiment du suicide. Surtout en potion, pensa Vanessa. Les potions nécessitaient une grande concentration et un strict respect des règles de procédure ou alors tout explosait. Elle le savait pertinemment puisqu’elle adorait cette matière et continuait régulièrement de concocter des mélanges pour son plaisir.

    - Tu devrais te rhabiller, peut être ?

    Jetant un œil sur le pantalon, elle vit qu’il était trempé.
    *Bien sur idiote ! Il ne l’a pas enlevé par plaisir ni par une brusque poussée d’exhibitionnisme.*
    Sortant de nouveau sa baguette, elle murmura un sort pour nettoyer la tâche et sécher le vêtement. Comme ça, ce serait clairement mieux. Ils se trouvaient tout près maintenant. Elle arrivait presque à voir le pétillement de ses yeux sombres. Préférant le laisser s’habiller, elle sourit et fit comme lui, l‘instant précédent. Vanessa se tourna en direction de la porte, le laissant se remettre en uniforme.
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MessageSujet: Re: [16 Sept] Et alors? [pv Vanessa] [e.n.d]   Lun 6 Avr - 20:59

    Blondie semblait surprise de savoir de quelle maison il venait réellement. Et accessoirement, de quelle école il venait. En effet, Durmstrang. Il était russe. Et il venait de Saint-Pétersbourg. Et il avait été réparti à Serpentard. Rien d’étonnant. Peut être que si, en fin de compte. Il avait des airs charmants, mais c’était là le piège. Il ne fallait pas s’y fier. Ce qu’il renfermait était dangereux, très dangereux. Mais ça n’avait rien à voir avec son appartenance à l’école de magie du grand nord. Son comportement, il le devait à son milieu défavorisé et à ses mauvaises fréquentations. Trop nombreuses, et trop longtemps. Il s’était trop imprégné de ces gens là. Et à présent, il payait. Sa réputation le suivait de près. Mais oui, il l’avait testée. Et il l’appelait Blondie parce qu’il ne savait pas comment la nommer. Il ne la nommerait pas professeur dans la mesure où elle ne l’était pas encore. Dans sa tête, elle serait Blondie. Mais il se gardera bien de la nommer ainsi. Devant elle en tout cas. Car qu’il le veuille ou non, elle était supérieure à lui d’un point de vue hiérarchique. Et à dire vrai, n’importe qui se serait trouvé gêné de s’être confronté à un professeur avec autant de sans-gêne. Mais pas lui. Alors, un sourire vint étirer ses lèvres fines. Elle ne s’était pas démontée face à lui, elle ne semblait pas s’être fait avoir par son côté dragueur et séduisant. Et elle était passée outre la situation inconfortable dans laquelle elle s’était mise. Du moins, dans laquelle il l’avait mise. N’importe quelle fille serait sans doute devenue hystérique si il l’avait surprise en train de sortir de son bain. Mais elle ne l’était pas. Voilà qui était intéressant. Très intéressant. Ainsi Blondie savait faire preuve de sang froid. Ce n’était pas négligeable dans un métier comme professeur. Où il fallait justement beaucoup de sang froid, en plus d’avoir de l’autorité et savoir se faire respecter. Et puis Russlan s’était présenté. C’était en effet laborieux, et ça avait demandé un gros effort de sa part. Mais il l’avait fait, et se mit à penser qu’il avait plus qu’intérêt à prendre des cours d’anglais en plus du reste. Ce qu’il voulait, c’était travailler avec un anglophone -donc pratiquer- et non avec d’innombrables livres de grammaire et autres. Parce qu’il en avait un peu sa claque de passer son temps à la bibliothèque. Et la demoiselle s’était rhabillée. Bravo. Maintenant il était le seul à être à moitié dénudé. Mais ça ne le dérangeait nullement. Non que c’était un exhibitionniste, loin de là, mais il n’était pas pudique. Mais bon. Ce n’était pas le genre de manières à avoir devant un professeur. Aussi belle, jeune et désirable soit-elle. Et il ne s’en voulut nullement d’utiliser le mot désirable envers la jeune prof. Il n’était pas non plus du genre à se formaliser pour tout et n’importe quoi. Et lui aussi savait faire preuve de sang froid. Après tout, sur ce coup là, il n’avait pas fait son vierge effarouché. En dépit des mimiques qu’il pouvait faire et qui lui donnait un air innocent. Or, il ne l’était plus. Depuis belle lurette.

    C’était quoi, une salle de bains, au juste? Quatre murs, un plafond, un sol, avec du carrelage, un bassin pour s’y baigner, des robinets, de la tuyauterie et des douches. Rien de quoi fouetter un chat. En tout cas, pour Russlan, la salle de bains était un lieu comme un autre. Un point de passage obligé. Comme la cuisine ou la salle du séjour dans une maison. Ce n’était donc pas le lieu qui donnait une connotation singulière à leur rencontre. C’était plutôt…eux-mêmes qui faisaient tâche. Un élève et un prof. Un élève venu ici pour nettoyer de la sauce renversée sur son pantalon d’uniforme par un crétin fini, et une prof nouvellement arrivée, qui avait sûrement pris sa douche en vue d’un entretien qui devait se dérouler dans un avenir proche. Bref, cette rencontre, c’était bien loin du quotidien Métro, Boulot, Dodo. Russlan savait que ça n’en resterait pas là. Il se demandait comment elle réagira quand elle le verra dans sa classe un jour prochain. Et la partie pourra réellement commencer. La partie? Oh, un match amical. Il avait un peu de retard quant au score. Russlan avait été touché dans son orgueil en se montrant ainsi exposé, bien que les pans de sa chemise dépassaient assez pour cacher ce qu’il y avait à cacher. Elle ne verrait donc rien si par hasard elle lorgnait. Russlan songea aussi à une humiliation qu’il pourrait faire subir à cet idiot de Vlad. Et à dire vrai, la future prof de métamorphose venait, indirectement, de lui donner une idée. Oui, l’humiliation allait être total…Il suffisait juste d’un sortilège qui colorerait le caleçon de Vlad en rose ou encore ferait apparaître des Mickey ou des cœurs rouges dessus…Et d’appliquer un sortilège de découpe…Le fameux Cracbadaboum, qui aurait vite fait de lacérer le pantalon de cet idiot…Et plus si affinités. Il n’hésiterait pas. Oui, ça sentait bon la vengeance…il devait le faire.

