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 [14/09] Because i love him. {Russlan}

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MessageSujet: [14/09] Because i love him. {Russlan}   Mer 25 Fév - 18:44

    L'amour, un sentiment étrange n'est-ce pas ? Avant, il nous préoccupait peu. Il suffisait juste de vivre sa vie, de s'amuser, de s'éclater. Rien qui puisse nous prendre la tête. Désormais, l'amour c'est comme une prison. Mais tu y entres volontairement. C'est aussi comme une montagne, il y a des hauts et des bas. Tout ce que tu veux faire, c'est de t'en débarrasser, pour ne plus souffrir. Mais c'est trop tard. C'est vicieux. Cruel aussi. Bref, on aimerait bien maudire Dieu pour avoir inventer une telle chose.

    Anastasia venait de se réveiller. Le matin prenait place, les oiseaux chantaient, qu'il y avait-il de mieux pour démarrer une journée ? Ses cheveux ne ressemblaient à rien et elle avait des cernes. C'est ainsi qu'elle se réveilla chaque matin, comme une fille immonde qu'on aurait tendance à confondre avec un épouvantail. La jeune lionne était fatiguée, épuisée. Elle avait eu une dure journée. Enfin dure ? Pas tellement. Mais pour la première fois dans sa vie, elle n'avait pas montré du courage. Et pourtant c'est ce qu'elle est, courageuse, forte, ce n'est pas pour rien qu'elle ait intégré la maison des Rouges. Elle s'est laissé emporté, détruire, elle était faible. Celui qui avait provoqué cela, n'était autre que ... l'amour.

    Depuis quand se comportait-elle comme ça ? Elle l'ignorait. C'était peut-être du à la rencontre du Jeune Serpentard, Arlyn. D'ailleurs, les Gryffondor et les Serpentard n'ont jamais été en très bon terme, même pas du tout pour être plus précis. Nastia elle aussi, ne préférait pas traîner avec eux. Insolent, égocentrique, fourbe, la plupart ne méritait même pas de vivre. Elle ne les comprenait pas, non elle ne comprendrait jamais. Mais Arlyn lui était différent. Elle l'a senti dès la première fois lorsque leurs regards s'étaient croisés. C'était magique. Il y avait une telle douceur qui émanait de lui. Et c'est rare, un Serpentard doux et adorable ? Si elle venait à dire ça devant quelqu'un, on la prendrait pour une attardée. Mais pourtant, c'est le cas. Avec lui, elle est allée au delà des préjugés. Les stéréotypes qui montrent les Serpentards comme des personnes arrogantes, détestables et cruels. Pourtant, on pouvait très bien être une personne rusée, ambitieuse sans être détestable. C'est la personne qu'est Arlyn. Et elle n'avait pas tort sur lui. Ils ont parlé et il a été genial. Pas une fois il s'est montré désagréable à cause des origines de Nastia. Il ne la pas jugé.

    Depuis sa naissance, c'était la première fois qu'elle s'est sentie revivre, grâce à lui. Suite à leur première rencontre, ils ne se sont pas contentés de discuter. Ils se sont vus, en toute amitié bien sûr. Il l'a aidé, à s'amuser, à être plus heureuse. Elle a appris à le connaître, à le cerner. Elle a découvert qu'il avait des problèmes, de drogue notamment. Cela ne l'a pas effrayé, elle a même continué à le fréquenter, malgré les conseils de ses proches. Mais elle ne pouvait pas, elle avait besoin de lui comme lui avait besoin d'elle. Petit à petit, elle s'est fait prendre. Elle est tombée amoureuse. Lorsque Nastia s'en est rendu compte, elle s'en est voulu. D'aimer tout d'abord. Elle savait que l'amour était une chose merveillelleuse, mais maléfique aussi. La plupart du temps, on aime à mourir, à souffrir. La jeune adolescente ne voulait pas vivre cette souffrance à son tour. Elle était également persuadée que jamais Arlyn ne l'aimerait. Un Serpentard reste un Serpentard. Il ne pourrait admettre aimer quelqu'un comme Nastia, une Gryffondor mais aussi " sang de bourbe " (bien qu'elle détestait ce terme) étant donné que son père n'a pas de pouvoir magique non plus. Elle s'en veut aussi d'aimer un Serpentard. Comment ses amis réagiraient ? Surtout Russlan, lui qui ne voit pas cette relation d'un bon oeil. Elle ne savait plus quoi faire pour gérer tout ça. L'amour qu'elle éprouvait pour lui, non, cela ne pouvait pas exister. Et si leur amitié était en péril à cause de ce sentiment ? Mais elle se devait d'agir, coûte que coûte.

    Affalée dans son lit, elle se souvenait de tout. Absolument tous les détails de la soirée d'hier. Elle ne voulait qu'une chose, se débarrasser de ce poids insupportable. Elle voulait lui dire, à Arlyn, avouer ses sentiments. Mais cela ne s'est pas passé comme elle l'avait prévu.

    { flashback }


    Elle avait rendez-vous avec son prince ténébreux. Elle portait une jolie robe noir et l'attendait près de la haute tour où se trouvait la commune de Gryffondor. Bien qu'elle eut un peu froid, elle ne s'en souciait pas. Elle n'attendait qu'une chose, qu'Arlyn arrive. Minute après minute, le temps passait et Anastasia l'attendait. C'est alors qu'elle vit un jeune beau, élégant et classe. C'était lui.

      « ARLYN » - Hey, Lady. (il lui fit la bise) Excuse-moi du retard. J'avais du boulot en plus.
      « NASTIA » - T'inquiète. (elle prit ses mains)
      « ARLYN » - Alors ? De quoi tu voulais me parler ?
      « NASTIA » - Je ... Je (Elle n'arrivait pas. Elle avait besoin d'avouer ses sentiments, mais c'était trop dur)
      « ARLYN » - Oui ? Tu sais, tu peux tout me dire.
      « NASTIA » - Euh tu sais, tu crois qu'on peut rester ami ? Russlan n'est pas trop d'accord pour notre amitié. Il n'a jamais apprécié notre relation. Et puis, il est très protecteur. (Elle dévia le sujet, sans trop réfléchir)
      « ARLYN » - Euh ... (ne comprenant pas trop). Tu n'as pas à l'obéir systématiquement. Dans ce cas-ci tu fais ce que tu veux. Qu'il se mêle de ses affaires.
      « NASTIA » - Tu as sûrement raison.
      « ARLYN » - C'est tout ?
      « NASTIA » - Oui, désolé de t'avoir déranger pour rien.
      « ARLYN » - Pas grave.

    Après leur brève discussion, les deux élèves rejoignirent leur sale commune respective. Tandis qu'Arlyn ne se doutait de rien, Nastia, elle, était rongée par les remords. Elle avait une occasion de tout lui avouer, mais elle n'a pas saisit sa chance.

    { fin du flashback }


    Elle était triste et déçue. Elle avait besoin de changer d'air, d'oublier son amour quelques secondes. Se levant, enfin, de son lit, elle se dirigea vers la salle de bain. Se recoiffant, se maquillant, s'habillant, elle ne s'attarda pas trop. Cela ne dura qu'une dizaine de minutes. Après son petit moment de " nettoyage ", elle descendit les escaliers de Poudlard. Du brouhaha provenait de la Grande Salle. Apparement, la plupart des élèves prenait leur petit-déjeuner. Nastia était sur le point de les rejoindre, lorsqu'elle changea d'avis. Elle n'avait pas très faim. Jetant un coup d'oeil à gauche puis à droite, elle sortit prendre l'air dehors. Personne, il n'y avait absolument personne. Juste l'air frais qui venait à elle. Elle respira. Cela lui fit un grand bien. Elle continua de marcher, se promener dans le parc. Elle était tranquille puisqu'elle était seule en ces lieux. Cela aurait été parfait si personne ne l'avait dérangé.

    Mais ce ne fut pas le cas. Elle entendit des pas, des bruits. Faisant comme si de rien n'était, elle continua son chemin. Elle s'approcha des arbres pour pouvoir s'installer dans ce petit coin tranquille. Mais les pas s'approchaient de plus en plus. Consciente qu'il y avait quelqu'un, elle se retourna. Rien d'autre que lui, il ne pouvait pas tomber à un autre moment ? Alalah, ce Russlan ...
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MessageSujet: Re: [14/09] Because i love him. {Russlan}   Ven 27 Fév - 2:24

    Il avait eu beaucoup de mal à se lever ce matin là. Non pas parce qu’il s’était couché tard, ça, il avait l’habitude, mais parce qu’il était bien, comme ça. Il n’était pas pour l’instant disposé à quitter la chaleur douillette des draps, en fait, mais surtout, la sublime créature qui pour l’instant dormait encore. Anna. Elle était roulée en boule sous les draps, et elle avait l’air de bien dormir. Elle n’était pas certes causante, mais Russlan adorait la voir dormir. Il se dégageait d’elle une sorte de sérénité, d’innocence. Et le léger sourire qui s’affichait sur ses lèvres indiquait qu’elle devait bien dormir. Doucement, il effleura son visage pour remettre une mèche de cheveux derrière son oreille. Elle frémit, mais ne bougea pas. Il sourit, avant de se pencher pour poser délicatement ses lèvres sur son épaule nue, puis il se décida quand même à se lever. Il rejeta les draps, et posa ses pieds sur le tapis. Il se massa la nuque, en grimaçant légèrement. Il avait un peu mal dans le cou, mais ça passerait, il avait vu pire. Il se leva, avant de rassembler ses vêtements. Il enfila chemise, caleçon et pantalon, et alla occuper la salle de bains. Il se doucha, se sécha, se rhabilla, se coiffa rapidement -bien que ce soit inutile, ses cheveux cuivrés se retrouveront aussi mal coiffés au bout d’un moment- et se rasa, en prenant garde de ne pas se couper. Il retourna au lit, où Anna dormait toujours. Il ne tenait pas à la troubler dans son sommeil, mais il fallait qu’elle se réveille, sinon elle allait louper les cours. Elle ouvrit bientôt les yeux. Elle lui sourit. Avant d’enrouler ses bras autour de son cou, et de se serrer contre lui. Il avait posé sa main sur une de ses hanches, avant de l’embrasser. Le drap glissa, révélant le corps nu de la jeune femme, et il le chassa bientôt, alors qu’ils étaient enlacés, s’embrassant doucement.

    ANNA: Reste encore un peu, j’ai pas envie de me lever.
    LUI: Il va falloir pourtant. On a cours dans une demi-heure.
    ANNA: S’il te plaît…
    LUI: Mh, j’avoue que tu ne m’aides pas des masses, là.
    ANNA: Tu serais donc faible?
    LUI: On va dire que tu as de bons arguments…

    Ils avaient ri, puis ils étaient restés un moment, à s’embrasser et à rester enlacés, l’un contre l’autre. Avant qu’il ne prenne l’initiative de la lever lui-même et de la rhabiller lui-même. Avant de la porter jusqu’à la salle de bains, là où il la laissa. Il descendit prendre son petit déjeuner. Dix minutes plus tard, il sentit des mains se poser sur ses yeux. Il avait vu furtivement des manches rouges passer. Rouges, comme l’uniforme de Durmstrang. Alors qu’une voix malicieuse lui demandait qui c’était. Pour toute réponse, il se retourna, et l’embrassa. Longuement, sous les regards blasés des autres élèves. Malgré qu’ils ne soient pas dans la même maison, ils passaient tout leur temps ensemble, dans les salles communes. Ils étaient préfets en chef. Ils allaient patrouiller ensemble, ils passaient la fin de la soirée ensemble. Ils s’endormaient ensemble. Comme d’habitude. Alors bon. Ce n’était pas un Choixpeau à la noix qui l’avait envoyé lui à Serpentard et elle à Poufsouffle qui allait faire la loi! Ils avaient un cours en commun, en début de journée. Et le reste, ils furent séparés.

    C’était nul, ça, de ne plus pouvoir être dans la même classe, de ne plus pouvoir s’envoyer des mots en douce, dans le dos du prof. Russlan s’était installé tout seul à une table, et il n’en avait pas bougé. Il s’était contenté de stupéfixier quelques mouches qui volaient avec sa baguette, en utilisant des sorts informulés. Il avait intercepté un ou deux bouts de gomme que ces crétins de Dohlov et d’Ivanov avaient balancé des rangés de derrière, et Ivanov avait bien failli avoir l’encrier renversé sur la tête. En parlant d’Ivanov…Les ecchymoses que ce blaireau avait fait à Russlan étaient encore présentes, elles étaient encore violettes, mais moins enflées que la veille. Anna avait raison, quand elle l’avait embrassé sur la joue en disant que ça guérissait tout. Il avait un sourire furtif en repensant à cette scène, qui s’est déroulée pas plus tard que la veille. Il frissonna en repensant à tout ce qu’Anna lui avait dit. Sa famille. Son frère. Auquel Russlan avait envie d’exploser la tête. Il en avait mis du temps pour la consoler, pour la calmer. Mais quoiqu’il en soit, il l’aimait. Et c’était la première fois de sa vie qu’il était amoureux. Lui qui n’avait connu que des relations éphémères, du sexe sans amour. Il l’aimait depuis qu’il était tout petit. Il n’avait jamais pu aimer ses autres partenaires pour cette raison. Pas valable, diront certains, mais tant pis. Et il passa le restant des cours, à ne piger que dalle à l’anglais, et à rêvasser. Il se fit reprendre par plusieurs profs, mais il s’en foutait un peu. Des fois, il avait en tête les images de la nuit qu’ils ont passée, avant de s’endormir dans l’étreinte de l’autre, fatigués, mais comblés.

    Il y avait cependant une ombre au tableau. David. L’ex d’Anna, accessoirement son meilleur-ami. Il avait longtemps regretté de les avoir mis ensemble, d’avoir mis en veilleuse son amour pour Anna pour que David soit heureux. David n’a jamais apprécié que Russlan était le favori d’Anna. Il était jaloux. Ils se sont souvent engueulés à ce sujet. Anna en avait pris pour son grade elle aussi. Mais rien n’y a fait. C’était avec Russlan qu’Anna était la plus tactile. Et ils se sont mis ensemble alors qu’Anna était encore avec David, du moins, elle était censée l’être encore. Tout avait commencé l’été dernier. Russlan avait fait des conneries. Il s’est retrouvé mouillé dans une affaire de drogue, un type est mort alors qu’il s’amusait avec plusieurs filles, les flics sont arrivés, et il a été mis au frais pendant soixante-douze heures. Russlan n’avait pas les moyens d’avoir un avocat, et il avait la malchance d’être majeur. Bref, c’est l’oncle Carlyle qui a pris l’affaire en main. Il a payé la caution, il s’est fait engueuler, mais une engueulade magistrale. Carlyle lui avait mis une baigne, en lui disant de ne pas recommencé. Russlan avait réalisé que ce n’était pas Glenn qui aurait fait ça. D’une, quand il cognait, c’était de la violence gratuite. Pas pour le remettre sur les rails quand il a fait des conneries. De deux, parce que Carlyle, en était simplement son oncle, avait eu plus d’autorité sur lui que Glenn ayant été son père.

    A la pause, il avait été fumer dehors. L’air frais lui avait fait du bien. La journée était douce, comparé aux autres jours. Et Russlan laissa à nouveau vagabonder ses pensées. Après son bref séjour en prison, donc, Russlan s’est retrouvé à un endroit où l’innocence, son innocence, à lui et à Anna, avait été préservé. C’était avant tout symbolique, mais c’était la cabane où ils jouaient, enfants. Ils avaient parlé, retrouvé des souvenirs. Puis ça avait pris une toute autre tournure. Une certaine tension sexuelle s’était développée entre eux. Un désir, resté inassouvi pendant des années. Depuis leur premier baiser, échangé à l’âge de 13 ans, et oublié ensuite. Toute cette frustration qu’il avait accumulée. Ils avaient fait l’amour. Pour la première fois. Elle parce qu’elle ne l’avait jamais fait avant, et lui, parce qu’il avait toujours eu des rapports sans amour, des parties de jambes en l’air juste pour dire. Jamais de sentiments. Cette fois, il aimait. Et peut être était-ce pour de bon.

