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 [Sept. 8th] La vie est un long fleuve tranquille... ·· {PV}

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Rebecca C. A. Stuart
    Becca S. ▬ Believe me... I'm gonna show you what you really are

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MessageSujet: [Sept. 8th] La vie est un long fleuve tranquille... ·· {PV}   Dim 22 Mar - 21:03

    "Stuart ? Hey ! Stuart, il est l'heure... Allez, debout marmotte !"

    Des couvertures qui remuaient, des gens qui remuaient. Une légère pression sur ses épaules et... Une chute. Ainsi que le contact douloureux du sol. Rebecca était réveillée. Ca, vous pouviez en être sûr ! Mais d'une manière peu conventionnelle. Eris, agacée par ce réveil brutal, miaula, énervée, et retourna sur le lit de sa maîtresse. La jeune Stuart, les cheveux complètement en pagaille, regarda son réveil. Du moins, ce portable qui aurait dû sonner mais qui n'avait pas sonné. Enfin si... La musique retentit quelques secondes plus tard, déclenchant le rire nerveux de la jeune femme, qui prit le téléphone en main et l'éteignit sans autre cérémonie. D'ici quelques instants, elle allait être inondée de message, et ce n'était franchement pas son envie. Inondée par quoi ? Les messages de gens à qui elle ne parlait pas ou peu. Et cette foutue chronique à la con. Elle se redressa, sous le regard d'Efrida Marsh, une jeune fille qui partageait son dortoir. Simple, Rebecca aimait beaucoup lui parler. Surtout que, comme elle, elle avait décidé de prendre des cours moldus par correspondance. Mais c'était uniquement parce qu'elle était une Sang-Mêlée. Mais, qu'est-ce que cela pouvait bien importer à la Stuart, qu'elle soit une Sang-Mêlée ou pas ? Même si Becky était une Sang-Pur, elle parlait à tout le monde. Oui, à tout le monde. Efrida, elle, avait un oncle qui au Trinity College. Et elle avait la ferme intention d'y aller. A ce rêve, Rebecca ne pouvait que l'encourager. Puisqu'elle avait la même ambition : entrer dans une grande école. Réputée pour sa qualité d'enseignement et réputée tout court. Si Efrida voulait devenir scientifique, Rebecca, elle, rêvait de travailler dans le monde du spectacle. Oui, c'était un milieu élitiste. Et même si elle se répugnait à penser ça, Rebecca faisait partie de l'élite. Rien que son QI était supérieur à la moyenne. Ce qui avait tendance à la mettre hors d'elle quand on lui en parlait. Avoir un QI supérieur ne voulait rien dire. On pouvait être super intelligent mais être un vrai cancre si on ne travaillait pas. Le secret résidait dans le travail. Et nulle part ailleurs ! Bon d'accord... Rebecca avait quand même sauté une année. Elle ne devrait, malgré tout, n'être qu'en Quatrième Année. Mais bon, voilà... Les choses avaient fait qu'elle s'était retrouvée en Cinquième Année. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle elle était dans la même classe que Cassie et Caleb, plus vieux qu'elle d'une année. En prenant ses affaires, Rebecca remercia Efrida et sortit dans la salle commune. Elle y rencontra les mêmes personnes que tous les matins, les salua de ce même sourire avenant que tous les matins. Et sortit. Dans le couloir, elle rencontra un grand nombre de personne. Dont la plupart était encore en pyjama. Bien que pour les filles, on ait du mal à appeler ça un pyjama. Nuisette et robe de chambre. Rebecca n'échappait pas à la règle. Mais elle était différente des autres blondasses refaites et brunettes pas naturelles pour un sou sur un point : sa nuisette noire, à elle, ne la faisait pas passer pour une prostituée. Elle lui arrivait un peu au dessus des genoux. Rebecca soupira, saluant à nouveau les mêmes personnes qui se trouvaient aux mêmes endroits. La routine s'était déjà installée. Et le fait que les étrangers soient là n'avait rien changé.

    Le but de Rebecca n'était pas de se promener en pyjama dans tout Poudlard pour s'amuser. Elle ne faisait que se rendre à la Salle de Bain des Préfets. En arrivant près du portrait qui lui permettrait d'y accéder et en soufflant le mot de passe (coulis de fraise) qui lui donnerait l'autorisation d'entrer, elle pensa à une chose complètement à la masse : elle ne participerait pas au Tournoi des Trois Sorciers. D'ailleurs... En pensant aux étrangers... Le souvenir de la veille lui revint en pleine figure alors qu'elle se déshabillait. Les deux Préfets-En-Chef de Durmstrang étaient dans la ligne de mire de la jeune femme. Flint s'était cassé les fesses à convaincre Rebecca d'aller les accueillir (c'est à dire leur faire un speech plus ou moins agréable pour faire passer le règlement quasi-militaire de l'école), qu'elle était la plus à même d'accueillir les russes et les français justement parce qu'elle parlait les deux langues et voilà que quoi ? Messieurs je suis étranger donc je me crois tout permis se sont justement permis de ne pas l'écouter. Soit. Passe encore. Elle avait plus ou moins accepté cet état de fait. Mais quelle était la pire des impolitesses ? N'était-ce pas celle de partir, sans dire un mot, en plein milieu de l'explication du fonctionnement d'un établissement qui vous accueillerait pendant une année entière ? Que l'on ignore Rebecca était un fait. Elle l'acceptait. Cela ne la dérangeait pas et au contraire... Mais que l'on ignore Arlyn ? Que l'on s'en aille, comme ça ? Ah ça non ! Et les deux Préfets... Romanov et Mihaylov étaient dans le collimateur de la belle brune. Elle roula en boule ses affaires de nuit et se glissa sous la douche, laissant l'eau qui coulait le long de son corps détendre ses muscles. Si elle était raide, il n'y avait qu'une seule explication : elle avait passé une très mauvaise nuit. Et elle n'avait pas besoin de chercher midi à quatorze heures pour savoir de quoi il s'agissait. Alecto ne t'a pas laissée en paix ? Tisiphone t'aurait-elle rappelée ta faute ? Mégère t'aurait sournoisement torturée? Le seule crime dont Rebecca était coupable était celui d'avoir mit un terme aux jours de son père plus rapidement. Et ça, Rebecca avait bien du mal à le supporter... Des larmes roulèrent sur ses joues, le sel de ses pleurs se mélangeant à la neutralité de l'eau. Elle était fatiguée. Trois mois de larmes n'arrivaient pas à la soulager. Et c'était rarement des larmes silencieuses. Aujourd'hui, si. Mais parfois, souvent même, les pleurs qui sortaient de sa poitrine étaient des pleurs d'une douleur incommensurable. Ce genre de larmes que l'on entend que pendant un enterrement. Qui viennent du fond de la poitrine, A croire que Rebecca était loin d'en avoir fini avec ce genre de larme, Allez savoir combien de temps elle resta ainsi prostrée, le visage enfoui dans ses mains. Mais il vient un moment où il faut se ressaisir. Rebecca finit de se laver méticuleusement comme si son corps avait subi un terrible affront. Ce qui, bien malheureusement était le cas. Rebecca sortit de la douche, se sécha et s'habilla. De l'éternel uniforme de Poudlard, avec la même jupe grise avec les socquettes de meme couleur. La chemise blanche et la cravate. Le blazer et la cape. Sauf que Rebecca mettait des collants en plus. Pour ne pas avoir froid. Mais pas les collants de mamies qui montent jusqu'au ventre. Mais des bas, dirions nous. Légèrement maquillée. Juste un trait noir pour mettre ses yeux bleus en valeur et un peu de fond de teint pour cacher ses traits tirés par la mauvaise nuit qu'elle avait passé. Et sa coiffure ? Toujours ce chignon impeccable duquel aucune mêche n'osait sortir. Et la voila prête pour une nouvelle journée.

    D'ailleurs, cette journée ne sembla pas âtre différente des autres. Comme a son habitude, Rebecca dut aller séparer trois filles en train de se crêper le chignon. Elle les engueula joyeusement, en leur demandant si elles n'avaient pas honte d'avoir un tel comportement. Elle n'écouta guere les plaidoiries de ces filles, La sanction serait la même pour les trois... Un voyage dans le bureau de leur directeur de maison respective. Et la jeune femme reprit sa route, en jugeant bon d'aller se nourir un peu. Sauf qu'au passage, elle du retirer la tête d'un môme coincé dans une porte par un sortilège, faire face aux eternels amoureux transits qu'elle rêvait de faire passer par la fenêtre, Avant de le croiser. Son regat chocolat faisait toujours le même effet sur elle. Les mêches qui tombait sur son visage le rendait toujours aussi irrésistible. Mais elle devait se faire une raison... Elle avait mit fin à leur couple un peu plus tôt. Il ouvrit la bouche. Elle aussi. Tous deux auraient aimé dire quelque chose. En vain. Rien ne leur vint. Ils se regardèrent, lui d'un air attristé, elle d'un air desolé. Ils passèrent l'un à côté de l'autre, en silence en poursuivant leur route. Le coeur de Rebecca se serra à nouveau. Elle s'en voulait terriblement pour ce qu'elle avait fait. Mais elle ne reviendrait sûrement pas en arrière. La journée passa. Midi arriva. Elle ne mangea à nouveau pas.

    "Stuart ! Hey Stuart ! Attend !"

    Elle se retourna avant de voir William Haley. Le séduisant Gryffondor au sourire super craquant. Selon les dire de certaines personnes, Rebecca ne l'avait jamais vraiment regardé. Mais maintenant qu'elle y faisait attention, il était vrai qu'il avait quelque chose de craquant. La jeune femme lui lanca un léger sourire et le laissa arriver à sa hauteur. La jounée de cours était presque finie. Elle devait aller en cours de Métamorphose. Mais ils avaient une heure de creux. William lui décocha ce fameux sourire et ils se mirent a discuter de choses et d'autre jusqu'à ce que...

    "C'est vrai ce que la Gossip a dit ? Que t'es plus avec ton copain ?"

    Mauvaise pioche William... Si c'est comme ça que tu voulais aborder Rebecca, c'est un peu loupé. La jeune femme fronça des sourcils et le coupa net dans son élan.

    "Je t'arrête tout de suite. Non, je ne veux pas sortir avec toi. Tu ne m'intéresse pas, tout charmant que tu sois. Si tu veux une partie de jambe en l'air, tu prends tes cliques et tes clacs et tu dégages !"

    Clair, net et precis. Rebecca partit sans demander son reste. Ce n'était pas la première fois qu'on lui faisait le coup. Ca avait commencé depuis que Gossip Girl avait annoncé que le célèbre couple Caleb/Rebecca était fini. La jeune femme marcha dans les couloirs, en commencant à avoir sacrément chaud. Elle retira sa cape et se laissa aller contre le mur. Ca lui avait pris d'un coup, mais elle avait l'habitude. Elle inspira profondement, jugeant bon de se rendre à l'infirmerie. Sa vue commençait à se brouiller, son audition se faisait de plus en plus mauvaise. Elle entendais des bourdonnements et le décor tanguait, vacillait. Elle monta difficilement les marches d'escaliers. Elle était diabétique et n'avait pas mangé de la journée. C'était de l'inconscience. Elle arriva au deuxième étage et marcha encore un peu jusqu'à bousculer quelqu'un. Faiblement, elle s'accrocha au col de l'inconnu. Tout en soufflant, dans sa chère langue maternelle :

    "Excusez moi... Mais... Em... Emmenez moi a l'infirmerie."

    Homme ? Femme ? Etranger ou Eleve de Poudlard ? Allez savoir vous... Rebecca n'y voyait plus rien, luttant de plus en plus contre l'inconscience. Bien qu'elle soit au bord de la syncope...


Dernière édition par Rebecca C. A. Stuart le Mer 8 Juil - 22:51, édité 2 fois
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Russlan S. D. Mihaylov
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MessageSujet: Re: [Sept. 8th] La vie est un long fleuve tranquille... ·· {PV}   Mar 24 Mar - 16:33

    «-Mihaylov! Hé, Mihaylov! »

    Le principal intéressé tourna lentement la tête en entendant son nom. Quelqu’un venait de l’appeler, et ce n’était autre que Viktor Ianovitch. Un camarade de dortoir. Russlan arqua un sourcil, attendant la suite. A sa droite, il y avait un certain Nikolaï, qui était occupé à se charcuter avec son compas. La fine pointe métallique griffait sa peau sans la blesser, suivant méticuleusement la veine bleuâtre transparaissant sous sa peau pâle. Dégoûté, Russlan détourna le regard. Ca lui en rappelait des choses. Quand il était plus jeune, Russlan s’amusait aussi à ça pendant les cours. Et quand personne ne pouvait le voir, il préférait jouer avec des lames de rasoir. De toute façon, Nikolaï avait toujours imité ce qu’il faisait, en bien, ou en mal. Le truc, c’est qu’il n’avait personnalité. Et le pire, dans tout ça, c’est que Russlan n’avait pas vraiment grand-chose à envier. Viktor afficha un grand sourire, avant de montrer du pouce Nikolaï, trop absorbé dans sa nouvelle forme d’expression artistique pour se préoccuper du reste, et surtout, pour prévoir le coup foireux que Viktor était en train de préparer derrière son dos. Innocent comme un ange, toujours en regardant Russlan avec aplomb, Viktor poussa brusquement du pied la chaise sur laquelle était assise Nikolaï. Nikolaï dont la pointe du compas s’enfonça dans sa chair, le faisant hurler du même coup.

    « -putain, Ianovitch, t’es vraiment con! »

    Russlan et Viktor se mirent à rire, et Russlan dissimula sa soudaine hilarité dans une quinte de toux. Nikolaï jura un moment. C’était le énième cours de la journée. Histoire de la magie. Ennuyeux à mourir. Un cours commun Gryffondor/Serpentard. Si entre les élèves de Poudlard, c’était plutôt tendu -à cause de la sempiternelle guéguerre entre les maisons-, du côté des étrangers, et particulièrement chez les Russes de Durmstrang, on s’ennuyait à mourir. Russlan, comme d’habitude, squattait les rangs du fond avec ses copains. Comme ils ne comprenaient pas vraiment l’objet du cours, faute de disposer des outils linguistiques nécessaires, ils faisaient des tas de choses qui n’étaient pas vraiment en rapport avec le cours. Bref. Nikolaï comprit la « leçon » et rangea le compas -utile pour l’astronomie- dans sa trousse, tout en jetant un regard furieux aux deux Serpentards qui avaient du mal à retenir leur hilarité. Une fille de Durmstrang, Daïna, se retourna, et toisa Russlan.

    « -Ferme la un peu, Mihaylov, tu me saoules.
    -Si il y en a plutôt une qui dérange, chérie, c’est toi. Tu nous empêches de nous amuser alors que tu es en train d’écouter…
    -Rah, ta gueule.
    -Vous avez entendu? Charria Russlan, en s’adressant aux deux autres, Daïna a dit ta gueule. »

    Les garçons s’esclaffèrent à nouveau, et Daïna tourna la tête d’un air furieux. Imperturbable, le prof continuait son cours, alors que la moitié de la classe n’écoutait pas. Russlan poussa légèrement sa chaise, croisa les bras, et replia sa jambe de manière à ce que sa cheville droite vienne se mettre sur sa cuisse gauche. Une posture totalement décontractée et informelle. Russlan soupira, avant de pianoter sur sa table. Daïna tiqua devant lui, mais ne fit aucun geste, et ne prononça aucune parole. Allez, encore deux heures. Deux heures à s’ennuyer royalement, à écouter ces stupides profs déblatérer leurs idioties. Il entendit Viktor et un autre garçon, Adrian, causer un peu. Il tendit un peu l’oreille pour entendre ce qu’ils disaient.

    « -Hé, tu as reçu ce matin le message de cette Gossip Girl? Il paraît que Rebecca Stuart est libre comme l’air.
    -Laisse tomber Nikolaï, persifla Viktor, qui écoutait lui aussi, t’as aucune chance avec elle!
    -Qu’Est-ce que t’en sais? Brailla l’autre, contrarié.
    -Un type comme toi n’attirera jamais son attention, c’est tout.
    -Et qu’Est-ce que t’en sais, répéta Nikolaï. Tu la connais?
    -Oui, annonça Viktor avec un sourire en coin qui en disait long. J’ai même son numéro de portable!
    -Donne! Ordonna Nikolaï.
    -Je ne pense pas qu’elle soit d’accord pour que je divulgue de telles informations. Puis t’as qu’à aller le demander toi-même, son numéro. »

    Viktor adressa un clin d’œil à Russlan, qui comprit où son ami voulait en venir. Il faisait marcher Nikolaï. Et ça marchait, très bien même. Ils venaient d’arriver. Hier soir, très précisément. Même si le fait d’avoir le numéro de Rebecca était prématuré, en revanche, ils savaient tous qui c’était. Queen R., qu’on l’appelait ici. Et elle avait rompu avec son petit copain, Prince C. voyez-vous ça. Comme c’est triste. Russlan s’en fichait de ces rumeurs. Comme de l’an quarante. Mais ça n’empêchait pas son portable d’être encombré par des messages inutiles, par ce que cette Gossip Girl annonçait comme étant sa chronique quotidienne. Semant ainsi son lot de zizanie entre les élèves. Hilarant. C’était de la méthode de bas étage, les fausses rumeurs. Pour ruiner quelqu’un, Russlan utilisait des méthodes certainement plus viles que ça. Mais il devait reconnaître que Rebecca était sacrément canon. Mais putain, qu’est-ce qu’elle peut être chiante! Pas chiante dans le sens où elle enquiquine son monde, mais chiante dans le sens barbante, rasoir, ennuyeuse, bref, choisir un adjectif parmi ceux là fera l’affaire. D’où il pouvait se permettre de tenir un tel jugement? Eh bien…Hier, il avait été gentiment accueilli par l’équipe préfectorale de Poudlard, lui, mais aussi Anna, l’autre préfète en chef, et accessoirement petite-amie, et ses confrères de Beauxbâtons. Et vas-y que je te cause d’une voix monocorde. Il n’avait pas besoin d’être devin pour deviner que tout ce remue-ménage autour des étrangers et de leur accueil la gonflait prodigieusement. Russlan avait eu envie de balancer en plein dans son discours quelque chose équivalant à Bienvenue au club mais il avait préféré la fermer et il l’avait tout bonnement ignorée. S’entretenant avec Anna sur des choses et d’autres. Mais alors que ça s’éternisait, Russlan en avait vraiment eu marre. Il avait pris ses cliques et ses claques, et hop, dehors. Sous le regard énervé d’une Rebecca totalement sciée par tant d’impolitesse.

    Un sourire étira les lèvres du préfet en chef. Et Viktor se demanda ce qui pouvait bien se passer dans la tête de son ami. Ils échangèrent un coup d’œil, et ils surent très bien ce à quoi l’autre pensait. Ils avaient entendu dire que Rebecca n’avait pas cours présentement. Russlan consulta sa montre. Une demi-heure avant l’heure suivante. Ca pouvait le faire. Et Viktor avait bien l’intention de lui demander son numéro de téléphone. Non pas pour le donner à Nikolaï -quelle idée!- mais pour la draguer. Aucune fille ne résistait à Viktor. Et ce dernier a décrété que cette Rebecca n’échapperait pas à la règle. Le plan qu’ils mijotaient étaient des plus innocents. Surtout pour Russlan, qui s’en fichait un peu de Rebecca. Elle était tellement passionnante, en même temps. Il risquerait vite de s’ennuyer avec elle. Elle avait l’air d’être la Miss Parfaite par excellence. Pour une fois qu’il ne songeait pas à draguer chaque nouvelle connaissance de sexe féminin. Et Russlan donnerait bien un coup de main à Viktor. Quitte à se faire prendre pour un cobaye si nécessaire. Viktor finit finalement pour lever la main.

    « -Monsieur?
    -Oui?
    -Russlan ne se sent pas bien. Il a mangé un truc qui passait pas ce midi. Vous savez, la bouffe anglaise…Je peux l’accompagner jusque l’infirmerie? »

    Russlan faillit s’étrangler en entendant l’excuse de Viktor. Sur ce coup là, il avait lamentablement foiré! Russlan foudroya Viktor du regard, et entre ses dents, il siffla:

    « -enfoiré.»

    Viktor lui lança un regard du style T’as rien à dire, fais! et que dire? Russlan fit semblant d’être malade. Quand il le voulait, il savait très bien jouer la comédie. Et être pâle aidait beaucoup, dans ce genre de scénario. Viktor était déjà en train de ranger ses affaires. La voix de Russlan s’éleva à son tour. Une voix mourante. Comme il savait si bien les faire.

    « -Monsieur, j’ai vraiment besoin de quelqu’un pour ranger mes affaires. Je ne suis pas bien. Vraiment pas bien.
    -Monsieur à côté, aidez le à ranger. »

    Et pan Nikolaï, dans les dents. L’intéressé jeta un regard furibond à Russlan, et se retint de lui envoyer l’insulte qu’il voulait lui balancer en pleine tête. D’un geste rageur, il jeta tout dans le sac que lui tendait Russlan. Les deux garçons se levèrent, et en titubant, Russlan sortit de la classe, Viktor à sa suite. Ils s’éloignèrent dans le couloir. Et Viktor tapa dans la main que lui tendait Russlan. En riant, ils se dirigèrent vers le couloir du deuxième étage. Car il se doutait bien que le prof irait demander à l’infirmière s’ils sont allés à l’infirmerie. Il s’était peut être fait avoir sur ce coup là, mais il n’était pas totalement con non plus. Tout en se marrant, Russlan bouscula une personne. Et c’est cette même personne qui s’accrocha à son cou. En lui demandant de l’emmener à l’infirmerie. Russlan reconnut immédiatement Rebecca. Il n’eut juste le temps de la retenir avant qu’elle ne tombe.

    « -Viktor, viens m’aider. »

    Cinq minutes plus tard, Rebecca était installée dans les bras de Russlan,et ce dernier l’emmenait à l’infirmerie, escorté par Viktor. Il déposa Rebecca dans le lit le plus proche -c’était étonnant de voir comment elle pouvait-être légère!- puis Viktor alla chercher l’infirmière, et il tenta de s’expliquer. Viktor avait un meilleur niveau d’anglais que lui, il valait mieux. Russlan porta à nouveau son attention sur Rebecca. Elle était pâle, ses yeux étaient clos, et elle avait l’air épuisée. Claquée. La tête d’une personne qui venait de s’évanouir, en fait.