    Sa curiosité l’emporta bientôt. Bien sûr, il avait eu vent de la disparition du professeur de Métamorphose, qui avait occupé son poste jusqu’à ce qu’il y a peut être trois jours. Dans les rangs de la direction, c’était l’effervescence, il fallait trouver d’urgence un remplaçant. Histoire que les élèves puissent valider leurs sacrosaints ASPIC. Et peu de personnes avaient osé se présenter. Car le poste était réputé être maudit. D’après quelques anciens de Poudlard, il y avait un nouveau professeur de métamorphose tous les ans. Cette année, le record avait été battu avec deux titulaires en un an. En admettant que Blondie reste. Et puis, elle avait le privilège d’être jeune. Et dynamique. Et elle avait l’air d’avoir des nerfs. Entre parenthèse, c’était sans doute mieux qu’une horde de vieux schnocks grabataires qui faisaient une dépression au moindre problème. Ou aux vieillards acariâtres. La prof de métamorphose, à Durmstrang, était à flinguer. Intolérante comme elle était, ce n’est guère étonnant qu’elle soit détestée par la plupart des élèves étudiant là. Russlan et sa bande prenaient un malin plaisir à la chahuter et à semer le trouble dans ses cours. De toute façon, le jeune homme n’avait jamais été réellement passionné par cette matière. Son regard jaugea à nouveau Blondie, qui avait l’air sûre d’elle. Peut être qu’il fera l’effort de remettre son costume de chieur au placard, et qu’il se tiendra tranquille. Ceci dit, elle était sans doute sympa parce qu’elle venait d’arriver, mais quand elle aura compris les moyens de dissuasion, et les utilisera, il la trouvera sans doute moins sympathique. Mais c’était une évolution sans doute intéressante à surveiller. Donc…Il gardera un œil sur la sympathique professeure de métamorphose. Ca ne devrait pas lui déplaire pour autant. Il ne put s’empêcher de sourire quand elle lui servit une version des faits bien différente de celle à quoi il s’attendait. Il choisit donc de répondre au tac o tac.

    « -J’ai entendu dire que le professeur qu’on a eu jusqu’à présent a disparu il y a deux jours. Et qu’il y en a environ un tous les ans. Et ils disparaissent tous de façon suspecte. Certains font déjà quelques paris quant à la durée du séjour du prochain…De la prochaine, en l’occurrence. »

    Sans se rendre compte en fait qu’il venait de s’adresser à une non-russophone, et que par conséquent, elle ne devait pas avoir compris grand-chose de ce qu’il venait de dire. Un sourire étira les lèvres du jeune homme. Il devait réellement avoir besoin de cours particuliers. Car là, il avait tendance à oublier qu’il était dans une école étrangère, avec des gens qui ne parlaient pas la même langue que lui. Autant dire que mélanger les trois cultures, à savoir, latine, anglo-saxonne et slave avait de quoi dérouter au premier abord. Les langues ne constituaient pas vraiment la totalité de la barrière empêchant la communication. Les mœurs aussi y étaient pour beaucoup. Il se gratta la nuque, légèrement gêné. Il avait de plus en plus l’air crétin. Mais de toute façon, il n’avait pas compris non plus ce qu’elle avait dit à propos du tournoi des trois sorciers. Juste la partie sur le professeur…C’était un mot qu’il entendait tous les jours. Et il avait capté uniquement la partie Tournoi des Trois Sorciers. Il connaissait l’engouement des gens pour participer à ce tournoi. Le rêve de gloire, de renommée. Représenter son école. Anna avait été choisie pour représenter l’école. Au départ, cela avait beaucoup inquiété le jeune homme. Les épreuves étaient réputées dangereuses. Mais Anna était douée. Elle s’en sortirait. Il était confiant. De toute façon, Anna n’était pas suicidaire. Elle ne mettrait pas sa vie en danger volontairement. D’ailleurs, il était très content pour elle. Elle était la première fille à avoir été choisie pour représenter Durmstrang. C’était hautement symbolique puisque depuis quelques années seulement l’école avait été ouverte aux filles, et pas seulement aux garçons comme c’était le cas auparavant. Souvent, les garçons de la bande parlaient de leurs parents. Russlan esquivait toutes les questions sur lui mais écoutait avec intérêt les réponses des autres. Le père de Vladimir avait étudié à Durmstrang. Et il certifiait qu’à son époque, aucune fille n’avait le droit de mettre les pieds dans l’école. L’école était ouverte aux filles depuis quatorze ans maintenant. Anna faisait partie de la deuxième promotion mixte. Un symbole, vous dis-je. Il arqua un sourcil lorsque la jeune prof s’adressa de nouveau à lui. Il n’avait pas trop compris sa demande, et il devait avoir l’air parfaitement crétin. Alors, la prof prit les choses en main, et sécha la tâche que le séchoir n’avait pas totalement enlevée. Elle s’était rapprochée pour ce faire, et leur nouvelle proximité était troublante, mais pas dérangeante. Russlan s’en foutait d’avoir de telles pensées envers son professeur. Il n’était qu’un homme. Elle était une femme. Désirable en plus de cela. Il lui adressa un sourire, avant de murmurer un simple:

    « -Merci »

    Il ne put s’empêcher de sourire en la voyant se retourner en direction de la porte. Il enfila à nouveau le pantalon, et remit la chemise dedans. De toute façon, la veste écarlate était assez longue pour cacher la ceinture. Elle lui arrivait en bas des fesses. Il avait un peu défait la cravate pour respirer un peu, mais à présent, il n’était plus capable de la remettre. Le fichu nœud s’était défait. Merde. C’était bien sa veine, ça. Il ne savait pas faire les nœuds de cravate.

    « -Euh…Mademoiselle Wright? »

    Ca lui en coûtait de faire ça. Lui demander de refaire son nœud de cravate, voilà qui allait coûter cher à son orgueil. Mais il n’avait pas le choix. Il se mordillait la lèvre inférieure, ne sachant pas comment formuler sa demande, faute de vocabulaire pour s’adresser à elle en anglais. Il désigna la cravate défaite autour de son cou, en espérant qu’elle comprenne. En attendant, il s’est bien fait passer pour un con sur ce coup là.