    Tout en se laissant aller à ses déambulations, il n’avait pas capté qu’il se dirigeait vers il ne savait où, et mieux encore, qu’il s’était paumé. Quand il vit, non loin des arbres, une tête blonde qui lui était familière. Elle se retourna, et il tomba nez à nez avec…


    « -Hé, Nastia! Qu’Est-ce que tu fais ici? »

    Elle pourrait lui retourner la question, tiens…

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MessageSujet: Re: [14/09] Because i love him. {Russlan}   Ven 27 Fév - 13:50

    Le parc, un endroit que tout le monde a toujours adoré. Qu'on soit au parc d'un collège, de la commune, de la ville ou encore le fameux Central Park, il n'y a rien de mieux pour se requinquer. Aussi bien pour les plus petits, que les plus grands. C'est un des seuls endroit accessible à tous. Il offre plus d'avantage que le cinéma par exemple. Le Parc, il nous empêche de rester vautrer dans une salle pendant 2 heures. Le Cinema lui, nous tue les yeux. Le Parc, c'est gratuit, tout le monde peut en profiter. Le Cinéma, c'est 6 euros pour une place. Scandaleux ! Le Parc, on peut partir quand on veut. Le Cinema aussi, mais on aurait payer pour rien. Bref, on pourrait continuer pendant des heures pour comparer le parc et un autre endroit distrayant, qui sera sûrement payant. De plus, le parc offre de nouveaux avantages. Pourquoi aller là-bas plutôt qu'à un autre endroit ? Tout simplement pour profiter d'abord de l'air frais. Rien de mieux qu'un vent qui nous souffle sur le visage. On se sent revivre à nouveau. De plus, il y a toujours un de ces paysages, qu'on aimerait admirer pendant des heures. Des paysages montrant le merveille de la nature. C'est vert, mais on aime quand même. Pas besoin d'escalader une montagne et de risquer sa vie pour apprécier le décor.

    Les plus grands discuteront avec leurs amies. Elles sont là, avec leur bébé et tout le matériel nécessaire tel que la poussette. D'autres viennent en famille, jouer à cache-cache, faire un pic-nique. Les occupations possibles sont plus nombreuses qu'on peut le croire. Certains y promènent leur chien, et d'autres observent les étangs et les canards, leur donnant au passage du pain pour les nourrir, même si c'est interdit par la loi. Quant à Anastasia, elle était là pour réfléchir, penser, se distraire. Se vider l'esprit. Mais pour ce genre d'occupation, il vaut mieux être seule. A Poudlard, il n'y avait personne le matin uniquement. Les autres moments, il y avait toujours des élèves, même la nuit. Et lorsqu'elle entendit des pas, elle se disait bien que la malchance lui tombait dessus. Elle ne pourrait pas penser tranquillement, librement. Mais après tout, c'était son frère qui était là, elle ne pouvait pas lui en vouloir si il voulait découvrir les endroits de son école. C'est son droit.

    Russlan l'avait apperçu. Bien évidemment, il la reconnu. Ce serait une honte si il n'était pas capable de reconnaitre sa propre soeur. Elle l'aurait envoyé au bout du monde si il se permet de faire une telle faute. Mais ce n'est pas le cas. Même de dos, il a pu reconnaître sa très chère Nastia. En même temps, une fille avec des cheveux éclatants comme ça, c'était pas courant. Il faut dire que la jeune Gryffondor était fière de ses cheveux. Lorsqu'elle se retourna à son tour, Russlan se permit de lui poser une question. Nastia voulut faire un rire cynique. Mais ce n'était pas la peine, et puis il n'y avait aucun interêt. Elle pouvait très bien rire normalement comme une personne normalement constituée le ferait.

    « Tu rigoles ? Je te signale que je suis dans mon école ici »

    En prononçant cette phrase, elle ne voulut pas nécessairement remarquer qu'elle était dans son terrain ici. Qu'en théorie, même si il était préfet-en-chef, elle avait plus de pouvoir vu qu'elle était inscrite à Poudlard depuis toujours, et pas lui. De plus, il était clair que les élèves de Poudlard avait la " priorité " sur les autres écoles, invités au tournoi des 3 sorciers. Même si ce n'était pas stipulé dans une lettre, dans un courrier, dans le règlement ou autre texte officiel, pour elle c'était clair. Les élèves étrangers n'avaient pas à faire la loi ou à contrôler ou à se sentir supérieur. Si elle voulait être ici, c'était son droit. Elle se sentait bizarre de parler ainsi, après tout, c'est quelqu'un de sa famille qui se tenait devant elle. Mais à force de trainer avec Rebecca, elle commençait à développer un sale caractère. Mais elle était sûr que ça allait vite passer. Et puis, c'était peut-être du à sa mauvaise humeur, du à la soirée d'hier.

    Avant qu'il puisse ajouter quoi que ce soit, elle voulait surenchérir, pas pour dire une autre bêtise comme celle qu'elle venait de dire quelques secondes auparavant, mais plutôt pour lui retourner sa question d'une manière totalement justifiée cette fois.

    « Euh Désolé, je sais pas ce qui m'a pris de te dire ça. J'me sens vraiment pas bien. J'ai passé une assez mauvaise soirée hier. Enfin bref. Je suis là depuis quelques minutes pour prendre l'air mais toi qu'est-ce que tu fais là ? »

    Elle avait peur d'en avoir dit un peu trop sur sa situation. Russlan était son frère, et comme un frère se doit de l'être, il était très protecteur et se souciait très fortement du moral de sa p'tite soeur chérie. Même si Nastia en avait souvent assez, qu'elle lui répétait assez qu'elle était assez grande maintenant, elle lui était reconnaissante qu'il s'occupe d'elle ainsi. Mais il faut avouer qu'à la longue, c'était assez déreangant. Elle voulait avoir ses propres secrets et garder une partie de son intimité sans qu'il vienne y faire intrusion à chaque fois. En attendant la réponse de Russlili, elle s'installa près d'un arbre, comme prévu initialement. Elle ferma les yeux, le temps de se vider l'esprit quelques secondes, avant que son frère daigne enfin de lui répondre.
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MessageSujet: Re: [14/09] Because i love him. {Russlan}   Mer 4 Mar - 19:02

[haaaan, c'est trop nul T____T Désolée Sweetie, j'ai pas d'inspiration --']

    En réalité, le parc de Poudlard était plutôt chouette. En cette moitié de Septembre, l’été n’était pas si loin que ça et il flottait un air de vacances. Les élèves n’avaient pas pleinement commencé l’année, et avec l’arrivée des élèves étrangers, c’était encore plus flagrant. Le Mihaylov n’était là que depuis une semaine seulement. Il n’était pas aussi perdu qu’au premier jour, mais il n’avait pas beaucoup progressé en anglais non plus. Il se demandait comment faisait Nastia. Elle est bilingue, et ça l’épatait. Il dormait toujours autant en cours, et se demandait si ce cirque allait bientôt finir un jour. Il s’était habitué aux regards que les filles jetaient sur lui. Certaines même l’avaient déjà ouvertement dragué. Alors que des fois, Anna était avec lui. Et le pire, c’est qu’elles s’en foutaient du fait qu’Anna était en train de tenir sa main, ou lui enlaçait la taille d’un air possessif. Mais genre, ça se voyait quoi, qu’il était en couple! Et les autres étaient même pas foutus de respecter cela. Bref, tout ça pour dire qu’on s’habituait à tout, ou presque. Même à la pluie. En ce jour de Septembre, le soleil pointait son nez pour la première fois depuis des jours. Soleil qui devenait déprimant lorsqu’on savait qu’on avait encore une journée à tenir en cours, dans une salle parfois peu éclairée. Pire encore, à Serpentard, dans les salles communes, on n’avait pas la possibilité de voir la lumière du jour, tout était sombre, froid, et humide. Pas étonnant, dans un sens, quand on pense que la salle commune des Serpentard était sous le lac. Bref, tout ça pour dire que Russlan passait le moins de temps possible dans la salle commune, pour aller vadrouiller ailleurs. Il commençait à explorer le château. Si au départ, il ne reconnaissait pas les endroits, maintenant, il avait des repères. Il retrouvait tout seul le chemin de la salle commune. Et là, c’était la deuxième fois qu’il allait se promener dans le parc. Lui qui restait juste devant la porte d’entrée pour fumer.

    Il avait écrasé le mégot. Il brûlait d’envie d’en allumer une autre, mais ça ne serait pas raisonnable. Car s’il commençait comme ça, il pouvait fumer un paquet en une demi-heure, en fumant toutes les cigarettes coup sur coup. Alors, des fois, il devait se faire violence. Et fumer à chaque pause, comme les autres élèves. On lui avait déjà reproché, mais il s’en fichait. C’était sa vie, il la gérait comme il l’entendait. Il arrêtera de fumer quand il aura envie, ou une bonne raison pour le faire. Quand on lui sortait qu’il puait le tabac froid, il se contentait de lever les yeux au ciel. Certes, l’odeur du tabac imprégnait ses cheveux, ses vêtements. Et après? C’est pas comme s’il chiquait en même temps. Bref, après la pause cigarette, Russlan s’était aventuré un peu plus loin, ayant la volonté de découvrir un peu les environs. A cette heure ci de la matinée, Russlan était surpris de voir si peu de monde. Bah. Ils étaient tous en train de prendre leur petit-déjeuner, rien de bien dramatique. Tous, sauf Nastia. Elle était venue se promener, toute seule, pour s’aérer l’esprit. Sur ce point, ils se ressemblaient. Il savait s’isoler pour faire le point, remettre de l’ordre dans son esprit. Il restait souvent dans sa chambre, allongé sur son lit, en regardant le plafond. Des fois, il sortait sa guitare, et il jouait. C’était pas plus compliqué. A chacun son truc pour éviter le coup de blues, évacuer son stress. Des fois, on se promenait dans le parc sans raison apparente.

    En tout cas, il était allé vers elle, pour la saluer. C’était sa sœur, quoi, elle n’était pas une étrangère. Il lui sourit, mais son sourire faiblit. Elle ne semblait pas dans son assiette. Quelque chose la contrariait, mais quoi? Et cette hypothèse se confirma d’autant plus qu’elle le toisa, avant de répondre, d’un ton qui lui sembla agressif. Il arqua un sourcil. Pour que Nastia soit comme ça, c’est qu’on avait dû la pousser à bout. Bon, d’accord, sa question à lui pouvait prêter à confusion. Il s’était exprimé comme un manche, et sûrement pas sur le bon ton. Mais c’était une raison pour l’envoyer bouler? Il était innocent, dans l’affaire. Ou pas. Le jeune russe pinça les lèvres, avant de froncer les sourcils. Et à lui de rétorquer.


    « -Et moi je me suis paumé. Je ne voulais pas froisser Mademoiselle. »

    Et puis merde, si elle le prenait comme ça, il n’avait plus qu’à partir. Il pouvait quand même se promener, ou se perdre, ou les deux à la fois, sans s’en prendre plein les lattes quand même? Il la considéra d’un regard implacable, jupitérien. Oui, c’était écrit dans le règlement. Les élèves étrangers n’étaient pas privilégiés par rapport aux élèves résidents. Et vice-versa. Il avait dû se taper la lecture de ce fichu règlement. Et quelques clauses supplémentaires étaient venues s’ajouter, en vue de cette saleté de tournoi. De même qu’il savait que le règlement de Poudlard primait sur celui des autres écoles. Alors bon. Il était au courant. Mais n’empêche, il était là, et il comptait bien y rester, même si cela devait agacer Nastia. Il était sur une propriété publique, après tout! Et les sautes d’humeur de sa sœur commençaient à l’agacer prodigieusement. Il en avait marre qu’elle soit toujours sur la défensive, et qu’elle lui bouffait le nez pour un rien. Elle avait développé un caractère de chien, voilà ce qu’il y avait. Et Russlan se promit de jeter un coup d’œil aux fréquentations de la miss, pour voir quelle en était l’origine de tout ces changements d’humeur bizarres. Non, en fait, il n’avait pas besoin de chercher midi à quatorze heures. Il avait vu Nastia traîner avec Rebecca et sa bande. Ça suffisait amplement comme explication. Il passa sa langue sur sa lèvre inférieure pour l’humidifier, puis, il répondit, sarcastique.

    « -Je vois que Rebecca n’a pas une très bonne influence sur toi. Je crois qu’il faut revoir sérieusement tes fréquentations, Nastia, car là ça devient chiant, ces sautes d’humeur. Bref, j’étais en train de fumer, je me suis promené, je me suis perdu, et me voilà, fin de l’histoire. Super, non? »

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MessageSujet: Re: [14/09] Because i love him. {Russlan}   Sam 7 Mar - 22:12

    HJ : T'inquiète, moi c'est vraiment pas fameux comparé à toi u_u

    Elle était assise, dos contre l'arbre. Elle respirait l'air frais qui s'offrait à elle, et écoutait le chant des oiseaux. C'était magnifique. Elle aimait beaucoup la nature, c'est quelque chose qu'elle respectait énormement même si elle ne le montrait pas réellement. Elle se souvenait lorsqu'elle était petite, qu'elle aimait prendre l'air et observer les animaux. Tandis que les papillons volaient, elle regardait les coccinelles traverser sa main entière. Elle souriait et était heureuse. Depuis, c'était une habitude pour elle de s'appuyer sur le dos d'un arbre. Elle se sentait revivre. De plus, c'était un bon moyen de repos. C'était dans les moments de solitude qu'elle le faisait. Oh bien sûr, il n'était pas agréable physiquement de sentir le creux des arbres. Mais au moins, c'était un support solide pour son pauvre dos. A force, elle devenait faible à fréquenter des chaises toute la journée. Mais bon, c'était des choses contre lequelles on ne pouvait rien y faire.

    L'air frais était tellement agréable. Aucune odeur nauséabonde, étrange ou bizarre. Elle était au calme, entendant les vagues paroles que son demi-frère lui adressait. Oh oui elle entendait ce qu'il disait, mais elle était tellement fatiguée qu'elle ne l'écoutait pas vraiment. Ce n'était pas par manque de respect mais elle se sentait tellement bien ainsi, qu'elle préférait garder ce sentiment le plus longtemps possible. Mais elle n'allait pas tarder à être déranger non par son frère mais plutôt par un de ces actes. Elle le sentait. Il avait fumer une cigarette quelques instants auparavant et bien sûr l'odeur s'était impregnée sur sa veste. Cette odeur, elle ne la supportait. Dérangeante à souhait. Elle n'aimait ni la cigarette, ni que son frère fume. Tout le monde le sait, ça détruit la santé. Que les autres fument, cela ne la déreangeait pas. Ils faisaient ce qu'ils voulaient de leur vie, et si ils voulaient avoir un cancer du poumon, tant pis pour eux. Mais elle n'adhérait pas du tout à l'idée que ce soit Russlan qui fume. Parce qu'il détruit sa santé à lui mais aussi, légèrement, à elle. Elle s'était toujours sentie mal à l'aise face à l'odeur. Elle se souvient même de s'être évanouie un beau jour. Elle ne comprenait pas pourquoi les gens dépensaient de l'argent pour une telle absurdité, ou plutôt d'avoir essayé de fumer un jour. Enfin bon, du moment qu'elle ne fume pas. C'est tout ce qui comptait à cet instant là.

    « Rusli, tu sais bien à quel point je déteste que tu fumes. »

    Oh cette fameuse phrase, elle lui a dit plus d'une centaine de fois. Et son frère ne supportait pas qu'elle le lui rappelle à n'importe quel instant. Pourtant, elle se sentait obliger de dire ce qu'elle ressentait lorsqu'il fumait. Et surtout, elle se préocuppait toujours de lui et de sa santé. Il serait bête qu'il soit malade à cause d'une foutue clope. Il est vrai qu'elle serait extremement contente et reconnaissante qu'il arrêterait juste pour lui faire plaisir. Mais elle n'esperait pas car elle savait que cela n'arrivait pas. Son frère n'était pas de mauvaise foi, mais il ressentait juste besoin de fumer. Alors elle le laissait faire. Sans pour autant lui rappeler sans cesse qu'elle détestait ça bien sûr.

    Ruslan _ « Je me suis perdu, et me voilà, fin de l’histoire. Super, non? »

    Oh elle savait bien que lorsqu'il venait d'achever sa phrase, des milliers de pensée traversaient le tête de la jeune fille. Se perdre à Poudlard ? Après tout, il est tout à fait normal. Tout le monde sait à quel point l'établissement est grand. Lors de ses premières années, elle se perdait toujours, et surtout les premiers jours, elle ne se rappelait même plus où se trouvait les différentes salles. De plus, elle se trompait toujours d'escalier pour se rendre dans la tour, là où se trouvait la salle commune de Gryffondor. Mais à force, elle a fini par s'habituer et elle connait cette école aussi bien que sa propre poche. Que ce soit les différentes tours, la forêt, le parc, ou les différents éléments composant Poudlard, elle les connaissait tous.