[hum, ouais, désolée pour le post minable '_____' Et pour la mise en forme inexistante, j'ai eu la flemme de le faire. Et t'inquiète pour Viktor, je le fais dégager à la première occasion xD]

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Rebecca C. A. Stuart
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MessageSujet: Re: [Sept. 8th] La vie est un long fleuve tranquille... ·· {PV}   Mer 25 Mar - 16:59

    Inconscience. Nom féminin. Privation permanente ou abolition momentanée de la conscience. Dans ce cas ci, nous privilégierons plutôt le mot "coma". Coma, donc. Nom masculin. Du grec "kôma" qui signifie "sommeil profond". Etat pathologique caractérisé par une perte de conscience, de sensibilité et/ou de mobilité, avec conservation relative des fonctions végétatives. Coma diabétique. Inconscience survenue suite à une hypoglycémie ou une hyperglycémie. Rebecca Stuart était atteinte d'un diabète de type MODY III. Ce diabète se manifeste au moment de la puberté par une hyperglycémie sévère chez un sujet jeune et peut mimer de ce fait un diabète insulino-dépendant. Son évolution est variable mais il peut être à l'origine de complications et nécessite le plus souvent une insulinothérapie. Petit cours de médecine. Peter était diabétique. Anita était diabétique en plus d'être insulino-dépendante. Rebecca avait joué à la loterie, elle n'avait pas sortit le bon lot. Elle avait un diabète de type insulino-dépendant. Bien que pour le moment, la jeune femme était tout à fait capable de se passer d'insuline, à condition de faire attention à ce qu'elle mangeait mais aussi à bien manger tout les jours. Depuis ses onze ans, Elle était certes pré-pubère mais c'est là qu'elle a développé les symptômes de la maladie de façon... Brutale. Depuis, elle fréquente régulièrement hôpital et infirmerie. Et d'ailleurs, maintenant, elle se fait elle-même ses injections d'insuline. Quand elle en a besoin. Quand elle ne l'oublie pas. Ca ne lui était jamais arrivé d'oublier avant. En fait si... Une bonne dizaine de fois. Mais à chaque fois qu'elle voulait prendre deux secondes pour elle, le devoir la rappelait irrémédiablement. Non pas que c'était la faute des autres - à peine -. Mais aujourd'hui, elle avait passé une journée tout à fait normale. Constamment suivie, collée, harcelée. Soit par ses pots-de-colles, ces anorexiques à la con qui voulaient lui ressembler physiquement, oubliant le fait que si Rebecca était aussi mince et bien foutue, c'était uniquement grâce aux sports qu'elle pratiquait : danse, escrime, basket. Ou alors il y avait les garçons. Ceux qui voulaient impérativement se la taper, histoire de se dire qu'ils ont eu le droit d'avoir Queen R. dans leur lit. Avoir un baiser de Rebecca était envisageable - mais difficile - mais l'étreinte, elle... Il fallait avoir de bons... De très bons arguments. La jeune femme était élitiste. Tous le savait. Déjà elle-même faisait partie de l'élite. La moyenne du QI est à 90... Rebecca, tout comme son père, avait un QI de 125 points. Pourquoi croyez-vous qu'elle a pu sauter une classe ainsi ? Rebecca était une enfant précoce... Tout comme son père l'avait été. Peter lui avait donné beaucoup de chose. L'amour des langues, de études - elle tient aussi ça de Lohelia Isabella, sa mère - son intelligence et son diabète... Mais nous n'allons pas nous éterniser là-dessus. Tout le monde savait qu'elle était effrontément intelligente. Pas de quoi en faire tout un plat cependant. Ainsi donc, elle se savait propice à sombrer dans l'inconscience. Elle ne comptait plus le nombre d'évanouissement qu'elle avait eu. Et ils étaient radicalement différents de ces inconsciences que nous pétaient les pimbèches de services qui ne supportaient par leur régime draconnien parce qu'elles avaient trois grammes au-dessus de leur poids idéal. Et ce genre de fille là, Rebecca avait bien envie de les claquer parfois. Et, à son bon souvenir, ça lui était déjà arrivé. Une des filles s'était plaintes devant Rebecca de divers malaises et là, la Stuart avait vu rouge. Noir. Vert. Bleu enfin bref... Elle avait été dans un état de colère, de rage incroyable. Elle avait giflé violemment la fille, lui remettant ainsi les idées en place et détruisant l'unique neurone que cette blondasse devait avoir. Et la Préfète lui avait bien fait comprendre que ce qu'elle appelait malaise, ce n'était que de la comédie pour se rendre intéressante. Qu'il y en avait - elle ne s'était pas nommée - qui souffrait de maladie qui leur faisait avoir de véritables malaises. Des inconsciences qui parfois duraient un sacré bout de temps. En rogne ? Oh... Juste à peine... Le pire était que Rebecca était connue pour ses gueulantes. Quand elle était en rogne, tout le monde le savait. L'entendait aussi. Sa voix devenait perçante, haut placée. Et surotut très audible. Rien à avoir avec une voix calme et mesurée, dans laquelle perçait toujours une pointe de moquerie. Une vois si agréable à l'oreille. Chantante à cause de cet accent italien qu'elle avait depuis sa plus tendre enfance.

    Et aujourd'hui, personne n'avait entendu cette voix aigrelette, désagréable et annonciatrice de sacrés problèmes en vue. En fait si. Une fois... Quand son portable s'était mis à vibrer... Avec les sempiternelles soi disantes infos de Gossip Girl. A baffer, celle-là ! Rebecca avait râlé quand elle avait reçu ce message. Elle l'avait à peine lu. En réalité... Elle l'avait déjà supprimé. Elle ne l'avait pas lu. Rebecca n'avait pas été dans la Grande Salle de toute la journée. Et d'un côté, ça l'avait sacrément arrangé parce qu'elle avait évité les regards des garçons qui planifiaient déjà une rencontre. Une rencontre qui se solderait par un échec. Ice Queen se laissait difficilement approcher. Et bien souvent, c'était elle qui allait voir les autres. Quand elle en voyait l'intérêt. Il fallait donc dire que ce n'était pas très souvent. Ce qui la faisait rire, c'était que même les étrangers se mettaient à la draguer. Par exemple... Ce matin, un peu avant midi, elle avait aidé un élève étranger à trouver la Tour de Divination. De Durmstrang. Capable de parler russe, elle s'était dit que, pourquoi ne lui parlerait-elle pas ? La rencontre avec les deux Préfets russes de la veille ne lui avait pas fait une bonne impression. Bon ok.. Elle n'y avait pas mis du sien. Parce que quand elle le voulait, elle savait être charmante et se faire écouter. Envoûteuse ? Non... Nous dirons plutôt bonne oratrice. Elle avait vécu avec un homme politique enfin... Elle savait parler à un public. C'était peut-être aussi pour ça que Flint avait voulu qu'elle fasse un topo aux étrangers. Bref, on s'en fout. Cet élève... Alekseï, si elle se rappelait bien, avait été tout à fait charmant. Au départ. Parce que si Rebecca s'était montrée cordiale et amicale, lui avait carrément montré... Qu'il en voulait plus. Et ça, elle n'avait pas trop apprécié. Au départ, il s'était contenté de la complimenter sur son niveau en russe, lui faisant l'éloge de la difficulté d'apprendre une langue. Et Rebecca, très loquace, s'était contentée de hocher la tête. Mais par la suite, il avait été un peu trop direct...

    "Y parait que t'es célibataire ?
    - ...
    - Ah... C'est une rupture douloureuse ? Je comprends... Tu sais... Si jamais tu veux...
    - Pourquoi crois-tu que c'est une rupture douloureuse, demanda t-elle d'une voix cassante.
    - Ben... La Gossip Girl, là... Elle a laissé entendre que ça n'allait pas. Et tu sais, j'suis quelqu'un de sympa. J'pourrais t'aider si tu veux. Et puis, j'vais être sincère... Tu me plais bien et...
    - Et tu crois que j'ai envie d'être aidée ? Par toi ? Ou même que je serais intéressée par toi ? Laisse moi rire deux secondes veux-tu ? Ha... Ha... Ha. J'ai rompu. C'était une décision mûrement réfléchie. Et je n'en souffre pas. La Tour de Divination est en haut de cet escalier. Oh.. Et fait passer ce message à tes camarades... La prochaine fois que l'un d'eux s'approchera de moi dans le but de me draguer... Il va avoir de sacrés ennuis. Et je ne plaisante pas."

    Frustré, le jeune Alekseï l'avait insulté. Toujours comme ça un garçon quand ça n'a pas ce qu'il veut. Et Rebecca était partie, moitié furieuse, moitié amusée. C'était marrant de voir à quel point un garçon pouvait être versatile dans ses humeurs, ses émotions, ses sentiments. Elle les connaissait assez bien. Elle n'avait eu qu'un petit ami régulier, elle avait été fidèle. Mais Rebecca en avait côtoyé des garçons. Et elle savait que quand ça n'avait pas ce que ça voulait, ça râlait direct. Et ben là, Alekseï n'avait pas échappé à la règle. Il s'était énervé parce qu'elle avait repoussé ses avances. Avant de repousser le début des avances de William. Tout séduisant qu'elle soit, il n'intéressait pas la jeune femme. Et puis, il y avait eu le malaise. L'inconscience. Cette saloperie de diabète avait refait des siennes. Si elle n'avait pas vu le visage de la personne qu'elle avait bousculé, elle avait compris qu'il s'agissait d'un homme. Deux en fait. Puisqu'elle avait entendu un nom. Viktor, peut-être... Et puis, ses yeux s'étaient clos. Le souvenir d'avoir touché le sol, Rebecca ne l'avait pas. Elle avait toujours cette impression de sombrer de plus en plus dans un trou, un gouffre sans fin. Quand Russlan et Viktor arrivèrent, l'infirmière, alertée par le jeune Viktor, avait accouru au chevet de Rebecca, dont la fièvre avait monté. Afin de pouvoir faire ses soins, elle avait mis un rideau autour du lit de la jeune femme, afin de la protéger du regard des deux étrangers. Et elle fit son travail. Une injection d'insuline et une perfusion, lui apportant les substances dont elle était en carence. Hélène Basquer, l'infirmière, avait enlevé la cravate de la jeune femme et avait un peu déboutonné sa chemise, qui aurait pu laisser voir la naissance de la poitrine de la jeune femme si elle n'avait pas mis un drap blanc sur elle. Seul le bras droit de Rebecca était découvert, la manche remontée. Normal, c'était le bas où il y avait la perfusion. Hélène sortit de derrière le rideau. Avec sa prévenance naturelle, croyant que les deux russes étaient des connaissances de la jeune femme, elle lui annonça :

    "Elle est dors à présent. Je ne sais pas si vous aviez cours ou pas. Mais je ferais un mot disant que vous étiez présent à l'infirmerie. Si vous voulez rester à son chevet, vous pouvez. Je vous demanderais de ne pas faire de bruit. Elle est très affaiblie... Ah oui... Et si vous pouviez veillez à ce qu'elle mange aussi... Ce serait m'aider dans ma tâche... J'ai énormément de travail.

    En effet... L'infirmerie était loin d'être vide et Hélène ne pouvait pas rester à côté de Rebecca pour voir si elle mangeait bien ou pas. Pendant ce temps, Rebecca avait rouvert les yeux. Lentement, avant de les refermer. Certaine d'être seule - si elle savait... - elle s'était mise sur le côté, se découvrant légèrement, parce qu'ayant chaud. Elle sortit ses jambes de sous la couvertue blanche et mit son bras droit sous sa tête, avant de refermer les yeux. Et de se mettre à somnoler. Tant pis, elle n'irait pas en cours. Et puis, ce ne serait pas la mort. Elle avait toujours été très assidue, loupant rarement des heures de cours. Elle entendit des bruits de pas, le bruissement d'un tissus qu'on déplaçait et qu'on remettait en place. Deux chaises qui râclaient. Fait chier... Elle n'avait pas envie d'ouvrir les yeux. Alors elle continua sa somnolance, nullement perturbée.
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Russlan S. D. Mihaylov
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MessageSujet: Re: [Sept. 8th] La vie est un long fleuve tranquille... ·· {PV}   Ven 27 Mar - 15:24

[Voilà, j'ai essayé d'écrire quelque chose ce midi quand même xD C'est pourri *balance son post et s'en va au courant.]

    Russlan attendait patiemment que Viktor ait fini de s’expliquer avec l’infirmière. Le discours du Monsieur était bien trop long pour expliquer qu’ils l’avaient trouvée dans les couloirs, qu’elle s’était évanouie et qu’elle avait besoin de soins. En fait, le Mihaylov soupçonnait Viktor d’en profiter largement pour la draguer. Ou lui faire du charme. Bref, plus un étalage de rhétorique et de courbettes que de discours utile et structuré. Alors que son ami s’agitait, Russlan afficha un sourire goguenard. Il pouvait parler, lui. Le niveau de Russlan, en matière d’anglais, était bien trop bas pour qu’il se permette de critiquer qui que ce soit le parlant mieux que lui. Balayer devant sa porte, quoi. Russlan reporta son attention sur la jeune femme, allongée dans le lit. Elle avait l’air anémiée. Comme une plante à qui il manquerait de l’eau. Ses cheveux châtain étaient rassemblés en un chignon impeccable, serré. A Durmstrang, les filles devaient aussi être coiffées pareil. Les cheveux libres n’étant autorisés qu’après la dernière heure de cours et le week-end. Mais sa coiffure, toute aussi impeccable fût-elle, avait bougé. Des mèches rebelles s’en échappaient. Normal, elle venait de s’évanouir. Elle avait fait le voyage jusqu’à l’infirmerie dans ses bras. Elle s’était couchée, finalement. Russlan soupira lourdement. L’entretien entre la madame et Viktor s’éternisait un peu trop à son goût. Et voilà qu’elle l’encourageait en souriant à chaque parole. Et voilà…qu’elle riait parfois. Et elle redevint sérieuse. Avant de s’approcher de Rebecca. Du moins, du lit où elle était allongée. L’infirmière ferma le rideau autour du lit, pour cacher la patiente à la vue des deux nouveaux arrivants. Russlan l’entendit s’affairer derrière le rideau. Il en profita pour apostropher Viktor. En russe, bien entendu.

    « -T’es sûr que t’étais en train d’expliquer ce qui s’est passé?
    -Evidemment. Rétorqua l’autre, en haussant les épaules. Tu me prends pour quoi?
    -Mh, un type qui essaie peut être de draguer.
    -Quoi? Elle? Elle est charmante mais elle est vieille.
    -ouais, c’est ça. En tout cas, t’as réussi à la faire marrer. Tu lui as dit quoi en fait?
    -C’est ma recette personnelle. Éluda Viktor. Si je le dis, ça ne fonctionnera plus. »

    Viktor ou comment ne pas trop se mouiller. Il faisait toujours ça quand il racontait des bobards. Sûrement une façon à lui d’assurer ses arrières. Russlan arqua un sourcil, d’un air de dire certes. Puis il attendit, que l’infirmière en ait fini avec la malade. Au bout de cinq minutes, Russlan donna une tape derrière la tête de Viktor, qui protesta. Le Mihaylov se mit à rire, avant de s’attirer les regards furieux de ceux qui étaient là. Contrit, il se mit normalement, et attendit, à nouveau. Bientôt, ce fut Viktor qui le tapa.

    « -aïe! S’écria Russlan.
    -Excuse, j’ai dû te tuer ton dernier neurone là. Ricana Viktor.
    -Tu sais ce qu’il te dit mon neurone? »

    Viktor n’eut pas le temps de répondre quoi que ce soit, l’infirmière venait de faire sa réapparition. Russlan afficha un sourire sardonique à Viktor, qui généralement, n’aimait pas qu’on lui coupe le sifflet. Russlan n’était pas idiot, il se rendait bien compte qu’il n’échapperait pas aux éventuelles représailles. Mais sur le coup, le jeune Ianovitch se mit à bouder.

    INFIRMIERE: "Elle dort à présent. Je ne sais pas si vous aviez cours ou pas. Mais je ferais un mot disant que vous étiez présents à l'infirmerie. Si vous voulez rester à son chevet, vous pouvez. Je vous demanderai de ne pas faire de bruit. Elle est très affaiblie... Ah oui... Et si vous pouviez veiller à ce qu'elle mange aussi... Ce serait m'aider dans ma tâche... J'ai énormément de travail. »

    Traduction, please? Russlan arqua un sourcil, avant de se tourner vers Viktor qui hocha la tête d’un air entendu. Rah, c’était frustrant de ne rien comprendre à ce que l’on raconte. Viktor joua les interprètes, et répéta texto ce que l’infirmière venait de dire. Russlan acquiesça vivement, en ajoutant qu’un mot pour le prof ne serait pas du luxe. Finalement, elle était là, leur excuse. Sous leurs yeux. L’infirmière retourna à ses autres patients, en laissant les deux garçons là. Maintenant, il n’y avait plus qu’à. Plus qu’à quoi? Attendre que la jeune femme ne se réveille, quoi. D’ailleurs, Russlan se demandait si Viktor avait toujours en tête de demander à Rebecca son numéro de portable. Et Rebecca se retourna. Se découvrit légèrement. Et les deux garçons purent voir que sa cravate avait été défaite, et sa chemise ouverte, en partie. Révélant la naissance de sa poitrine, et dévoilant, accessoirement, son soutien-gorge noir. Viktor resta là, à mater. Russlan afficha un sourire sardonique, avant de donner à nouveau une tape derrière la tête du jeune homme. Viktor saisit son poignet, et ils commencèrent à chahuter. L’infirmière arriva, fulminante.

    « -ca suffit maintenant! Dehors! L’infirmerie n’est pas une cour de récréation!
    -Elle a dit quoi? Demanda Russlan, en arquant un sourcil.
    -On doit sortir, je crois.
    -Mais…commença Russlan, en essayant de mobiliser les maigres notions d’anglais qu’il avait. C’est lui…Il m’embête!
    -Sortez! Répéta l’infirmière.
    -Je dois rester. Répondit Russlan. Je suis préfet en chef.
    -dans ce cas le monsieur qui vous accompagne sort. »

    Et pan. Russlan afficha un sourire goguenard alors que Viktor passait son pouce sur sa gorge, promesse de représailles à venir. Russlan haussa les épaues, d’un air de dire « cause toujours, tu m’intéresses » avant de regarder son ami partir, furibond. Et voilà…Russlan resta là, tout seul, avec Queen R. Celle dont Viktor voulait le numéro de portable. Qu’il aille se faire foutre, tiens! Sur son front, c’était pas marqué pigeon non plus.

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Rebecca C. A. Stuart
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MessageSujet: Re: [Sept. 8th] La vie est un long fleuve tranquille... ·· {PV}   Ven 27 Mar - 23:50

    Rebecca avait eu l'impression de flotter. Oui bon ça... Ça pouvait être compréhensible. Quand on l'avait emmené à l'infirmerie, elle pouvait fort bien avoir cette impression. Et puis, ce n'était pas un flottement comme on les aime. Genre, quand on était amoureux. Ce n'était pas de ce genre de flottement là qu'on parlait. Et Rebecca ne s'était réveillée que l'espace de quelques secondes à l'infirmerie. Juste assez pour se rendre compte d'où elle se trouvait. Malheureusement, elle avait tout de suite ressenti le contre coup du malaise. Une énorme fatigue contre laquelle elle aurait bien du mal à se battre. Et elle n'avait pas cherché à le faire. Elle n'avait eu plus qu'un seul désir : dormir. Dormir très longtemps, pour ne pas se réveiller avant très, très, très longtemps. Ses yeux n'avaient eu le temps de rencontrer que la perfusion qui se trouvait dans son bras. Mais elle ne s'en était pas formalisé. Trop crevée. Et puis, l'option somnolence s'était, en quelque sorte, imposée à elle. Et elle n'avait pas refusé cette option. Néanmoins, si elle avait su que dormir lui aurait été "préjudiciable", elle aurait lutté contre la fatigue, contre le sommeil. Si elle avait su que le simple fait de dormir aurait provoqué des sourires goguenards. Car la couverture qui cachait sa poitrine s'était descendue, laissant voir la naissance de sa poitrine et la dentelle de son soutien gorge noir. Mais aussi le simple fait que sa jupe ait quelque peu montée sur ses cuisses. Mais, de toute façon, même quand elle était réveillée, elle s'en foutait un peu. Ce n'était qu'un élément de détail parmi un autre. Et cela ne la perturbait guère. Elle avait des formes de danseuses. Petite et légère, elle n'avait pas les formes d'une bimbo. Elle était très loin du 105D mais au moins, elle avait de jolies formes. Formes qu'elle n'hésitait pas à mettre en valeur. Vous savez quoi ? Elle voulait dormir non ? Eh bien, autant dire que c'était un peu loupé. Autour d'elle il commençait à y avoir un sacré remue-ménage. Et elle ne supportait pas ça. Rebecca n'aimait que le calme. Le bruit et tout ça, ça la stressait. Pourquoi croyez-vous alors qu'elle adorait aller à la bibliothèque. Malheureusement - ou heureusement plutôt - elle était trop faible pour s'insurger, pour se mettre en colère. Et quand l'infirmière arriva pour jeter les deux zouaves dehors, Rebecca gémit et fronça les sourcils. Elle venait de se découvrir un mal de tête. Et là, elle savait parfaitement qu'elle serait incapable de se rendormir. Mais elle n'était pas non plus capable de rouvrir les yeux. Et pourtant, elle l'avait voulu. Mais elle avait l'impression qu'on lui avait accroché du plomb sur les paupières, ce qui l'empêchait d'ouvrir les yeux. Elle tendit les bras vers l'avant les membres complètement endoloris. Et toucha, sans le vouloir, le genoux de Russlan. Puis, affaiblie, ses muscles se relâchèrent et sa main tomba mollement sur le genou du jeune homme, avant de glisser et de pendre dans le vide. Lamentablement. Comme si aucune vie ne l'animait.

    Lentement, elle ouvrit les yeux. Tout d'abord agressée par la lumière, elle referma vivement les yeux et gémit, mettant ses bras sur ses yeux. Puis, elle soupira et rouvrit lentement les yeux. Sa vision était toujours trouble. Mauvaise. Mais ça allait un peu mieux. Plus les secondes passaient et plus ça allait en fait. Elle inspira profondément, pour faire passer le tournis qui l'avait saisit mais aussi sa nausée. Elle calmait sa respiration, la faisant devenir lente et régulière. Elle était toujours allongée mais avait jugé bon de se mettre sur le dos. Enfin, sa vision redevint normale - ça ne s'était pas fait d'un coup bien sûr - et se mit en appui sur ses avant-bras pour se redresser, regardant droit devant elle, ignorant la personne qui était à son côté pour la simple et bonne raison qu'elle ne l'avait pas - encore - vu. Et c'est là que l'infirmière choisit d'arriver avec son plateau repas. Très garni, cela va sans dire. En réalité, au lieu d'être en hyperglycémie, Rebecca avait eu l'intelligente idée *ironie* de faire une hypoglycémie. Bref... Que du basard... Et sur le plateau se trouvait un copieux repas ainsi qu'un sacré nombre de sucreries. A la vue de ce qu'elle allait devoir avaler, Rebecca haussa un sourcil : sa mère aurait été ravie, elle adorait manger. L'infirmière s'approcha de Rebecca pour lui prendre la température ainsi que sa tension. Puis, elle fit un léger sourire à sa patiente :

    "Ils vous ont réveillée... Je suis terriblement désolée. Vous auriez eu besoin de vous reposer. Comment vous sentez-vous ?
    - Un peu fatiguée, admit Rebecca, la voix un peu cassée. Mais je me sens beaucoup mieux maintenant.
    - Vous n'avez pas mangé aujourd'hui, n'est-ce pas ?"