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MessageSujet: Re: [16 Sept] Et alors? [pv Vanessa] [e.n.d]   Mer 15 Avr - 23:27

    Vanessa resta bouche bée par ce qu'elle entendit dans le discours de son futur élève. Elle n'avait pas tout compris, mais le mot professeur était sans conteste revenu dans la conversation. Le russe semblait plus malin qu’il en avait l’air. Elle avait comme le pressentiment que ce garçon risquait de se moquer d’elle. Il avait l’air trop sur de lui. Cela lui créerait certainement des problèmes notamment avec les Gryffondors. La blonde ne savait pas vraiment comment elle devait réagir. Bien sur, elle savait très bien la vérité sur le départ précipité de l'enseignant mais éviter de dire la vérité aux élèves visait plus à les protéger qu'autre chose. Personne n'avait à savoir qu'ils risquaient tous de disparaitre sans raison. C’est vrai que c’était étrange mais Vanessa n’avait pas cherché plus que ça à trouver une explication à cette supposée malédiction des professeurs de métamorphose. Elle était trop heureuse de retourner enseigner à Poudlard. Mais elle espérait bien ne pas quitter prématurément le collège comme les professeurs précédents avant elle. Elle se mordit la lèvre, incertaine sur la chose à dire.

    « J’ignore comment vous avez entendu ça, mais ce genre de prétendue légende est plus un concours de circonstances qu‘autre chose. Quand à ma durée d‘enseignement, ça ne dépend pas que de moi. J‘espère bien durer plus qu‘un an mais je ne peux pas en jurer. J‘espère également ne pas faire les frais de paris stupides. »

    C’était dit. Autant mettre les choses au clair dès maintenant. Si elle se laissait marcher sur les pieds, c’était fichu. Après tout, comme elle ne parlait pas russe, il pouvait très bien lui dire n’importe quoi sans qu’elle ne comprenne pas un mot de ses paroles. Elle avait déclaré cela, car si cette prétendue malédiction remontait à la surface, elle serait certainement la cible de pari. Du moment qu’on ne faisait pas tout pour la pousser dehors… Ce serait bien si elle pouvait mettre définitivement un terme à toutes ces rumeurs. C’est vrai que les enchainements de professeurs n’allaient pas pour calmer les élèves dans leurs lubies. Et ce n’était vraiment pas bon de changer de professeurs sans cesse. Ils auraient certainement du retard à rattraper. Chaque professeur avait sa propre manière d’enseigner. Et sans conteste avoir une professeur débutante n’allait pas les aider à rattraper leur retard surtout en période d’ASPIC. Elle savait qu’elle avait vraiment besoin de faire des efforts. Elle ne savait pas vraiment comment s’y prendre pour se faire respecter, pour enseigner efficacement. Mais elle ne ferait jamais part de ces doutes à voix haute. Après tout, une Wright ne montrait jamais ses faiblesses. Si elle n’enseignant qu’un an, elle ne pourrait malheureusement pas se rôder.

    Pourtant, la métamorphose était réellement une matière fascinante. Elle adorait tout ce que la matière permettait de faire et comptait bien partager sa passion aves les élèves. Il est vrai qu’elle avait eu une prof passionnante. Sans elle, elle n’aurait certainement pas eu cette envie de se spécialiser dans cette branche. Elle aimait beaucoup les potions et c’est finalement l’enseignant qui avait fait la différence. Si elle pouvait donner quelques vocations, ce serait sa plus grande récompense. Elle pensait être à son aise dans le château. Après tout, elle avait appris tellement ici. C’est dans Poudlard, qu’elle avait passé ses meilleures années, découvert tellement de choses, créé des amitiés également.

    Elle avait tout ce qu’elle souhaitait, excepté une petite chose mais pas la moindre, l’amour. La blonde n’avait toujours pas trouvé de petit ami depuis sa dernière rupture datant de sa dernière année au collège. Donc ça faisait vraiment une éternité… Et ce n’était certainement pas entourée d’ados aux hormones en ébullition qu’elle trouverait quelqu’un. Mais pour le moment elle n’en était pas encore là. Elle n’avait pas encore testé les élèves. Elle s’amusait de le voir gêné. Il n’était pas si sur de lui en fin de compte. Il devait avoir toutes les filles à ses pieds. Mais elle n’était pas n’importe qui, elle avait autorité sur ce jeune homme. Enfin pas vraiment directement mais ce n’était pas une raison pour déclencher certains événement inappropriés.

    « merci »

    Vanessa ne parlait pas le russe mais elle comprit qu’il lui adressait un merci après qu’elle eut séché son pantalon. Hum, sorti hors contexte, cela pouvait donner des interprétations plutôt hasardeuses. Elle avait vraiment besoin de se trouver quelqu’un si elle commençait de penser de cette matière là à des élèves. Ce problème de langage allait devenir très ennuyeux lorsqu’il faudrait qu’elle enseigne. La blonde parlait assez bien le français mais ne connaissait que trois mots de russe. Alors de là à apprendre des sorts à des élèves étrangers… Sans compter que les élèves non plus ne connaissaient presque rien à l’anglais. Oui, cet enseignement se présentait sous des auspices assez étranges. Au moins, elle serait vraiment rôdée à toutes sortes de situations. Le tournoi des trois sorciers n’était pas quelque chose de courant après tout. Elle était vraiment contente de pouvoir assister une fois dans sa vie à cet événement majeur.