    « Et ben quand tu te perds, n'hésite pas à me voir, si tu me trouves. Je peux t'aider »

    Elle ne s'attendait pas à ce qu'il réponde. C'était juste un service qu'elle proposait. Consacrer quelques minutes ou quelques heures de son temps pour que son frère se sente bien à Poudlard ne la déreangeait pas. Et puis, il allait sûrement rester ici un bon bout de temps puisque le tournoi n'avait toujours pas commencé officiellement. Elle n'avait pas nécessairement hâte, ce n'était qu'un simple tournoi et puis il y avait des épreuves comme celle du labyrinthe, où l'on pouvait presque rien voir. On restait durant des heures dans des tribunes au froid. Rien de bien excitant. D'ailleurs, en parlant de foid, le vent devint plus fort, et le soleil commença à disparaitre. Mais aucune trace de nuage à l'horizon. Heureusement, elle ne voudrait pas bouger de sa place à cause de la pluie.

    Face à Russlan, Anastasia regarda autour d'elle sans rien faire. Elle pensait à rien, contemplait cette vue magnifique. Mais quelque chose la sortit de ses pensées. Brr brr, brr brr. Fichu vibreur ! Quelqu'un venait de lui envoyer un message, enfin un sms plutôt. Les GSM étaient interdits autre part que dans le parc, mais tout le monde se fichait royalement de cette règle. Et vu qu'elle était la seule dans ce parc avec Russlan, c'était sûrement quelqu'un qui se trouvait dans un autre endroit à Poudlard. Les élèves éteignaient tout de même leur portable durant les heures de cours. Elle sortit son appareil de sa poche et regarda le texte qui s'affichait sur l'écran.

    « Little Ladyy Smile Je t'ai cherché partout mais je ne te trouves pas. Alors que je suis entrain de manger mon petit dej, je jettes un coup d'oeil à la maudite table des Gryffondors. Et malheureusement je ne te vois pas Sad Où tu es Chouu' ? Tu vas bien ? N'hésites pas à venir m'en parler. On se voit tout à l'heure. J'taime <3 A. »

    Anastasia avait chaud au cœur ... et mal à la fois. Bien sûr, ce message d'Arlyn lui faisait plaisir. Il s'intéressait à elle et avait même apperçu qu'elle n'était pas dans la grande salle. Mais elle se sentait mal de devoir lui cacher ses sentiments. Elle ne savait pas combien de temps cela allait durer. Son petit " Je t'aime " à la fin de chaque message, c'était comme un coup de couteau à chaque fois. Elle était persuadée que ce Je t'aime n'était pas un que l'on dit lorsqu'on était amoureux, mais juste quand on tient très fort à quelqu'un. Elle était sur le point de le rejoindre dans la grande salle lorsqu'elle se souvint de la présence de Russlan. Tant pis, elle le verra une autre fois.

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MessageSujet: Re: [14/09] Because i love him. {Russlan}   Lun 9 Mar - 20:12

    C’était compliqué, une fille. Encore plus une petite sœur. Elles n’étaient jamais stables, elles changeaient d’humeur comme de chemises. Russlan avait toujours vécu entouré de filles, c’est pas pour autant qu’il les comprenait. Prenons Anna, par exemple. Il la connaissait depuis presque toujours, et pourtant, il y avait encore des zones d’ombre, de ces attitudes qu’il avait du mal à saisir. Malgré le temps qu’elle passait avec lui. Malgré qu’ils soient ensemble jour et nuit. Pour beaucoup, c’était simple. Anna n’était qu’une nunuche qui se laissait promener par le bout du nez sans rien dire. Elle était naïve et aveuglée par les sentiments qu’elle éprouvait envers son cher Russlan. Mais…Non. En réalité, Anna était beaucoup, beaucoup plus compliquée. Elle était hantée. Elle ne savait pas trop ce qu’elle voulait, ni où elle allait. Elle était perdue et elle ne savait pas vraiment qui elle était vraiment. Un autre exemple? Nastia. La petite sœur. Elle était compliquée aussi, bien qu’elle avait beaucoup en commun avec Anna. La même générosité, la même naïveté. A la différence près que Nastia savait être radieuse. Anna était beaucoup plus sombre, torturée. Seulement, à se comporter ainsi avec elle, Russlan ne l’aidait pas vraiment. Il privait Anna de sa liberté. Même si, pour l’un comme pour l’autre, l’Autre était l’élément le plus important de leurs pauvres vies.

    Anna lui avait tout dit. Tout ce qu’elle avait vécu. Et s’il avait été un peu surpris par autant de révélations, il ne lui tournerait pas le dos pour autant. Il pouvait concevoir qu’elle ait honte, qu’elle se sente minable, à maintes reprises il s’était retrouvé dans cette situation. Il ne pouvait que comprendre. Il n’avait pas le droit de la blâmer pour quelque chose dont elle n’était pas responsable. Tout ce qu’il pouvait faire, c’était de lui offrir l’étau protecteur de ses bras, sa présence. Lui montrer qu’il l’aime, et qu’il sera là pour elle. Même si cela signifiait de devoir passer des nuits blanches à essayer de la calmer et de sécher ses larmes. De balayer d’une étreinte ses craintes, sa peur. Certes, il était son petit-ami. Mais il jouait encore son rôle de grand-frère, celui que le vrai n’avait jamais pu assurer. Après de longs et pénibles moments, d’innombrables sanglots, elle s’était calmée. Elle avait commencé à chercher ses lèvres, puis ses doigts avaient trouvé le nœud de sa cravate. Les boutons de sa chemise. Ils avaient partagé un moment d’intimité. Elle s’était endormie dans ses bras. Elle avait eu une nuit agitée. Il n’avait pas fermé l’œil, préférant veiller sur elle. Il ne s’était endormi qu’au petit matin, une fois qu’il était sûr que pour elle tout allait bien. Elle qui avait fini par se blottir contre lui, posant sa joue contre son torse, et une main contre son cœur. Il avait refermé ses bras autour d’elle, avant de sombrer. Autant dire que le réveil avait été difficile. Même s’il s’était encore réveillé avant elle. A présent, il était claqué. Mais ça en valait la peine. A dire vrai, il irait bien se remettre sous les couvertures, et roupiller. Mais il y avait cours. Et les préfets en chef n’étaient pas censés sécher les cours. Il ira donc. Et il aura fumé pour se motiver un peu. Habitude qui déplaisait à Nastia. Il le savait. Mais ça ne l’empêchait pas de continuer. Il était égoïste sur ce coup là. Il grimaça quand elle l’appela Russli. Il inspira, avant dé répondre, aigre.

    « -Et moi je n’aime pas quand tu m’appelles comme ça. »

    Le surnom. Un sujet de désaccord entre les deux jeunes gens. Le seul surnom que Russlan tolérait, c’était Will. Ca venait d’un des prénoms qu’il avait, le troisième, lui semblait-il. Anna et David l’appelaient comme ça. Et il ne tenait pas vraiment à ce que ce surnom se sache parmi les élèves de Durmstrang. C’était adorable, mais ridicule. Vous savez, c’est comme quand votre mère vous appelle « mon lapin » ou tout autre surnom du genre devant les copains. Elle a certes poursuivi son habitude, mais en attendant, le lapin en question a bien la honte, et ses copains se payent sa tête en l’appelant ainsi, et parfois même pire. C’était le risque avec les surnoms. Certains étaient cool, d’autres étaient de ceux qu’on aurait envie d’enfermer à double-tour dans un placard. Bref, Russlan n’était pas fan de son surnom. Ca faisait d’un coup moins noble. Pour un grand gaillard comme lui, mesurant presque un mètre quatre-vingt-dix, autant dire que c’était ridicule. Mais il ne savait pas vraiment comment souligner cet évidence sans froisser sa sœur. Car un surnom, à la base, c’est donné parce qu’on aime bien une personne. C’est rarement moqueur. Et quand ça l’était, ça se voyait comme le nez au milieu de la figure. Bref, changeons de sujet, qui était la pomme de Discorde entre les deux jeunes gens. Avant qu’il n’avoue qu’il s’était perdu. Et à Nastia d’embrayer. Il hocha la tête, avant de murmurer.

    «-J’y penserai…encore faut-il que je te trouve. »

    Dans sa poche, son portable émit un petit bip. La mélodie qui indiquait qu’il venait de recevoir un message. Deux secondes plus tard, un autre bip. Un autre message. Le premier était de David. Il lui demandait des nouvelles d’Anna car il n’en avait pas eu, et il aurait aimé l’emmener quelque part pour faire il ne savait quoi. Pauvre David. Il n’avait toujours pas compris qu’Anna ne souhaitait plus être avec lui. Il se doutait bien qu’elle ne savait pas trop comment expliquer la chose, surtout que maintenant, elle était avec Russlan, alias le meilleur ami de David. Il émit un sifflement contrarié, et il décida tout bonnement de ne pas répondre. Après tout, un SMS pouvait très bien ne pas avoir été envoyé. Restait plus qu’à espérer qu’il n’ait pas activé l’option qui lui envoyait le message quand le destinataire l’avait reçu, dans lequel cas son mensonge tomberait à l’eau. Et puis même, il aurait très bien pu envoyer un message directement à Anna.

    Le deuxième message était justement d’elle. Elle lui demandait où il était, car elle le cherche partout et elle ne le trouve pas. Elle ajouta que de toute façon, ils se revoient au prochain cours. Il sourit en voyant le Je t’aime à la fin du message. Il souriait encore quand il navigua dans le menu, et qu’il répondit au message. Il lui répondit qu’il était dans le parc avec sa sœur, avant de lui retourner les deux mots. Il appuya sur envoyer, et fourra le portable dans sa poche. C’était pratique, quand même, les téléphones mobiles. Même s’il se faisait passer pour un idiot à chaque fois qu’il recevait un message d’Anna et qu’il souriait comme un con. Sans se dépêtrer de son sourire, il porta à nouveau son attention sur sa sœur. Anastasia avait elle aussi reçu un message et elle semblait mal à l’aise. Il arqua un sourcil, mais il ne posa pas de question. Son portable bipa à nouveau. Ce n’était pas Anna qui lui répondait. Mais une certaine Gossip Girl. C’était un de ses flash-infos stupides et insipides. David, qui avait eu vent de ce qui se passait là, disait que c’était de la soupe et que ça n’avait aucune valeur journalistique. Russlan avait eu la mauvaise surprise de voir un de ces flash-info parlant de lui et d’Anna. Et il l’avait pas bien pris. Bref, il sut d’emblée que les quelques lignes parlaient de sa propre sœur si l’on en croyait la photo qu’il y avait au dessus. Un moment pris sur le vif, montrant Nastia et un garçon en train de discuter, et Nastia qui avait l’air toute chose devant le garçon.

    Vus ensemble. Little N., de Gryffondor et A., de Serpentard, garçon charismatique et à la réputation sulfureuse. Le cœur de Juliette aurait-il été touché par le ténébreux Roméo? Connaîtront-ils une fin heureuse ou au contraire une fin tragique à l‘instar des deux amants? Les paris sont ouverts.

    D’un geste rageur, Russlan referma le clapet de son GSM. Fichue colporteuse de ragots! Mais à dire vrai, ce n’était pas tellement Gossip Girl qui le dérangeait, ni même le fait qu’elle étale les petits secrets de tout le monde. Non, c’est surtout sa sœur qui l’inquiétait. Il connaissait la réputation de ce malotru et il ne voulait pas que sa sœur fréquente ce type. Nastia était connue pour la non-régularité de ses relations, mais il ne pouvait pas la blâmer pour ça. Il était au moins pareil, sinon pire. Non seulement il n’était pas fidèle, mais il avait la fâcheuse habitude d’échanger ses partenaires avec d’autres personnes de sa connaissance. Le plus immoral des deux était sans doute lui, mais ce n’était pas la question. Il se mordilla la lèvre inférieure, embêté, avant de murmurer, toujours aussi aigre.

    « -Nastia, on doit vraiment causer. C’est vrai ce que dit ce torchon? »

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MessageSujet: Re: [14/09] Because i love him. {Russlan}   Sam 14 Mar - 18:11

    Le beau temps faisait à nouveau son apparition. Le soleil ne dominait pas complètement, mais on pouvait déja percevoir ses rayons, traversant les nuages dans le ciel. Le vent, lui, passait de temps en temps pour ne pas que la chaleur se fasse trop ressentir. Anastasia se souvient alors lorsqu'elle était petite, qu'elle avait une habitude particulière. L'herbe avait toujours été d'un vert éclatant, partout où elle se rendait. A l'automne, les feuilles jonchaient le sol, mais ce n'était pas un problème. Les couleurs oranges et bruns rendaient cet aspect de la nature encore plus séduisant. Elle aimait s'allonger sur l'herbe. Ce n'était pas necessairement une attitude d'une petite fille solitaire, voilà pourquoi elle aimait être accompagner de sa mère, Orianne. A cette époque, la relation qu'elle entretenait avec Russlan ne tenait que sur un fil. Les choses ne se passaient pas très bien entre eux. Mais la seule présence de sa mère lui suffisait ; cette femme était son petit soleil à elle. Couchée, elle levait la tête vers le ciel, et comme de nombreux enfants à cet âge, elle voyait des formes apparaitre grâce à son imagination. Elle passait ainsi de nombreuses heures à voir passer de nuages en nuages. Elle ne s'en lassait jamais et seule la compagnie de sa mère et ce petit moment de bonheur la rendait heureuse. Désormais, elle était trop âgée pour pouvoir avoir le même plaisir que cette activité lui procurait à l'époque. De plus, elle n'a plus la même imagination pour pouvoir apercevoir des animaux imaginaires traverser le ciel. Maintenant, ce n'était plus que des nuages, et des simples nuages blancs.

    Tout ce qu'elle pouvait voir à présent, c'était son demi-frère. Assis sur l'herbe en face d'elle, il ne l'observait pas nécessairement, mais ne détourna non plus son regard lorsqu'Anastasia le regardait. Elle avait beaucoup l'avoir vu pratiquement tous les jours depuis qu'elle était toute petite, il changeait à vue d'oeil chaque jour qui passait. Il était plus beau mais aussi plus grand et plus imposant. Ses cheveux étaient en désordre, en bataille, et donnait une impression de négligeance. On avait en effet l'impression qu'il ne l'avait pas ses cheveux. Enfin bref, elle s'en foutait un peu, c'était son hygiène à lui, pas à elle. Il était assez grand pour s'occuper de lui tout seul. Lorsqu'un son émit de sa bouche, Anastasia reporta son attention sur lui.

    Ruslan _ « Et moi je n’aime pas quand tu m’appelles comme ça. »

    Elle le savait pourtant, qu'il ne supportait pas qu'on le surnomme " Rusli " ou " Ruslili ". Pourtant, Nastia adorait ce surnom. Et taquiner son frère lui faisait plaisir. Bien sûr, ce n'était jamais méchant et son intention n'était pas mauvaise. Elle aimait les grimaces qu'il faisait lorsque quelque chose lui déplaisait. Mais lui donner un surnom était bien sûr, une marque d'affection. Depuis toute petite, elle donnait toujours des surnoms à des gens qui comptait pour elle. Ils étaient la plupart du temps, très ridicule, mais c'était marrant quand même. En général, elle faisait des jeux de mot, ou alors elle raccourcissait simplement le prénom de la personne. A elle aussi, on lui donnait des surnoms même si le simple " Nastia " suffisait. D'ailleurs, seule sa mère la nommait par son prénom. Le reste de son entourage l'appelait par Nastia ou d'autres surnoms personnalisés. Mais peu importe, du moment qu'on l'appelait. La chose qu'elle ne supportait pas, c'est qu'on l'ignore. Elle ne repondit pas à Russlan, et se contenta de sourire légèrement. Ce sourire voulait tout dire ; qu'elle trouvait cela amusant et qu'elle ne prendrait pas la peine de se disputer de lui pour une chose aussi insensée.

    Après avoir reçu son sms, elle remit son téléphone portable dans sa poche. Lorsqu'elle leva les yeux, elle vit que Russlan reçut, lui aussi, des sms. Depuis quelques temps, les sorciers étaient devenus dépendants des portables, cette invention (la seule peut-être ?) géniale des moldus. Elle entendit alors des bruits. Les élèves avaient, petit à petit, finit leur déjeuner et la plupart d'entre eux avaient apparemment décider de se retrouver dans le parc. Cela ne la dérangeait pas. De toute façon, elle n'aimait pas le silence totale.