    Rebecca eut un maigre sourire et se gratta la tempe, gênée. Elle savait fort bien comment cette très chère infirmière allait réagir en apprenant que la jeune femme n'avait, effectivement, pas mangé. Elle baissa un instant le regard, en fronçant les sourcils et secoua la tête. En soufflant que non, parce qu'elle n'avait pas eu le temps. Il y eut un moment de silence pendant lequel Rebecca tourna les yeux vers Russlan, lui décochant un demi-sourire. Comme de remerciement - elle se doutait vaguement qu'il était celui qui l'avait emmené ici -. Hélène poussa un long soupir agacé et annonça d'une voix énervée :

    "Enfin, voyons ! Miss Stuart, vous savez très bien que c'est de l'incon...
    - Je sais, coupa Rebecca, sèchement. Mais je n'ai pas eu le temps ! Vous n'allez pas me faire la morale à chaque fois, si ? J'ai fait mon boulot de Préfète-en-Chef, j'ai été en cours, j'ai étudier. Allez-vous me reprocher mon sérieux et mon goût du travail ? En ce cas, vous m'en voyez navrée !"

    Le ton de Rebecca avait été sec, sans appel. Mais il semblait que l'infirmière n'en avait pas fini avec elle. Elle ne prit pas garde au regard sombre que lui lançait Rebecca, ne fit pas attention à ses bras croisés en signe d'impatience, d'agacement extrême. Et elle s'aventura sur un sujet sur lequel elle aurait mieux fait de ne jamais mettre les pieds : Peter Stuart. Le père de Rebecca.

    "Monsieur votre père n'aimerait pas savoir ni même voir l'état dans lequel vous êtes, Miss..."

    C'était bien la dernière chose à dire à Rebecca. Si elle était trop faible pour s'énerver, c'était avant. Car là, elle eut une sacré montée de violence en elle. La jeune femme mordilla ses lèvres, fusillant du regard la malheureuse qui avait eu l'infortune de dire ce qu'il ne fallait pas dire. Rebecca se mit en position assise, s'appuyant contre le mur qui se trouvait dans son dos pour se maintenir droite - elle avait encore quelques légers vertiges - et annonça alors, d'une voix sombre de laquelle, tout maîtrisée soit elle, perçait une colère qui menaçait d'éclater.

    "Comment pouvez-vous le savoir ? Comment osez-vous prétendre savoir ce que pourrait penser, vouloir, craindre ou espérer mon père ? Je vous interdit, vous entendez ? Je vous interdit de parler de lui à l'avenir devant moi, est-ce bien clair ?
    - Oui Miss... Excusez-moi... Je ne voulais pas vous offenser. Je pensais que... Mais je n'aurais pas du... Monsieur - se tournant vers Russlan -... Je crois qu'il vaudrait mieux la laisser seule. Elle a besoin de repos."

    Rebecca tourna son regard vers l'étranger - pas si étranger que ça puisqu'elle l'avait vu la veille - et le regarda droit dans les yeux, implaccable, imperturbable. Indéchiffrable. Puis, s'adressant à l'infirmière, elle déclara que non. Il pouvait très bien rester là s'il en avait envie. Lui seul décidait de son départ ou non. Elle eut un léger sourire moqueur et s'adressa à lui, en russe - avec son accent anglo-italien - :

    "N'es-tu pas d'accord avec moi ? Elle veut te faire sortir de l'infirmerie mais... Ne préfèrerais-tu pas décider par toi-même de ton départ ou préfères-tu qu'on te l'impose ?"

    Rebecca ou l'art de moucher les gens. Déjà, elle voulait mettre une "grande claque" dans la gueule de l'infirmière qui, toute gentille qu'elle pouvait l'être, l'agaçait, la gonflait très sérieusement. Et de l'autre, elle s'adressait à Russlan dans un russe impeccable. Une certaine vengeance pour la veille. S'il lui avait donné une chance de s'exprimer, il ne serait peut-être pas ennuyé. N'est-ce pas ?
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Russlan S. D. Mihaylov
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MessageSujet: Re: [Sept. 8th] La vie est un long fleuve tranquille... ·· {PV}   Dim 29 Mar - 18:46

    Russlan était surpris de la légèreté de Rebecca. Elle ne pesait rien, et elle était vraiment mince. Certes, il en avait déjà porté des jeunes femmes, mais ce n’était pas comparable. Non qu’il appréciait d’avoir Rebecca dans ses bras -quelle idée, franchement- mais celles qu’il a portées étaient certes plus lourdes qu’elle. D’accord. Dire qu’une jeune femme était lourde, c’était faire preuve d’une indélicatesse flagrante. Mais voyez-vous, Russlan n’est pas du genre à faire dans la dentelle. Et à dire vrai, il n’était absolument pas gentleman. Plutôt du genre gros bourrin en fait. Il ne prenait pas de gants quand il s’agissait de dire quelque chose, faire un reproche, ou pousser sa gueulante. Et il n’avait pas non plus les bonnes manières. Ca voulait dire par exemple, qu’il ne se gênait absolument pas pour reluquer une jeune femme -ou femme plus âgée- qu’il jugeait désirable. C’était même trop ostentatoire, des fois. Comme là, par exemple. Il ne s’était pas gêné pour donner une tape derrière la tête de Viktor parce qu’il reluquait sans honte la préfète en chef de Poudlard. Alors que lui ne se gênait pas non plus pour la reluquer, et ce de façon ostentatoire. En gros, c’était « fais ce que je dis, pas ce que je fais ». Russlan était bon pour donner des conseils aux autres, mais il ne se sentait pas obligé de les appliquer à lui-même. C’est ainsi qu’il vit Rebecca se retourner. Et la couverture glisser, presque au ralenti. Montrant une Rebecca à la chemise scolaire entrouverte, révélant son soutien-gorge noir, en dentelle. Le sourire de Russlan s’élargit autant plus. La dentelle, c’était sexy. Il n’aurait pas cru ça de Rebecca. Elle avait l’air…pédante. Assez sage. Il l’imaginait plutôt avec des sous-vêtements simples, sans prétention. Peut être même anti-sexy. Genre….Culottes de grand-mère, en coton. Et pour les soutien-gorge, des trucs…hors sujet. Absolument pas de la lingerie fine, donc. De toute façon, il n’aurait pas pu prévoir. Parce qu’à Poudlard, ceux qui ont fait les chemises d’uniforme avaient prévu le coup. On ne voyait pas à travers. Même quand la fille portait des sous-vêtements noirs. Certainement pour empêcher les garçons d’être distraits quand ils étaient derrière une fille en classe. Bref. Déjà, il y avait ça. Et la jupe qui remontait, dévoilant ses jambes de gazelle et ses cuisses. Et la broderie du bas. Ainsi, les filles de Poudlard portaient des bas. Voilà qui était intéressant. En tout cas, ainsi, Rebecca n’avait plus l’air aussi sage que tout à l’heure, quand la demoiselle était habillée de son blazer et quand son chignon était encore impeccable. Puis vint l’altercation avec Viktor. Viktor qui fut mis dehors. Et Rebecca s’éveilla. Bonjour le monde! Désolé ma belle, il n’y avait que Russlan dans le coin. Oui, le même qui était parti en plein dans son discours. Les yeux clos, Rebecca gémit légèrement, avant de s’agiter. Elle tendit les bras en avant. Avant d’effleurer son genou. Et de la poser carrément dessus. Avant de tomber à nouveau dans le vide, inerte.

    Il ne savait pas pourquoi, mais ça le faisait marrer. Elle avait l’air…Très sexy comme ça, presque lascive. Rien à voir avec quelqu’un qui venait tout juste de s’évanouir dans les escaliers. Mais peut être que le fait qu’elle était Queen R. y était pour beaucoup. C’était la fille la plus en vue de Poudlard. D’ailleurs, Viktor et Aleksei l’avaient en vue. Avec Lyosha, ils avaient parié qu’il n’était pas cap de lui proposer un rendez-vous. Oui, voilà. Voilà pourquoi Aleksei était allé voir Rebecca peu avant l’épisode de l’évanouissement. Aleksei qui d’ailleurs, n’était pas présent au cours de Divination. L’excuse qu’il servait à tout le monde, c’est qu’il s’était paumé en voulant chercher la Tour de Divination. Puis, la Belle au Bois Dormant se réveilla. Avant de se cacher. Et de se redresser. Faisant un peu plus bailler le décolleté de sa chemise. Il avait une belle vue sur sa poitrine. Queen R. Libre, vous dites? Gageons qu’il parviendra à la faire tomber dans ses filets. Et qu’elle ne lui résistait pas. A l’âge de 16 ans, quand il a commencé le train de vie qu’il entretenait actuellement, il avait compris qu’il pouvait avoir dans son lit toutes les filles qu’il voulait. Bon, d’accord, il s’était pris pas mal de vestes, c’était après tout le risque du métier. Mais il n’y avait aucune raison pour qu’elle lui résiste. Il sentit son portable vibrer dans sa poche, et il s’en saisit. C’était Lyosha, comme il fallait s’y attendre. Il venait de lui envoyer un message. Il s’était fait envoyer bouler par Rebecca. Il avait merdé. Il l’avait insultée, frustré. Russlan roula des yeux. Aleksei n’avait parfois pas de jugeote. Alors, il s’empressa de lui répondre à son tour.

    J’espère que tu te rappelles du gage. Et des conditions du pari. Tu n’obtiens pas un rendez-vous d’elle dans la journée, tu auras droit aux trois tours du terrain de Quidditch…Sans vêtements, cela-va s’en dire. Alors bouge toi!

    Autrement dit, Lyosha avait encore jusqu’à ce soir pour remporter le pari. Auquel cas…il se verra contraint de faire trois tours du terrain de Quidditch, et nu. Débile. Mais c’est vraiment motivant. Car personne n’était enchanté à l’idée de devoir se montrer en tenue d’Adam ou d’Eve dans un endroit potentiellement fréquenté. D’ailleurs, il paraît que pour beaucoup, le comble de la honte était de se retrouver nu en plein milieu d’une foule. L’infirmière reparut bientôt avec un plateau repas pour la demoiselle. Avec un tas de choses qui, aux yeux de Russlan, ne semblaient pas être comestibles. A dire vrai, sur ce plateau, il y avait de quoi nourrir tout un régiment. Et en fait, Russlan n’était pas sûr que la frêle créature allongée sur le lit à côté de lui soit capable de dévorer tout ça. Puis, l’infirmière l’ausculta. La routine, quoi. Avant de se mettre à parler avec elle. En anglais, bien évidemment. Sinon ça ne serait pas drôle. Le portable de Russlan se mit à vibrer à nouveau. Il maugréa, écoutant d’une seule oreille l’entrevue entre Rebecca et l’infirmière. Lyosha venait de lui répondre. Ce dernier était consterné parce qu’elle n’était plus là, et que la fin de la journée approchait. En gros, il commençait à flipper. Russlan jubilait. Aleksei était bien parti pour exécuter son gage. Russlan, quelques instants plus tard, était en train de lui répondre.

    Devine avec qui je suis présentement. Commence à te déshabiller, vieux. Je crois que tes chances commencent à s’amenuiser. =)

    C’était son objectif. Mettre le doute dans l’esprit de son ami. La réponse ne se fit pas attendre. Elle tenait en un mot. Enfoiré. Le sourire sur les lèvres de Russlan s’agrandit. Oui, il s’arrangeait pour que Lyosha perde son pari. Et alors? C’était interdit? Après tout, ce n’était pas inclus dans les clauses du contrat. Il rangea son portable dans sa poche, et s’en retourna écouter la conversation entre Rebecca et l’infirmière. Il vit la jeune préfète se gratter la tempe d’un air gêné, avant de se tourner vers lui, et de le remercier d’un demi sourire. Il lui répondit d’un signe de tête. Son portable vibra à nouveau. Si c’était Aleksei, Russlan lui dirait d’aller se faire foutre. C’était Anna. Elle lui demandait où il était. Merde. Il avait oublié qu’à la fin du cours de divination, elle serait là à l’attendre, finissant la classe plus tôt. Il consulta sa montre. Dix Sept Heures Trois.

    Je suis désolé, Viktor m’a emmené à l’infirmerie. Ne dis rien, je t’expliquerai plus tard, tu devrais rire. Et au fait…Aleksei a perdu son pari. Attends moi à la salle commune. Je ne devrais pas tarder.

    Et voilà que Rebecca et l’infirmière continuaient de s’affronter. Décidément…Il ne comprenait pas la discussion, et fut tenté, comme la veille, de partir. Mais au ton de la voix de Rebecca, il devina qu’elle était en colère. Très en colère. Et qu’elle se retenait de ne pas exploser. Il crut comprendre le mot « père » et un autre truc. Seulement, l’infirmière se tourna vers lui, et s’adressa à lui. Russlan fronça les sourcils, dans le flou. Il ne comprenait pas vraiment ce que l’infirmière attendait de lui. Quand Rebecca le fixa. Il lui renvoya son regard, avec la même expression dangereusement neutre. Avant qu’elle ne s’adresse à lui.



    "N'es-tu pas d'accord avec moi ? Elle veut te faire sortir de l'infirmerie mais... Ne préfèrerais-tu pas décider par toi-même de ton départ ou préfères-tu qu'on te l'impose ?"

    Et là, ce fut non pas le drame. Mais Russlan resta bouche bée. Elle s’était exprimée dans un russe tout à fait correct -il était trop fier pour admettre qu’il était épaté par sa performance linguistique-. Alors que la veille, elle s’était contentée de causer en anglais aux français. Laissant les deux russes dans l’embarras, l’un ne sachant pas du tout parler anglais -mis à part les chansons idiotes qui passaient à la radio parfois, ou celles un peu plus sérieuses qu’il aimait et fredonnait sans en comprendre les paroles, genre alignements de phonèmes qui ne veulent rien dire.- et l’autre qui était meilleure que lui en anglais mais ce n’était pas non plus extraordinaire. C’était aussi pour ça qu’ils sont partis. Ils ne comprenaient que dalle. Alors que voulez-vous? Qu’ils soient intéressés? C’est plutôt raté. L’ombre d’un sourire goguenard apparut sur les lèvres du jeune russe, qui rétorqua.

    « -Je ne partirai que quand je l’aurai décidé. Et ce n’est pas encore maintenant. »

    Voilà qui était dit. L’infirmière le foudroya du regard, avant de retourner à ses affaires. Russlan, 1. Infirmière, 0.

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MessageSujet: Re: [Sept. 8th] La vie est un long fleuve tranquille... ·· {PV}   Dim 29 Mar - 21:45

    Une danseuse ne pouvait pas être trop lourde. Une danseuse ne devait pas être trop lourde. Surtout si elle était en couple. Encore plus si elle était en couple. Et parce que Rebecca s'était vu assignée, à l'âge de sept ans, son frère adoptif comme partenaire de danse, elle avait alors commencé à avoir un régime alimentaire adapté à son âge, son poids mais aussi son activité physique. C'est d'autant plus la raison pour laquelle ce que l'infirmière lui avait rapport semblait non comestible pour un garçon. Des légumes, très peu de viande. Bon d'accord, les sucreries n'ont rien à foutre là mais en réalité, c'était pour son sucre. Il lui fallait des sucres rapides pour qu'elle puisse être sur pieds rapidement. Bref. Rebecca avait aussi sombré dans l'anorexie à un moment. Elle avait eu beaucoup, beaucoup de mal à retrouver un poids normal. Elle ne l'avait retrouvé que cet été. Et encore, il devait lui manquer un ou deux kilos. Mais ce n'était pas mortel, elle finirait bien par les retrouver. Et en plus de son poids, son physique surprenait. Non, elle n'était pas de ces petites filles sages, à maman. Elle savait séduire, elle avait du charme. Et les sous-vêtements "tue l'amour", très peu pour elle. Ainsi donc ses sous-vêtements étaient tous de la lingerie fine. Et elle n'avait que 16 ans et demi. L'âge de Nastia. A peu de chose près. Oui, et alors ? Mais il était vrai qu'à Poudlard, on ne voyait pas grand chose. Si. Quand le chemisier était mouillé. Mais pour ça, il fallait qu'il n'y ait plus ni de blazer, ni le sur-chemisier en laine gris. Alors oui... C'était difficile de s'imaginer que Rebecca, à l'allure fière et digne, pouvait avoir des dessous sexy. Et alors ? Les apparence sont parfois trompeuses. Et Rebecca en était la preuve vivante. Elle était belle et sensuelle. Mais contrairement à d'autre, elle avait de bonnes manières. Ainsi, quand elle voulait reluquer un garçon, elle savait le faire tout en finesse et en discrétion. Histoire de ne pas attirer les foudres de Caleb, à l'époque où elle était avec lui. Parce qu'elle savait qu'il était jaloux. Terriblement jaloux et possessif. Du côté de Rebecca, ce n'était pas mieux. Mais elle était plus ouverte. La seule relation étrange que Caleb ait jamais accepté de la part de sa petite-amie, c'était celle qu'elle avait avec Michaël. Mais, c'était beaucoup plus compliqué que ça en avait l'air. Et nous n'allons pas pérorer dessus. Et puis, elle s'était réveillée. Lentement. Ne sachant toujours pas qu'à nouveau, elle avait suscité l'intérêt d'un garçon dans sa manière d'être. Certes, la façon dont elle s'était étirée avait était fait avec beaucoup de langueur. Elle ne l'avait pas fait mais parfois, elle se cambrait légèrement, pour détendre les muscles de son dos. Et si elle s'était cambrée... Comment Russlan aurait réagit ? Déjà, elle ne savait même pas qu'il était là. Et puis, quel intérêt y avait-il à le savoir ?

    Le seul élément perturbateur, dans l'histoire, ce n'était pas Russlan. C'était Hélène Basquer, l'infirmière. Elle était bien gentille mais parfois, elle abusait sérieusement. Et là, elle avait dépassé les bornes. Parler de son père en ces termes, devant elle, c'était le comble et surtout la connerie à ne pas faire. On ne parlait de Peter Stuart que dans les journaux, en regrettant l'époque pendant laquelle il était encore en vie et à la tête du pouvoir sorcier. Parce que son successeur était un bel incapable. On ne parlait pas de Peter à Rebecca. Car c'était un sujet extrêmement douloureux pour la jeune femme. Et qu'avait fait cette... femme ? La bourde de parler de Peter. Rebecca était parfois obtus dans sa manière d'être, de penser. Parfois, elle avait des œillères et ne voulait pas voir plus loin que le bout de son nez. Elle était têtue et bornée, mais il y avait des sujets sur lesquels elle avait bien du mal à être ouverte. Et son père faisait parti de ces sujets. Ainsi, Rebecca avait commencé à s'énerver avec l'infirmière. Et du coin de l'œil, elle s'était rendue compte que le timbre de sa voix semblait avoir sortit de sa torpeur ennuyeuse le jeune étranger. Elle ne s'en amusait cependant pas. Elle reporta plutôt son attention sur son adversaire du moment. Rebecca avait souvent le dernier mot, elle l'aurait une fois de plus ici. Et il semblait qu'elle l'avait eu en faisant intervenir le jeune homme. Il avait répondu à l'infirmière, la faisant sortir de ses gonds. Mais elle resta silencieuse. Préférant s'en aller avec dignité. Ou du moins avec le peu de dignité qui lui restait. Parce que franchement, elle venait de se faire rabrouer par deux élèves et c'était très peu crédible pour un adulte. Rebecca continuait à regarder Russlan droit dans les yeux. Consciente que l'infirmière venait de partir. Consciente qu'elle avait aussi refermé le rideau autour d'eux. Leur conférant une certaine intimité. Intimité, la bonne blague. Elle ne le connaissait pas. Alors de là à avoir une intimité avec lui. Mais bon, les faits étaient là. Elle ne pouvait pas non plus demander à l'infirmière de laisser son lit visible aux yeux de n'importe qui. Pourquoi ? Gossip Girl, voyons. Elle se ferait un plaisir de dire ce qu'elle voyait. Et franchement, une jeune femme débraillée - elle venait de s'en rendre compte - allongée dans un lit, avec un jeune homme à ses côtés. Jeune homme qui était, en plus de ça, un des représentants d'une des deux délégations étrangères... Elle pourrait tourner cette information comme elle le voulait. Et connaissant la chroniqueuse, elle en était fort capable. Ainsi, le rideau était le bienvenue. Le visage de la belle Serdaigle restait insondable, indéchiffrable. Des mèches folles tombaient tout autour de son visage et son chignon était à moitié défait. Elle eut alors un léger sourire et, détourna le regard, alors qu'elle levait ses mains pour défaire son chignon, laissant tomber la longue cascade brunes sur ses épaules. Quelques mèches avaient rebouclés et sa chevelure avait retrouvé la légère ondulation qu'elle avait d'ordinaire. Rebecca passa une main dans ses cheveux et soupira.

    "Elle n'est pas bien méchante. Mais elle est un peu encombrante et incompréhensive. Et parfois énervante, cela va sans dire. Elle préfère savoir son infirmerie rempli que de malades plutôt qu'avec des visiteurs, cela lui donne moins de travail."

    Elle s'était adressé à Russlan avec naturel et simplicité - toujours en russe - Comme si elle avait oublié l'épisode de la veille. En fait non, elle ne l'avait pas oublié mais on va dire qu'elle lui en voulait moins. Elle n'était pas rancunière pour un sou - ça dépendait - et tendit alors le bras vers le plateau repas, pour se saisir d'un paquet de bonbons. Elle se tourna vers le jeune homme, pour lui en proposer un. Pendant que de l'autre mains, elle avait prit une branche de céleri - elle adorait ça - dans laquelle elle croqua. Et pendant ce temps, elle se pencha vers le rebord du lit, pour chercher son sac. Sac qu'elle trouva. Lui ou l'autre personne qui l'avait accompagnée lui avait prit. D'ailleurs, son blazer était posé négligemment dessus. Rebecca tendit les bras, la branche de céleri dans la bouche, pour chercher quelques choses dans ses affaires, ses cheveux tombant tout autour de son visage, la cachant alors. Elle se redressa alors, une brosse à cheveux en main et quelques pinces. Soucieuse de son apparence, Rebecca avala sa dernière bouchée de céleri et se recoiffa. En l'absence de miroir, elle opta pour un chignon moins strict. Mais aucune mèche n'en dépassait. Elle se devait d'avoir un certain standing. Elle en était consciente. Mais ce n'était pas le problème. Le problème, c'était qu'elle avait encore de la température, et que donc elle avait encore chaud. Une fois libérée, elle se tourna vers le jeune homme et annonça :

    "Je suis navrée pour la veille. Je n'ai pas fait mon travail comme il se doit..."