    Pendant qu’elle attendait, elle eut le temps de compter combien de carreaux ornaient le mur en face d’elle. Précisément 72 en l’occurrence. Elle savait la couleur précise de chaque nuance de la porte, des murs en marbre. Comme si elle n’avait rien d’autre à faire. La voix de son futur élève interrompit brutalement ses réflexions philosophiques :

    « -Euh…Mademoiselle Wright? »

    Toujours retournée vers la porte, Vanessa entendit son nom. Elle se demanda bien ce que Russlan voulait lui demander. Elle se retourner, prenant garde à ne pas baisser les yeux en dessous de la ceinture du jeune homme. Mais finalement, il s’était rhabillé totalement. Elle haussa les sourcils d’un air interrogateur. Si elle avait compris son nom, elle ne comprenait pas vraiment ce qu’il voulait qu’elle fasse jusqu’à ce que la blonde voit la cravate pendant au coup du brun. Elle sourit d’un air amusé. Décidément, le contraste entre le charme et la maladresse de ce garçon la séduisait de plus en plus. Son regard se durcit à la pensée qu’elle venait d’avoir. Il avait quoi, 18 ans ? Bien sur, elle n’était pas tellement plus vieille mais il y avait cette barrière enseignant/élève insurmontable et surtout une relation était non seulement proscrite mais condamnable. Elle imaginait d’ici la tête des parents choqués s’ils savaient que l’une des professeurs avait séduit un élève et pouvait recommencer à tout instant. Oui, ce serait tout simplement horrible.

    Secouant la tête, Vanessa reprit ses esprits et croisant les yeux, un peu vexés, il fallait l’avouer, de son élève, elle leva les mains pour s’emparer des deux morceaux de cravate. Ça faisait longtemps qu’elle n’avait plus fait de nœud mais ce genre de chose ne s’oubliait pas si facilement. Cela faisait parti des enseignements qu’elle avait eu dès toute petite. Sa mère lui avait appris à faire ses nœuds de cravate pour son futur uniforme scolaire. Elle avait eu raison sinon elle ne s’en serait pas sortie toute seule. D’un geste machinal, elle exécuta rapidement la manœuvre et contempla d’un regard circonspect le travail. Elle avait visiblement un peu perdu la main mais ça restait présentable. Elle n’avait pas trop serré la cravate volontairement. Et puis, ça lui donnait un petit côté rebelle assez appréciable et semblable à son caractère d’après ce qu’elle avait pu en juger.


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MessageSujet: Re: [16 Sept] Et alors? [pv Vanessa] [e.n.d]   Jeu 16 Avr - 13:25

    Eh oui, Russlan avait de la répartie. Beaucoup de répartie. Et ce, avec n’importe quelle personne. Il suscitait pas mal l’admiration à cause de son franc parler, mais on le détestait aussi pour cela. Russlan n’épargnait personne. Et ce qu’il disait, c’était à prendre ou à laisser. Et dans la situation actuelle, Russlan avait tendance à oublier qu’il était face à un membre de l’équipe éducative. En fait, il n’oubliait pas tout à fait. Il la testait. Et il était satisfait d’avoir un adversaire à sa hauteur. Et non pas une de ces greluches stupides qui se décomposaient au moindre commentaire. Elle faisait preuve de répartie. Elle saurait se faire respecter. Russlan ne la cherchera pas forcément pendant qu’elle fera cours. La provocation, il réservait ça aux guignols incompétents. Genre le crétin qui faisait cours quand il a rencontré officiellement Rebecca. Il avait fait le faux malade -c’est pas vrai en fait, Viktor s’est contenté de lui faire porter le chapeau- et Viktor avait réussi à embobiner le prof. Ou alors, il n’avait rien compris à l’affaire? C’était peut être ça, le truc. Et Russlan savait qu’il allait peut être en profiter pour dire. Dire quoi? Eh bien, ce qui lui passait par la tête. Du bon et du moins bon. De la foutaise ou des trucs sérieux. Si par chance, il y avait un russophone dans le coin, il saisirait le message, sinon, tant pis. Il n’y avait pas à dire, c’est vachement pratique de pouvoir insulter quelqu’un sans qu’on comprenne. Le doute était toujours là, malgré le ton employé, propre à l’injure. Mais le jeune Mihaylov ne venait pas d’insulter la jeune prof. Il n’avait fait que de raconter une légende urbaine. Qui circulait parmi les élèves. Se répandant comme une traînée de poudre. Un peu comme la poudre dorée de la Fée Clochette. Mais il n’avait pas cherché à l’effrayer. Ni même la dissuader d’enseigner ici. Après, c’est elle qui voyait. Parce que toutes les rumeurs n’étaient pas forcément fondées. Russlan baissa la tête suite à la tirade de la professeur, réfléchissant à ce qu’elle a bien pu vouloir dire. Après un long moment, il réfléchit à ce qu’il allait pouvoir répondre. Le résultat fut une phrase morcelée et assez peu cohérente.

    « -C’est un de mes amis…Viktor…Qui m’en a parlé. Et…J’espère pour vous que vous restez…Plus de un an. »

    Il avait bon dos le Viktor. Mais c’était parfaitement le style de ce grand con (comme le surnommait affectueusement Russlan) de raconter ce genre de chose. Il vit néanmoins que toute aussi blonde qu’elle était, la jeune femme ne semblait pas dupe. Et que les élèves perdraient clairement leur temps à essayer de lui faire prendre des vessies pour des lanternes. A Durmstrang, ils n’avaient pas de problèmes questions professeurs. Il fallait déjà voir la prestance du Directeur. Dezrodnov. Il n’avait rien à voir avec ce clown de Flint. D’après certains élèves de Poudlard, ce con -excusez du terme- racontait des blagues sur Toto à chaque début de repas. Russlan y avait eu droit aussi, mais il ne comprenait pas grand-chose à ce qu’il supposait être l’humour anglais. En fait, à la longue, plus aucun élève ne riait à ses blagues, ils avaient tous un air blasé. Puis même. Flint avait l’air jovial. Un guignol. Dezrodnov était bien mieux, et l’équipe éducative de l’école de magie russe était à son image. Les professeurs savaient être durs, mais compétents. Ce n’étaient pas non plus des sadiques qui châtiaient à tout va, avec eux, on pouvait réellement apprendre quelque chose. Sauf que, Russlan s’en fichait parfaitement. Il ne comptait pas faire d’études supérieures dans le monde sorcier. Il comptait juste entrer dans une école de photo chez les Moldus si l’occasion se présentait. Sinon, il travaillerait en autodidacte et chercherait tout seul son mécène et un lieu d’exposition. Sans être pistonné. Bien que ses chances de réussir ainsi soient assez amoindries. Mais pour ceux qui souhaitaient faire carrière dans le monde magique, c’est simplement top. Les professeurs à Durmstrang étaient tous aguerris, et vieux. Apparemment, à Poudlard, on pouvait se permettre de fantasmer sur des profs parce qu’ils étaient plus jeunes et un minimum potables. Pas un minimum, rectifia Russlan mentalement. Carrément potables. La blondinette était loin d’être laide. Elle avait aussi un air déterminé et noble, tout à fait excitant. Mais Russlan n’allait pas l’avouer à voix haute. Bien qu’il n’avait jamais songé à ajouter un professeur à son tableau de chasse déjà conséquent. Mais cette perspective ne l’effrayait pas. Bien au contraire.