    Son portable se mit alors à vibrer de nouveau. Elle s'interrogea. Elle n'avait pas répondu au message d'Arlyn, elle n'avait pas la force mentale pour faire face à ses sentiments, suite à la soirée qui s'était passée un jour avant. Mais cela pouvait très bien être lui; si il persistait à avoir des nouvelles de Nastia. Mais elle savait très bien que ce n'était pas son genre, ce n'était pas celui qui la harcelait. Si elle ne répondait pas, il savait très bien qu'il y avait une raison à cela. Qui cela pouvait alors être ? Sa meilleure amie ? Une quelconque amie ? Assez de suspens, elle sortit son téléphone de sa poche.

    Elle était choquée, étonnée, surprise, consternée, ébahie, saisis, stupéfaite et tous les mots possibles pour pouvoir désigner son étonnement. Mais pas seulement, elle était aussi, d'une certaine façon, écoeurée. Gossip Girl avait postée une news sur elle. Tout le monde avait toujours su que Nastia était une petite fouineuse. Elle aimait les ragots, dire des rumeurs sur à peu près tout le monde. Mais jamais elle n'aurait pensé qu'il y en aurait sur elle. Elle savait à présent ce que les gens ressentaient. Elle n'aimait pas que sa vie privée soit révélée au yeux de tous, surtout ceux de Russlan. Dans le flash-info de cette stupide Gossip Girl, apparaissait une photo de Nastia, en compagnie de son très chère et tendre Arlyn. Ils ne faisaient que parler mais ils étaient heureux, en tout cas Nastia l'était à chaque fois qu'elle était en compagnie de son Serpentard favoris. Arlyn lui, se faisait montrer tout le temps devant les autres comme un garçon sombre, un peu torturée et drogué mais il était assez souriant devant la jeune russe. D'ailleurs, ils ne faisaient que parler, cela se voyait sur la photo. Pourquoi Gossip Girl insinuerait des choses ? Elle ne supporterait pas que les gens découvrent son amour pour Arlyn.

    Ruslan _ « Nastia, on doit vraiment causer. C’est vrai ce que dit ce torchon ? »

    Et merde. C'était la pire chose qui pouvait arriver, que Russlan lise cette article alors qu'il ne lisait jamais ce genre de ragot. Ca aurait été plus simple si son frère aurait accepter la vérité. Qu'elle puisse non seulement, trainer avec son Serpentard à elle, mais surtout l'aimer. Et ça, Russlan l'ignorait. Il savait juste qu'elle passait du temps avec Arlyn, d'après cette photo. Mais lui avouer la vérité était tellement dure, elle ne pouvait le dire à personne. Non elle ne pouvait pas se contenter de dire " Bah oui et alors ? ". Les choses étaient beaucoup plus compliqués que ça. Et pire encore, elle ne savait pas mentir. Son visage l'a toujours trahit.

    « Depuis quand tu lis ces conneries toi ? »

    Elle s'efforcait de ne ni dire la vérité, ni de la dissimuler. En posant des questions, elle essayerait de garder son secret intacte. Pendant plusieurs secondes, elle essayait de préparer une panoplie d'excuse, pour plus tard, au cas où Russlan persisterait à découvrir la vérité qui se cache derrière cette photo. Elle avait tout de même peur de sa réaction, si la réalité éclatait au grand jour. Elle ne voulait pas qu'il l'empêche de voir, elle était assez grande pour prendre elle même ses propres décisions. De plus, ce n'était pas de sa faute, si elle s'était laissée prendre son cœur, par quelqu'un qui de plus, n'a pas une très bonne réputation en matière de filles ...
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MessageSujet: Re: [14/09] Because i love him. {Russlan}   Dim 22 Mar - 1:24

    Des fois, ça faisait du bien, de se retrouver pour parler de choses et d’autres. Que ce soit un débat ayant pour but de changer le monde, ou encore, de parler de la pluie et du beau temps. Chacun avait des intérêts différents, mais finalement, c’était l’intention qui comptait. Confronter des points de vue, c’était intéressant. Mais ça l’était plus encore quand la discussion était argumentée et bien structurée. Pas de ces discussions stériles où on envoie tout bouler un jour ou l’autre. Mais généralement, ça partait toujours en cacahuètes. Comme par exemple la fois où il s’est battu avec Dohlov et Ivanov, c’est deux abrutis. Genre c’était de sa faute! Il avait encore les ecchymoses, vestige de ces affrontements. Sérieusement, pour faire usage de la violence, il fallait être vraiment cinglé. Comme si se castagner pouvait arranger les choses. Et dire que c’est crétins finis n’avaient pas eu une égratignure, ou si peu! Lui s’était interposé pour les séparer, faisant son travail de préfet en chef, et puis…il s’était pris un pain. Son nez s’était fracturé, mais grâce à la médicomage, celui-ci était comme neuf, ou presque. Non, en fait, ça lui faisait un nez de boxeur. Bon dieu, il était déjà assez abîmé comme ça, si en plus il fallait en rajouter…Mais n’allez pas croire qu’il ne s’est jamais fait taper dessus ou qu’il ne s’est jamais bagarré. Il a participé à des bastons plus d’une fois. Mais disons que ce n’était pas intentionnel. Ses fréquentations faisaient qu’il se retrouvait pris dans des histoires bizarres entre les clans, dans les rues de Saint-Pétersbourg. De toute façon…Désormais, il n’en avait plus rien à faire. Ils pouvaient s’entretuer, il n’interviendrait pas et il interdirait à Anna d’agir. Manquerait plus que ça qu’elle se fasse frapper à son tour! De toute façon, si ça devait arriver, il verrait rouge. Et il leur fracasserait le crâne sur la première marche de l’escalier de marbre si ils ne s’étaient pas déjà explosé la cervelle avant. Non mais!

    Il avait décidé de s’asseoir un peu, avec elle. Il n’avait pas envie de rester debout, tout seul, comme un con. Il étendit ses -grandes- jambes devant lui, et s’appuya sur ses mains. Il soupira. Il avait vraiment chaud, la veste de l’uniforme de Durmstrang était vraiment trop chaude pour un climat comme celui de la Grande Bretagne. Encore, en Russie, l’hiver, il faisait un froid de canard, surtout dans la péninsule de Kola où le château se trouvait, mais voilà, quoi, ils auraient pu prévoir d’autres uniformes que celui là sachant qu’ils allaient être dans un pays où il ne ferait pas trop froid en hiver. Patiemment, il défit les boutons de la lourde veste écarlate, et la défit, en la posant sur l’herbe sans cérémonie ni fioritures. Il avait la chemise à manches courtes, blanche, avec la cravate autour du cou. D’habitude, il portait toujours un gilet, un sweat ou un pull quand il portait des manches courtes. Ne serait-ce que pour dissimuler au vu de tous les cicatrices affreuses, vestiges de ses tentatives de suicide, mais aussi les trop nombreuses cicatrices et autres traces de mutilation qu’il avait sur es bras. Les regarder était trop dur. Il portait sa souffrance et celle des autres, qui assistaient à tout ça sans qu’ils ne puissent faire quoique ce soit pour l’aider. Il baissa la tête, légèrement déprimé. Une mèche de cheveux roux lui tomba devant les yeux. Agacé, il se passa la main dans ses cheveux désordonnés. Jamais coiffés, toujours en bataille. C’est vrai, il faisait négligé. Mais il se lavait les cheveux. Régulièrement. Il se douchait tous les jours. Il était certes bordélique, mais il ne vivait pas dans la saleté pour autant.

    A dire vrai, à l’époque où il était en colocation avec un de ses amis -à l’époque où Glenn l’avait jeté dehors, refusant de le reprendre et de s’en occuper-, l’appartement était toujours en bordel. A dire vrai, Aaron ne faisait pas vraiment le ménage. Et il faut dire aussi qu’ils passaient leur temps à fumer et à boire. Imaginez le truc. Dans quel état c’était rendu. Il y avait souvent des amis à eux qui venaient, et ils faisaient la fête. Ca avait duré un peu moins de deux ans, tout ça. Et il avait dû rentrer chez lui. En fait, il avait été obligé. Après le décès d’Evanna, sa grand-mère, il avait tenté une première fois d’en finir parce qu’il ne voulait pas aller vivre chez son père, en partie. Le reste…C’était le reste, on n’est pas là pour parler des raisons qui l’ont poussé à faire ça. Il avait eu ses problèmes avec Diana, Anna, et un peu tout le monde. Et il y a eu cette fameuse fête, où tout bascula. Pour lui, pour les autres. Surtout pour lui en fait. Tout le monde s’est fait expulser du lieu par les flics. Il avait des problèmes de drogue. Et pour lesdits flics, il n’était qu’un gosse fugueur. Ils ont été un peu déroutés quand Russlan leur a appris qu’il s’était fait mettre dehors, et qu’il n’avait plus vu son père depuis ses dix ans, ben, voilà, ils l’ont un peu forcé à partir à nouveau avec lui. Et croyez le ou non, c’est loin d’être une sinécure. Bref, il vivait là bas de puis quoi…Trois ans. Quatre ans au pire. Ce n’était pas la mort. De toute façon, l’année prochaine, il aura fini ses études, et il sera libre d’aller où bon lui semble, il sera majeur, archi-majeur. Il pourra même aller s’installer avec sa copine si ça lui chantait. De toute façon, Anna ne restera pas dans cet orphelinat pourri, où les autres mioches passent leur temps à lui faire des misères. Il n’avait jamais eu besoin de son père. Peut être que si, implicitement. Mais il a toujours fait sans. Sa vie, finalement, tournait autour d’autres personnes. Ne plus le voir ne le tuera pas. Et Glenn ne sera que trop content de s’être débarrassé de son fils indigne.

    Puis, vinrent les messages de David, et d’Anna. S’il ignora le premier, il s’empressa de répondre au second. Peut être qu’il répondra à David plus tard, quand il aura mis de l’ordre dans ses idées, quand il aura LE truc qui ne lui fera pas commettre d’impair. Si une personne était même d’annoncer que la relation entre Anna et David était belle et bien finie, c’était Anna. La principale concernée, en fait. Pas son nouveau petit-ami ou le meilleur ami de David, lui, en l’occurrence. Une ride soucieuse barra son front. Si Anna avait été là, elle aurait caressé doucement cette ride, pour qu’elle disparaisse, pour le détendre. Mais elle n’était pas là, et il garda résolument les sourcils froncés, les lèvres pincées. Il croisa ses bras, montrant un peu certaines plaies qui étaient encore fraîches. Il ne pouvait pas mentir en disant que ces lésions étaient dû à un accident survenu en cours de soins aux créatures magiques. Ces lésions étaient bien trop nombreuses, bien trop profondes, bien trop désordonnées pour être des griffures d’animaux. Même magiques. Il inspira profondément, avant de remettre le portable dans sa poche, après avoir écrit ces quelques mots à Anna. Il se doutait bien qu’elle pouvait débarquer, et ça le dérangeait pas. Ils se retrouvaient, là, tous les trois. Ou alors, Anna jugerait bon de les laisser seuls et elle irait toute seule au cours suivant, lui gardant sagement une place à côté d’elle. Oui, connaissant le caractère parfois effacé de son amie, elle allait sûrement faire ça. Son cœur se remplit d’amour à la pensée de la jeune femme, et maintenant, il n’eut qu’une hâte, aller la retrouver. De toute façon, ils s’affichaient ensemble plus ou moins, et les autres ne s’avéraient pas trop surpris de voir leur nouvelle situation, comme si, depuis qu’ils étaient à Durmstrang, cela crevait les yeux.

    A dire vrai, c’était vrai que leur relation a toujours été ambiguë. Anna et lui donnaient vraiment l’impression de n’être qu’un. En même temps, la vie avait fait en sorte de mettre à l’épreuve leur amitié. Comme si cela ne suffisait pas en les faisant morfler chacun de leur côté. Ils avaient résisté, et ils étaient toujours ensemble. Glissant progressivement vers un aspect plus physique, plus intime de leur relation. Les enfants qu’ils avaient été étaient bien loin. Maintenant, ils étaient de jeunes adultes, blessés par la vie, dont le seul réconfort était, de loin, la présence de l’autre. Oui, Russlan aimait Anna. Profondément. Peut être même trop. Et l’excès entraînera sans doute la douleur de la jeune femme. Immanquablement, il la fera souffrir. Comme il l’a déjà fait par le passé. Et ce sans même le vouloir. Par ce qu’il est. Un salaud. Il a beau faire tout ce qu’il veut pour occulter ce pan de sa personnalité, il y avait toujours quelque chose qui faisait que. Il était humain. Et faible. Et il ne pouvait pas résister à la gente féminine. Surtout quand on savait qu’il était infidèle. Pour l’instant, il se tenait tranquille. Mais pour combien de temps? Il regarda finalement Anastasia. Elle devait sûrement s’y connaître question relations compliquée. Elle aussi était instable. Mais elle n’était pas une salope, contrairement à lui qui n’était qu’un salaud briseur de cœurs. Elle saura peut être quoi faire. Peut être pas changer sa nature, mais au moins apaiser certaines douleurs. Parler faisait du bien, parfois. Un problème paraissait toujours moins gros quand il était mis à plat.

    D’ailleurs, les portables de Russlan et d’Anastasia sonnèrent en même temps. Il soupira. Avant de prendre à nouveau ce truc. C’était certes utile, mais chiant quand ça sonnait tout le temps. Il espérait quelque part que ce soit Anna qui lui ait répondu. Mais à la place, c’était un flash infos. De Gossip Girl. Cette foutue colporteuse de ragots. Il comprenait pas comment elle s’y prenait pour que tout le monde, par défaut, reçoive les messages de sa foutue chronique. Certainement qu’elle devait utiliser un sortilège inspiré par la façon dont le Lord Noir, à son époque, appelaient les Mangemorts via la Marque. Oui, le Lord touchait la marque, la douleur se faisait ressentir, et les autres savaient qu’il appelait. Comment le savait-il? Il l’avait lu dans un livre, Grandeur et Décadence de la Magie Noire, nouvelle édition lui semble-t-il. Bref, cette colporteuse de ragots devait avoir des connaissances en matière de magie assez balèzes pour pouvoir appliquer un sortilège similaire à tous les portables se situant dans l’enceinte du château. Allons, si elle était assez intelligente pour aller fouiner dans ce qui ne la regardait pas, elle devait être assez intelligente pour appliquer un sortilège de cette envergure.

    Et là, stupeur et tremblements. Cette foutue Gossip Girl dévoilait une info soi-disant croustillante sur sa petite sœur et son soi-disant prince charmant. Alors là…Russlan savait que Nastia fréquentait des gens douteux. Comme par exemple, cette Rebecca. En pensant à la préfère en chef de Poudlard, plusieurs images traversèrent son esprit. Il y avait les images torrides de leur première rencontre, signe que Rebecca n’avait pas hésité une seule seconde à l’attaquer de cette façon, et il avait aussi le souvenir cuisant de la frustration qui s’en était suivi, quand il s’était retrouvé finalement pris à son propre piège. La veuve noire avait mangé son compagnon après leurs ébats. Sauf qu’il n’y avait pas eu d’ébats du tout. Juste…Une amorce, et elle l’avait laissé là. Quelle garce! Et dire que Nastia, sa petite Nastia, traînait avec une fille comme ça! Et qu’elle fréquentait, apparemment, un type comme ce Arlyn. Non, franchement, ça ne va plus du tout. Et voilà. L’info avait réussi à le mettre en colère. Russlan fulminait. Nastia n’était pas capable de se tenir tranquille. Il considéra sa sœur d’un regard dur. En plus d’être furax à cause du comportement de sa sœur, et de ses fréquentations, il était horriblement vexé qu’elle ne lui en ait pas parlé. En gros, il apprenait la nouvelle d’un autre. Même pas une de ses amies en plus. Une illustre inconnue, qui s’emmerdait suffisamment pour faire ce genre de chose, et qui s’emmerdait suffisamment pour désirer autant emmerder le monde. D’un geste rageur, il avait jeté son GSM dans la pelouse. Il ne risquait rien pour le moment, étant tombé dans l’herbe. Mais voilà, quoi. Russlan soupira d’un air agacé quand son portable vibra à nouveau. Si c’était encore un de ces fichus ragots, il allait faire un meurtre!