    Oui, elle savait se remettre en question, incroyable, n'est-ce pas ?

    "... Recommençons depuis le départ, veux-tu ? Je suis Rebecca Stuart, de la maison Serdaigle. Préfète-en-Chef de l'établissement."

    Et si elle recommençait les présentations, c'était uniquement parce qu'elle le considérait comme un collègue de travail. Cependant, elle ne s'était pas gênée pour le reluquer, toujours discrètement, et elle en avait d'autant plus profité quand elle s'était penchée pour chercher une brosse dans son sac... Sans savoir que lui aussi avait du, avec de forte chance, bien l'observer, puisqu'en se penchant et en se redressant, son chemisier s'était légèrement écarté, laissant voir un peu plus de poitrine qu'il n'aurait dû. Elle lui tendit la main, un sourire tout à fait avenant aux lèvres. Charmante et charmeuse en somme.
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MessageSujet: Re: [Sept. 8th] La vie est un long fleuve tranquille... ·· {PV}   Lun 30 Mar - 15:42

    Russlan jeta un énième coup d’œil au plateau que l’infirmière proposait à Rebecca. Et il grimaça, clairement. Des légumes. De la flotte avec des fibres. Russlan n’aimait pas trop les légumes. Il préférait manger des pâtes. Et en viande, il n’aimait pas tout. Il était difficile lorsqu’il s’agissait de manger un menu équilibré. Et à dire vrai, il préférait s’empiffrer avec tous un tas de cochonneries, comme des chips, des bonbons, des biscuits et des sodas. Quand il était petit, Svetlana s’était toujours arrachée les cheveux pour lui faire manger des légumes. Le petit garçon réclamait sans cesse des pâtes ou de la purée en flocons. Si cette lubie qu’il avait pour la purée en flocons avait disparu avec le temps, la folie des pâtes, elle, était toujours là. Il zieuta d’un peu plus près les autres trucs qu’il y avait sur le plateau. Des trucs hypercaloriques. De genre ceux qu’on met sur les plateaux repas dans les hôpitaux. C’était immonde. Lors de son séjour à l’hôpital, Russlan avait été content de voir du lait chocolaté ou autres. Et il avait vite déchanté en les goûtant. C’était trop sucré. C’était…écœurant. Il afficha un sourire goguenard en imaginant Rebecca en train de manger tout ça. Bref. Revenons à ses sous-vêtements. Car c’était ce qui était le plus visible, en ce moment. Et à dire vrai, il était bien en train de se rincer l’œil. Le tout fait avec discrétion, pour éviter le coup de pied mal placé. Rebecca n’était donc pas si sage. Voilà qui s’annonçait tout de suite plus intéressant. Et, avec un sourire pervers à peine esquissé, il commença à la déshabiller du regard. Activité qui s’interrompit alors que la demoiselle se réveillait, le tout fait très lascivement, avec énormément de sensualité. Dommage, elle ne se cambra pas. Ca aurait été tout de suite plus intéressant. Une femme, c’était superbe quand elles se cambraient. Encore plus quand elles se cambraient sous l’effet de ses caresses, le visage affichant une expression extatique. Une femme était belle pendant l’amour. Et à dire vrai, ce n’était pas pareil qu’un homme. Les hommes avaient une façon différente de faire les choses. Peut être avec plus de brutalité et sans fioritures. Il avait goûté aux deux. A l’étreinte masculine et plus brute, et à l’étreinte féminine avec plus de douceur, de sensualité. Un sourire naquit alors sur les lèvres du Serpentard, un sourire à la fois goguenard et amusé. Pas attendri. Elle était loin de le faire craquer. Et il ne la connaissait pas. Mais ça n’était pas un problème. Il pouvait toujours remédier au problème.

    Mais l’infirmière ne l’entendait pas de cette oreille. A dire vrai, elle se montrait assez peu coopérative. Elle avait l’air d’être de ces personnes parfois mamie gâteau. Avec beaucoup de gentillesse. Et tellement que ça gavait. Le genre de personnes qui, en voulant avoir beaucoup d’égards, pouvaient blesser sans le vouloir. Et qui finalement, s’en prenaient plein la tête pour pas un rond. Russlan n’avait pas saisi le sujet de la dispute, mais en tout cas, ça avait mis Rebecca sacrément en pétard. Du moins…ça se voyait à son air contrarié et à la colère qui pointait dans sa voix. L’infirmière avait donc abordé le sujet qui fâche. Et Russlan attendit là. De toute façon, il n’avait pas le choix. Que pouvait-il faire d’autre à part attendre? Rien. Et ça l’agaçait, à dire vrai. Le jeune homme n’était pas réputé pour sa patience. Et pour ne pas mentir, il n’en avait pas du tout. C’est ainsi qu’agacé, il tapa du pied au sol, pour battre la mesure, en attendant que les deux dames aient fini de se crêper le chignon. Et connaissant la gente féminine, des fois, ça pouvait durer longtemps. Il avait envoyé quelques messages, puis, il avait à nouveau sorti son portable pour jouer au casse-briques. Il grogna devant la lenteur de la chose, mais il ne fallait pas trop non plus solliciter son portable…il était fatigué, il ramait. C’était une antiquité, d’un autre côté. Son peu de moyens ne lui permettait pas d’avoir le tip-top de la technologie. Mais il avait quand même un appareil photos dessus. Et un accès à internet. Et ce n’était pas mal. Même s’il paraissait vieux à cause de l’avancée de la technologie. M’enfin. On n’avait jamais demandé aux jeux pour téléphones mobiles d’être des flèches. Mais distrait par la conversation qui s’envenimait, il laissa s’échapper la balle. Un petit jingle retentit, lui annonçant qu’il avait perdu la partie. Il grogna, avant de ranger le portable dans sa poche. Et Rebecca le prit à témoin. Avant qu’il ne réponde, avec assurance, qu’il voulait rester. Mouchant du même coup l’infirmière, qui pinça les lèvres en signe de haute désapprobation, elle leur lança un regard furieux, avant de s’éloigner, la tête haute. Réaction typique de ceux qui avaient perdu leur dignité à une certaine occasion, et qui, humiliés, voulaient garder la face. Un nouveau sourire en coin étira les lèvres du jeune homme. Sourire qui se transforma en sourire narquois quand elle referma le rideau autour d’eux. Les laissant seuls. Et invisibles aux yeux des autres patients. Mais c’était fichu. Car n’importe qui dans cette infirmerie les avaient vus. Viktor partant, et lui rester là. N’importe qui pourrait joyeusement extrapoler sur les faits, et monter ne histoire de toutes pièces. Dans le seul but de l’envoyer à cette fichue colporteuse de ragots. Russlan n’était pas encore apparu dans ses chroniques. Mais il n’en était pas à l’abri pour autant. Et il se méfiait d’elle comme de la peste. Mais c’est vrai qu’il y avait de quoi prêter à confusion. Le fait qu’elle soit débraillée, devant lui. Lui qui se traînait la réputation d’un coureur de jupons instable. Mais il s’en fichait. Il ne lui avait rien fait, de ce côté. Du moins, pas encore.

    Alors, elle le regardait droit dans les yeux. Sans fléchir. Et lui non plus ne fléchissait pas. Il n’avait pas l’habitude de détourner le regard. Certes, les habitudes pouvaient se changer, mais pas celle là. C’était elle qui baisserait le regard en premier. Parce qu’elle aura été terrifiée par ce qu’elle verrait dans ses yeux. En attendant, il restait implacable, imperturbable. Enveloppé dans son orgueil parfois mal placé. Alors, il la vit détourner le regard, en premier. Il avait gagné. C’Est-ce qu’il crut, jusqu’à ce qu’en fait, elle leva les bras pour défaire son chignon. Ses cheveux tombèrent en cascade sur ses frêles épaules. C’était cliché, dans l’art de la séduction. Mais ça fonctionnait à tout les coups. Malgré sa volonté de garder un air impassible, il tiqua. Sa tempe gauche frémit, et s’agita. Imperceptiblement. Elle passa une main dans ses cheveux. Avant de reprendre la parole. Toujours dans un russe impeccable. Arrachant du même coup un sourire à son interlocuteur.

    "-Elle n'est pas bien méchante. Mais elle est un peu encombrante et incompréhensive. Et parfois énervante, cela va sans dire. Elle préfère savoir son infirmerie rempli que de malades plutôt qu'avec des visiteurs, cela lui donne moins de travail.
    -Je comprends. Mais elle a l’air de ne pas résister beaucoup à ses élèves. Elle essaie de se montrer digne. Mais finalement…elle n’est pas crédible. »

    Russlan s’était sans doute exprimé comme un manche sur sa façon de penser. De toute façon, il avait toujours du mal à mettre des mots sur ses pensées. C’est juste qu’il préférait les garder secrètes. A une certaine mesure. Et la situation, une fois de plus, était étrange. Rebecca s’adressait à lui, avec naturel et décontraction, oubliant du même coup qu’il a fait preuve d’indélicatesse. Elle n’était pas drôle, la petite. Et ça n’avait rien à voir avec son humour. Il ne pouvait pas juger, de toute façon, il ne l’avait pas encore entendue faire preuve d’humour. C’est juste qu’elle n’était pas drôle. Dans le sens de mesquine, rancunière. Enfin…pour cette situation-ci. Après, il n’en savait rien. Et ne voulait pas le savoir, en fait. Il sourit néanmoins, amusé, en la voyant croquer dans une branche de céleri. Et elle lui proposa des bonbons. Ma foi…Si elle le prenait par les sentiments…Il s’empara des sucreries, des petites boules colorées et sucrées, des bonbons qui ressemblaient à s’y méprendre aux Dragibus moldus. Oui, ils avaient ça en Russie. Puis, Rebecca se pencha. Pour se saisir de son sac, rapporté par Viktor. Il était toujours nickel pour jouer le rôle de l’âne. Il étouffa un rire moqueur. Autant qu’elle ne pense pas qu’il se fichait d’elle, ce n’était absolument pas le cas. Et il la regarda, en train de se recoiffer. Ah, ces filles. Toujours en train de se pomponner, de se coiffer, de se rajuster. Il pensa alors à Anna. Des fois, elle avait son miroir à main et elle se remaquillait de temps en temps. Ce n’était pas compulsif comme certaines greluches de sa connaissance. Il y avaient même celles qui s’aspergeaient de déodorant à la fin du cours. Comme si le cours, en lui-même, était assez intensif pour faire cela. Bref, Rebecca se contenta juste de se recoiffer. Avant de se tourner vers lui et de recommencer à parler.

    "Je suis navrée pour la veille. Je n'ai pas fait mon travail comme il se doit...
    -Non, c’est moi. Si j’avais su que vous parliez russe…Vous savez…je…suis comme ça dans la plupart des cours également. Je ne comprends pas grand-chose, alors forcément, je me retrouve vite perdu…
    -... Recommençons depuis le départ, veux-tu ? Je suis Rebecca Stuart, de la maison Serdaigle. Préfète-en-Chef de l'établissement.
    -Je suis Russlan Mihaylov, préfet en chef de Durmstrang, et…chez vous je suis à Serpentard. »

    Voilà qui était fait. De bonne grâce, Russlan se prêtait au jeu. Et la discussion était moitié moins tendue que la veille. Peut être aussi parce que chacun d’entre eux y mettait du sien. Et il continuait de la regarder, moins ostensiblement que tout à l’heure. Et oui, il avait reluqué son décolleté quand elle s’était penchée. Et oui, il s’empara de la main qu’elle lui tendait. Pour la poignée de mains, certes. Mais pour la garder aussi un peu, pour la retenir un peu plus que les conventions l’exigeaient. Il ne la laisserait pas partir tout de suite. Toujours ce sourire en coin flottant sur ses lèvres. Parce que lui aussi savait tout à fait charmant quand il le voulait. Et parce que c’était d’autant plus pratique pour se mettre les gens dans la poche plutôt que de faire la gueule tout le temps.

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MessageSujet: Re: [Sept. 8th] La vie est un long fleuve tranquille... ·· {PV}   Mar 31 Mar - 16:19

    Oui... La nourriture des hôpitaux était pour le moins abject, abominables. Hypersucrée, parfois, souvent même sans goût. Mais l'infirmière de Poudlard veillait sur ce point. Elle avait un credo : une bonne nourriture pour les malades leur permettrait de se sentir mieux. Quelque chose de fade, sans goût n'était pas agréable et n'aidait pas trop les patients à se senti mieux. La nourriture n'était elle pas symbole de vie d'ailleurs ? Plus encore quand elle était bonne. Alors, même si le plateau repas que la jeune femme avait ramené à l'adolescente semblait peur ragoûtant, Rebecca saurait que c'était bon à manger. Et elle le mangerait. Et puis même si ce n'était pas bon elle le mangerait quand même. Parce qu'elle avait faim. Très faim. La croix chrétienne que la jeune femme avait autour du cou brilla légèrement, éclairé par un rayon de soleil qui filtra à travers le rideau. La belle endormie n'était plus si endormie que ça. Et son esprit était déjà en alerte et son sens de l'humeur - ironique, cassant, grinçant - était prêt à frapper. Mais tout en elle montrait une certaine légèreté, une apparente naïveté. Mais, à l'image de Mme De Merteuil dans Les Liaisons Dangereuses, Rebecca s'était formé un masque dans lequel elle était à l'aise. Parfaitement à l'aise. Et si elle l'avait l'air d'une fille facile, c'était loin d'être le cas. Le désavantage des libertines était que leur champ d'action était plus réduit que pour les libertins. Et le moindre faux pas pouvait leur être fatale, nuire très fortement à leur réputation. Et Rebecca avait une réputation à tenir en plus d'un honneur à préserver. Si Rebecca fautait, elle entraînait dans sa chute l'honneur des Stuart et des Di Matteo. Et elle serait déshéritée, elle pouvait en être sûre. N'est-ce pas là la pire des choses qui puisse arriver à un héritier ? Certes, il y avait Michaël, son frère adoptif. Mais s'il pouvait prétendre à la fortune des Stuart, celle des Di Matteo lui était refusé. Lui-même le disait : il n'était pas vraiment du clan Di Matteo. Le lien du sang, vous comprenez ? Ce lien lui faisait cruellement défaut mais il s'en foutait. Il était l'héritier de la cinquième fortune moldue et de la troisième fortune sorcière. Ses jours étaient assurés. A l'instar de Becky qui, en plus d'être la fille la plus en vogue de l'établissement sorcier, était l'héritière de la plus grosse fortune sorcière. Et de la quatrième fortune moldue. Richissime, en somme. Et vous savez quoi ? Elle s'en foutait joyeusement. Et même... Elle pouvait fort bien s'en passer. Sauf qu'elle savait à quoi lui servirait sa fortune. A se payer les meilleures écoles du monde. Si jamais, par le plus grand et le plus malheureux des hasards, elle venait à être refusée à Juilliard. Mais elle y rentrerait. Elle se l'était juré depuis si longtemps maintenant. Juilliard était la première pierre de son rêve. Ne pas avoir Juilliard, c'était détruire l'intérêt premier de son rêve de carrière. Elle voulait le réaliser et, croyez le ou non, elle y parviendrait. Elle ferait tout pour y arriver. Dans le genre têtue, tu meurs. Lascivement, sensuellement, Rebecca s'était étirée, tout en grâce et en beauté. Avant de moucher l'infirmière qui, indignée par son comportement, était partie. On ne parle pas non plus à Rebecca de tous ce qui se trouvait dans son dossier médical. C'était aussi des sujets sensibles. Mis à part ça, la jeune Stuart parlait de tout. Il y avait une chanson d'un groupe français qu'elle aimait et on lui avait chanté souvent quand elle avait treize ou quatorze ans. Taboo, de Superbus. Quelque chose comme... On donne, donne, donne des limites à tout. Je vous ordonne de parler de tout. Même des sujets qui vexent, un peu de tout et de sexe. Un peu de tout. Des sujets taboos. Avant, Rebecca parlait des sujets taboos. Avant d'être victime de ces fameux sujets sensibles. Mais, elle ne s'était pas fermée non plus. Elle était libertine la belle Stuart. Il ne fallait pas l'oublier.

    Les surnoms que l'on donnait à la jeune femme lui allaient tous aussi bien les un que les autres. Si le premier, Tam - contraction des initiales de Tisiphone, Alecto et Mégère et aussi Tu As Merdé (joyeusement) - lui était donné depuis un long moment, il y en avait un autre qu'on lui donnait - en plus de Queen R. et Ice Queen -. C'était celui de "Mante Religieuse". Rebecca était une fervente croyante, fervente pratiquante. Elle avait tout fait : baptême, communion, profession de foi, confirmation. Elle priait le soir avant d'aller dormir et quand elle le pouvait, elle allait à l'église. Elle se marierait à l'église, elle allait régulièrement à la confesse. Elle avait la Bible en long, en large et en travers. Elle avait sa croix autour du cou - toujours - et son chapelet dans la poche avant de son sac en bandoulière quand il n'était pas dans la poche de son blazer. Mais alors, pourquoi "mante religieuse" ? Suite à son viol, Rebecca avait commencé à accumuler de la rancune, de la colère. Mais qu'Anton continue son abomination pendant quatre ans l'avait achevée. Elle ne pouvait plus le supporter. Ainsi, quand d'autre garçons avaient tenté de la séduire, alors qu'elle était en couple, ça n'était pas passé. Alors, elle rentrait dans leur jeu. Leur laissant croire qu'elle était infidèle - chose qui n'était pas le cas et ne le sera jamais - et qu'elle allait s'abandonner dans leurs bras. Avant de retourner, finalement, la situation à son avantage. Pour les traîner plus bas que terre. Si la veuve noire mangeait son compagnon à la fin de leurs ébats, si la mante religieuse décapitait son compagnon pour y pondre ses œufs, Rebecca, elle, arrivait à soustraire les plus gros secrets de ses victimes pour les mettre dans ses filets, les tenir à sa merci. Et ces secrets, révélés à une certaine personne, détruiraient leur réputation. Et maintenant, ils la respectaient, et certains allaient même jusqu'à préserver son honneur et son intégrité pour elle. Refoulant au portillon les prétendants un peu trop encombrants. Mais ils n'étaient jamais rien que des satellites, des messagers. Et si beaucoup pensait que Nastia était de ceux-là, ce n'était pas le cas. Ou presque. Certes, Becky utilisait la jeune Nastia - qui a malgré tout son âge à peu de choses près - pour ses divers talents, elle la protégeait aussi de son monde froid et impitoyable au maximum. En lui donnant les armes requises pour se protéger seule. Nastia était la "pupille" de Rebecca Stuart. Cassie, qui l'aimait énormément, lui apprenait beaucoup de choses, comme comment se tenir en société et tout le tralala. Mais Becky, elle, la surveillait de loin, la rabrouant quand elle fautait. Faisant d'elle une femme du monde. Parce que la Stuart lui ferait monter les échelons. Et s'il le fallait, elle le pistonnerait. Rebecca ne connaissait rien de la filiation de Nastia. Et si elle l'avait su, est-ce que cela aurait changé quelque chose ? Non. Justement pas. Elle aurait même tenter de prouver à la famille qui l'avait reniée qu'elle, au moins, valait quelque chose. Mais pour le moment, le plus intéressant, c'était le beau jeune homme assis à côté d'elle. Car elle l'avouait sans honte : elle le trouvait charmant et beau. Mais elle ne lui tomberait pas dans les bras. Si c'était ce qu'il croyait.

    Il soutenait son regard avec aplomb. Il voulait la faire fléchir. Elle en donna l'illusion, en détournant le regard, après avoir baissé les yeux, cachant ses beaux yeux céruléens. Femme faible ? Mon œil ! Tout ceci n'était qu'une mascarade parfaitement bien répétée, toujours bien huilée. Mais elle s'était recoiffée, pour se donner une certaine constance. Elle savait bien que le faire de se décoiffer - en faisant des mouvements toujours mesurés, calculés et élégants - avait le don de faire de l'effet aux hommes. Et elle se réjouit intérieurement de voir que sur lui aussi ça marchait. Décidément, il n'y avait rien de neuf dans ce qu'il proposait. Une nouvelle victime ? Pas vraiment. Elle n'avait aucunement l'intention de l'attirer dans ses filets. Puisque pour le moment il n'avait manifesté aucun désir de vouloir la séduire. J'ai bien dit pour le moment. L'élégante Stuart, toujours dans son rôle de petite fille parfaite et un chouïa naïve, lui avait parlé. Lui parlant de l'infirmière. Il lui avait répondu et elle avait parfaitement compris ce qu'il pensait. Même si la formulation semblait un peu maladroite en elle-même. Rebecca gardait ce léger sourire aux lèvres, qui adoucissait son visage, étirait un peu ses yeux et lui donnait un visage d'ange. Elle hocha la tête et eut alors un léger rire. Elle regarda droit devant elle, fixant le rideau, comme si elle lui trouvait, soudainement, un quelconque intérêt. Elle inspira profondément et ramena derrière son oreille une mèche de cheveu qui s'était fait la malle de son chignon précaire.

    "Elle est gentille. Mais lourde. Rien à avoir avec les médicomages que ma mère côtoie chaque jours. Elle, au moins, est plus chaleureuse. Plus proche de ses malades. Elle apporte de la douceur dans cette ambiance glauque."