    En réalité, il voyait là un moyen de tuer l’ennui. De se retrouvé confronté à un défi plutôt corsé. Ca ne l’effrayait pas. Il aimait bien les défis risqués. Mais pour le moment, il allait battre en retraite. Histoire d’échafauder une stratégie. Il fera faire comme si de rien n’était. Il était très fort à ce jeu là. Russlan savait bien noyer le poisson. Et il le faisait autant de fois que possible, ne serait-ce que pour sauver les apparences. Et sauver sa peau, accessoirement. Russlan préférait évoluer en terrain stable. A la différence de certains crétins de sa connaissance qui fonçaient tête baissée et qui se prenaient le mur ensuite. Il ne se lançait pas dans quelque chose sans évaluer précisément les risques encourus, et encore plus quand il sait que l’entreprise est vaine. Tant qu’à faire. Car un échec serait une épine dans son pied. Et un coup directement porté à son orgueil. Russlan était plus âgé que l’ensemble de ses condisciples. D’une, parce qu’il est de fin d’année, de deux, parce qu’il a redoublé une année. il avait deux ans de plus que le restant de ses condisciples. Il approchait des vingt ans. Et il s’ennuyait en classe. Ce qui était enseigné ne l’intéressait pas, hormis l’Astronomie. C’était la seule matière où il décrochait des excellentes notes. Le restant…Non que c’était un cancre notoire, en fait, il est très intelligent, mais il s’en foutait comme de l’an quarante. Le seul truc qui branchait réellement le jeune homme, c’était tout ce qui se rapportait à la science. Maths, physique, biologie, électronique. Il se préoccupait plus de la loi des mailles dans un circuit électrique qu’à savoir transformer un rat en verre à pied. Certes, c’était utile, mais pour ceux qui envisageaient de rester dans le monde magique. Russlan comptait bien rester dans le monde Moldu à la sortie de l’école. Il rêve d’être photographe. Au pire, il pourra toujours être électricien. Ça lui arrivait de bricoler dans les circuits électriques en guise de passe-temps. Son tocard de père ne bricolait pas. C’était donc sa pomme qui se récupérait les trucs à réparer ou à installer. Enfin bref, là n’était pas la questions. Ce n’était pas parce que la nouvelle prof de métamorphose était superbe et avait l’air compétente qu’il allait se mettre à adorer la métamorphose. Si elle arrivait à lui faire apprécier le truc, tant mieux pour elle, mais en attendant, il ne s’est pas préoccupé de cette matière pendant longtemps. Mais il y a un début à tout, pas vrai?

    Le jeune homme avait sûrement beaucoup de préjugés. D’idées toutes faites sur telle ou telle chose, et malheureusement, des fois, il était tellement borné qu’il était difficile de lui faire changer d’avis. C’était peut être pour cela qu’il avait l’air si sûr de lui, allez savoir vous! Mais tout en lui le laissait présager. Son sourire assuré, son air arrogant, les propos qu’il tenait parfois. C’était tout un ensemble. Mais des fois, un élément sortait du lot. Un élément qui sortait du lot et qui le trahissait. Ca rééquilibrait le tout. Finalement, il n’avait pas l’air aussi confiant que ça. Mais il n’avouait que rarement ses faiblesses. L’orgueil, vous comprenez? Et malheureusement pour lui, Russlan se reposait sur ses acquis. Ce n’est pas la meilleure façon de progresser. Mais soit. S’il avait réussi à apprendre le français c’est un exploit. Ou alors, il aurait fallu qu’il apprenne l’anglais en même temps qu’il a appris le français, pour espérer obtenir des résultats. D’ailleurs, quand les gens étaient non-russophones, et qu’ils étaient anglais, ils parlaient souvent en français. C’était un peu sa roue de secours. Et ça s’avérait très pratique pour draguer les françaises. Le seul truc, c’est qu’il avait toujours son accent russe à couper au couteau. Une petite hésitation sur ses mots, ou sur la façon de formuler des phrases. Beaucoup trouvaient cela très mignon. Et ça contrastait vachement avec le type sûr de lui que tous voyaient.

    Comme l’histoire de la cravate, par exemple. Russlan donnait l’air de savoir tout faire. C’était loin d’être le cas. Il ne savait pas faire de nœuds de cravate. Ca s’avérait assez gênant quand on était un homme et quand les cravates étaient de rigueur lors des évènements importants. Il préférait le nœud de papillon. Mais bon, la cravate était obligatoirement comprise dans l’uniforme. Alors il n’avait pas trop le choix. Sa mère n’a jamais pensé à lui apprendre à les faire. C’était toujours elle qui les faisait. Et quand elle n’était pas là pour le faire, il utilisait un sort. Et là, il n’avait pas de baguette magique pour le faire. Alors il avait dû ravaler son orgueil et demander à la jolie blonde de le faire. Il observa la manœuvre, le temps de reprendre son aplomb. Il n’avait pas calculé le fait qu’ils étaient aussi proches, et…Et quoi? Ca ne le gênait pas, après tout. Il s’en fichait. Il n’allait pas jouer les vierges effarouchées non plus. Russlan la gratifia d’un sourire en coin une fois qu’elle eut fini. Avant de murmurer d’une voix suave:

    « -Merci beaucoup. »

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MessageSujet: Re: [16 Sept] Et alors? [pv Vanessa] [e.n.d]   Jeu 16 Avr - 18:48

    « C’est un de mes amis…Viktor…Qui m’en a parlé. Et…J’espère pour vous que vous restez…Plus de un an. »