    Mais non. C’était Anna. Sa belle Anna. Qui répondait à son message, en lui disant qu’elle allait l’attendre en cours, étant en train de prendre son petit-déjeuner. Il soupira lourdement. Depuis l’entrevue avec Rebecca, une voix le harcelait sans cesse. Voix qui disait qu’il avait trompé Anna. Qu’il avait été proche de donner son corps à cette fille. Il se sentait nul, indigne. Le souvenir des caresses de Rebecca étaient comme autant de brûlures, comme autant de douleur. Et lui n’était qu’un pauvre fumier qui avait bien pris son pied. Il referma ses bras autour de lui, son cœur recommençait à lui faire mal. Il priait pour que jamais cette Gossip Girl ne détienne cette info. Certes, il n’avait pas embrassé Rebecca. Sur les lèvres, cela va s’en dire, même si ses lèvres à lui s’étaient aventurées ailleurs. Les baisers n’étant réservés qu’à celle qu’il aimait. Il baissa les yeux, regardant résolument le bout de ses chaussures. Il arqua un sourcil quand Nastia lui demanda si elle lisait ces conneries. Il pinça les lèvres, et la foudroya du regard.

    « -depuis que ma petite-sœur est impliquée là dedans, oui, je lis. »


[HJ: Avec Rebecca, on a prévu de refaire le topic de leur première rencontre xD Et j'ai fait mon message en fonction de ce qui a été dit sur MSN à ce propos, histoire de rester cohérents ^^]

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MessageSujet: Re: [14/09] Because i love him. {Russlan}   Mer 1 Avr - 17:35

    Elle réfléchissait longuement, s'interrogeant, se posant des questions à elle même. Le bruit que provoquaient les nouveaux venus dans le parc, ne l'aidait pas. Depuis quand était-elle ainsi ? Depuis quand éprouvait-elle le besoin de cacher des choses aux autres ? Elle n'était plus aussi sincère. Mais elle savait très bien qu'elle n'avait pas le choix. C'était comme ça. Si elle devait tout leur avouer, le résultat ne serait pas celui qu'elle espérerait. Anastasia n'appréciait pas trop cette situation. Devoir se cacher sans arrêt, n'était ni agréable ni facile. De plus, avec une Gossip Girl à ses trousses, la tâche semblait plus qu'improbable. Comment allait donc-elle faire désormais pour cacher tous ses secrets ? Sa fameuse relation avec son Romeo ? Elle ne savait pas comment elle devait s'y prendre. Surtout que son frère est au courrant - pas de tout - mais suffisament de chose pour pouvoir lui interdire de le voir une dernière fois, lui, celui qui compte le plus à ses yeux.

    Ce n'était pas du tout dans sa nature de dissimuler les moindres secrets. Dès qu'elle en connaissait un, elle allait tout de suite le dire à quelqu'un de son entourage. C'était un vilain défaut, mais elle ne pouvait s'en empêcher. Elle sentait à chaque fois le besoin de devoir révéler un secret. C'était tout simplement excitant. Lors de ses premières années à Poudlard, les élèves avaient même tendance à la surnommer " La Petite Fouineuse ", habitude qu'ils ont peu à peu laisser tomber. A cause d'elle, de nombreuses rumeurs se formaient, elle n'en était pas fière. C'était pas une mauvaise fille. Mais c'est juste sa nature qui prenait le dessus à chaque fois. Même ses propres secrets, elle le révélait. Elle n'en voyait pas l'intérêt d'en garder pour elle si personne n'en était au courant. On pouvait même dire que ces secrets n'en étaient pas vraiment ; étant donné que pratiquement tout le collège était au courant. Cela ne la dérangeait point. Enfait, elle n'avait rien à cacher.

    Depuis quelques années, la situation était légèrement différente. Petit à petit, elle n'avait plus la même aisance pour dévoiler le moindre ragot, en tout cas ceux sur sa propre personne. Les gens jugeaient beaucoup plus qu'auparavant. Ils n'avaient plus cette même légèreté d'esprit. Et pour corser encore les choses, Russlan sentait enfin le devoir de la protéger. Il la considérait enfin comme quelqu'un de sa famille, comme une soeur. Bien sûr, elle avait attendu ça depuis longtemps, qu'il cesse de la renier à cause de son père, bien qu'elle n'ait rien à voir avec lui. Il était froid et sinistre mais elle le respectait malgré leur mauvaise entente. Lorsque Russlan comprit enfin qu'Anastasia ne voulait que son bien, il se mit à l'accepter. Mais le moment était assez mal venu. Elle commençait à fréquenter Arlyn. Quelque chose que beaucoup de gens avait du mal à accepter. La petite N. ne comprenait d'ailleurs pas du tout leur opinion, leur point de vue. Il ne lui avait pas encore fait de mal et ils ne la connaissaient pas comme elle le connaissait. A chaque fois qu'elle s'éclipsait pour rendre visite à son prince ténébreux, ses proches l'interogeaient. La jeune Gryffondor se souvenait d'ailleurs la clarté de leur parole.

    { flash-back }


    Inconnu 1 _ « N ; Où tu vas encore comme ça ? »
    Inconnu 2 _ « Ne me dis pas que tu vas encore lui rendre visite.»
    Inconnu 1 _ « J'espère pas. Il me semble qu'on t'ait déja prévenu qu'il est un danger pour toi.»
    Inconnu 3 _ « De qui parlez vous ?»

    La jeune fille qui prononça cette phrase avait tout juste 11 ans. Elle avait depuis peu intégrer Poudlard et était digne d'une vrai lionne. Elle honorait la maison des Rouges & Or. Courageuse, forte, téméraire, tout le monde l'appréciait réellement. Petite mais très mignonne, rien qu'en croisant son regard, l'envie de la prendre dans ses bras nous envahissait. Cette jeune fille se nommait Lily. Etant donné qu'elle était nouvelle, elle ne connaissait pas grand monde apart ceux qui se trouvait dans la même maison qu'elle. Anastasia la considérait un peu comme sa propre petite soeur, et voulait la tenir aux écarts de ses propres histoires. Il était inutile qu'elle sache qui était Arlyn. En tant que pure Gryffondor, Lily vouait une haine aux Serpentards sans pour autant les connaître. Voilà son seul & unique défaut, mais pourtant très déreangeant pour Anastasia. Cette dernière ne voulait surtout pas l'inquiéter, celle qui était auparavant, sa protégée.

    « Personne, Lily. Ces deux personnes autour de toi disent encore des sornettes. Ils veulent juste te faire peur. Je ne fréquente personne de mal. J'ai juste fini mon déjeuner et je m'en vais. Ne t'inquiète pas.»

    Little N avait horreur de lui mentir. Elle était si douce, si innocente. Elle n'aurait pas supporter qu'elle découvre la vérité et ainsi gâcher et détruire son petit monde, sa propre bulle. Nastia se contenta donc de la serrer dans ses bras et de s'en aller. C'était la dernière fois qu'elle l'apperçut. Lily décéda peu de temps après. La jeune Solovievna s'en est beaucoup voulu. Bien sûr, elle n'avait rien à voir avec cette mort prématurée. Mais tandis qu'elle s'était amusée aux compagnies du Vert&Argent, Lily agonisait en compagnie de ses deux autres amis. Anastasia aurait tant aimé être là pour la jeune fille, elle aurait aimé à ses côtés. Son départ a donc été un coup dur pour l'adolescente. Heureusement qu'Arlyn était là pour l'épauler. D'ailleurs, il a toujours été là pour elle. C'est quelque chose qu'elle appréciait beaucoup chez lui.

    { fin du flash-back }


    D'ailleurs, si elle ne fut jamais très habile pour pouvoir mentir, c'est pour la simple et bonne raison qu'elle n'eut pratiquement jamais à le faire. Dire la vérité; c'était naturelle. Elle était donc quelqu'un de très honnête, sans le vouloir pour autant. Bien sûr les choses devenaient maintenant plus dur et son visage ne l'aidait pas dans ses situations. Lorsqu'elle devait raconter un mensonge, ses traits se durcissaient et on pouvait lire dans son regard qu'elle ne disait pas la vérité. Au départ, ces signes étaient très voyants mais elle a appris peu à peu à se contrôler. Même si cela s'est améliorée; elle ne sait toujours pas parfaitement dissimuler la vérité.

    Elle ne savait absolument pas quoi faire dans cette situation. Elle connaissait Russlan. Il la (sur)protégeait. Et il faut avouer que cela l'agaçait. Anastasia avait 17 ans, plus 5. Elle sait qu'il ne veut que son bien mais elle n'est plus une gamine et elle apprécierait vraiment que son demi-frère ait confiance en son jugement, surtout à son égard. Elle savait qu'elle pouvait lui faire confiance alors pourquoi tous ses amis s'acharnaient-ils ? Cela faisait longtemps qu'elle le fréquentait mais il ne lui avait pas une seule fois fait du mal. Cela ne suffisait-il donc pas ?

    Nastia savait. Elle savait très bien que tôt ou tard, tout allait se savoir. Que tôt ou tard, elle serait obligée de tout raconter. Mais il était trop tôt, elle n'était pas prête. Pour l'instant, tout ce dont elle a besoin, c'est que Russlan change de sujet. Mais cela allait être plus facile qu'à dire qu'à faire.

    Ruslan _ « Depuis que ma petite-sœur est impliquée là dedans, oui, je lis. »

    Elle voyait bien que cela le contrariait, qu'il n'était pas de bonne humeur mais il n'avait pas le droit. Non, il n'avait pas le droit de la juger. Après tout, il avait des fréquentations pires qu'elle non ? Comme cette fameuse Diana. Après s'être souvenue de cette mystérieuse fille, Nastia essaya d'échapper à un souvenir choquant de son enfance. Enfin bref, elle se contenta de répondre à Russlan.

    « Des rumeurs sont des rumeurs. Tu sais bien qu'elle sont fausses en general. Pourquoi avec moi, ce ne serait pas le cas ? »

    Elle respira. Elle essayait à tout prix d'éviter son regard, puis finit par reprendre et ajouta une phrase.

    « Et puis supposons, je dis bien supposons, que la rumeur soit vrai. Qu'est-ce que cela te fait ? Tu ne le connais même pas ! Arrête de juger juste par les apparences un peu. »

    [HJ : Encore désolé pour le retard u_u Ha oui enfait tu peux mettre la même largeur du forum qu'avant ? XD]
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Russlan S. D. Mihaylov
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MessageSujet: Re: [14/09] Because i love him. {Russlan}   Dim 5 Avr - 18:48

[mais elle est très bien cette largeur de forum. Siffle ]

    Russlan fixait toujours sa sœur d’un regard implacable. Mais on pouvait facilement y voir les rouages tourner dans son esprit. Il réfléchissait. A plein régime. Non sur son prochain cours, ou autre absurdité, depuis qu’il était arrivé à Poudlard il n’avait pas noté une seule ligne de cours. En fait, il notait sur ses feuilles des conneries sur les profs qu’il faisait circuler aux copains. Ce n’est donc pas à ça que Russlan réfléchissait. Ni à son prochain coup foireux, en fait. Mais il s’interrogeait. Sur le comportement changeant de sa sœur. Sur ce qui avait pu la rendre comme ça. Aussi sur la défensive. D’habitude, elle n’hésitait pas à lui parler franchement. C’était quand même elle qui lui avait hurlé dessus quand il avait tenté de se tuer; en le mettant devant le fait accompli: la famille en souffrait. Les amis également. Anastasia était quelqu’un de très intelligent, de perspicace. Elle devinait les choses sans qu’on ait besoin de les dire. Mais elle était aussi bien naïve. Comme lorsqu’elle pensait que Russlan ne serait pas capable de deviner quelle vérité dissimulait cette connerie. Il la sentait hypocrite. Ca ne lui ressemblait pas. Ca ressemblait à Queen R. ça. De dissimuler. D’être hypocrite. De faire croire une chose alors que la réalité est toute autre. Il pinça les lèvres, pas très content. Il ne voulait pas que sa sœur ressemble à cette salope. A cette fille qui allumait et qui laissait les gens là. Il savait que sa sœur avait des relations assez instables. A croire que c’était un trait de caractère récurrent dans la famille. Entre Orianne qui s’est bien mariée trois fois avant de vivre avec Glenn, ce dernier qui courait le jupon dans sa jeunesse et qui continuait sans doute, lui qui avait à son actif un nombre impressionnant de conquêtes, filles et garçons confondus, et la petite Nastia qui n’arrivait pas à se fixer. C’était assez surprenant ce genre de ragot, quand on savait cela. Et Russlan n’y croyait pas. Sincèrement, il espérait que ce n’était qu’une lubie passagère de sa sœur. Elle ne pouvait pas être amoureuse. Si, elle le pouvait. Mais pas de lui. Surtout qu’il fait partie de la bande de Queen R.. Encore un vassal parmi tant d’autres. Quelqu’un qu’il plaçait d’ores et déjà sur sa liste noire sans chercher à le connaître plus.

    Dans le seul but de protéger sa sœur. Il n’hésiterait pas à foutre la merde, d’ailleurs. Nastia serait furieuse après lui, mais c’était pour son bien. Russlan refusait catégoriquement qu’elle voit ce type. Surtout avec Gossip Girl qui ne ratait pas la moindre occasion de semer la zizanie. Le jour où il la démasque, celle là, il lui tord le cou. Mais bon, si elle existait, c’est que quelque part, il y en avait toujours pour faire naître des rumeurs. Et malheureusement pour lui, il ne se doutait pas que sa petite Nastia soit de ceux là. Et le jour où il l’apprendra, eh bien, ça sera la cata totale, la désillusion. Mais bon, c’était vrai que Nastia avait la langue bien pendue, et qui se déliait facilement qui de plus est. Un jour, ça lui serait fatal. Mais nous n’étions pas encore et bien heureusement. Russlan, inconfortable, allongea ses jambes et posa ses mains un peu derrière lui, dans l’herbe rugueuse. Il pensa avec une certaine ironie qu’avec tout ce qu’il pleuvait en Grande Bretagne, l’herbe avait franchement de quoi s’adoucir, et non d’être ainsi, friable, et rugueuse. Russlan, impatiemment, se mit à arracher quelques brins d’herbe. Il trouva un brin d’herbe qu’il se mit à mâchonner, distraitement, tout en continuant de regarder Anastasia fixement. Oui, il devait savoir ce qui clochait chez elle, pourquoi elle était comme ça. Ce n’était tellement pas elle. Il devait bien y avoir une raison.

    Mais lui avait eu maintes raisons de changer. Son entourage, pour commencer. S’il connaissait quelques perles genre Nastia, ou Anna, ou David, le nombre des ses mauvaises fréquentations étaient trop important pour pouvoir faire pencher la balance du bon côté. Aaron l’avait complètement transformé. Il n’aurait jamais cru qu’il puisse connaître des expériences homosexuelles avant des expériences hétéro. C’était peut être grâce à lui qu’il avait l’esprit ouvert et abandonné sa pudibonderie, mais c’était aussi à cause de lui qu’il avait pris goût à tout ça. Qu’il était devenu ce qu’il était. Il y a eu ensuite Diana. Certes, c’était que du sexe entre eux, mais Russlan en était dingue. Pas amoureux. Dingue. A un moment, il ne pouvait plus se passer d’elle, bien que sa fréquentation lui était clairement néfaste. Avec elle, il a connu pas mal de nuits folles, mais aussi, elle avait été responsable de trop de choses pour qu’il puisse encore ressentir de la sympathie pour elle. Diana avait détruit sa vie. Elle avait failli lui faire perdre Anna. Et elle avait failli lui changer sa sœur également. Diana ne voyait pas le mal qu’elle faisait. Russlan n’en avait pas conscience non plus. Il avait été charmé. Empoisonné par la luxure qu’il y avait entre eux. Elle l’avait piégé, et puis c’était tout. Il n’était qu’un jouet parmi tant d’autres, pour la belle. Un jouet particulièrement doué. Et Diana, avec lui, s’était comportée de la même façon qu’un gosse qui se serait lassé de quelque chose. Elle lui avait dit clairement qu’elle aimait sa façon de faire, mais que ça s’arrêtait là, qu’elle ne ressentait rien pour lui. Juste le besoin de s’envoyer en l’air. C’était tout. Ils avaient eu une relation bizarre. Reposée sur la luxure, encore et toujours. Juste pour le plaisir. Elle lui faisait mal parfois, mais la douleur se mêlait au plaisir. Diana savait ce qu’elle faisait. Elle était sûre d’elle. Trop. Il se souvenait très bien comment il a rencontré la jeune russe. Il s’en souviendra encore longtemps. Parce que ça l’a marqué. Parce que ce jour là, ce fut le début de la fin pour lui.