    Elle avait vu le sourire de son interlocuteur et l'interrogea du regard genre "quoi ? Qu'est-ce que j'ai dit ? J'ai fait une erreur quelque part ?" Elle secoua ensuite la tête et descendit un peu sa jupe, consciente qu'il avait vu les broderies de ses bas. Mais chaque geste était toujours lent et élégant. Comme à son habitude. Comme si elle allait changer d'habitude. Néanmoins, elle ne referma pas sa chemise et au contraire, elle se pencha à nouveau pour attraper sa cravate défaite, avant de la mettre autour du cou et de la refaire, sommairement. En parfaite adéquation avec son côté débraillée en réalité. Mais une fois qu'elle se lèverait, que l'on ne se méprenne pas. Elle reprendrait son apparence parfaite et sans tâche. Cette Rebecca que tout le monde connaissait. Et ce depuis trois ans. Trois ans parce qu'elle avait sauté une année - la troisième - et que sa seconde année, elle l'avait faite en France, à Beauxbâtons. Puis, elle avait reprit la parole, toujours dans un russe impeccable, faisant s'arracher les cheveux à un natif. Mais c'était normal. Une personne qui apprenait une langue apprenait la langue châtié. Un natif parlait avec un niveau de langue plus courant, parfois plus familier. Alors qu'elle s'était excusée, il avait fait pareil. Hypocrisie ou non ? Peut-être, allez savoir vous. En tout cas, il se prêtait au jeu et l'ambiance était tellement plus décontractée. Elle grimaça néanmoins quand il la vouvoya. Elle soupira et secoua la tête.

    "Je n'ai même pas encore dix-sept et tu me vouvoie ? S'il te plait, tutoies moi... Tu me vieillis là... Nous avons le même âge après tout."

    Si elle savait qu'il allait avoir vingt ans. Il s'était présenté et son visage se figea un moment. Un Serpentard. Ceci... Expliquerait cela. Son comportement un peu hautain, son faux-pas de la veille et son arrogance à peine cachée. Mais elle ne s'en formalisait pas. Elle lui avait tendu la main. Il l'avait saisit. Et l'avait gardé. Elle resta immobile, un moment idiote, avant de prendre la perche tendue. Dans un sourire élégant, elle plongea son regard bleu dans ses prunelles anisées et, d'une voix moqueuse, elle lui demanda, en se penchant vers lui, de manière à ce qu'ils soient plus proches l'un de l'autre :

    "Est-ce que cela te gênerait de me rendre ma main ? Tu sais ? J'en ai besoin pour écrire..."

    Elle retira sa main mais de telle manière à ce qu'elle le força un peu à s'approcher d'elle. Juste assez pour que l'un puisse sentir l'odeur de l'autre. Il avait une odeur muscée. Typiquement masculine. Un peu salée aussi. Comme la mer. Mais une odeur ambrée, chaude. Teintée d'un peu d'odeur de cigarette. Ce qui ne la dérangeait pas outre mesure. Elle eut un nouveau sourire amusée, limite moqueur, montrant alors qu'elle n'était pas aussi innocente qu'elle voulait le laisser croire. Se reculant tout en grâce et distinction, femme parfaite dans son rôle.
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Russlan S. D. Mihaylov
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MessageSujet: Re: [Sept. 8th] La vie est un long fleuve tranquille... ·· {PV}   Jeu 2 Avr - 16:45

[Je crois que j'ai totalement merdé sur ce coup là... Crying or Very sad Désolée pour le faux espoir hier soir, j'étais incapable d'écrire quoi que ce soit, j'ai dû recommencer en fait u.u]

    Oui, Russlan savait ce qu’était la nourriture pour hôpitaux. Pour y être allé trois fois dans sa vie. Une fois, c’était pour une opération. Deuxième fois, c’était pour sa première tentative. La troisième fois…Pour sa deuxième tentative. Il n’y était plus jamais allé depuis. Sauf pour des suivis psychologiques à la con. Et à chaque fois, il avait eu droit à ces cochonneries hypercaloriques. Il faisait pitié, peu après sa deuxième tentative. Il était pâle, rachitique, vêtu de la blouse de l’hôpital, un bandage autour de ses poignets. Il était vide, véritablement. Il passait son temps à dormir. Et des fois, dans son sommeil, il sentait qu’on lui caressait les cheveux, qu’on lui prenait la main. Il n’aurait jamais su dire qui. Ils l’avaient gardé pendant une semaine. Ils lui ont donné des couverts en plastique et des verres incassables pour éviter qu’il ne se mutile encore avec. Mais une fois chez lui, c’était une autre histoire. Orianne et Nastia s’étaient arrangées pour éloigner de lui tout objet potentiellement dangereux et il s’était senti surveillé. Cela ne l’avait pas empêché de continuer à se blesser volontairement et à ne pas se nourrir. Cela n’empêchait pas non plus le jeune homme d’aller chercher de quoi manger dans l’armoire à biscuits dès qu’ils avaient le dos tourné. Où il aille, il était toujours accompagné. Comme s’ils avaient peur qu’il se jette sous les roues du premier camion venu dès que Russlan était hors de vue. Et ça lui manquait, de se retrouver seul. Les mois après furent pénibles. David avait été mis au courant par Anna, et les deux le collaient perpétuellement. Une fois, il avait même cru avoir trois têtes. Anna avait tenté de garder la face, de se montrer forte. Mais une fois, il avait surpris une discussion entre elle et David, Anna, qui était à genoux, au sol, en train de pleurer sur les genoux du garçon. Elle ne comprenait pas. Elle se sentait coupable. Russlan n’avait jamais eu le cran de lui dire qu’elle n’y était pour rien. Qu’il avait voulu se tuer tout seul. Qu’elle n’avait rien à voir dans cette histoire. Mais voilà, il avait laissé la croire ça. Le retour en classe avait été pénible. Russlan était resté en retrait pendant un moment, effacé, faible, zombie. Il jouait avec son compas, se faisant des entailles dans la peau. Un matin, il n’avait plus eu de compas. Il avait toujours soupçonné David et Anna d’être dans le coup. Qu’ils lui avaient confisqué l’instrument pour éviter qu’il ne se blesse avec. Pendant un moment, il ne se nourrissait plus vraiment, enfin, il allait mal, il maigrissait, il était pâle, il ne sortait plus. Russlan semblait en avoir fini avec tout ça. La débauche, la dépravation. Mais comme on disait toujours, chassez le naturel, il revient au grand galop. Il était revenu. Il s’était lâché. Pour oublier. Reprendre son ancien train de vie. Certes, il n’avait plus Aaron, son amant de toujours, mais il s’en était trouver d’autres. Garçons et filles confondus. Mais le sexe avec d’autres garçons, c’était pas pareil qu’avec Aaron. Alors il avait tombé. Préféré les filles. Pensé à Diana. Diana qui avait eu moins de chance que lui. En admettant que sa situation à lui ne soit une chance. Parce qu’il avait dû tout reprendre, en bas de l’échelle. Sans père pour l’aider, avec juste une belle mère qui se contentait d’être là sans jamais l’aider. Généralement, une tentative de suicide était comme une bombe dans une famille, éclatant cette dernière. Ca faisait comme un froid, et ce froid était la plupart du temps dû à l’incompréhension d’un tel geste. L’éternel pourquoi. Il n’avait pas eu besoin de se justifier. Si, on lui avait sans doute demandé. Mais il n’avait jamais rien dit, continuant de se murer dans son silence. Et continuant, par la même occasion, de se détruire. Faisant souffrir ses proches, ses amis. Ceux qui tenaient à lui, cela va s’en dire. Car il y avait ceux qui ne s’intéressaient à lui que pour les ragots. Ces putains de vautours qui te rôdent autour afin de te soutirer le plus possible d’informations afin d’assouvir leur curiosité morbide. C’est sûr, un évènement comme celui là, on en entendait parler. Mais c’était quoi, au fond, les rumeurs, fausses ou vraies, farfelues ou sérieuses, quand la souffrance était trop forte? Mais putain. Si les gens laissaient tranquilles ceux qui ont besoin de tranquillité, ça se saurait.

    Et Russlan n’avait pas de surnom. Si, il y en avait un. Wilfried. Etrange, non? Ca avait tout l’air d’un autre prénom. En réalité, il s’agissait de son troisième. Officieusement. Car officiellement, ce n’était pas inscrit sur ses papiers d’identité. Vous savez, en russe, la lettre W n’existe pas, de même que la sonorité qui en découle. C’est souvent, à l’écrit, traduit par le caractère qui donne le son ou ou alors par un v. ca rendrait vachement mal, en fait. Vous savez, Glenn n’a jamais reconnu l’enfant. C’est à peine s’il insinuait que Svetlana n’était qu’une pute. Mais il a bien été obligé de l’héberger. Parce que la filiation du jeune homme ne fait aucun doute. Ils ont le même patrimoine génétique. Mais là n’est pas la question. C’était Ilian, le grand-père maternel du petit, qui avait été le déclarer deux trois jours après sa naissance. La volonté de la mère était qu’il fallait que son enfant ait son nom de jeune fille. Puisque Glenn n’avait pas reconnu le gosse, il fallait bien qu’il ait un nom, et ça ne sera certainement pas le nom du père. du fils, du saint esprit…Bien entendu, avant la naissance, quelques choix avaient été faits quant au prénom. Wilfried figurait parmi eux. Et il a été refusé à la mairie, car d’une, il ne faisait pas assez russe, et de deux, il était impossible à retranscrire avec l’alphabet cyrillique. Mais c’est resté. Peu de gens l’appellent Wilfried, et encore moins Will. Il y avait sa mère. David. Anna. Et c’est tout. A l’école, on l’appelle Russlan. Deuxième choix sur la liste des prénoms à donner à l’enfant à naître. Qui est en quelque sorte son prénom officiel. Mais Russlan n’avait pas de pseudonyme idiot. A l’instar de certains. Ou certaines. On l’appelait Russlan. Comme on pouvait appeler n’importe quel individu par son prénom. C’était ce qu’il était. N’importe quel individu. A Durmstrang, certes, il était populaire. Mais parce qu’il avait une réputation sulfureuse. Celle du salaud fini, qui séduisait et qui jetait la première occasion, laissant la victime qui s’est laissée envoûter se noyer dans ses larmes. Oui, il en avait brisé des cœurs. Il en avait fait couler des larmes. Il n’en était pas fier. Mais il se contentait de vivre sa vie, sans rien demander à personne ou presque. Il n’était rien, socialement parlant. Juste un individu parmi tant d’autres. L’anonymat ne le dérangeait pas plus que ça. Il connaissait le désir de sa sœur d’être quelqu’un de reconnu, gravir les échelons de la société. S’il savait que sa petite Nastia fréquentait des filles comme Rebecca, il verrait rouge. Pourquoi? Il détestait ces filles de riches, trop précieuses, trop superficielles, qui n’avaient rien d’autre à foutre que de se ruer sur la première chronique de Gossip Girl, et en discuter pendant des heures, comme si c’était l’activité la plus passionnante du monde. Des clous. Russlan voudra tenir Nastia éloignée de tout ça. Il ne fallait pas qu’elle soit comme elles. A graviter autour de Rebecca. Pour Russlan, elle n’était qu’une fille qu’il voulait se faire, ni plus, ni moins. Elle était désirable. Et déjà, son esprit pervers et détraqué mettait en place toute une stratégie pour l’attirer dans son lit.

    Et ça commençait justement par l’intimidation. Russlan la regardait droit dans les yeux. Généralement, les gens évitaient de se retrouver confrontés à ce regard clair. Peut être à cause de ce qu’ils voyaient. La douleur. Le désespoir. Mais aussi une certaine perversion. Russlan était certes un jeune homme perturbé, détruit. Qui avait tenté plusieurs fois d’en finir. Qui sait ce qu’elle avait pu y voir? En serait-elle seulement effrayée? Dans ce cas…Son plan de séduction était plutôt mort. Mais il la vit, en train de se recoiffer. Et il resta là, à la regarder. En d’autres termes, il lui aurait pris ses épingles à cheveux, et il l’aurait recoiffée lui-même, profitant de l’occasion pour effleurer de ses lèvres les courbes de son cou. Mais il n’en fit rien, car pour l’instant, il souhaitait cacher son jeu. S’attaquer à ce genre de filles était du suicide. Mais Russlan n’était pas contre un petit défi en plus. Quitte à se casser la gueule ensuite. Mais Rebecca…Ne semblait pas être son genre de fille. Elle était fade, insipide, trop angélique. Il préférait les jeunes femmes qui affichaient leur tempérament de feu dans leur physique. Mais il n’était pas contre l’idée de lui prendre cette innocence qui lui allait à ravir. Ce n’était que façade, pourtant. Il le savait bien. Elle était fausse. Superficielle. Jusqu’au bout des ongles. Elle se mit à rire. Un rire innocent, léger, enfantin.

    « -J’ai jamais aimé les hôpitaux »

    De toute façon, qui aimait les hôpitaux? Personne. Mais bon. Il lorgnait Rebecca. Ses cuisses tout du moins. Il imaginait la caresse de ses doigts sur la peau tendre, elle, étendue lascivement, l’air alangui. C’était un sourire qui en disait long qu’il avait là. Elle remit sa cravate. Dans le genre écolière pas sage, elle se posait là. Ou pas. Miss Parfaite -c’était son nouveau surnom- était justement trop parfaite, trop insipide, pour l’intéresser réellement. Si ça avait été Anna, ça aurait pu être une autre histoire. Elle avait un air angélique, mais elle cachait bien son jeu. Pour sûr, il aimait ce qu’elle cachait. Mais il la vouvoya. Et il afficha un air perplexe quand elle répondit qu’elle avait seize ans et demi. Jeune. Innocente petite fleur. Il afficha un sourire, avant de murmurer, penchant la tête légèrement en avant:

    « -Le même âge? Tu crois sincèrement que je n’ai pas encore dix-sept ans? Tu te méprends sur mon compte, ma belle. Je suis beaucoup plus vieux. »

    Le tout dit légèrement moqueur, avec ce sarcasme qui lui était propre. Il risquait sans doute de se faire tuer pour le « ma belle », mais il s’en foutait. Il n’était plus à ça près. Il avait gardé sa main dans la sienne. Juste pour voir comment se débrouillerait Miss Parfaite avec lui. Son sourire s’agrandit quand elle se rapprocha de lui, avant de lui souffler de lui rendre sa main. Avant de lui décrocher un…

    « -Oh, bien sûr. Excuse moi. »

    Absolument pas sincère. Au moment où elle retira sa main, il se sentit attiré vers elle. Et il pouvait sentir son odeur. Une odeur délicate, angélique. Un ange, qui, comme il était loin de se douter, avait des plumes noires.

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MessageSujet: Re: [Sept. 8th] La vie est un long fleuve tranquille... ·· {PV}   Ven 3 Avr - 12:38

    Après tout, qui donc était assez fou pour aimer les hôpitaux ? Certes, il y avait les hypocondriaques. Mais eux, c'était une pathologie. Une personne saine d'esprit n'aimait pas se retrouver trop souvent dans un hôpital. Le trip des hypocondriaques, c'était tout ce qui était médecin, infirmière et j'en passe des vertes et des pas mûres. Rebecca ne les aimait pas trop. Peut-être parce qu'elle vivait dans ce monde aseptisé depuis son enfance avec une mère médecin. En sachant que sa marraine aussi était de la profession. Et puis, Rebecca avait trop souvent fréquenté ce genre d'endroit pour pouvoir les supporter. Depuis, elle faisait en sorte de les éviter au grand maximum. Elle ne supportait plus cette atmosphère aseptisée, ces silhouettes fantomatiques blanches qui évoluaient entre les râles des agonisants et les toux des autres malades. Tout en leur prodiguant des soins qui ne leur étaient pas adapté. Qui ne leur servirait à rien. Qui ne les aiderait pas. Rebecca avait perdu trop d'êtres chers. Trop de personne qui aurait pu être soignée si seulement le diagnostic de leur maladie avait été établi plus tôt. Audrey, la belle Audrey serait-elle seulement décédée si les médecins avaient détectés plus tôt sa leucémie. On en soignait des leucémies, et avec succès. Mais pas chez elle. Et Anita ? Sa si douce grand-mère paternelle aurait-elle rendu l'âme si son insuffisance cardiaque avait été soignée dans les temps ? Et plus correctement ? Et Elena ? La chaleureuse Elena, sa chère grand-mère maternelle, si douce et si charmante... Cette maladie horrible qui lui enleva sa beauté et sa mobilité, la rendant en quelques mois pareille à une larve pitoyable, cette maladie qui avait toujours été cachée quelque part dans les profondeurs de son sang, cette maladie-là ! Les médecins l'avaient vu. Mais le traitement n'avait jamais été adapté correctement. Il n'avait servi strictement à rien. Elena mourut en pleine nuit. C'est Mario, son époux et accessoirement le grand-père de Rebecca, qui l'avait découvert froide le lendemain matin. En se réveillant. Rebecca portait toujours un foulard noir autour du cou quand elle n'avait pas l'uniforme. Quand elle l'avait, elle mettait ce foulard autour de la lanière de son sac. C'était loin, très loin d'être une coquetterie. Tout le monde reconnaissait les foulards du deuil. Et c'était en Sicile une tradition que de garder ce foulard tant que le deuil n'avait pas été fait. Par respect pour ses origines, Rebecca respectait donc la tradition. De plus, cela faisait trois ans qu'elle était en deuil. Car tous les ans, elle avait perdu un être cher. Il y a trois ans, c'était Elena qui s'éteignait. Il y a deux ans, Audrey disparaissait. L'année dernière, Anita avait rendue l'âme. Et il y a trois de mois de cela, c'était son père qui expiait, sous ses yeux. Il l'avait prié, elle, âgée de seulement seize ans et demi de prendre cette lourde responsabilité sur les épaules : celle de donner aux secouristes l'autorisation de retirer la voiture qui coinçait son père contre le tronc de l'arbre. Et c'était la seule pression de cette voiture qui avait maintenu Peter en vie tout ce temps. Mais les secouristes, ces lâches, avaient préférés protégé leurs fesses que d'abréger rapidement les souffrances inutiles d'un homme. Au lieu d'attendre autant de temps. Et Lohelia Isabella, sa mère, avait été anéantie par ce spectacle qui se présentait à ses yeux. Et Michaël, lui, soutenait leur mère. C'était Rebecca qui avait dû donc dire la phrase qui achèverait la vie de son père, poussée par celui-ci, agonisant. Ca avait été traumatisant pour elle. Dignement, elle avait toujours tout supportée : les viols à répétitions sur sa personne parce qu'elle était la fille du Ministre de la Magie - et la seule des deux enfants à être accessibles -, une tentative de meurtre sur sa personne, pour tenter de dissuader Peter de continuer à exercer son devoir de Ministre. Et puis voilà qu'à cause d’un sombre idiot complètement déchiré par l'alcool, son père était mort sous ses yeux. Qu'en était-il du peu d'innocence que la jeune femme avait, en vain, tenté de garder ? Et ce en dépit de ses péchés, de ses manipulations odieuses qu'elle avait faite, de ces vengeances contre les représentants du sexe masculin un peu trop entreprenant à son égard et à son goût. Si elle avait honte du train de vie qu'elle menait ? Oui... Mais dans son monde, c'était marche ou crève. Rebecca avait accepté la politique mais elle refusait alors de marcher avec les autres. Elle ne serait pas non plus à la traîne. Elle serait devant. Ce n'était pas pour rien qu'on l'appelait Queen R. Et pour en revenir aux médecins : non... Elle ne les hait pas. Ou presque. Ca dépend desquels en fait.

    Miss Parfaite n'est donc pas si parfaite que ça. Miss Parfaite n'est pas une adorable petite fleur, un petit ange bien innocent. Oui, Miss Parfaite était une gosse de riche mais Miss Parfaite aurait aussi pu s'être passée de ce statut. Miss Parfaite avait un caractère de chien. Rebecca était une emmerdeuse finie quand elle le voulait. Elle était loin, très loin d'être un petit ange... C'était même carrément l'opposé. Même si elle donnait l'apparence d'une agréable gamine par méchante pour un sou, il n'empêchait pas que la belle avait plus d'un tour dans son sac - ou sous ses jupons... - Lohelia Isabella avait tenté de raisonner sa fille, pour lui demander d'être un peu moins agressive envers les autres garçons. Mais à chaque fois que Rebecca faisait un effort pour être un peu plus sympa, il y avait toujours le truc qui faisait que ça foutait tout en l'air. Alors, à quoi bon tenter de prendre des résolutions quand la vie elle-même ne vous aidait pas ? A rien. Absolument à rien. Et souvent, ça ne faisait qu'empirer les choses. Surtout dans le cas Stuart. Rebecca, donc, en avait conclu que cela ne servait à rien d'être sympa. Exit la femme chaleureuse et aimante. Exite la douce enfant innocente qui croquait la vie à pleines dents. Et on disait bonjour à Miss Pas Si Parfaite Qu'Elle Veut Bien Le Faire Croire. Miss qui savait que son corps serait tel une toile d'araignée dans laquelle les garçons, ces idiotes de mouches, tomberaient. Elle avait cultivé son esprit pour se rendre apte à manipuler et pour ne pas être manipulée. Jour après jour, elle s'était vue changer avec regret. Même si la douce Rebecca d'autrefois transparaissait toujours dans un sourire, dans un éclat de rire. Et puis, Rebecca ne quittait la froide carcasse de Queen R. qu'en privé. Rares sont donc ceux qui ont eu la chance de la voir telle qu'elle était vraiment. Une jene femme sensible et fragile comme du cristal. Qui devait être protégée. Une fine fleur, délicate... Qui se mourrait, pourrissait de l'intérieur. Rebecca protégeait Nastia de ça. Elle ne voulait pas que la jeune Solovievna en arrive à ce niveau d'autodestruction. Et c'est donc en plus la raison pour laquelle Rebecca rabrouait la délicate Nastia quand elle devenait aussi agressive qu'elle. La douce Anastasia ne pouvait pas changer. C'était tout bonnement impossible.

    Le regard de Rebecca se fit un instant rêveur. Alors que ses yeux se posaient sur sa perfusion, elle pensait à tout et à rien. La perfusion était vide et Hélène savait Rebecca apte à se la retirer d'elle-même et de se faire un pansement. Elle lui avait d'ailleurs ramené le matériel nécessaire pour. Ecoutant la voix grave de Russlan qui s'éleva simplement pour déclarer qu'il n'a jamais aimé les hôpitaux, elle eut, bien malgré elle, un moment de faiblesse, laissant remonter dans son esprit les souvenirs qui n'auraient pas dû remonter. Elle retira la perfusion, le visage fermé, les yeux baissés. Yeux dans lesquels un bref éclat de douleur était passé. Elle se contenta de souffler :

    "Moi non plus."

    Fin de la discussion. Son regard attristé avait reprit l'aplomb d'il y a quelques secondes. La Préfète avait toujours été maîtresse de ses émotions, de ses sentiments. Elle avait toujours été prompte à se ressaisir. Et ce n'était pas aujourd'hui que cela allait changer. Rebecca s'occupa de son pansement, évitant de regarder le fin filet de sang qui avait coulé le long de son bras. Elle saignait très rapidement. Elle était, certes, loin d'être hémophile, mais elle saignait plus rapidement qu'un autre. Alors que Rebecca déclarait son âge, elle capta le regard de Russlan et suivit sa trajectoire, pour voir où il regardait. Là, un bref sourire amusé naquit sur les lèvres de la jeune femme. Il était... Comme les autres. Bien. Elle le traiterait comme les autres. Rebecca vit du coin de l'œil que ses chaussures avaient été enlevées. De... Mieux en mieux. Elle passa un bref coup de langue sur ses lèvres, élaborant déjà ce qu'il se passerait pour la suite. Il devait s'en imaginer des choses, hein ? Il ne serait pas déçu... Elle haussa les épaules et répondit du tac au tac.