    Vanessa observait à la dérobée le russe. Il avait prononcé le nom d’un de ses camarades. La blonde en déduisit que c’est lui qui avait du parler de cette fichue malédiction. Viktor… Ce garçon l’intriguait maintenant. Mais en même temps, c’était peut être un peu facile de faire porter le chapeau à quelqu’un d’autre puisqu’elle ne comprenait rien à ce que le brun disait. Elle verrait bien qui il était quand elle l’aurait en cours. Ça devait être un élève de Poudlard sinon il n’aurait pas pu apprendre cette légende. C’était toujours le meilleur moyen pour jauger quelqu’un. Il y a très longtemps, c’était le poste de professeur de défense qui était réputé maudit. De toute façon, il était facile de voir des malédictions partout. Et puis ça faisait parler les élèves alors bon… Personnellement, Vanessa s’en moquait totalement. Pour elle, c’était le pur fruit du hasard et rien d’autre qui causait les démissions ou soit disant disparition. En même temps, si les élèves étaient insupportables, elle pouvait comprendre que des enseignants proche de la retraite puisse s’enfuir. Néanmoins, ce problème de langue devenait vraiment gênant. Elle devait faire quelque chose pour lui. Il y avait certainement un sort qui permettait de comprendre une langue étrangère, sinon il serait obligé de prendre des cours. Parler l’anglais était tout simplement indispensable dans le monde actuel. La blonde pensait à juste titre, puisque Russlan était à Serpentard, que c’était un garçon ambitieux. Et les gens ambitieux voyageaient beaucoup. Il fallait parler plusieurs langues si on voulait obtenir de plus grandes responsabilités. Elle-même parlait couramment l’espagnol et le français en plus de sa langue natale. Elle pourrait donc se faire comprendre des élèves de Beauxbâtons sans problème mais ça ne réglait pas le problème des russes. Voilà ce dont il aurait eu besoin, de cours d’anglais. Bien sur, c’était plutôt délicat mais le directeur aurait du y penser. Engager un enseignant pour donner des cours d’anglais aux deux délégations étrangères. Les langues servaient toujours de toute façon et pas uniquement pour un tournoi. Même si elle n’aimait pas particulièrement le monde moldu, elle devait reconnaitre que certains de leurs enseignements étaient utiles. D’ailleurs, si l’école n’avait pas été interdite aux moldus en 2002, elle ne doutait pas que cela aurait apporté beaucoup aux sangs purs, persuadés de tout savoir. Elle était peut être sang pur, mais elle ne méprisait pas les moldus pour autant contrairement à la grande majorité de sa classe.

    Néanmoins, c’était sa première année d’enseignement et cette idée était un peu folle. Mais à vrai dire, elle avait un peu pitié de ce garçon qui n’arrivait pas à se faire comprendre sans dessiner ou mimer des gestes. Elle lui proposerait bien des cours mais ça pouvait clairement déraper. En plus, elle n’était pas supposé faire ce genre de choses. Si quelqu’un l’apprenait, elle imaginait d’ici les gros titres : « Tentative de corruption d’un élève étranger ». Ce n’était définitivement pas ce qu’elle souhaitait. Mais suivre ses intuitions lui avait plutôt bien réussi jusque là. Elle inspira profondément et le jaugea du regard. Est-ce qu’il serait capable de la respecter et de ne pas la prendre pour une vulgaire fille ? Si il jouait trop avec elle, Vanessa n’était pas sure de pouvoir se retenir longtemps. Il faisait plus âgé que ne le laissait présager son uniforme. Peut être était ce réellement le cas d’ailleurs. Elle ne connaissait pas vraiment le système scolaire de Durmstrang mais il lui semblait qu’ils avaient plus d’années d’études que Poudlard. Et il avait un air assez grave sur le visage. Il était assez mignon il fallait le reconnaitre. Mais elle n’avait pas à penser à ça.

    D’un naturel plutôt gentil, la blonde avait vraiment envie de l’aider. Elle était indéniablement tiraillée entre deux sentiments différents. D’un côté, son caractère gentil et serviable lui imposait de ne pas laisser un élève dans le besoin sans aide, mais d’un autre côté, elle se demandait si ce genre de cours était réellement une bonne idée. Cela lui fit immédiatement penser à son père. Il disait toujours qu’elle se marierait plus facilement avec un caractère comme le sien plutôt qu’en étant insupportable. C’est vrai qu’à première vue, personne ne pensait qu’elle était une sang pur. Elle était froide parfois, un peu narcissique mais elle aimait aider les autres. Ça faisait un long moment qu’elle ne l’avait pas vu. Il était en voyage depuis plusieurs mois pour le ministère. Lui, il aurait immédiatement deviné les intentions de ce garçon. Elle déplorait souvent de ne pas avoir son jugement éclairé. Son intuition lui disait vraiment que ces cours étaient une bonne idée et jusqu’à présent, ça ne l’avait jamais trompé.

    En attendant, elle fut plutôt satisfaite de voir l’élève rhabillé correctement. Elle n’avait pas noué la cravate très élégamment mais au moins, c’était déjà pas mal. Il était présentable. De toute manière, il pourrait se débrouiller tout seul. Il avait un air un peu débauché en cet instant, sa chemise pendait de son pantalon, ses joues pâles semblaient plus rosées que d’ordinaire. L’enseignante arrêta de détailler son élève après ces constatation, ça n’amenait jamais rien de bon.


    « -Merci beaucoup. »

     « Mais de rien, » glissa-t-elle avec un sourire en coin.

    Il était au moins poli. Mais il avait un air un peu trop charmeur et sur de lui alors qu’il parlait à une enseignante. Ça la fit sourire, il ne doutait vraiment de rien. Elle n’avait pas besoin de faire d’éclats pour l’instant surtout de ce genre là. Elle préférait se distinguer pour ses compétences et son travail que pour ses prouesses sexuelles. Leur relation pourrait néanmoins pimenter un peu une années scolaire banale. Elle voulait que tout se passe bien mais avec des petits défis quotidiens l’amuserait bien. Enfin, se débrouiller pour se faire comprendre des élèves étrangers serait déjà un défi assez conséquent surtout que certaines auraient leurs examens à la fin de l’année. Voilà maintenant qu’ils étaient silencieux tous les deux. Elle allait devoir aller à son rendez-vous. Même si le directeur était loin d’être à cheval sur la discipline, Vanessa ne se pardonnerait jamais un retard. C’était très mauvais pour la réputation. Mais elle n’arrivait pas à s’arracher au regard de Russlan. Oui, il devait vraiment avoir toutes les filles à ses pieds. Ça n’avait rien d’étonnant. Chaque école avait toujours sa célébrité, celui qui se distinguait plus pour ses conquêtes ou ses transgressions du règlement que pour ses résultats scolaires.