    C’était justement chez Aaron, pendant une de ces fêtes qu’il organisait, et où circulaient tout un tas de choses pas nettes. Russlan était là, assis sur ce canapé, avec Aaron, un autre type et une nana blonde. Les deux étaient dans les bras d’Aaron, Russlan, lui, était en train de bouder à l’autre bout du canapé. Jalousie. Envie. Qui lui avaient tordu l’estomac quand il avait vu Aaron embrasser ce type à pleine bouche. La fille était beurrée, suffisamment pour rire comme une idiote alors qu’elle était en train de le caresser. Russlan avait fini par se lever, voulant aller chercher une vodka. Au bar, il avait senti une main descendre sur son dos et toucher ses fesses. Un rire. Il s’était retourné, et il avait vu Diana, qui jouait des coudes pour se retrouver à côté de lui. Elle se servit, avant de le regarder, pleine de sous-entendus. Il se souvient d’avoir louché dans son décolleté. S’il s’en souvenait bien, elle avait même un grain de beauté sur le sein droit. Un repère pour la caresse. Mais son pendentif disparaissait indécemment dans son décolleté. Elle était habillée trop sexy. Elle était trop jeune. Elle l’avait obligé à poser son verre sur la table, et elle avait commencé à l’entraîner ailleurs, pour s’asseoir par terre, contre un mur, alors que la musique gueulait et que tout le monde se prenait une cuite. Ce fut d’ailleurs quand elle s’assit qu’il vit la dentelle noire du porte-jarretelles qu’elle portait. Ca lui faisait des trucs bizarres. Et elle avait commencé à l’allumer. En direct. Et de façon très directe. En le caressant comme aucune autre jeune femme ne l’avait fait avant elle. Il n’avait connu qu’un homme. Alors, il s’était laissé partir. Oui, c’était le début de quelque chose. Une relation qui allait le précipiter droit à sa perte. Russlan la fréquentait depuis à peu près un mois après cette fête. Il passait toutes ses nuits avec Diana, dans son appartement sombre. Ce qu’elle lui faisait avait été intense, très intense. Mais il n’y avait pas de sentiments. Elle voulait juste lui donner du plaisir. Et il lui en donnait aussi, à elle. Diana. A cause de qui il a failli perdre la personne à qui il tenait le plus. Puis alors, la fête de trop est arrivée. C’est comme ça que tout s’est arrêté. Russlan avait arrêté la fumette et l’alcool à tout va. Certes, pendant les fêtes, ça lui arrivait encore de boire comme un trou, mais la drogue c’était fini. Il avait retenu la leçon. Il ne voulait pas finir comme Diana, en désintox. Il ne voulait pas être comme elle, tout court.

    Russlan fut agité d’un tremblement imperceptible en pensant à Diana. Cela faisait deux ans qu’il n’avait pas eu de nouvelles d’elle, et bizarrement, ça faisait deux ans que sa vie était nettement en train de s’améliorer. Il a fallu qu’elle s’en aille pour qu’il comprenne à quel point la jeune femme avait pu être néfaste pour lui et son entourage. Il préféra ne pas penser à ce qui se serait passé si jamais elle était restée là. Il n’aurait pas tenté de se suicider, puisqu’il n’aurait pas été en prison après cette fête, mais il aurait été pire. Peut être accro à la drogue. Peut être malade d’une maladie sexuellement transmissible. Car il aurait continué à courir le jupon, ou à coucher avec des partenaires pas forcément sains. Peut être aurait-il fini en maison de redressement, ou en désintox. Il n’aurait plus Anna. Ni même les personnes à qui il tenait. Alors il valait mieux qu’elle soit partie. Même si c’était dommage pour elle, lui, avait pu passer outre cela. Et en partie grâce au courage et à l’amour d’Anna. A cette époque, ils n’étaient pas encore ensemble, mais ce qui les liait était bien plus que de l’amitié. Vous savez, ce genre de relations tordu où on ne sait plus si on aime l’autre comme un amoureux ou comme un simple ami. Mais il s’en était sorti, même si cela avait été dur.

    Et là, il ne voulait pas que Nastia fasse la même bêtise que lui. Plonger dans un cercle vicieux dont il sera difficile de sortir parce qu’elle aura fréquenté les mauvaises personnes. Il n’avait certes aucune preuve que cet Arlyn soit de la même trempe que Diana, mais il n’était pas totalement sain, et ces problèmes de drogue l’agaçaient un peu beaucoup. Il savait sa petite sœur assez naïve et influençable, et capable de beaucoup par amour. Si jamais à cause de ce fumier elle en venait à se camer ou autre, il lui arracherait les yeux, à ce Serpentard! Russlan savait très bien comment cela avait fini pour lui. Il avait tenté de se suicider. Il ne voulait pas qu’il en soit de même pour lui, et pire. Il tenait trop à Nastia. C’était peut être pour cela qu’il cherchait autant à la protéger. Mais évidemment, elle ne comprenait pas pourquoi il agissait ainsi. Pour elle, ce n’était qu’un coup à la brimer, à la priver de tout. Un abus d’autorité. Mais c’était pour son bien. Glenn n’était pas là pour lui fixer les limites, pour lui dire tout ça. Alors il le faisait, en plus de son rôle de grand frère. C’était parfois pesant. Mais il n’avait pas le choix.

    Il resserra ses bras autour de ses jambes, soupira, avant de s’étirer de tout son long et de s’allonger dans l’herbe. Tant pis s’il y avait des traces vertes sur sa chemise, il nettoiera tout ça d’un coup de baguette. Car s’allonger dans l’herbe tâchait les vêtements clairs. Enfin, quand l’herbe était fraîche, cela va s’en dire. Il cala ses bras blessés derrière sa tête, et regarda le ciel. Enfant, avec Anna, il s’amusait à imaginer des formes d’animaux. Quand ils eurent grandi, ils avaient continué à le faire. Sauf que maintenant, elle se blottissait contre son torse, ou posait sa tête sur son ventre pour regarder le ciel. Et lui perdait ses doigts dans sa belle chevelure brune. Il sourit d’un air nostalgique, avant de tourner la tête vers Nastia, qui lui répondait que les rumeurs sont les rumeurs. Il la toisa, avant de soupirer lourdement.

    « -Des rumeurs sont des rumeurs, certes, mais il n’y a pas de fumée sans feu. Tu devrais le savoir, non? Et il est probable que ce soit vrai car je connais très bien ta manie de changer de petit-ami comme de chemise. Alors ne me fais pas croire que celle-ci c’est la bonne. Surtout pas avec un type comme celui là. »

    Il avait été un peu dur dans son jugement. Mais le simple fait d’imaginer sa sœur donner un baiser langoureux à ce malotru avait le don de lui mettre les nerfs en pelote.

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MessageSujet: Re: [14/09] Because i love him. {Russlan}   Mar 7 Avr - 14:02

    Elle n'était plus la petite Nastia que l'on aimait tant. Bien sûr, on l'appréciait toujours énormément, mais elle avait changé. Beaucoup même. En bien et en mal. Il y a des qualités qui se sont développés mais il y a aussi des défauts qui sont moins passés inaperçus. Elle est surtout devenue plus mature, mais plus responsable ? Peut-être. Elle en était consciente, elle n'était plus comme avant. Comme de milliers de jeunes, elle regrettait cette époque. L'époque où tout était facile, où il n'y avait pas de prise de tête. Cette époque qu'on appelait " Le bon vieux temps ". Il y avait de nombreux avantages. Enfant, on ne se souciait de rien. C'était en partie vrai, et c'est ce qui faisait la beauté de la jeunesse. Mais son père avait tout gâché. Il lui a enlevé son innocence, son bonheur, ce qui n'empêchait pas d'être heureuse au côté de sa mère malgré le goût amère de la vie. Grâce à cette épreuve, elle est devenue plus forte, et plus indépendante. C'était un " cadeau " indirecte de son père. Il lui a tout de même forgé son caractère. Pour le haïr, oui, mais aussi pour affronter tous les salauds de son espèce. Mais elle regrettait tout de même cette époque, il n'y avait pas tous les problèmes que les jeunes ados rencontraient maintenant. Depuis combien de temps était-elle ainsi ? Elle le savait très bien. Lorsqu'elle était entrée à Poudlard, elle était toute excitée. Elle voulait découvrir un nouveau monde, un nouvel univers, et avoir une nouvelle famille. Mais elle a rencontré Rebecca. Elle le savait, qu'elle ne s'entendrait pas forcément avec elle mais le fait était devant elle : Rebecca était adulée de tous. On venait jusqu'à la surnommer Queen R. Au début, elle ne comprenait pas. Pourquoi cette fille avait-elle tout ce qu'elle voulait ? Tout ce que Nastia avait toujours rêvé. Il n'y avait qu'une solution qui s'offrait à elle, la rejoindre et l'aduler à son tour. Elle ne se posa pas de question, et devint alors la protégé de Queen R. A force de trainer avec cette peste, et de vouloir être (d'une certaine façon) comme elle, l'inévitable arriva. Elle n'était plus la même. Ses amis les plus proches savaient qu'elle était toujours la jeune Nastioutiou alors que pour d'autre, elle ne restera que la " misérable " Little N. Anastasia ne se sentait plus aussi bien, elle manquait de confiance en elle, et s'affaiblissait mais heureusement elle pouvait compter sur quelques personnes pour se relever et rester digne. La nouvelle " Little N " était néanmoins sûr qu'elle resterait toujours la même. La jeune blondinette pétillante et généreuse. C'est ce qu'elle était, et c'est ce qu'elle voulait être.

    Elle voyait bien, la colère dans les yeux de Russlan. Elle voyait bien qu'il désapprouvait tout ça. Elle voyait bien qu'il n'était pas dupe. Elle voyait bien qu'il était au courant de tout. Elle le savait, mais elle ne voulait pas l'admettre. Russlan était un jeune homme assez têtu et puis, il ne comprendrait pas. Il ne sortait jamais au delà des préjugés et c'est qui la blessait profondément. Elle souhaiterait tellement qu'il comprenne et qu'il approuve sa décision, mais elle savait très bien que ce n'était pas le cas. Son côté " frère protecteur " dominait sans cesse et elle ne pouvait rien faire contre ça. Que devait-elle faire alors ? Continuer à mentir ? Le bout du chemin n'apparaitra donc jamais. Mais avouer toute la vérité ? Pour qu'au final, elle ne puisse plus être au côté de son premier amour ? Oui car c'était son premier amour, et c'était fort, vraiment fort. Dans les deux cas, elle ne s'en sortirait pas. Elle plongea sa tête dans ses deux mains, désespérée, ne sachant plus quoi faire. Elle voyait qu'il la fixait. Elle le fixa à son tour. Où était passée son courage ? sa force ? sa ténacité ? Elle était devenue une chiffe molle. Ce n'était pas digne d'une Gryffondor, et elle savait très bien qu'elle en était une. Ce n'était pas par hasard qu'on l'avait envoyé chez les lions. Qu'avait-elle peur ? Depuis quand craignait-elle le jugement de son frère ? Nastia était capable d'y faire face. Et puis, Russlan n'était pas mieux qu'Arlyn. Il était aussi coureur de jupon, autant drogué. Deux jeunes personnes tellement semblables et différents à la fois ! Deux personnes qui comptaient énormément pour elle et il n'était pas question de choisir.

    La jeune fille savait très bien que son frère agissait ainsi pour son bien. Il voulait, se comporter comme un père. Elle en était heureuse et vraiment reconnaissante mais il y avait des limites qu'elle ne souhaitait pas qu'il franchisse. Que pouvait-elle lui arriver auprès d'Arlyn ? Qu'il lui fasse du mal ? Elle lui faisait trop confiance pour ça. Elle savait que c'était un mauvais défaut, elle faisait trop confiance mais de toute façon cela ne se passera pas. Elle était peut-être optimiste mais réaliste aussi. Elle était sûr, persuadée que jamais Arlyn et elle formait un couple. Il était du genre à mettre toutes les filles dans son lit, mais pas à aimer. Rien que cette penser lui brisait son coeur. Elle ne se droguerait pas non plus. Elle détestait ça, voilà pourquoi elle essayait de persuader son bien aimé d'arrêter. Elle ne fumait même pas, elle n'en voyait tout simplement pas l'intérêt. Arrachant les herbes à son tour, elle s'étira. Que la vie était dure et compliquée ! Nastia aurait aimé pouvoir lire dans les pensées de Russlan, voir ce qu'il pensait réellement. Mais c'était impossible.

    Russlan _ « Des rumeurs sont des rumeurs, certes, mais il n’y a pas de fumée sans feu. Tu devrais le savoir, non? Et il est probable que ce soit vrai car je connais très bien ta manie de changer de petit-ami comme de chemise. Alors ne me fais pas croire que celle-ci c’est la bonne. Surtout pas avec un type comme celui là. »

    Il avait raison. Mais il avait aussi tort. Comment réagir dans une situation complexe comme celle-là ? Russlan la connaissait tellement bien, mentir n'était donc pas une bonne solution. Elle craignait devoir lui avouer la vérité mais comment réagirait-il ? La comprendrait-il suffisamment pour pouvoir mettre sa colère de côté ? En tout cas, elle l'espérait. Mais après tout, c'était son frère. Il était aussi dans ses devoirs de soutenir ses décisions quelles quelles soient. Anastasia s'approcha de son frère et le regarda dans les yeux. Elle continuait à tripoter les herbes sur lequels elle était assise. Elle avait pris sa décision, elle lui avouerait tout, absolument tout. Et tant pis si sa réaction s'empirerait, la situation ne pouvait être pire et puis le mal était fait.

    « Russlan, tu sais ... »

    Elle ne put continuer dans sa lancée. Il était extremement dur pour elle de tout déballer d'un seul coup. Jamais, elle n'avait parlé de son amour pour Arlyn, personne n'était au courant. Gossip Girl, elle, présumait qu'ils étaient ensemble. Ce qui n'était même pas le cas. Mais Dieu sait combien elle aurait voulu que cela soit vrai. Avant de continuer, elle jeta un coup d'oeil à son frère ainé, elle se doutait bien qu'il avait compris son intention et il l'écoutait attentivement.

    « Je ne sors pas avec Arlyn »

    La Gryffondor n'osait pas le regarder en face, elle ne souhaitait pas connaître sa réaction. Du moins, pas dans l'immédiat. C'était la vérité. Mais Russlan avait-il besoin de savoir autre chose ? Peut-être oui. Elle devait le lui dire, de peur que Gossip Girl se mêle de nouveau dans sa vie.

    « Ce n'est qu'un ami. Je traine juste avec lui, parce que cela me fait du bien. Oui, il me rend heureuse. »

    Des larmes coulaient le long de sa joue, mais on ne pouvait pas identifier la la nature de ces larmes ; était-ce de la joie ou du chagrin ? Ce n'était que de la tristesse. Savoir qu'Arlyn n'était qu'un simple ami pour elle, c'était comme un coup de poignard dans le dos. Cela faisait mal, extrêmement mal. Elle se retint de pleurer mais c'était beaucoup trop dur. Elle tourna la tête pour que Russlan ne les voit pas. Elle avait beaucoup trop mal au coeur pour pouvoir continuer mais elle voulait dire une phrase, rien qu'une seule phrase pour clarifier les choses.