    "La logique voudrait que, selon ton système scolaire, tu ais dix-sept ans ou dix-huit, en cas de redoublement. Au vu de tes propos, j'estime ton âge supérieur à dix-huit ans. Dix-neuf ans... Vingt tout au plus si tu es né en fin d'année."

    Elle avait calculé un peu rapidement dans sa tête avant d'être embrouillée par son propre mal de tête. Mais qu'il ait seize, dix-sept ou vingt ans, c'était du pareil au même. Il manifestait des intentions claires à l'encontre de Rebecca. La miss rentrerait dans son jeu. Mais c'était elle qui contrôlerait le tout. Lui laissant croire que c'était lui qui avait la situation en main. Comment ça, sadique ? Non, c'était le mode de fonctionnement de Rebecca. Elle lui décocha un large sourire qui en disait long après avoir entendu le "ma belle." Il ne se gênait pas celui là... Mais elle n'allait pas lui en vouloir. Après avoir récupéré sa main et entendu son excuse, elle secoua la tête et se tourna de manière à se mettre sur le bord du lit. En croisant les jambes, elle frôla du pied le genou du jeune homme, toujours en lui souriant. Mais cette fois, la fausse innocence avait quitté le visage de Rebecca. Elle lui souriait avec amusement. Elle posa ses mains un peu derrière sur le lit pour se tenir et annonça.

    "Je déteste cette endroit..."

    Avec le pied, elle attrapa la lanière de son sac et leva légèrement la jambe. Avec agilité et souplesse, elle attrapa son sac et le posa sur le lit. Elle attrapa sur le plateau repas tout ce qui pouvait être transporté dans un sac. Puis, elle referma son sac et décroisa les jambes, avant de glisser ses pieds dans ses chaussures. Et elle se leva. Rapidement. Très rapidement. Trop rapidement. Son visage blêmit d'un seul coup et elle eut chaud. Très chaud. Sa tête tourna et dans sa bouche, un goût métallique s'installa. Elle laissa tomber son sac et vacilla vers l'arrière. Avant de tomber sur les genoux du jeune homme. Sa poitrine se soulevait rapidement, son cœur s'était complètement emballé. Elle chercha sa respiration, cette dernière étant un peu sifflante. Puis, elle déglutit péniblement, la bouche sèche. Les yeux fermés, elle souffla :

    "Je vais rester là un peu. Ca ne te dérange pas ? Je n'arrive pas à me lever."

    Ce qui était vrai. Mais d'un côté, elle en profitait. D'ailleurs, quand elle rouvrit les yeux et regarda Russlan, rien que son regard lui disait "n'est-ce pas que tu en voudrais plus ?" alors que son sourire, lui, l'engageait en quelque sorte à aller plus loin. Tombera ou tombera pas dans le piège ? Ils tombent toujours dans le piège.
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Russlan S. D. Mihaylov
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MessageSujet: Re: [Sept. 8th] La vie est un long fleuve tranquille... ·· {PV}   Sam 4 Avr - 20:45

    Oui,il fallait être fou pour aimer les hôpitaux. Ou avoir un côté carrément glauque et morbide. C’est comme aimer traîner dans les cimetières. Certes, c’était un lieu calme, mais un tantinet inquiétant. Russlan n’a plus jamais mis les pieds dans un tel lieu. Contrairement à ce qu’on pouvait croire, un cimetière, c’était vivant, trop vivant. Il pouvait encore ressentir la présence de ceux qui étaient enterrés là. Les pierres tombales, dressées, se détachant de façon inquiétante du décor, faisaient froid dans le dos. Et le pire, c’est de regarder la date de mort de certains. Certes, c’était fascinant de voir que certains étaient enterrés depuis longtemps, ça pouvait paraître amusant de se dire qu’en effet, ces pierres tombales avaient survécu au temps. Mais quand on regardait plus près, on regardait la date de naissance, et la date de mort. Et là, on réalisait, après un calcul mental, que la personne était décédée à 50 ans, à 30 ans, voire à 10 ans. Et c’était effrayant. Ca montrait à quel point la vie pouvait être éphémère, et la mort pouvait frapper n’importe quand. L’humanité était si fragile…Svetlana était jeune, trop jeune pour mourir. Elle n’avait que trente ans. Elle avait disparu bien trop tôt. Veines ouvertes. Suicide. Suicide dû à un harcèlement incessant au boulot, à son père aussi, et à un tas d’autres choses. Svetlana avait été remarquablement jeune aussi, quand elle lui a donné naissance. Elle avait été enceinte à ses dix-sept ans. Russlan était né quand elle en avait eu 18. Un accident. Il n’avait été qu’un accident. Un préservatif qui a craqué. Mais Svetlana, quand elle l’entendait, l’avait aimé de tout son cœur. Il en avait été de même quand elle l’a vu grandir. Aucune autre n’avait un instinct maternel comme le sien. Elle était douce et aimante. Et courageuse en plus de cela. Mais elle avait fini par craquer. Elle ne verra jamais plus son fils. Ni la spirale infernale dans laquelle son fils a été plongé juste après sa mort. Elle n’aura rien vu de sa vie, de ses amours, de ses douleurs. Il était à l’aube de l’adolescence quand elle l’a quitté. Toutes ces années, ils avaient vécu tous les deux. Russlan adorait rester à la maison quand il y avait sa mère. Quand il était petit, elle le prenait et elle lui faisait faire l’avion. Quand il était plus petit encore, elle l’embrassait partout, en disant qu’elle voulait le manger. Ce qui faisait rire le petit garçon qu’il avait été. Et ces souvenirs, désormais, faisaient de la peine au jeune homme qui était là, seul, sur cette chaise, à l’infirmerie, dans une école loin de son pays. Il avait été réticent à partir. Pour plusieurs raisons. Parce qu’il avait l’impression d’avoir été arraché de force à la Russie. Il était trop attaché à Saint-Pétersbourg, bien que, dans cette ville, il y ait trop de souvenirs. Comme par exemple, quand il passait devant l’ancienne maison des Romanov quand il rentrait chez lui. Voir qu’aujourd’hui, une maison toute neuve avait été construite sur ce terrain l’avait rempli d’une tristesse infinie. Il pensait à son amie, désormais coincée dans un orphelinat un peu plus loin vers le centre ville. Il passait des fois à l’endroit où sa mère travaillait peu avant sa mort. Il passait des fois à l’ancienne petite école où ils étaient. L’autre fois, Anna et lui avaient été voir d’anciens maîtres d’école qu’ils avaient. C’était peu avant leur départ, et peu après qu‘ils se soient mis en couple. Et la maîtresse, pour qui ils avaient écrit cette fameuse rédaction qui les avait fait se rencontrer, était contente de les voir. Bien évidemment, elle avait vieilli. Et elle avait été choquée d’apprendre que la mère de Russlan s’était suicidée. Elle avait clairement vu aussi les cicatrices sur ses poignets. Il porterait à vie la croix de son acte. Elle avait été triste de voir leurs airs abattus, leurs traits forgés par la douleur. Cette mort qui venait frapper sans prévenir, qui ôtaient des vies bien trop tôt. Ils avaient irrémédiablement changé. La vie, en revanche, suivait son cours, se moquant bien de bien les entraîner dans son sillage. Avec le destin, c’est marche ou crève. Ils n’avaient pas marché. Ils étaient en train de crever. Ce n’est pourtant pas faute d’essayer. Ils avaient essayé de rester vivants. De se sentir vivants. Quand ils faisaient l’amour, ils se sentaient réellement vivants. C’était peut être aussi la seule certitude qu’il y avait dans la vie de Russlan. La certitude que tout ira bien désormais. Quelque chose de stable, qu’on sera certains de retrouver le lendemain, en se réveillant. Mais c’était sans savoir ce que le destin, ce putain de destin, pouvait bien leur réserver.

    Et il y avait les irréductibles. Non les irréductibles Gaulois mais les doux utopistes, ceux qui persistaient à croire en la bonté de l’être humain et à un avenir meilleur. Ils aspiraient à vivre comme dans un songe, retranchés dans leurs images parfaites. Vivant parfois de leur rêve. Et à finir comme Icare, à se brûler les ailes. Le rêve, c’était fini pour longtemps. Russlan n’était plus un gamin rempli d’illusions, avec des étoiles dans les yeux. Ses étoiles à lui s’éteignait progressivement. A dire vrai, il n’en restait qu’une seule. Pour le moment, elle brillait, mais qui disait qu’elle ne finirait pas par disparaître de son ciel elle aussi? Pas forcément une disparition définitive, mais elle pourrait simplement changer d’horizon. L’abandonner. Il le méritait. Il avait fait du mal. Beaucoup de mal. Russlan n’était qu’un salaud, pour certains. Un sale con bouffi d’orgueil qui passe son temps à draguer et à briser des cœurs. Oh oui, à Durmstrang, bon nombre étaient celles qui, blasées, venaient le discréditer, par jalousie ou désir de revanche. Mais leurs vendettas n’avaient aucun effet envers le jeune homme, bien qu’il n’aimait pas spécialement qu’on le traîne dans la boue. Il rendait toujours les coups qu’on lui donne. Parfois au centuple. Il avait l’air d’être sympa, mais si on se perdait dans les méandres de son esprit, on découvrait un esprit pervers et retors, et généralement, il était trop tard. Il refermait son piège sur l’infortunée victime qui ne pouvait plus se soustraire à lui. Elle n’avait plus qu’à subir. Avoir un beau physique c’était bien. Mais la beauté d’un être était un cadeau empoisonné, et un cheval de Troie. Les gens étaient certainement plus intéressés par le beau que par le médiocre. C’était un tort. Qui les mènerait droit à leur perte. Russlan trompait donc les gens, sans vergogne. Mais peu, finalement, l’avaient vu tel qu’il était. Anna était la seule à connaître son vrai visage, celui qui était sous l’armure avec laquelle il s’était blindé pour résister à l’adversité et aux coups bas que la vie pouvait faire. Anna voyait parfois surgir le jeune homme fragile, sensuel et adorable qu’il savait être. Dans un éclat de rire, l’enfant était encore loin, attendant son heure pour faire son come-back. Tous se souvenaient également du gosse qu’il avait été. Un gosse calme, timide, innocent, rieur. Un enfant adorable, disaient-ils. Mais lui aussi s’était détruit. A un tel point qu’il était irrémédiablement pourri.

    Il était perplexe face à Rebecca. D’une certaine façon, la jeune femme lui rappelait lui. Et ça lui donnait une impression des plus désagréables. Ca signifiait qu’elle avait une apparence parfaite, un air avenant, et que son intérieur était beaucoup plus sombre, beaucoup plus torturé. Comme lui, elle attirait. Mais seul Dieu sait quel sombre trésor elle pouvait renfermer. Trésor ou pourriture, d’ailleurs. Le regard du jeune homme s’attarda sur le bras d’un blanc crayeux de sa consœur préfète. La perfusion qui y était installé. Et ces souvenirs, qui remontaient, sans qu’il puisse y faire quoi que ce soit, et qui étaient là à chaque fois qu’il déposait son regard clair sur un de ces objets. Vous savez, c’est un peu ce truc des images qui vont et qui viennent sans qu’on puisse y faire quoi que ce soit pour les empêcher. Un instant, il avait cru voir le doute dans les yeux de la jeune femme, mais ce fut aussi fugace. Parce qu’elle eût vite fait de reprendre son masque impassible et distant, et de retirer la perfusion. Le regard résolument baissé.

    Mais elle n’était plus triste. Elle était redevenue Miss Parfaite. Elle donnait l’air d’être quelqu’un qui savait parfaitement se maîtriser. Passer du rire aux larmes sur commande. Tout qui pouvait être simulé, calculé, réglé au millimètre. Typique. Russlan fut soudain mal à l’aise. Non pas qu’elle l’intimidait, il ne se laissait jamais intimider. Mais…Il ne pouvait pas fréquenter Rebecca. Ni même l’apprécier. Il ne pouvait pas avoir de l’affection pour elle. Pas alors qu’il la regardait, il avait l’impression de se voir, lui. Et il se détestait. Il n’arrivait pas à s’aimer. Bien que de lui émane une assurance qui pouvait paraître déconcertante. Il savait ce qu’il valait. Ce dont il était capable. Mais ça ne voulait pas dire pour autant qu’il appréciait. Rebecca se fit alors un bandage, alors que sur son bras coulait un léger filet de sang. Russlan eut un de ces stupides flashs qu’il n’arrivait pas à contrôler. Il vit l’éclat argenté d’une lame de rasoir, et la chair s’enfoncer mollement sous elle, libérant un filet de sang. Plus tard, il se voyait encore en train de remettre un bandage autour de son bras blessé. Non, il ne devait pas la fréquenter. Il avait l’impression de se contempler dans un miroir et c’était malsain. Encore plus quand il remarqua qu’elle avait une attitude assez aguicheuse. Elle l’avait vu en train de regarder ses cuisses, et la jarretelle de son bas. Très sexy. Elle savait ce qu’elle faisait. Cela sembla se confirmer quand elle passa sa langue sur ses lèvres. Une technique de séduction vieille comme le monde. Mais il jouerait son jeu. Russlan avait pour principe de ne jamais refuser les avances d’une jolie fille, hormis si cette dernière était trop jeune. C’est-à-dire qu’elle soit en dessous de quinze ans. Il sourit en l’entendant faire son raisonnement tout haut, et il se pencha un peu plus vers elle, en souriant davantage, ses yeux laissant passer une lueur étrange alors qu’il lui répondait au tac o tac, d’une voix suave et grave:

    « -J’ai en effet redoublé ma quatrième année. Et je suis de fin d’année, Décembre pour être précis. J’aurai donc vingt ans en Décembre. Que t’est donc-t-il arrivé pour que tu sois aussi jeune à ce niveau? Tu as sauté une classe? »

    Oui, il avait retenu le fonctionnement du système scolaire d’ici. Et il savait qu’elle en était à sa dernière année. Mais il s’en fichait. Ca ne se faisait pas de demander son âge à une dame. Le jeune homme suivait du regard la ligne parfaite de l’intérieur de sa cuisse, regrettant que la jupe n’en ait pas découvert davantage. Si ça ne tenait qu’à lui, il l’aurait allongée sur ce lit d’infirmerie. Lui au dessus d’elle. Mais ca ne se passerait pas comme ça. Il savait que Rebecca avait un instinct dominateur. Il l’était également. Voilà qui s’annonçait intéressant. Elle ne lui colla pas une baffe lors qu’il l’appela Ma Belle. Tant mieux. Elle se mit ensuite sur le bord du lit. La jupe toujours retroussée, elle avait croisé les jambes, montrant davantage la broderie de son bas. Et elle allongea le pied, pour toucher du gros orteil son genou, un sourire aux lèvres. Ses bras la retenant lascivement. Elle pouvait être contente d’elle-même. Elle avait réussi à provoquer son désir. Il resta néanmoins impassible. Ne rien laisser apparaître. Sa voix le trahit cependant lorsqu’elle lui avoua vouloir changer d’endroit, alors qu’il lui répondait. La voix un peu plus rauque qu’à l’ordinaire, à cause du désir.

    « -Tu voudrais aller où? »

    Mais il grogna de frustration lorsqu’elle s’arrêta de frôler son genou, et à ranger ses affaire. Bordel. Ca l’amusait clairement de faire ça, et à dire vrai, ça ne déplaisait pas à Russlan. Elle se leva, et elle enfila ses chaussures. Elle s’affaissa cependant, directement sur ses genoux. Son sourire l’incitant à aller plus loin. Ma foi, c’était une invitation. Mais aussi un coup tordu pour garder le contrôle. Il voulait jouer son jeu, cependant. Sans gêne aucune, il glissa son index de son genou jusqu’à l’intérieur de sa cuisse, sans aller plus loin. Et, tout en effleurant son cou de ses lèvres, il murmura:

    « -Ca ne me dérange pas. De toute façon, si ça ne me dérangeait, ça serait pareil, n’est-ce pas? »

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MessageSujet: Re: [Sept. 8th] La vie est un long fleuve tranquille... ·· {PV}   Lun 6 Avr - 10:13

    Vous savez quoi ? Rebecca aimait bien les cimetières. Oui, certes... C'était glauque, lugubre... Et très peu avenant. Mais c'était extrêmement calme. Cela faisait énormément de bien à Rebecca, qui aimait le calme. Et puis, un cimetière, c'était intéressant. On y voyait plein de date. Bon d'accord, certaines dates étaient affligeantes. Quand on voyait des bébés de deux ou trois mois dans des tombes, Rebecca s'imaginait sans peine la taille des cercueils, ce qui lui faisait mal. Mais elle voyait d'autres dates. Comme 1794. Et Rebecca s'amusait à retrouver des évènements qui correspondaient à ces dates. Alors, 1794 ? Première représentation de Roméo et Juliette au Théâtre de la Rose. Et puis bon, le plus important, c'était que c'était calme. Vous savez, les gens qui, généralement, avaient un QI supérieur à la moyenne développaient quelques pathologies. Les QI les plus élevés étaient souvent des autistes. L'Héritière Stuart était malgré tout loin d'être autiste. Les autres personnes, elles, développaient des TOC, des intolérances, des obsessions. Rebecca, elle, avait une intolérance certaine au bruit. Elle n'aimait pas ça. Son autre pathologie, elle, c'était une obsession du travail. Elle travaillait énormément, lisait beaucoup, étudiait énormément. C'est la raison pour laquelle elle maîtrisait cinq langues. Elle voulait encore apprendre. Elle avait toujours l'impression de ne pas avoir assez étudié. Qui lui manquait quelque chose. Alors elle étudiait. Encore et toujours. Certes, c'était une obsession, mais elle arrivait malgré tout à s'arrêter. A s'amuser un peu... Beaucoup. Elle avait le sens de la fête et c'était extrêmement difficile à voir derrière l'apparence froide et rigide qu'elle dégageait. Et puis, elle avait ses vices. Elle fumait, ce temps à autre. Et pas que la cigarette. Mais pas la marijuana non plus. La chicha... C'était son frère adoptif qui l'avait initié et avec Arlyn et Caleb, de temps à autre, ils s'en faisaient une. Cassie seule ne touchait pas à ça. Mais ça ne durerait pas très longtemps cette affaire. Hormis la chicha et la cigarette de temps à autre, en cas de gros coup de stress, Rebecca ne fumait pas, ne buvait pas, ne se droguait pas. Elle était clean. Très clean. Tellement clean qu'elle était complètement et totalement intolérante vis-à-vis de la drogue et de l'alcool. Parce que les analyses faites sur le corps du conducteur qui avait arraché la vie à son père avaient été formelles : saoul en plus d'être sous l'emprise de la drogue. Ledit conducteur, Shawn McKessie, avait en plus de ça était un ami d'Anton. En repensant à la mort de son père, Rebecca, qui avait baissé la tête, avait légèrement froncé les sourcils. Elle s'en souvenait clairement de cette nuit-là. La lumière des secours était vive et aveuglante. Trois à quatre médecins évoluaient autour de Peter, qui avait du sang qui coulait du coin de sa bouche. Il parlait à Lohelia Isabella, qui lui tenait la main, tout en lui caressant le dessus tendrement. Elle souriait faiblement, les jambes faibles comme celle d'un paon et hochait la tête de temps à autre. Peter regardait parfois sa fille, qui restait loin. Par respect pour ce que le couple se disait. Michaël, lui, regardait le corps que l'on extrayait de la voiture. Et il fronça les sourcils, avant de cracher au sol, avec mépris. C'était la première fois que Rebecca voyait une telle manifestation de haine chez son frère. Elle s'approcha lentement de lui, n'arrivant pas à détacher son regard de son père mourant et se tourna alors vers le corps. Pour le regarder. Et le reconnaître. Shawn McKessie, le meilleur ami d'Anton Averey. Il avait les yeux grand ouverts, vitreux et la bouche ouverte. Rebecca secoua la tête. Shawn McKessie avait été complètement avinée. Tant et si bien que pendant l'autopsie, le légiste avait dit qu'il aurait pû être bourré rien qu'en respirant les effluves d'alcool qui se trouvait dans son estomac. Bien sûr, c'était une mauvaise blague.

    Shawn aurait dû être une des victimes de Rebecca s'il n'avait pas succombé à cette accident, si Rebecca lui était tombée dessus avant. Logan, lui, en était une. Il avait beau avoir 21 ans, il était sous la coupe de la jeune femme. La scène s'était passée l'année dernière. Elle l'avait séduite et au dernier moment, avait su soutirer - outre le viol - un autre des secrets du jeune homme. Et celui-là, il aurait fort bien pu l'envoyer en prison pour un long moment. Voire le condamner au Baiser du Détraqueur. Depuis, Logan fermait sa gueule. Il ne bougeait plus. Il ne faisait plus un mouvement, plus un son. Quand il la croisait, il baissait la tête et s'en allait, la queue entre les jambes. Il avait amèrement regretté ses actes quand, victorieuse, Rebecca lui avait annoncé que s'il refaisait la moindre connerie, qu'il l'approchait encore une fois ou quoi que ce soit d'autre, elle balancerait tout. Oh, elle aurait pu le tuer. Comme l'héroïne dans Racontez moi vos rêves, schyzophrène, émasculait ses victimes par vengeance. Mais c'était trop salissant, trop humiliant, trop dégradant. Faire souffrir un homme en utilisant son vice, ça, c'était tellement plus jouissif. Il s'agissait là de l'aspect le plus pourri de la personnalité de Rebecca Stuart. C'était une dominatrice, une conquérante. Elle ne se laissait plus marcher sur les pieds, c'était elle qui brisait, réduisait les réputations à néant. Elle n'utilisait pas la ragots, comme Gossip Girl. Mais ce qu'elle faisait, c'était du pareil au même. Elles réduisaient à néant la vie des gens. Mais si Rebecca c'était uniquement quand l'autre représentait une menace pour son intégrité sociale ou physique, Gossip Girl, elle, s'était par amusement. Et c'était en quelque sorte pour ça que la jeune Stuart haïssait la Gossip. A Poudlard, Rebecca ne savait pas trop quelle réputation elle avait. Pour certains, c'était une garce finie. Pour d'autres, c'était LA fille de l'école. La fille inaccessible et être dans les petits papiers de cette fille là, c'était le must. C'était ce que pensait 90% des élèves de l'école. Et bons nombres de filles tentaient d'être dans la confidence de la froide Queen R. Et les garçons, eux, voulaient soit l'avoir dans leur lit, soit avoir d'autres faveurs : être ami avec elle. Ha, ha, ha... Rebecca riait jaune quand elle les voyait s'approcher avec leur gueule enfariné. C'était du foutage de gueule complet pour certains, une hypocrisie totale. Et souvent, Rebecca le voyait. Alors quand on faisait ça, elle le rendait. Jeux de mains, jeux de vilains, dirait sa mère. Mais Rebecca était beaucoup plus subtile dans sa manière d'être. Où donc était la douce Rebecca ? Fragilisée et apeurée, elle n'osait sortir. Mais parfois, la nuit, Rebecca sortait. Pour s'isoler. Elle se rendait dans un endroit où personne ne la trouverait pour laisser libre cours à sa douleur et à sa souffrance. Elle avait besoin de se soulager de temps à autre pour supporter ce masque car, même s'il lui allait, il était parfois bien trop dur à supporter.