    « Vous savez, si vous avez réellement des problèmes de langue… Je pourrais vous aider. Je ne parle pas russe, mais je connais plusieurs autres langues que l’anglais. J’imagine que sinon les cours seront un vrai calvaire… »

    Bon, ce n’était pas uniquement à but pédagogique qu’elle proposait ça. Elle avait également une petite idée en tête. Mais ça dépendrait de la manière dont il réagirait. Elle ne débaucherait certainement pas un élève comme ça. Son conflit intérieur n’avait pas vraiment lieu d’être. Elle lissa du plat de la main la veste rouge sang en velours avant de se détourner, un sourire en coin. Libre à lui de comprendre ce qu’il voulait dans ce petit geste. Elle verrait bien. Sur le moment, elle trouvait que c’était une bonne idée mais elle risquait de s’en mordre les doigts plus tard.

     « Je vais devoir y aller, j‘ai rendez-vous avec le directeur. J‘imagine que nous nous croiserons en cours ou dans la grande salle…»

    Consultant sa montre, Vanessa vit que finalement ce petit interlude n’avait pas duré aussi longtemps qu’elle l’avait pensé au départ. Mais, elle devait vraiment y aller. Elle recula en direction de la sortie. La blonde avait maintenant la main sur la poignée. Avant de sortir, elle se retourna une dernière fois pour voir cet élève étrange, et lui sourit d’un air amusé en repensant à la manière dont-ils venaient de se rencontrer. Une fois dans le couloir, elle secoua la tête avant de rire doucement. Une rencontre dans une salle de bain. Elle imaginait déjà ou ils pourraient tomber l’un sur l’autre la prochaine fois. Elle devrait tomber dans la boue plus souvent…
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Russlan S. D. Mihaylov
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MessageSujet: Re: [16 Sept] Et alors? [pv Vanessa] [e.n.d]   Jeu 16 Avr - 23:49

    En fait, Russlan n’était même pas sûr que Viktor soit au courant de cette rumeur. Il avait juste balancé un nom comme ça, histoire de se justifier en bonne et due forme. Il espérait juste que son ami ne finirait pas dans le collimateur de la belle blonde, sinon…Tant pis pour lui. Il n’avait qu’à pas être aussi crétin, c’est de sa faute, quoi. Sinon, pour les conneries, Russlan aurait pioché un autre nom. C’est juste que…Viktor, il a la bonne tête pour tenir des propos pareils. C’est pas de sa faute non plus. Russlan savait juste que la rumeur était dans les couloirs. Et ce bien avant que les délégations étrangères ne débarquent. Après, il était fort possible que ces rumeurs ne soient qu’un coup de pub pour impressionner les nouveaux. Et Russlan avait son idée sur la chose: il n’y avait pas de place pour la superstition. C’était un truc de mamie, ça. Tout comme passer sous une échelle porte malheur. Il n’y avait pas de malédiction. C’était juste une série d’évènements qui n’avaient pas forcément de lien logiques entre eux. Ou alors des élèves qui adoraient se faire peur en racontant des histoires rocambolesques. En tout cas, ceux qui avaient lancé la rumeur devaient s’en frotter les mains, on en parlait, et pas qu’un peu. D’ailleurs, Gossip Girl n’en parlait pas. Forcément. Ce qui l’intéressait, elle, c’est de pourrir les relations entre les uns et les autres. Un divertissement comme un autre. Juste que le jour où on la trouvera, elle a intérêt d’avoir la tête bien accrochée. Car nul doute qu’elle sera mise à prix. Russlan savait qu’il devait apprendre l’anglais. Ne serait-ce que pour survivre dans la vie courante. Mais avec toutes les volontés du monde, il n’arrivait pas à s’accrocher. A dire vrai, ça le rebutait plus qu’autre chose. C’était bizarre. Rien à voir avec le charme du français ou la langue russe qui coulait sur le palais. Mais il était obligé. Ne serait-ce que pour sa future carrière. En Russie, il savait qu’il ne pourrait pas décrocher de trucs sérieux question photo. Et puis même, au niveau des sciences, ce n’était pas le top. Pour espérer percer dans le milieu artistique, il devait aller voir ailleurs. Genre aux Etats Unis. Oui, tout à fait, le rêve américain. Mais celui-ci ne semblait pas comprendre la difficulté d’adaptation à la langue. Alors rêve américain ou pas…il n’y a plus qu’à comme dirait l’autre.

    Et puis, il était dans une école anglophone. Avec des cours dispensés en anglais. Alors tant qu’à faire. Les étrangers devaient se mettre au diapason, c’est tout. Seul problème, Russlan estimait que ce n’est pas en potassant un bouquin de grammaire à la con et à gratter les verbes irréguliers qu’il arrivera à quelque chose. Le mieux serait de pratiquer. Avec un anglophone. Et non pas un bouquin qui donne des phrases à la con du genre The mouse has been eaten by the cat. Allez caser ça dans une conversation, vous! Imaginez, vous êtes perdus et vous demandez votre chemin, et vous lui sortez cette phrase là. Ben votre chemin, vous n’êtes pas prêts de le retrouver. Et vous aurez l’air ridicule en plus de cela. Car non seulement la phrase aura été hors contexte -et donc à côté de la plaque- mais prononcé avec un accent pas anglais, c’était…Désopilant. Russlan avait déjà entendu ses camarades français parler anglais avec un accent français de chez français. A mourir de rire. Mais eux parlaient anglais, même avec un accent pourri. Lui ne risquait pas d’avoir un accent pourri, il ne savait pas aligner deux mots en anglais. Juste les bases des bases, et encore. Il était obligé de mimer pour se faire comprendre. Et il était clairement pathétique. Le jeune homme soupira. Ca allait être un enfer cette année. C’est sûr. Russlan ne donnait pas cher payé de sa peau. Il s’était déjà mis à dos Rebecca et sa bande, et il s’était chicané avec sa sœur. Vous savez, dans le genre fais ce que je dis, pas ce que je fais. Russlan était un coureur de jupons invétéré, mais il gueulait quand sa sœur osait dire qu’elle était amoureuse. Où est la logique là dedans?