    « Tu te trompes. Je change peut-être de petit ami comme de chemises mais lui, c'est différent.. Déja, ce n'est pas mon petit ami et mes sentiments à son égard sont différents de ceux que j'éprouvais pour mes ex. Alors s'il te plait, ne parle pas sans savoir. »
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MessageSujet: Re: [14/09] Because i love him. {Russlan}   Mer 8 Avr - 21:19

    Oui, il était en colère. Mais il avait une bonne raison de l’être, non? Anastasia aurait beau lui mentir, tenter de dissimuler la vérité, de toute façon, il finira bien par savoir. Pourquoi? Parce qu’il est son frère. Et à moins de vivre très loin de lui, de rompre tout lien, elle ne pourra pas le lui cacher éternellement. Ca n’était qu’une question de temps. Il finira bien par découvrir de quoi il en retourne. La faire craquer au besoin. Pour qu’elle avoue tout. Il savait que sa sœur traînait avec Rebecca. Et alors? Ben…C’était pas compliqué à deviner. L’élève apprend très vite de son maître. Encore plus si ledit maître est une garce doublée d’une menteuse compulsive. Il se méfiait d’Anastasia car elle avait grandi avec ces filles là. Mais elle était sa sœur avant tout. Donc c’était normal qu’il veuille la protéger. Russlan était certes têtu et ouvert d’esprit. Mais il avait ses limites. Et dans la situation présente, eh bien…il avait peut être des préjugés en ce qui concerne Arlyn. Mais il fallait dire qu’il ne constituait pas non plus la meilleure des fréquentations. Et savoir que sa petite sœur fréquentait un mec aussi…aussi…glauque que celui là…Ca avait le don de le mettre très en colère. Mais il savait aussi qu’il ne pouvait pas empêcher sa sœur d’aimer ce type, même en lui imposant des règles strictes, genre, ne plus le voir. Les sentiments, c’était quelque chose de volatile, et d’imprévisible. On ne tombait pas amoureux sur commande. Et quand ça arrivait, ça tombait sur le coin de la tête et on ne pouvait rien y faire. Il se souvenait de l’époque où il a commencé à ressentir quelque chose de spécial pour Anna. Depuis quelques temps, il voyait la jeune femme différemment. Ils avaient quinze ans. Un âge où les hormones commençaient à titiller. Surtout chez les garçons. Bref. Il regardait souvent du coin de l’œil son amie, et lui trouvant tout un tas de choses bien. Il la trouvait attirante. Quand ses lèvres remuaient pour parler, pour soupirer, il avait envie de les embrasser. Il lorgnait son corps aussi, son corps de jeune femme, ses seins qu’il devinait à travers ses vêtements. Son rire qui résonnait jusqu’au fond de son estomac. Les papillons qu’il avait dans le ventre quand elle était trop proche. La satisfaction qu’il éprouvait, lorsqu’il la serrait dans ses bras, de sentir son corps contre le sien, ses courbes se fondre aux siennes. Son cœur qui battait plus fort quand il la touchait. Qui loupait quelques battements lorsqu’elle posait ses lèvres sur son front ou quand elle laissait un bisou au coin des lèvres lorsqu’elle allait dormir. Et il avait encore en tête son premier baiser, leur premier baiser. Echangé dans le vif du moment, mais il brûlait encore. Il ne voulait qu’une chose, recommencer.

    Quelle claque dans la gueule il s’était pris lorsqu’il avait réalisé qu’il éprouvait un désir physique pour son amie. Mais voilà, les temps ont passé, et les choses ne sont plus ce qu’elles étaient. Russlan a commencé à radicalement changer. Du jour au lendemain, il n’était plus le même. Il est devenu un peu plus agressif, moins coincé, moins délicat, il tournait mal. Très mal. La faute à ses fréquentations, encore une fois. Même en s’estimant assez fort pour faire fi de tout ça, pour dire que l’entourage n’avait aucune influence sur son comportement, ça ne manquait jamais: l’entourage finissait par déteindre. En bien, en mal, on s’en fiche. Cette fois ci, ça avait été tant pis pour lui. Allez savoir si en ne fréquentant pas Aaron, il aurait été le salaud coureur de jupons, drogué à ses heures et dépressif. Certes, la mort de sa mère l’avait beaucoup affecté, mais ça aurait pu finir autrement. Seulement, voilà, des fois, le destin faisait des caprices. Et Russlan, cette fois là, n’avait pas gagné le gros lot. La vie ne lui avait pas fait de cadeaux. Pourtant, il était un enfant très calme. Un adolescent adorable, timide, gaffeur, drôle et innocent. Le bon copain. Le rigolo de service. Celui qui avait toujours une connerie en tête pour amuser la galerie. Mais voilà, il y eut ce suicide, qui changea sa vie. Et malgré la lettre que lui avait laissée sa mère, ça ne faisait pas taire la douleur de l’avoir perdue. Perdu dans ses pensées, le jeune homme continuait à arracher l’herbe autour de lui. C’était criminel ce qu’il faisait, mais il valait mieux qu’il fasse mal à l’herbe -en admettant qu’elle puisse ressentir de la douleur, ce qui était bien sûr une aberration- qu’il se fasse mal à lui.

    ANASTASIA: « Russlan, tu sais…»
    «-Je sais quoi? »

    Anastasia se coupa en plein dans sa phrase, comme si elle s’apprêtait à révéler quelque chose qui lui coûtait. Allons, c’était si compliqué que ça d’avouer le truc? Ou d’infirmer la rumeur? Russlan se mordilla la lèvre inférieure, et, patiemment, attendit. Il scrutait sa sœur, et il avait bien conscience que cela ne l’aiderait pas forcément, mais il devait guetter le moindre tic sur son visage qui la trahirait. Il finit par croiser les bras. Quand elle lui avoua qu’elle ne sortait pas avec Arlyn. Vraiment? Le regard du jeune homme s’éclaira. C’était injuste pour Nastia, mais il préférait savoir ça plutôt que le contraire, qu’il avait redouté.

    « -Grand bien t’en fasse, ce n’est pas une grosse perte. »

    Oui, il était dur. Injuste. Mais il faisait ça pour la protéger. Pour la dissuader de faire les mêmes conneries qu’il a pu faire en fréquentant des gens qu’il ne devait pas fréquenter. Russlan se gratta les tempes alors que le nom de Diana lui revint en pleine face, alors que Nastia lui répondit calmement que c’était un simple ami et, pire que tout, qu’il la rendait heureuse. Arlyn et bonheur ne pouvaient pas figurer dans la même phrase. Impossible. Ah, merde, et elle pleurait. A part ça elle était heureuse en sa présence? C’est à croire que non. Il inspira profondément, et sous le coup de l’impulsion, déballa quelque chose qu’il n’aurait pas dû dire:

    « - A part ça, il te rend heureuse? Et c’est quoi ces larmes? Tu sais, Diana aussi était une amie. Je traînais aussi avec elle, au départ, juste comme ça. Et puis nous avons couché ensemble. Plus d’une fois. Drogue, sexe, fumette, sexe. J’ai fait le mur, j’ai failli perdre tous mes amis. Tout ça pourquoi? Parce que je voulais traîner avec elle et j’étais dingue de cette fille. Elle m’avait jeté un sort ou je ne sais quoi. Mais je ne voyais pas ce qu’elle était vraiment. »

    Il se mordilla la lèvre inférieure. Ca y est, il avait lâché le nom interdit. Diana et tout ce qui s’y rattachait était un sujet tabou, que ce soit pour Anna ou pour Nastia. Il évitait de leur en parler car ça virait vite à la dispute. Surtout Nastia, d’ailleurs, qui s’avérait bien virulente à l’encontre de son ex. Dieu seul sait pourquoi. Mais Russlan n’était pas véritablement dingue de Diana. Il avait était dingue d’elle par le corps et non par les sentiments. Ce qu’il y avait entre eux, c’était juste une histoire de baise. Rien d’autre. Aucun sentiment n’était impliqué là dedans. Juste du plaisir, beaucoup de plaisir. Avec Diana, c’était facile. Ils avaient mis les choses au point dès le départ. Pas de sentiments. Même s’ils ont fini par s’attacher l’un à l’autre. Ce qui les liait était assez compliqué. Un subtil mélange d’attirance physique et une haine intense. Des fois, il se demandait ce qu’elle devenait. Mais il devenait clair qu’il ne l’évoquait pas de peur d’attirer les foudres. Il haussa les sourcils quand elle lui parla de ses sentiments envers lui. Et merde. Russlan baissa la tête, affligé. Le fait qu’elle en soit arrivée là était purement et simplement de sa faute. Il n’avait pas été là depuis le début. Après tout. Il ne la voyait que deux mois par an. C’était pas suffisant pour veiller sur elle. Et le fait qu’elle se soit entichée de ce connard était une preuve supplémentaire de son échec. Ils n’avaient que le lien du sang. Anastasia avait fréquenté les élèves de l’école (et donc Rebecca et sa clique) plus qu’elle ne l’avait fréquenté lui. Pour le coup, il comprenait son attachement envers eux, et ça lui faisait mal. Allez savoir qui elle choisirait si elle devait choisir. Et alors, il se remémora ce qu’il avait fait. Il avait trompé Anna. Il se sentait horrible. Si elle venait à l’apprendre, elle en souffrirait, très probablement. Et il ne voulait pas que sa sœur ne souffre à cause d’un type comme Arlyn, qui était prompt à l’infidélité. Une larme salée roula sur sa joue. Il sursauta à la sensation de l’humidité sur sa peau, puis il l’essuya sans autre cérémonie. Bon sang. Voilà qu’il se mettait à pleurer. Il se sentait vraiment minable. Mais il n’avait pas à se sentir minable. C’était un minable. Il trembla, imperceptiblement, avant d’oser regarder sa sœur, l’air pitoyable:

    « -Je disais ça aussi…Quand je disais que ce que je ressentais pour Anna était différent de tout ce que j’ai pu éprouver pour mes autres ex. Les seuls que j’ai aimés…Mais… »

    Il baissa la tête. Une autre larme roula sur sa joue, qu’il ne cherchait pas à repousser.

    « -C’est dans ma nature. J’ai toujours été infidèle et ça ne change pas par rapport à d’habitude. Juste parce que c’est elle. Je l’aime, oui. Mais je ne peux pas m’en empêcher. »

    Il soupira lourdement. Il hésitait s’il devait dire la suite ou si elle avait deviné. Mais il avait l’impression que s’il déballait la vérité, ça serait là pour lui une occasion d’expier son péché. Il rassembla tout son courage pour dire, l’air misérable:

    « -J’ai trompé Anna. »

    La honte se lisait aisément dans son regard clair. Et il était d’autant plus honteux qu’il s’était une fois de plus mutilé après coup. C’était plus fort que lui. Il ne se calmait que lorsqu’il voyait son sang couler.

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MessageSujet: Re: [14/09] Because i love him. {Russlan}   Jeu 9 Avr - 13:48

    C'est vrai. Anastasia trainait avec Rebecca et sa bande. Si elle devait être influencé, c'était peut-être par les amies de cette dernière mais pas Rebecca en elle-même. Qu'est-ce qu'elle pouvait détester Queen R ! Haine ou Admiration ? Elle ne le savait même plus, mais elle était certaine, elle aurait bien voulu trancher sa tête pour la faire bruler dans un tas de merde. Elle la prenait peut-être pour modele mais juste pour son côté fashion queen. Elle devait la supporter chaque jour si elle voulait accèder à l'Elite, malheureusement pour elle. Nastia ne supportait vraiment pas Rebecca, jamais elle ne se permettra de lui ressembler. Jamais. Pourtant, c'est à elle qu'elle doit sa rencontre avec Arlyn. Après tout, cette sale garce lui avait offert un merveilleux cadeaux qu'elle ne regretterait pour rien au monde. Elle savait bien qu'il était loin d'être parfait, mais à ses yeux, il était celui qu'il lui fallait. Oui c'est le bon. De milliers de jeunes femmes se disaient après avoir rencontré leur prince charmant, que celui qu'elles avaient choisit était le bon. Anastasia ne voulait pas paraitre comme elles, comme de simples femmes vulnérables, mais oui c'est ce qu'elle ressentait. Elle l'aimait, plus que tout au monde, c'était lui son prince. Charmant, oui, et les autres devaient l'accepter. C'était lui que son coeur avait choisi. Malheureusement, l'amour n'avait pas que de bon côté. Elle avait l'impression de battre des ailes mais elle était encore célibataire. Il ne fallait pas l'oublier. Ses sentiments à son égard étaient vrais mais le problème c'était que l'amour n'était pas réciproque. Enfin, peut-être, mais elle en doutait fort. Comment pourrait-il l'aimer elle ? Il y avait tant de femmes belles et charmantes dans le monde, pourquoi il l'aimerait elle ? Mais elle avait encore de l'espoir, infime, mais il y en avait encore. Une grande partie dans sa tête lui disait d'abandonner et de vivre cet amour seule, en cachette mais une autre partie toute petite lui disait de continuer, de tout lui avouer et qu'il l'aimait lui aussi. Nastia était quand même réaliste et se contentait juste de l'aimer. Point final.

    La jeune Solovievna aurait pu faire plaisir à son frère et aimer un jeune homme respectable. Un Gryffondor, un Poufsouffle ou un Serdaigle tout était bon, tant qu'il n'était pas un Serpentard. Un gars intelligent, beau, respectueux. Pourtant, ces 3 mots correspondaient au profil d'Arlyn. Mais il fallait ajouter drogué, volage, coureur de jupons. Qui le plaçait en haut du classement, au plus bas. Elle savait bien que son frère ne pouvait le supporter, sans le connaître. Mais elle ne pouvait pas, ce n'était pas elle qui commandait, c'était son coeur. Oui, son coeur l'avait élu lui, et pas quelqu'un d'autre. Russlan devrait l'accepter sans rechigner. Quoi qu'il ait voulu, il ne pourrait rien y faire. Roméo et Juliette s'aimaient, et pourtant malgré la haine de leur famille respective, leur amour vécut jusqu'à la fin. Elle aurait aimé avoir une union aussi parfaite avec Arlyn. Un rêve à mettre dans les oubliettes. Russlan voulait la protéger. Mais de quoi ? Elle comprenait toujours pas. Ils n'étaient pas ensembles à ce qu'elle sache. Non, il ne la blessait pas, mieux encore, il la faisait vivre. Arlyn avait ses défauts, comme ses qualités, et Anastasia l'appréciait ainsi. C'est comme ça qu'elle l'aimait, et elle n'avait pas besoin de le changer non. Peut-être l'aider, à battre la drogue, juste à ce qu'il se sente mieux. Elle aurait aimé le rendre heureux comme lui la rendait heureuse sans le savoir.

    Russlan _ « Grand bien t’en fasse, ce n’est pas une grosse perte. »

    Les larmes coulaient déja. Elle avait déja mal. Mais il avait aggravé la chose. Son frère lui avait dit une phrase. Cette phrase la faisait, non plus mal, mais souffrir. C'était comme un poignard, un couteau en plein dans le coeur. Une torture. Mental, physique, les deux à la fois. Il ne comprenait donc pas ? Ou voulait-il juste la faire souffrir ? Il était dur avec elle, terriblement dur. Il voulait la protéger, mais il ne faisait que lui faire du mal en plus. Une souffrance inutile. Une souffrance qui la paralysait. Les larmes coulaient. Impossible de les empêcher de faire surface. Ces larmes étaient une représentation de sa douleur, douleur de ne pas être avec son amour en ce moment, douleur que Russlan lui a infligé en cet instant. Arlyn, une perte ? Il avait tort, complètement tort. Elle aurait aimé lui gueuler à la figure mais elle n'en avait même plus la force tant mal lui envahissait. Arlyn était le contraire d'une perte, c'était ce qu'il lui fallait. Il était son oxygène, sa respiration, sa nourriture, son héroïne, son café du matin, l'ami lorsqu'elle s'ennuyait, son confident lorsqu'elle allait mal, son mannequin lorsqu'elle voulait le contempler, son clown lorsqu'elle voulait rire. Il était tout, tout pour elle. Elle était heureuse grâce à Arlyn mais malheureuse à cause de lui. Une oxymore n'est-ce pas ? C'est vrai, il la rendait heureuse mais son bonheur se complèterait si elle pouvait être avec lui à chaque instant. L'embrasser, toucher ses douces lèvres. C'est tout ce qu'elle voulait, ce qu'elle souhaitait, c'était lui ... Comment Russlan osait-il dire que c'était une perte ? Elle se figea.

    Anastasia connaissait son frère sur le bout des doigts. Bien sûr, il y avait une part de mystère qui restait mais elle le connaissait quand même parfaitemnet bien. Il voulait la protéger. La dissuader de faire certaines erreurs, de fréquenter les mauvaises personnes. Mais Arlyn n'était pas une mauvaise personne. Non. Et cette idée de lui resterait à jamais dans le cerveau de Russlan, il ne changera pas.

    Russlan _ « A part ça, il te rend heureuse? Et c’est quoi ces larmes? Tu sais, Diana aussi était une amie. Je traînais aussi avec elle, au départ, juste comme ça. Et puis nous avons couché ensemble. Plus d’une fois. Drogue, sexe, fumette, sexe. J’ai fait le mur, j’ai failli perdre tous mes amis. Tout ça pourquoi? Parce que je voulais traîner avec elle et j’étais dingue de cette fille. Elle m’avait jeté un sort ou je ne sais quoi. Mais je ne voyais pas ce qu’elle était vraiment. »

    La colère ne cessait de grandir. Tous les sentiments la parcouraient aujourd'hui ! La tristesse, la colère, le bonheur, la nostalgie. Mais cette colère était tellement grande qu'elle se devait de parler. Elle ne pouvait plus rester là, à espérer que son frère lui donnerait sa bénédiction si elle venait à sortir avec Arlyn. Non, cela en était assez.