    Rebecca passait du rire aux larmes sur commande. Elle était vraiment capable de pleurer en une seconde. Une excellente comédienne et la plupart du temps - tout le temps presque - ça fonctionnait. On menaçait de la frapper quand on était seul avec elle dans un couloir ? Parfait... Elle faisait durer l'entretien jusqu'à ce que quelqu'un arrive et hop ! Elle feignait la douleur et se mettait à pleurer. Et souvent, l'autre en face s'en prenait plein la gueule. On ne touchait pas à Queen R. Quand je vous disait que ce n'était jamais Rebecca qui faisait les coups bas. Elle ne se salissait pas les mains, elle n'était pas stupide à ce point. Ne pas trop s'impliquer dans une humiliation, c'était le plus important. Il était difficile après de prouver l'implication de Rebecca dans une affaire de ce genre. Elle pouvait encore montrer patte blanche. Rebecca appuya un moment sur le pansement, pour éviter d'avoir un bleu. Quand elle avait un bleu, ça se voyait très vite sur son corps. La jeune femme inspira profondément et posa son regard sur son genou gauche. Une fine cicatrice se trouvait sur le côté. On ne la voyait pas trop à cause des chaussettes grises qui montaient jusqu'aux genoux. On ne voyait que trois ou quatre centimètres. Elle n'était même pas parfaite physiquement. Et là, elle frissonna clairement d'horreur mais fit passer cela pour un frisson de froid. Puisqu'elle baissa sa jupe et frotta ses bras. Son genou gauche, sa hanche droite et son sein gauche portaient les marques d'une agression qui avait bien failli lui coûter la vie: quatre coup de poignard et son genou gauche qui avait été lacéré par pur plaisir sadique. Cette nuit-là était la pire de toute. Même la nuit du malheureux Noël était meilleure à côté. Il s'était penché vers elle, pour lui parler. Et elle eut un sourire satisfait. Elle avait visé juste. Mais Rebecca haussa des épaules. Il avait posé une question à laquelle elle n'aimait pas répondre. Une certaine amertume se fit entendre dans sa voix quand elle parle. On pouvait facilement comprendre qu'elle ne supportait pas son statut d'enfant précoce et surdouée.

    "J'ai sauté une année. Je... n'ai pas faite ma troisième année... Mon niveau était... Etait trop élevé."

    Elle fronça les sourcils et baissa légèrement la tête. C'était un sujet qu'elle n'aimait pas non plus. Son niveau était toujours trop élevé. Elle n'était jamais satisfaite de ce qu'elle apprenait. Elle comprenait tout, trop rapidement. Elle voudrait connaître la difficulté. Ce besoin de persévérer comme un malade pour comprendre une notion. Mais non. Une fois suffisait à la Stuart pour que les rouages de son esprit comprenne ce dont il était question. Elle avait capté son regard mais si d'autres s'en seraient offusquées, Rebecca, elle, ne s'en formalisait pas. Une allumeuse ? Certes... Mais plutôt axée sur un genre de vengeance. Tout homme qui se montrerait trop entreprenant vis-à-vis d'elle et ce d'une manière peu conventionnelle (genre la déshabiller du regard) mordrait la poussière. Tant pis pour le charmant jeune homme à côté d'elle, il serait traité comme un autre. Même si, lui, elle ne chercherait pas à l'avoir sous son emprise. Pourquoi ? Déjà, ce n'était qu'un étranger. Il partirait à la fin de l'année. Ensuite, la collaboration devait quand même être vivable. Elle lui avait fait face, en se mettant assise et l'étudiait attentivement, d'un regard indéchiffrable. Ce genre de regard vide, derrière lequel on imaginait fort bien les rouages d'un cerceau tourner à plein régime. Rebecca réfléchissait, penser. Comment faire pour... Et là, une petite lumière s'alluma quelque part dans sa tête et un fin sourire carnassier naquit, l'espace d'un instant, sur les lèvres de la jeune fille, avant de se transformer en sourire moqueur. Elle nota sa voix rauque, plus grave. Signe d'un désir naissant. Haha ! Le jeu commençait. Mais d'un côté, ce serait cent fois plus intéressant. Car Russlan ne voulait rien laisser passer. Elle avait peut-être trouvé quelqu'un à affronter. Tant sur ce jeu de séduction pervers qu'ailleurs. Elle ne savait pas ce qu'il valait. Mais s'il avait une tête bien faite... Les choses pourraient être beaucoup plus intéressante.

    "Où ? Aurais-tu réellement l'intention de me suivre ? Je crains que tu ne trouves mes activités que peu intéressantes."

    Aura l'idée de demander quel genre d'activité ou pas ? Il risquait de déchanter en apprenant qu'elle aurait l'intention de s'installer dans une salle vide, loin des regards indiscrets, surtout de celui de Gossip Girl. Pour travailler un peu. Elle avait loupé une heure de cours, elle devrait demander à Loris Williamson de lui donner les cours de Métamorphose. Loris ? Un jeune homme de Serdaigle, de Cinquième Année, qui, bien malheureusement, avait eu le malheur de la toucher au niveau des fesses pour tenter un jeu de séduction. Il avait déchanté. Mais maintenant, il faisait partie de ceux qui faisaient "fuir" les prétendants collants de la Stuart. Il avait un certain instinct protecteur envers la jeune femme. Mais surtout parce que Loris, étant une pierre tombale, était le seul garçon manipulé en qui Rebecca avait vraiment confiance. Il était son confident, en quelque sorte. Et de loin, il la surveillait. Comme Arlyn le faisait. Rebecca s'était levée et s'était retrouvée sur ses genoux. Sa tête tournait encore un peu. Son portable vibra quelque part dans son sac mais... Elle s'en moquait. Elle aurait tout le temps de voir ce qu'on lui voulait. Pour le moment, elle avait quelque chose de plus intéressant à faire. Elle ne frissonna pas quand Russlan lui caressa la cuisse de son index. Elle eut un sourire plus amusé quand elle sentit ses lèvres dans son cou. Elle redressa légèrement la tête et resta silencieuse, toujours souriante. Puis, se tournant légèrement vers lui, elle se rapprocha un peu plus avant de s'approcher de son oreille, posant une main sur son torse et passant l'autre derrière sa nuque :

    "Exactement. Je pense que tu vas devoir me supporter encore un peu. Mes jambes sont encore faibles. J'ai été trop confiante quand je me suis relevée. Ma compagnie ne t'es pas désagréable, au moins ?"
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Russlan S. D. Mihaylov
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MessageSujet: Re: [Sept. 8th] La vie est un long fleuve tranquille... ·· {PV}   Mar 7 Avr - 0:33

    Russlan n’était pas allé sur la tombe de sa mère depuis…Qu’elle a été portée en terre en fait. Il n’avait pas trouvé le courage de le faire. Et aujourd’hui, il n’avait toujours pas tourné cette page douloureuse de cette vie. Il saignait, sans qu’il puisse faire quoi que ce soit pour arrêter l’hémorragie. Il avait l’habitude de voir Svetlana pleine de vie, souriante et aimante. Et elle s’est fanée, petit à petit. Elle avait donné toute sa vie à son petit garçon, sa jeunesse aussi. Là où certaines jeunes femmes pensaient encore à flirter ou aux études, elle était déjà mère. Dix huit ans c’était trop tôt. Mais elle n’avait jamais rien regretté. Du moins, c’Est-ce qu’elle disait. Svetlana, de plus, avait toujours dit qu’il était beau. Et pas parce qu’il était son fils. Il était réellement beau. Enfant, le petit garçon avait un visage de poupée. Le teint pâle, ses grands yeux verts pétillaient de malice, ses cheveux roux vaporeux étaient tout ébouriffés, il était une poupée de porcelaine version garçon. Encore, pendant son enfance, il avait des traits fins et assez efféminés. Ses cousins, une fois, pour le faire enrager, l’avaient habillé en fille. Autant dire qu’il en avait été traumatisé. Il avait, en pleurs, été trouver Svetlana qui avait éclaté de rire et pris une photo. Il l’avait fait craquer avec son air de chien battu et ses yeux larmoyants. Et cela n’avait rien à voir avec ce qu’il était maintenant. Il n’avait plus du tout l’air efféminé. Ses traits s’étaient durcis et masculinisés. Ses yeux verts jadis pétillants de vie et de malice étaient à présent ternes et sans vie, et au fond, tout au fond, on pouvait y voir un profond désespoir. La fameuse lueur qui ne manquait pas d’impressionner. Le jeune homme n’avait plus un visage lisse de poupée, non, il avait des cicatrices, portant la croix de ses années difficiles. Russlan n’avait plus rien d’enfantin en lui, si ce n’est qu’un comportement immature qu’il avait en présence de copains encore plus crétins. Vous savez, c’est comme les lapins. Les gens ont toujours eu de l’influence sur Russlan. Ce n’est pas qu’il est spécialement influençable, mais il a tendance à absorber tout ce qu’il y a autour, étant très sensible aux humeurs des autres. Mais au fil des années, il avait tissé ce costume d’indifférence au monde qui l’entourait, se protégeant de cette façon du monde extérieur et des ondes néfastes que pouvaient dégager certains individus. Mais c’était pire en fait. Il pourrissait de l’intérieur, ce qui menait à l’autodestruction. Il avait trouvé un moyen de pallier à cette souffrance. Par la mutilation. La consommation de substances illicites. Tout était bon pour faire cesser la douleur qui lui mettait le cœur en pièces. Mais les gens avaient tendance à le fuir, alors qu’en ce moment il avait besoin des autres, plus que jamais. Alors oui, il était beau. Il attirait pour cela. Mais ce n’était que de la fascination. Qui devenait répulsion dès qu’on voyait son visage machiavélique et calculateur. Un beau salaud en fin de compte. Un de ces gars que les filles bafouées maudissaient à tout jamais pour le mal qu’il a pu faire. Et Russlan n’était malheureusement pas le genre de types à fréquenter. Pour beaucoup, il était glauque, infréquentable. Un délinquant. Pour d’autres, il faisait pitié. Il n’était qu’un gosse au lourd passé qui avait mal tourné. En rentrant de l’école, quand il était plus jeune, il entendait parfois les voisins discuter par-dessus la haie bien taillée, et ils parlaient de la Pauvre dame et son petit garçon de la maison d’en face et même que des fois, ça leur arrivait d’entendre Des cris, des portes qui claquent et de la vaisselle cassée. Il baissaient d’un ton quand l’enfant passait devant eux, tête baissée. Dissimulant au vu de tous les traces de coups données par un père indigne. Il ne voulait plus voir la silhouette sur le seuil de la chambre, alors qu’il s’était blotti sous les couvertures, tremblant de tous ces membres. Sentir la couverture s’arracher de lui, le rendant vulnérable. La colère du paternel, explosant, son haleine alcoolisée embaumant l’air, donnant la nausée à l’enfant qui avait l’estomac révulsé. Quand il le serrait, ce n’était pas contre lui pour le câliner, c’était pour lui faire le plus de mal possible, le briser dans sa poigne, le secouer. L’envoyer parfois dans le mur quand ça lui chantait. Et à chaque visite médicale, l’infirmière de l’école s’inquiétait de voir apparaître de nouvelles lésions et autres contusions. Mais maintenant, c’était terminé. Glenn n’était plus qu’un fantôme. C’était terminé.

    Sa vie, maintenant, ce n’était pas mieux. C’était la rue, et toutes les mauvaises fréquentations qui pouvaient en découler. C’était une belle mère qui subissait la tyrannie de son compagnon sans broncher. Il la traitait comme une bonniche. Alors qu’elle s’affairait dans la maison, entre la cuisine et le ménage, lui, ce salaud, était dans la cuisine, en train de lire le journal, ou dans le salon en train de regarder un match de foot avec la bière à la main. Russlan entendait parfois ses rires gras quand il regardait une émission sordide à la télé. Un genre de ces talk-shows où les gens passaient leur temps à se fritter sur un plateau de télévision. Russlan avait passé l’âge de se recroqueviller sous les couvertures en entendant ce rire. Et à côté, quand il tendait l’oreille, il pouvait percevoir les pleurs de sa petite sœur. La petite Nastia, qui à son âge avait encore le droit de rêver au prince charmant mais qui n’avait plus l’innocence nécessaire pour le faire. Elle souffrait de l’attitude de cet étranger qui leur servait de père. Alors, sans bruit, le jeune homme se levait de son lit. Et entrait dans le sanctuaire qu’était la chambre de sa sœur. Jetant un bref regard aux posters accrochés au mur. Et il la voyait pleurer, roulée en boule sur son lit. Alors, il prenait la petite blonde dans ses bras. Et ils restaient ainsi. Pour se protéger du monde extérieur, trop barbare, trop cruel. Mais des fois, la souffrance était trop forte. Alors il se détruisait. Et le plus jouissif était de voir son sang couler. C’était sadique, dégoûtant. Mais c’était à son sens nécessaire. C’était la seule solution. Il avait toujours au cas où une collection de lames de rasoir. Au cas où. Il en avait utilisé récemment. Il en avait honte. Il se cachait. Personne ne voyait sa douleur, sa détresse. Il croupissait tout seul dans son coin. Et puis, il avait trouvé un nouveau jeu. Projeter la douleur dans quelqu’un d’autre. Vous savez, un enfant qui a mal aux dents mordra son doudou de toutes ses forces pour lui infliger sa douleur. Ca le soulage. Russlan ne mord plus son doudou, mais il détruit les autres. Il fait miroiter en eux des illusions, le fruit de leurs désirs, pour les bafouer ensuite, les traînant de façon immonde dans la boue. C’était encore plus jouissif que de se faire saigner. Russlan en avait brisé des cœurs. Pour lui, le monde n’était qu’un immense terrain de jeux, et les personnes qui y vivaient n’étaient que des êtres à faire souffrir, ses jouets. Les doudous qu’il mordrait pour effacer sa propre douleur. C’était complètement idiot et puéril, mais ça le soulageait. Quand il voyait sa victime pleurer toutes les larmes de son corps à cause de lui, il jubilait. Et parfois, il redevenait le gentil petit Russlan, le garçon doux, tendre, et gentil. Mais il apparaissait tellement peu. Et peu de personnes le connaissaient, au fond. Quand il dormait, il avait l’air d’un bébé. Il était tellement plus vulnérable. Avec sa petite-amie, il redevenait ce Russlan là. Celui qu’il avait enterré en même temps que Svetlana.

    Et présentement, il n’aurait su dire quel visage il avait. Si c’était son bon côté ou son mauvais côté qui ressurgissait. Une partie de lui voulait faire morfler cette fille, pour lui faire payer. Car elle avait l’air d’être une garce, une sale conne arrogante et une salope. Une petite merdeuse comme on n’en fait plus. Mais elle avait l’air fragile. Qui sait. Elle fait peut être ça pour se protéger. Alors il ne savait pas trop quel masque arborer. Celui du sadique ou celui du type sympa. Il sentait au fond de lui qu’il ne devait pas fréquenter cette fille. Que ça lui ferait fatal. Mais en voyant la jeune femme appuyer sur son pansement, il voyait là une certaine fragilité, une certaine vulnérabilité. Il ne voulait pas croire qu’elle fusse cette fille là. Queen R., celle dont tout le monde parlait, en bien comme en mal. Souvent en mal, d’ailleurs. Il n’était là que depuis hier, mais il savait qu’elle était une des filles les plus en vue de l’école. Si ce n’est LA fille. Ses copains en parlaient parfois. Anna boudait parfois, pendant ces conversations. Elle n’a jamais eu la popularité. Et tant mieux, car Anna n’est pas une salope. Elle était la seule que Russlan n’avait pas envie de briser. Lacérer à coups de coups foireux et autres atrocités. Il ne touchera jamais à Anna. Sauf pour lui faire du bien, et seulement cela. Il tenait toujours à préserver l’innocence de la princesse du royaume qu’ils s’étaient inventés enfants de ce monde de fous. S’il faisait souffrir son amie, il se ferait souffrir lui aussi. Pour s’expier de ce qu’il a fait. Pour projeter la douleur de la jeune femme en lui. Il n’avait pas peur de souffrir. Encore moins de mourir. Il pouvait paraître cinglé aux yeux de certains. Mais il était juste torturé. Physiquement comme mentalement. Il était beau, mais c’était sans compter les trop nombreuses cicatrices qu’il avait sur le corps. Tristes vestiges de son enfance torturée comme traces de mutilation. Certaines lésions ne s’effaceraient jamais. Il était marqué. Mais il s’en fichait. Il avait confiance en son charme. Il se savait beau et parfois il en jouait. Beaucoup trop, en fait. Et c’était ce même charme qu’il essayait d’utiliser contre la jeune femme. Pour la faire fléchir. Et il avait engagé la conversation. Et elle lui avait répondu d’une voix hachée . Il l’avait mise mal à l’aise. Pour une quelconque raison, il avait abordé un sujet qui fâche. Il haussa les épaules, avant de murmurer.

    « -Désolé, je ne voulais pas être indiscret. »

    Du flan. Il n’avait pas voulu se montrer indiscret en lui posant cette question comme il n’avait pas voulu se montrer indiscret en regardant là où il ne fallait pas. Ce qu’il avait vu l’avait intéressé. Très intéressé, d’ailleurs. Il avait la fâcheuse habitude de laisser son regard vagabonder n’importe où sur le corps des gens, parfois de façon très ostentatoire. Russlan lorgnait les gens comme ça lui chantait. Il faisait ça avec les garçons et les filles. La lueur dans ce regard qui naissait était claire quant à ses intentions. Russlan n’était absolument pas gêné. Il avait du culot. Mais dans la vie, pour avancer, il fallait du culot. Même si ledit culot devait être dirigé à l’encontre d’une personne avec qui il était censé collaborer jusqu’à la fin de l’année. Un sourire étira les lèvres du jeune homme, alors qu’elle le regardait. Un sourire qui contredisait totalement le regard vide qu’il avait alors. Un sourire qui sauvait bien les apparences. Trompait l’adversaire quant à ce qu’il ressentait réellement. Il jouait le jeu, parfaitement. Il savait donner le change. La Queen R. semblait être assez difficile à vaincre, dans son genre. Alors la partie qui s’engageait était alors très intéressante.

    « -parce que tu me laisserais en plan à l’infirmerie? Tu sais que je n’ai rien à faire ici en théorie? Et je serais très intéressé…Par le genre d’activités auxquelles tu pourrais t’adonner. »

    Un sourire pervers vint ponctuer ses propos, alors que son regard indiquait qu’il était sûr de lui. Il savait ce qu’il faisait. Elle lui tendait des perches, il les saisissait. Il marchait dans son sillage pour le moment. Il retournerait la situation quand ça l’arrangera. Quand elle aura baissé sa garde, persuadée qu’elle mène la partie. Elle posa d’ailleurs sa main sur son torse. Et elle posa son autre main derrière sa nuque. Il ne frissonna même pas. N’émit aucun sursaut. Il resta juste neutre. Et il afficha un sourire amusé à son assertion. Alors, doucement, il reprit sa caresse. L’intérieur de sa cuisse, encore. Remontant un peu plus. Toujours plus. Restera à voir comment elle réagira.

    « -Pas pour le moins du monde. Mais dis-moi…Ne voudrais-tu pas que je te porte, par hasard? Si c’est le cas…Je me suis foulé le poignet en voulant donner une torgnole à Viktor, et je crains malheureusement que je ne vais pas pouvoir te porter. Tu vas donc devoir marcher toute seule. »

    Du flan, encore une fois. Mais c’était juste parce qu’il ne voulait pas lui donner le beurre, l’argent du beurre, et le cul du préfet en chef de Durmstrang.

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MessageSujet: Re: [Sept. 8th] La vie est un long fleuve tranquille... ·· {PV}   Mar 7 Avr - 11:59

    Rebecca était retournée plus d'une fois sur la stèle dressée en l'honneur de son père. Bien que rien ne s'y trouve. Ni corps, ni cendres. Les cendres, c'était elle qui les avait. Et elle se devait de les répandre un jour, selon les volontés de son père, quelque part en hauteur. Pour lui permettre d'être libre, de se laisser porter au gré du vent. Rebecca n'avait pas assisté à l'incinération. Elle en avait été parfaitement incapable. Mais elle avait vu l'oraison funèbre que les éminents membres du Ministère de la Magie avaient chacun déclamé en l'honneur de son père. Mais quand Lohelia avait voulu répandre les cendres de son défunt mari, Rebecca les lui avait arraché. Serrant l'urne contre son coeur, le visage inondé de larmes. Elle n'était, elle, pas prête à laisser partir son père. Si Lohelia, plus forte que Rebecca, l'était, ce n'était guère le cas de Rebecca. Depuis, l'urne suit toujours Rebecca. Même à Poudlard. Elle se trouve dans une valise fermée à clé, séparée de la grosse valise que la jeune femme se trimballait en début d'année. Et l'urne était là. Avec elle depuis le début du mois de septembre. Et elle n'était pas prête de partir. Oh bien sûr... Un jour Rebecca sera capable d'ouvrir le couvercle, de renverser l'urne et de regarder ce nuage gris s'envoler, imaginant une dernière fois la douceur de la caresse de son père sur son visage, son rire clair et charmeur, la bonté d'âme qu'il avait mais surtout l'amour qu'il leur portait... A elle, à sa mère. A son frère aussi. La générosité de l'homme ne serait plus qu'un souvenir. Ses blagues, parfois creuses, à table ne laisseraient plus qu'un goût amer dans la bouche quand on y repenserait. Les repas n'étaient plus que silence et monotonie. On n'entendait alors que le contact des fourchettes contre la porcelaine des assiettes. Le raclement des chaises sur le sol et la porte d'une chambre se fermer quand l'un des deux enfants avaient finis. Parfois, on entendait des sanglots étouffés. On entendait une fenêtre s'ouvrir et quelqu'un glisser sur le toit de la maison, pour aller se réfugier quelque par, près de la cheminée voire même descendre dans le jardin par la gouttière, pour aller se réfugier dans le tilleul. Et s'y endormir. Rebecca faisait cela. Rebecca s'isolait car seul l'isolement la soulageait. Les voisins réveillaient souvent la maisonnée quand il voyait le bras de la jeune femme pendre, alors qu'elle est allongée sur le planché de l'ancienne cabane. Et ils disaient depuis des années qu'ils ne comprenaient pas ce comportement. Car ce n'était pas depuis la mort de Peter que la jeune Stuart était ainsi. Mais depuis ses quatorze ans. Mais qui étaient-ils, ces gens, pour tenter de comprendre ce qu'ils ne pouvaient pas comprendre ? Etaient-ils capable de lire la tourmente qui agitait le regard bleu de la jeune femme. Cette peur du noir qui la faisait dormir, à son âge, avec une veilleuse. Car dans la nuit sombre, elle avait l'impression de voir des formes se mouvoir. Et un visage pâle se détacher du mur blanc. Et souvent, elle hurlait et pleurait. Michaël la prenait dans ses bras. Et la portait dans son lit. Il la calmait et veillait sur ses nuits, sans dormir lui-même à ce moment.