    Nulle part, et c’est tout à fait vrai. Résultat, Russlan avait encore plus baissé dans l’estime de sa sœur, et ça serait d’autant plus difficile d’y remonter. C’était ça quand on plaçait les gens sur un piédestal. On finissait toujours par être déçu. Le caractère lunatique du jeune homme faisait encore des siennes. Il avait eu un passé difficile. Diana avait fait pas mal de ravages dans sa vie assez chaotique. Et Russlan ne savait pas trop quoi penser d’elle. S’il avait effectivement eu des sentiments pour elle -ce qui aurait été fort étrange, en tout cas, non réciproques- ou si c’était juste que de l’attraction physique. Il était certain qu’à ce jour, sa seule relation vraiment sérieuse -au milieu de tout un tas de conquêtes, cela va s’en dire- était Anna. Mais pourquoi il ne savait pas trop comment qualifier Diana? Et pourquoi elle revenait sur le tapis, celle là, d’ailleurs? Russlan regarda la jeune prof. Et si? Et si à force de le fréquenter, elle finisse par deviner ce qui se passait? Pourquoi toutes ces marques, toutes ces cicatrices? Encore heureux qu’elle ne l’ait pas vu torse nu. Car là, il aurait eu du mal à se justifier. Ou si elle ne posait pas de questions directement, elle aurait néanmoins des soupçons quant à son équilibre mental. Car tout ce qu’il se faisait ne pouvait être que l’œuvre d’un fou. Il secoua la tête pour chasser ces idées désagréables. Il avait déjà l’air torturé comme ça, sans qu’on ait besoin d’en rajouter. Il ne valait mieux pas qu’elle ne découvre ce qu’il était vraiment.

    Il remercia au fond les circonstances qui avaient choisi qu’il salisse son pantalon et non sa veste. Bien qu’il portait une chemise en dessous. Il avait été chanceux sur ce coup là. Russlan avait déjà du mal à se regarder. A considérer sa peau pâle, striée de lésions et autres coupures, faites parfois dans un coup de folie, parfois sous une profonde douleur mentale. Quand le mal être était maximal. Alors d’ici à l’imposer à quelqu’un d’autre. Non merci. Il inspira profondément, avant de rajuster les pans de sa chemise de façon à ce qu’ils ne soient pas trop chiffonnés et qu’il ait une allure moins débraillé. Car il subirait les questions pleines de sous-entendus de Viktor. Qui ne manquerait pas de faire le parallèle entre son habitude de draguer tout ce qui bouge et son air débraillé. Il lui adressa un sourire en coin en réponse du sien, lorsqu’elle murmura son mais de rien. Ainsi, Blondie se déridait. C’était bon signe. Signe que son charme naturel commençait à agir. Il secoua la tête d’un air entendu.

    Il y avait vraiment de quoi être outré par le comportement du jeune homme vis-à-vis de la jeune enseignante. Mais il fallait comprendre qu’il ne baissait pas la tête. La demoiselle n’était pas encore tout à fait prof, juste en passe de l’être. Alors pour l’instant, elle était mademoiselle tout le monde. D’accord. Elle était moins banale que mademoiselle tout le monde, et Russlan était curieux de voir cela. Très curieux, même. Il la mettait au défi. Histoire de voir ce qu’elle avait dans le ventre. Si elle arrivait à se débrouiller avec un cas comme lui, elle aura tout fait. Et elle pourra sans problème poursuivre son petit bonhomme de chemin, des années après qu’il soit rentré en Russie. Russlan la considérait toujours de son regard implacable, un sourire en coin étirant ses lèvres. Un sourire en coin qui lui donnait l’air énigmatique. Et il s’aperçut avec un certain plaisir qu’elle ne pouvait pas s’empêcher de le regarder. Ca faisait un bien fou à son ego, ça. Russlan l’aurait sans doute mal pris si elle l’avait ignoré. Mais ce n’était pas le cas. Alors, il passa une main dans ses cheveux, par habitude. Les ébouriffant un peu plus. Les reflets cuivrés de sa tignasse étant révélés par la lumière inondant la pièce. Russlan savait qu’il plaisait. Et il ne se gênait pas pour en user et en abuser. Pour l’instant, cela ne lui avait pas porté préjudice. On verra bien. Son sourire s’élargit quand elle lui proposa en quelques sortes des cours. Un sourire un peu bizarre si on considérait la lueur sournoise qui s’était allumée dans le regard du Serpentard. Voilà qui allait lui faciliter la tâche. Ou pas. Il s’exprima dans un français presque impeccable. Sa roue de secours quand il ne savait pas s’exprimer en anglais face à un non russophone.

    « -Je ne parle pas anglais, mais je parle français. Et ça me plairait d'avoir des cours particuliers avec vous. vraiment. Alors je passerai à votre bureau. Quant à savoir quand, faites le moi savoir par hibou. »

    Son côté dragueur jubilait. Il allait pouvoir agir l’air de rien. Mais il garderait ces « rendez-vous » secrets. Car Viktor, s’il venait à le savoir, fin comme il était, ne manquerait pas de laisser passer des exclamations surprises et à l’assommer de questions, attirant de cette façon l’intérêt des autres, ce qui était à éviter, surtout avec cette stupide colporteuse de ragots qui sévissait dans le coin. Et il n’en parlerait pas non plus à Anna car elle lui ferait une crise. Puis merde, hein, depuis quand il était obligé de se justifier quand il s’absentait. Il arqua un sourcil surpris quand elle lissa sa veste d’uniforme, mais il ne releva pas, un sourire narquois toujours flottant sur ses lèvres. Il l’avait à moitié dans la poche. Mais ça n’était pas une raison suffisante pour crier victoire trop vite.

    « -On se recroisera, j’en suis sûr. Et bien plus tôt que vous pouvez le penser. »

    Devait-elle y voir là comme une promesse ou une menace? C’est à voir. Mais en tout cas, quand il disait ça, il le pensait réellement. Et Russlan, sûr de lui, trop même diront certains, ne se trompait jamais.


Topic Terminé

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RUSSLAN S. D. MIHAYLOV
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