    Vivre dans un monde faux rendait les gens faux. Ou presque. Rebecca était un savant mélange de vérité et de mensonge. Elle ne montrait aux gens que ce qu'elle voulait qu'ils voient. Une douce fleur innocente ou une garce finie. Un ange à une seule aile. Un ange déchu. Mais qui donc était-elle réellement ? Une perturbée. Elle n'allait pas voir deux psychiatres pour rien. Oui, deux. L'une était sa marraine. Mais elle ne s'occupait que d'un traumatisme. Celui lié à la mort de son père. L'autre était celui qui la suivait depuis son viol. Mais aucun des deux n'étaient à même de calmer la jeune femme. La dernière victime de sa folie furieuse était Mike. Il avait bu un simple verre d'alcool avec des copains. Ils les avaient invités à la maison et ils ne buvaient qu'un peu. Histoire juste de se rendre un peu pompettes. Mais le jeune Rhys-Meyer n'avait pas prévu que sa soeur rentrerait plus tôt de l'école de danse. Et elle l'avait vu. Les copains, en voyant son tremblements de fureurs, regardèrent Michaël qui leur avait alors demandé de sortir. Et elle avait pétés les plombs. Brisant un verre et prenant un morceau en main, s'entaillant la paume par la même occasion, elle blessa à deux reprises son frère au niveau du torse, l'insultant, le jugeant coupable de la mort de son frère. Mais on voyait bien dans son regard qu'elle était perdue, complètement folle. Et finalement, elle s'était effondrée au sol, en larme. Michaël l'avait rattrapé et l'avait bercée, tendrement. Se contrefichant du sang qui coulait de son torse. Ce n'était rien, avait-il dit après. Mais voilà ce qu'était Rebecca. Une personne fragile, prompte à se briser en mille morceau et à pleurer. La femme forte et sûre d'elle n'était qu'une apparence. Tout n'était qu'apparence. Il fallait gratter une sacré couche de vernie pour arriver à elle. Peu y étaient arrivés après ses quatorze ans. Une seule en réalité. Une française qui se trouvait actuellement à Poudlard et que Rebecca avait eu le plaisir de revoir, mais que trop rapidement. Berrie Leroy. Elle avait attendu que Rebecca se livre, malgré le nombre impressionnant de refoulement qu'elle avait subi. Et puis finalement, elles sont devenues amies. Et Rebecca en avait fait, tacitement, sa confidente. Et puis, les voilà meilleures amies. Rebecca avait un nombre impressionnant de lettres venant de la jeune femme. Preuve qu'elles s'aimaient beaucoup. Et preuve aussi que Rebecca était capable de garder une relation, surtout avec une personne qui ne vivait pas dans le même pays qu'elle. Et le jeune homme en face d'elle ? Il ne serait qu'un collaborateur. Et le jouet d'une soirée. Elle n'irait pas plus loin avec lui. Il était parfaitement hors de question qu'elle lui donne son corps. Et s'il croyait qu'elle allait s'abandonner dans ses bras, il avait tort. Très tort. Et il déchanterait encore plus. D'un côté, c'était ce qu'elle cherchait. Même si quelque chose au fond d'elle lui demandait de s'arrêter tout de suite. Un mauvais pressentiment qui lui disait que si elle allait plus loin, elle allait avoir de très gros ennuis. Mais quel genre d'ennuis dans ce cas ? Allez savoir. Rebecca n'était pas devin. Et même si elle avait de bonnes notes en divination (il suffisait de faire une addition d'évènements les plus atroces les uns que les autres pour avoir un 18. La prof raffolait des drames et de toutes façons, elle en voyait partout). Mais si Rebecca continuait cette matière, c'était parce que la jeune femme avait fait, avec de la cartomancie, deux prédictions qui avaient suscités l'intérêt de la jeune femme. Lesquelles ? Seule Cassie les savait et vous ne le saurez pas *et toc*. Mais la plupart du temps, Rebecca trouvait que cette matière formait les charlatans et les manipulateurs. Mais elle la trouvait intéressante malgré tout.

    Et maintenant ? Elle regardait le jeune homme droit dans les yeux, oscillant entre domination et soumission. Elle ne savait pas trop à quel genre de bonhomme elle avait affaire. Mais ce qui l'intriguait le plus, c'était son regard. Elle avait appris de Michaël l'empathie. Incroyable, n'est-ce pas ? Rebecca est capable de faire preuve d'empathie. Mais, contrairement à son frère, elle ne ressentait pas les émotions. Elle ne faisait que les lires. Et elle était intriguée par ce regard clair. Au fond duquel il y avait du désespoir et de la souffrance. Rebecca se pinça les lèvres un instant et détourna vivement la tête. Non pas parce qu'elle avait eu peur de ce qu'elle avait vu - il y avait la même chose dans son regard - mais parce que justement il y avait aussi de la souffrance dans ses yeux. Mais il s'agissait d'une souffrance qui semblait plus ancienne que la sienne. Rebecca n'avait cependant pas le même genre de douleur. L'espace d'un instant, le masque d'impassibilité de la jeune femme se brisa. A l'abri des regards, elle fronça les sourcils, se forçant à ravaler ses larmes de douleurs. Ne pas craquer. Surtout pas devant lui. Elle provoqua un bâillement pour justifier ses yeux humides et se frotta les yeux. Comédienne, comme dirait son frère. Elle était une très bonne comédienne. Mais un jour, elle faillirait et serait incapable de cacher plus longtemps ce qu'elle dissimulait au bond d'elle. Il avait parlé de son âge, il avait soulevé le problème de son niveau trop élevé. C'était un sujet qu'elle n'aimait pas. Qui la faisait passer pour une bête de foire. Et dès fois, elle hurlait à sa mère qu'elle aimerait bien avoir un QI de poisson rouge. Histoire de pouvoir tout oublier dans la seconde. Mais malheureusement pour elle, elle avait une trop bonne mémoire. Il s'excusa pour son indiscrétion. D'une voix neutre, elle répondit.

    "Ce n'est rien. J'ai l'habitude. Certains me prennent pour une curieuse bête de foire et pour d'autre, je suis la bonne poire qui comprend tout et peut les aider dans leurs devoirs. A défaut de leur faire carrément."

    Elle le regarda et eut un sourire. Lui faisant ainsi comprendre que ce n'était cependant pas le cas. Elle ne s'occupait que de ses devoirs. Pas de ceux des autres. Sauf si l'autre était réellement et vraiment en difficulté. Rebecca rebaissa la manche de son bras, faisant attention à ne pas enlever le pansement. Elle inspira profondément et fronça un moment les sourcils. Elle réfléchissait à quelque chose. Encore. Pour ne pas changer. Elle lui avait dit que ses activités ne l'intéresseraient peut-être pas. Il avait prit la perche tendu. Elle se pinça les lèvres, pour retenir un fou rire et ferma les yeux. Comment lui annoncer en douceur qu'il était tombé sur une jeune femme qui étudiait plus que de raison. En douceur avons nous dit. Elle pencha légèrement la tête sur le côté, un léger sourire flottant sur ses fines lèvres. Elle ne baisserait pas sa garde. Elle ne baissait jamais sa garde. Elle restait constamment attentive, elle faisait toujours attention à tout. Elle ne donnait pas d'arme à l'ennemi pour la vaincre et la mettre à terre. Elle n'était pas infaillible, mais elle était presque imbattable. Pour le moment, en fait, elle n'avait trouvé personne à son niveau. Peut-être que Russlan était une personne contre qui elle pourrait se battre et perdre des plumes. Ressentir ce besoin de devoir toujours aller plus loin pour le vaincre. Ca changerait des victoires trop facilement acquises.

    "Te laisser en plan à l'infirmerie ? J'aurais songé à une séparation en bon et due forme... Puisque cela m'étonnerait fortement que les mathématiques, la physique ou encore la littérature ne t'intéressent. Voici quelles sont mes activités quand je m'isole. A quoi donc t'imaginais-tu en m'entendant parler d'isolement, hein ?"

    Et pan, dans les dents. Elle eut un large sourire moqueur et continuait à le regarder. Mais maintenant, elle étudiait les moindres détails de son profil. Il avait dû s'imaginer des choses. Mais sûrement pas les bonnes. Alors qu'elle s'était rapproché de lui, elle s'amusa du self-contrôle qu'il avait. Voilà un adversaire qui serait intéressant. Il remontait lentement sa main, arrachant un sourire à la jeune femme. Elle le laissa faire un moment, et quand elle jugea qu'il était montait trop loin, elle lui attrapa le poignet en douceur et l'obligea à descendre. De ses lèvres, elle frôla le lobe de l'oreille du jeune homme et souffla :

    "Tu apprendras que je n'aime pas être porté. Ainsi, ton poignet n'aura guère à supporter mon poids. Mais je ne vais pas t'imposer plus ma compagnie."

    Elle se pencha pour attraper son sac et sortit son lecteur de glycémie ainsi que sa petite piqure. Récupérant ainsi une goutte de sang, elle constata que son taux de glycémie était égal à 0.9 grammes par litre. Bien. Elle était dans la moyenne. Elle s'aida de l'épaule du jeune homme, pour se redressa. Ses jambes tremblèrent encore un petit moment et elle se retint à l'épaule du jeune homme. Puis, une fois qu'elle fut bien stable, elle se pencha pour récupérer son blazer. Elle avait refait sa cravate, refermé sa chemise et mit son blazer. Seule sa coiffure n'était plus aussi parfaite qu'avant, mais elle n'était pas négligée pour autant. Elle prit son sac et ouvrit le rideau qui les avait protégé des regards indiscrets. Puis, elle se tourna vers Russlan et eut un sourire éloquent. S'il en voulait plus, il n'avait qu'à la suivre. Allumeuse ? Oh... Juste à peine !
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Russlan S. D. Mihaylov
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MessageSujet: Re: [Sept. 8th] La vie est un long fleuve tranquille... ·· {PV}   Mar 7 Avr - 16:19

    Russlan était tout simplement las. Las de cette vie, et de tout le reste. Il ne croyait plus à la vie, et encore moins à l’amour. Ce qu’il vivait avec Anna était spécial. Certes, on pouvait croire que pour un type comme Russlan, qui passe son temps à courir le jupon et qui n’est guère réputé pour sa fidélité, le sexe soit une chose sans importance. Une simple histoire de jambes en l’air comme on n’en fait plus. Une passade. Mais avec Anna, c’était différent. Ces dernières années, ils étaient beaucoup moins en osmose qu’avant. Ces étreintes étaient pour eux l’occasion de l’être à nouveau. Avec elle, il avait vraiment su ce qu’était de faire l’amour. Anna était la seule personne pour qui il mettait des sentiments dans leurs ébats. Leurs câlins étaient toujours très tendres, très lents aussi. C’était doux. Mais ça n’était réservé qu’à elle. En pensant à elle, Russlan eut soudainement un goût amer dans la bouche. Il aimait Anna. Depuis très longtemps. Mais il savait, au fond de lui, qu’elle n’était pas pour lui. Ils n’étaient pas compatibles à ce niveau là. Ils devaient être amis, uniquement. Mais Russlan était trop lâche pour la laisser partir. Il ne le ferait que quand il sera sûr qu’elle ait trouvé quelqu’un de bien. Et ce n’est pas avec la plâtrée de pleupleu qu’il y avait à Durmstrang ou à Poudlard que ça arrivera de sitôt. Pourquoi? Il fallait voir, depuis qu’ils étaient arrivés, le nombre de garçons qui tournaient autour d’elle. Et même que ça agaçait prodigieusement Russlan. Qui utilisait des moyens assez perfides pour les éconduire à la place de son amie. Genre, quand il voyait un garçon s’approcher un peu trop près d’elle pour la draguer, il arrivait, et il se mêlait à la conversation, l’air de rien. Et à un moment donné, il prenait la main d’Anna, la serrait doucement, se penchait vers elle. Pour lui chuchoter quelque chose. Il en profitait pour poser ses lèvres doucement dans son cou. Si le gars d’en face n’était pas refroidi, et qu’il insistait, Russlan ne se gênait pas pour embrasser sa copine. Ostensiblement. Faisant comprendre au mec qu’il n’y avait pas moyen, qu’Anna était à lui. Sur le coup, elle boudait, mais elle arrivait à en rire. Certes, sa jalousie pouvait être étouffante, mais des fois, c’était tout à fait mignon. Malheureusement, sa jalousie allait être beaucoup sollicitée cette année. Car bon nombre de prétendants se bousculaient au portillon pour tenter de séduire la belle Russe. Et après, elle arrivait encore à se mésestimer. C’était un truc typiquement féminin, ça. Elles ne savaient pas s’apprécier à leur juste valeur. Combien de fois il avait dit à Anna qu’elle était extrêmement désirable? Il ne les comptait plus. Elle était belle. Et naturelle. Rien à voir avec ces blondasses peroxydées ou ces brunettes qui avaient l’air pétasses. Les filles populaires qui souvent étaient fausses. Non pas avec la chirurgie esthétique, mais au niveau de leur attitude, de leur comportement. Et particulièrement les filles de Poudlard. Ces innombrables filles de riches qui se la pétaient dans leurs vêtements hors de prix. Malheureusement, Rebecca faisait partie de cette jeunesse privilégiée et totalement artificielle. Ces gosses de riches qui énervaient Russlan. Il ne ressentait pas de la jalousie à leur égard. Juste un profond mépris.

    Mais dans la vie, c’était comme ça. Seuls les riches pouvaient s’en sortir. La vie était devenue trop chère. Et seuls les nantis avaient une chance dans la société. Russlan se souvenait de ce vieux clochard, à Novgorod, sa ville natale. Il était à la rue depuis près de vingt ans. Et il avait les traits profondément marqués par les froids hivers russes. Et quand il voyait les peaux de pêche des jeunes filles de Poudlard, ça le faisait marrer. Ca se voyait comme le nez au milieu de la figure qu’elles n’avaient jamais manqué de rien. Alors ses pensées se mirent à vagabonder vers la douce Anna. Elle était belle. Peut être parce qu’elle dégageait du mystère. Elle avait du vécu. Elle restait dans un orphelinat. Mais elle avait une certaine présence. Un charisme qui, finalement, pouvait être digne des innombrables filles de riches. Elle avait un maintien droit et fier, altier. Une peau parfaite. Mais elle avait les traits fatigués, lassés. Détruits par la tristesse, le manque. Un deuil pas encore fait. Ils se comprenaient sur ce point. Comme beaucoup d’autres. Mais il y avait entre eux encore quelques sujets tabous. Dont-ils ne parlaient pas quand ils avaient une discussion sérieuse. Des sujets sur lesquels ils se montraient volontairement évasifs. Parce qu’on pouvait pas tout dire. Parce que certains trucs devront rester cachés. Russlan se demandait comment il allait se justifier cette fois ci. Le fait qu’il était à l’infirmerie avec une fille qu’il ne connaissait pas, ou que de nom. Et surtout, pourquoi il s’éternisait, alors qu’il aurait suffi de l’apporter là et basta. Il se méfiait aussi de Viktor. Seul Dieu sait ce que le jeune homme serait capable de raconter comme bobards. Il avait tendance à enjoliver un peu trop les choses. Et à en rajouter plus qu’il n’était nécessaire. Dans sa poche, le portable vibra. Il devait recevoir un message. Il baissa les yeux lorsqu’il vit que c’était un appel d’Anna. Il refusa l’appel, et éteignit son portable. Portable qu’il rangea dans sa poche. Ca faisait longtemps qu’il n’avait pas ignoré délibérément un appel d’Anna. Depuis avant sa dernière tentative de suicide, en fait. Il espérait juste que la douce Anna ne s’inquiète pas trop. La fois où il ignorait tous les appels, c’était aussi quand il sortait avec Diana, ou quand il était trop occupé avec elle. Russlan arqua un sourcil, avant de s’appuyer nonchalamment contre le dossier de sa chaise, et de s’étirer un peu. Il détestait rester assis trop longtemps. Il avait besoin de bouger, de se dégourdir les jambes. Et c’est pas en restant ici qu’il le fera.

    D’un côté, il avait envie de partir, mais il ne devait pas la laisser en plan. Ca serait indélicat et irresponsable de sa part. Surtout, il devait à nouveau haranguer l’infirmière pour qu’elle lui fasse un bon d’excuse pour ce prof. C’était vital. Sinon, Viktor et lui étaient des hommes morts. Bien entendu, Môssieur Ianovitch avait eu vite fait de se carapater, le laissant se démerder avec tout le bordel. Bien sûr, il était préfet en chef, allons-y gaiement. Ce n’était pas marqué bonniche sur son front. Ce n’était pas toujours à lui de faire le sale boulot. Tiens…Et si Russlan prenait un billet d’excuse pour lui, hein? Au bout d’un quart d’heure, Viktor s’était cassé. Ca lui apprendra, tiens. Mais ce n’était pas le moment de partir en vendetta contre son ami. Il était plus préoccupé par la fille qu’il avait sur les genoux, et qui avait levé son visage vers lui. Si Anna venait à débarquer à l’infirmerie -restait à espérer qu’elle ne le fasse pas, sinon il était cuit- pour sûr que ça serait mal interprété. Il fut perplexe quand elle bailla et s’essuya les yeux. Mais la vérité était là. Elle avait les yeux rouges. Peut être pas à faire concurrence à un lapin albinos, mais quand même. Puis vint la question qui gêna Rebecca. Il acquiesça doucement.

    « -Je comprends. Tu sais…Quand j’étais jeune. On a vu que j’étais surdoué. Puis à ma quatrième année, tout s’est cassé la gueule. Mes notes ont commencé à …Baisser de façon dramatique, j’ai plus rien foutu en classe et j’ai redoublé. Et maintenant je suis un cancre, un type qui passe son temps à foutre le bordel au fond de la classe. Mais je sais ce que ça fait. C’est juste que contrairement à toi, moi, je n’ai pas réussi. »

    Il préféra arrêter là la discussion. Il ne se sentait pas capable de continuer, et il priait pour qu’elle ne soit pas curieuse et qu’elle lui demande le pourquoi du comment quant à la chute de ses notes et son changement de comportement. Il s’aventurait sur un terrain trop personnel. Trop instable. Il ne parlait jamais de sa famille aux autres. Sauf à Anna. Qui elle savait presque tout. Quand à l’école, les autres en parlaient, il prétextait un devoir à faire à la bibliothèque ou s’arrangeait pour rester peu loquace quand on lui posait des questions. Et quand les autres parlaient avec enthousiasme des dernières vacances au soleil avec les parents, ou encore le dernier cadeau offert, Russlan ressentait une peine infinie lui broyer le cœur. Il regarda cependant la jeune femme, devenu livide entre temps. C’est lui qui n’allait pas, cette fois ci. Le Mihaylov soupira lorsqu’il vit la jeune femme baisser sa manche pour recouvrir ses pansements. Russlan songea aux blessures qu’il avait sur les bras. Les traces récentes de mutilation. Il craignait qu’on ne les découvre. Qu’on ne lui demande ce que c’est. Alors il garderait son bras résolument couvert. Il avait de toute façon un bandage frais de la veille sur le bras. Et c’était toujours le même qui trinquait. Car il était gaucher. Et il tenait la lame de la main gauche. Bref. Il regarda Rebecca étouffer un rire après sa réponse sur les activités auxquelles elle était susceptible de s’adonner. Il afficha un sourire sardonique lorsqu’elle lui répondit. Il s’humidifia les lèvres d’un coup de langue, avant de répondre, un sourire en coin flottant sur ses lèvres.

    « -J’adore les mathématiques. Quand je m’ennuie trop en cours, je dessine un Triangle de Pascal sur ma feuille. Je connais les vingt premiers termes de la suite de Fibonacci. Je connais les dix premières décimales du nombre Pi. Résoudre des équations c’est mon dada. Quant à la littérature…Je connais quelques trucs en poésie. Et quant à la physique…j’ai un faible pour la physique quantique et la théorie de la Relativité d’Einstein me fascine. »

    Et c’était vrai. Si Russlan avait été à l’école normale, il aurait adoré les maths et la physique. Il avait l’esprit très logique et très cartésien. Et une équation ne lui faisait pas peur. Si elle comptait le dissuader, c’est plutôt raté. Un sourire avenant toujours scotché à ses lèvres, il effleurait sa cuisse de ses doigts, les remontant davantage sans aucune gêne. Puis, vint le moment où elle lui prit le poignet. Ainsi, il allait trop loin? Son sourire s’élargit. Alors qu’elle l’obligeait à descendre. Qu’à cela ne tienne. Il continuait à caresser sa cuisse, et remonta, l’air de rien. Et sourit lorsqu’elle lui avoua ne pas aimer être portée.

    « -Mon poignet t’en es très reconnaissant. »

    Il soupira quand elle se pencha, pour aller prendre dans son sac l’habituel attirail des diabétiques. Elle était vraiment obligée de faire ça sur ses genoux? Quand elle eût fini, elle se leva, en se retenant à lui. Et elle commençait à partir. Russlan étendit les jambes devant lui, pour se les dégourdir. Il lui adressa un sourire sardonique lorsqu’elle sourit de façon éloquente. Il se leva à son tour. Il fallait qu’elle apprenne qu’il n’était pas du genre à se dégonfler.

_________________
RUSSLAN S. D. MIHAYLOV
Bang bang, shoot 'em up,
party never ends,
you can't think of dying
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