    « Tu es un idiot. Tu es stupide. Tu ne comprends donc rien à rien ! Bien sûr qu'il me rend heureuse ! Il est tout ce que j'ai besoin. Pourquoi je pleures ? Qu'est-ce que tu peux être bête. Tu ne comprends donc pas que je veuille rester à ces côtés pour l'éternité ? Mais que ce souhait m'est inaccessible ? Et comment peux-tu comparer Arlyn à cette ... fille ? Il n'est pas juste un ami ! Je n'ai jamais couché avec lui et il n'est ni comme toi ni comme elle alors cesse de le comparer à elle. »

    Ce n'était plus que des larmes, c'était carrément une averse. Nastia était tellement en colère ! Cela lui faisait du bien de tout déballer, de pleurer. Il fallait bien qu'elle craque à un moment. Elle était vraiment en colère, en furie parce que Russlan avait comparé Arlyn à elle. Nastia ne voulait pas penser à elle, à son prénom. Elle voulait la railler de sa vie. Cette fille était un démon. Et la comparer à Arlyn était juste une insulte. Arlyn n'était pas un jouet. Ils ne se droguaient pas à deux, ne couchaient pas ensemble. C'était tout le contraire. Elle passait de bons moments avec lui, c'était juste le paradis. Alors qu'avec Diana et Russlan, Nastia l'a toujours su, c'était juste de l'amusement et du sexe. Pas de sentiments. Alors que la petite Gryffondor éprouvait de réels sentiments, même plus que ça, à l'égard de son Serpentard. Nastia était debout, ses poingts serrés, la colère commença à s'apaiser. Elle vit son demi-frère, baisser la tête mais il ne tarda pas à prendre à nouveau la parole.

    Russlan
    _ « Je disais ça aussi…Quand je disais que ce que je ressentais pour Anna était différent de tout ce que j’ai pu éprouver pour mes autres ex. Les seuls que j’ai aimés…Mais… »

    Anastasia était irritée. Pouvait-il arrêter de sans cesse la comparer avec quelqu'un d'autre ? Mais elle changea ensuite d'impression et vit des larmes couler sur la joue de Russlan. Elle était touchée. C'était la première fois qu'elle le voyait ainsi. C'était quelqu'un de froid, de dur, un peu comme de la marbre. (Quelle comparaison !) Mais elle a toujours su au fond d'elle, que se cachait quelqu'un d'humain, quelqu'un comme un autre. Maintenant, elle avait de la compassion pour lui, pour sa tristesse cachée dont elle ignorait la raison mais elle le sentait, elle ne tardait pas à le savoir.

    Russlan _ « C’est dans ma nature. J’ai toujours été infidèle et ça ne change pas par rapport à d’habitude. Juste parce que c’est elle. Je l’aime, oui. Mais je ne peux pas m’en empêcher. »

    Que voulait-il dire ? Quel rapport avec Arlyn ? Sa tête s'embrouillait et elle ne comprenait rien. Il avait fait quelque chose de mal et ses larmes continuaient à couler. Nastia serait là pour son frère, quoi qu'il ait fait, et elle ne le jugerait pas.

    Russlan _ « J’ai trompé Anna. »

    Nastia en resta bouche-bée. Elle étonnée, surprise. Elle ne savait quoi penser. Son frère, faire une chose pareille ? Mais il l'aimait pourtant. C'était dur à comprendre. Mais la dernière chose qu'il avait besoin, c'est que sa propre soeur le juge. Alors elle se contenta de ne rien dire. Elle s'approcha et posa sa main sur son épaule et respira un bon coup.

    « Pourquoi ? Pourquoi avoir fait une chose pareille ? Et le rapport avec Arlyn ? »

    C'est à ce moment là qu'elle comprit. Pour son frère, si elle venait à se mettre en couple avec Arlyn, il la tromperait. C'était inévitable pour lui. Cette pensée la blessa mais elle voulut cesser d'être égoïste pour être au côté de Russlan. Il avait besoin qu'on le soutient mais Nastia n'avait besoin que de connaître la raison de cet acte.
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MessageSujet: Re: [14/09] Because i love him. {Russlan}   Jeu 9 Avr - 19:46

    Russlan pensait sincèrement qu’elle méritait mieux que cet Arlyn. Mais il savait aussi qu’il était difficile de se séparer d’une personne quand les sentiments sont impliqués. Le jeune homme ne voulait pas empêcher totalement sa petite sœur de le fréquenter. Il voulait juste que ses sentiments amoureux soient pour une autre personne que lui. La nuance était là. Mais ça, Nastia ne le comprenait pas. Forcément. Quand on aime quelqu’un, il représente le monde. La perfection. Et plus les sentiments sont forts, moins il devient évident de réaliser les défauts de la personne aimée. Un œil extérieur les voyait. Pas la personne éprise. C’était donc peut être peine perdue. Mais il pouvait néanmoins la prévenir, bien que s’il se passait quelque chose, il ne serait pas là en train de faire le mariole en disant tu vois, j’te l’avais dit! A dire vrai, il s’était attendu au retour du bâton. Mais il ne s’est pas aperçu qu’en finale, il avait blessé Nastia plus qu’il était nécessaire. Il avait dit la phrase de trop. C’était toujours comme ça avec Russlan. Il parlait parfois sans réfléchir, et des fois, il était trop tard pour réparer. Il agissait souvent sous le coup d’une impulsion, disait des choses sous le coup de la colère. Et il le regrettait ensuite. Le jeune homme blessait les personnes qu’il aimait sous ses mots parfois durs. Il lui arrivait de faire pleurer Anna en lui disant ce qu’il ne fallait pas. Toujours sous le coup de la colère. Là, il avait transformé Nastia en madeleine. Son côté cynique disait qu’il méritait un optimal en métamorphose, mais son côté grand frère avait le cœur brisé de la voir autant souffrir. Oui, Nastia n’était plus une petite fille. Elle tombait amoureuse. Et ce n’était pas tant Arlyn qui le contrariait. Il y était pour beaucoup, certes, mais ce qui l’effrayait…C’est de réaliser à quel point sa sœur avait pu grandir. Vite. Et loin de lui. Donnant encore plus l’impression d’échec. Il se mordilla la lèvre inférieure, avant de murmurer:

    « -Désolé, je…Je n’aurais pas dû dire ça…Mais je veux juste que tu comprennes. »

    La conversation prenait un tournant déplaisant. Et il ramenait sur le tapis des vieux fantômes. Des noms interdits. Des insultes crachées à la figure. Oui, elle venait de l’insulter. De dire qu’il n’était qu’un idiot. Qu’il était stupide. Ca oui, il était stupide! Mais elle était bornée. Il ne fallait pas lui en vouloir. Elle n’avait que dix-sept ans. Lui en avait presque vingt. Mais c’est vrai. Il n’était pas le plus exemplaire pour parler de fidélité dans un couple, et tout le bataclan. Mais il ne voulait pas…Que si jamais ça tournait mal…Si ça venait à finir…prématurément…Il ne voulait pas la voir souffrir. Il se mordilla la lèvre inférieure, alors que la voix de sa sœur devenait un peu plus hystérique alors qu’elle parlait de Diana sans la nommer. Il soupira lourdement, avant de darder sur la jeune femme un regard meurtrier. C’est elle qui ne comprenait que dalle! Il ne comparait pas Diana à Arlyn, mais il comparait le jeune homme à lui. Il attrapa une goulée d’air, alors qu’il sentait son rythme cardiaque s’accélérer sous la colère, et il souffla, pour tenter de se calmer. Il toisa Anastasia, avant de rétorquer, sèchement:

    « -Tu ne vois donc pas? Tu ne vois donc pas? Mais putain! Arrêtes de te regarder le nombril! A t’entendre on dirait que le monde tourne autour de ce type. Reviens sur Terre un peu! Tu es donc la seule à être assez sotte pour ne pas voir ce qui pourtant crève les yeux? Et tu dis de moi? Pour info, je ne comparais pas ton soupirant à Diana, mais à moi. Je sais de quoi je cause parce que ce type est comme moi! Et je sais que ce n’est pas la meilleure personne que je puisse espérer pour ma sœur! »

    Russlan se frotta les tempes d’un air désespéré. Il soupira lourdement, avant de triturer nerveusement son bandage. Il n’avait pas comparé Arlyn à Diana, où était-elle allée chercher ça? Mais Nastia, maintenant, était vraiment en colère. Et merde, tiens! Il savait que Nastia détestait Diana. Mais Russlan n’arrivait pas à la détester, malgré tout ce que Diana a pu lui faire. Il éprouvait en réalité pour elle de la compassion. Diana n’avait personne pour la rattraper en cas de chute. Diana était seule au monde. Il ne savait pas que la jeune femme était à Beauxbâtons depuis presque un an, essayant de reconstruire sa vie. Attendant son heure pour frapper à nouveau. Et il ne se doutait pas que Diana allait encore une fois faire irruption dans sa vie pour la chambouler à nouveau. Il aurait juste aimé que Diana ait quelqu’un, qui puisse la raisonner. Et non la traîner vers le fond. Il était sûr qu’elle avait bon fond. Mais c’était certain que ses actions ne plaidaient pas en sa faveur. Oui, entre Russlan et elle, ce n’était qu’une affaire de coucheries, une suite de parties de jambes en l’air. Entrecoupées par des séances de prises de drogues, de rave-parties et de fréquentations d’endroits bizarres. Diana n’était pas de celles qui avaient froid aux yeux. C’était en partie grâce à elle qu’il n’avait plus beaucoup d’inhibitions et qu’il avait autant confiance en lui. Diana ne lui avait pas que fait du mal. Ca serait mentir. Mais sa présence n’était pas des plus conseillées non plus.

    Il avait vu sa sœur se lever, poings serrés. Elle irradiait la fureur, elle semblait prête à exploser. Le syndrome de la cocotte-minute. Mais lui…Ce n’était pas la colère qu’il ressentait à présent. C’était le dégoût de lui-même. Son attitude lui filait la gerbe. Il détruisait toutes les personnes à qui il tenait par son comportement. Sa sœur. Anna. Savoir qu’il a trompé la belle jeune femme, celle qu’il aimait, avec qui il a traversé tant d’épreuves le révulsait. Il laissa une larme couler sur sa joue, puis une autre. Pour la première fois depuis des années, il pleurait. Pour Anna. Il inspira profondément, et continua de s’acharner sur les brins d’herbe. Oui, il pouvait paraître inhumain des fois. Dans sa façon d’être, froid, distant, inaccessible, mais aussi en jouant ainsi avec les autres, sans scrupules, manipulant les uns et les autres sans vergogne. Russlan savait se montrer comme un salaud de la pire espèce. Mais actuellement, il se trouvait être à l’agonie. La souffrance quant à son acte était justifié, ce qu’il avait fait lui revenait en pleine tête comme un boomerang. C’était douloureux d’aimer quelqu’un. Encore plus quand on avait fait quelque chose qui ferait souffrir à coup sûr si ça venait à se savoir. Il en était d’autant plus honteux qu’il n’avait pas réussi à résister à Rebecca. A cette petite fille sage aux dessous sexy. Ah oui, on pouvait dire qu’elle cachait bien son jeu. Il répugnait à dire la vérité. Le pire pour lui serait que Nastia lui demande qui. Ah, merde alors, depuis tout à l’heure il essayait de la dissuader de s’éloignait d’Arlyn, et il fricotait avec Rebecca Stuart, qui était peut être même pire. Certes, il ne l’avait pas embrassée. Seule Anna avait le droit de goûter à ses lèvres, de profiter de ses baisers. Mais il avait caressé le corps de Rebecca bien plus qu’il ne l’aurait dû. En fait, il n’aurait jamais dû la toucher, c’était aussi simple que cela. Il vit Nastia rester bouche bée. Oui, c’était difficile à croire. Ils ont toujours été très proches, comme un seul et même être. Russlan savait que s’il devait perdre Anna, il se retrouverait amputé d’une part de lui-même. C’est pourquoi c’était si dur à avouer. Elle vint alors poser une main sur son épaule, pour le réconforter. Il s’ébroua.

    « -Laisse tomber, je ne mérite pas ça. Tout ce que je mérite c’est crever. »

    Il baissa la tête.

    « -Je n’ai pas su résister à Rebecca. »

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MessageSujet: Re: [14/09] Because i love him. {Russlan}   Ven 10 Avr - 14:25

    Cette discussion tournait un peu au vinaigre. Entre dispute et reproche, Anastasia ne savait plus d'où se donner la tête. Elle en avait juste marre. Tout ce qu'elle voulait, c'était être à ses côtés. Parce qu'avouons le ; il était un peu son remède miracle. C'était dans ses moments qu'elle avait le plus besoin de lui. Sa fraicheur, son regard, son odeur, sa voix, tout était parfait pour composer une parfaite recette du bonheur. Mais il fallait retourner dans la réalité, ce n'était pas le cas. Nastia restait planter là devant son imbécile de frère. Bon ok, il n'était pas si bête, idiot, stupide, abruti, crétin, borné que ça mais il commençait sérieusement à l'agacer avec ses leçons de morale. C'est vrai qu'il a plus d'expérience qu'elle mais ce n'était pas une raison de contrôler tous ces actes. Elle avait le droit de faire ses propres erreurs, car c'est comme ça qu'elle pouvait grandir et évoluer. C'était bien connu, c'est en trébuchant qu'on apprend. Elle ne supportait plus de devoir se disputer et de se justifier à chaque phrase. Little N savait bien que si les gens savaient lire dans les pensées des autres ce serait beaucoup plus simple. Plus besoin de parler. Bien sûr les disputes étaient inévitables mais au moins chacun saurait ce que pense les autres. Anastasia tournait en rond, ses mains sur la tête. Cela faisait une bonne demi-heure que cela durait. Les paroles qu'avait prononcé Russlan quelques minutes plus tôt faisait toujours effet sur Nastia. Tout s'embrouillait dans sa tête. Lorsque Russlan lui dit qu'il était désolé et qu'il voulait juste qu'elle comprenne, Nastia était encore plus outrée. Bon, elle comprenait ses intentions mais pourquoi se permettait-il de tout contrôler ? Elle manquait d'espace, elle avait besoin d'être plus libre. La tension commença à monter. Elle le voyait très bien mais elle ne pouvait pas supporter une engueulade de plus. Non, elle en avait assez pour aujourd'hui. Pourtant son voeux ne fut pas exaucé.

    Russlan _ « Tu ne vois donc pas? Tu ne vois donc pas? Mais putain! Arrêtes de te regarder le nombril! A t’entendre on dirait que le monde tourne autour de ce type. Reviens sur Terre un peu! Tu es donc la seule à être assez sotte pour ne pas voir ce qui pourtant crève les yeux? Et tu dis de moi? Pour info, je ne comparais pas ton soupirant à Diana, mais à moi. Je sais de quoi je cause parce que ce type est comme moi! Et je sais que ce n’est pas la meilleure personne que je puisse espérer pour ma sœur! »

    Elle le fixa. Elle était déçue de lui. Depuis quand était-il ainsi ? Elle ne le reconnait plus comme son frère doux et protecteur. Non, celui qui était devant elle était protecteur, certes, mais colérique et odieux aussi. Qu'importe qu'il ait comparé Arlyn à lui ou à Diana, qu'importe. Tout ce qu'elle souhaitait, c'est qu'il cesse de comparer à tout champs. C'était ça le pire. Russlan sentait toujours le besoin de comparer et cela exaspérait Nastia. Elle n'en pouvait plus. Cette dispute l'avait définitivement détruite. Elle ne supporterait vraiment pas une méchanceté de plus, elle serait définitivement en miette. Des souvenirs revint à la surface ; lorsqu'elle découvrit l'autre Russlan pour la première fois. Et c'était le Russlan qu'elle ne supportait pas, pourtant c'était celui là qu'elle avait en face d'elle. Un autre type qu'elle ne souhaitait pas connaître. Il avait son regard, un regard noir. Nastia soupira et se remit contre son arbre pour respirer un bon coup. Quelle journée ! C'était un moment plein de confidence. Elle et Arlyn. Son frère avec cette mystérieuse inconnue.

    Qui était-elle d'ailleurs ? Pourquoi Russlan avait-il trompé Anna ? D'ailleurs cette dernière était une fille formidable. Nastia était persuadée qu'Anna aurait pu rendre son frère heureux, ou même qu'elle l'avait fait. Ils s'aimaient mais cela n'empêchait pas que l'horrible chose fut faite. Nastia était définitivement différente de son frère car elle ne comprenait pas son acte. Pourtant si il l'aimait, il n'aurait besoin de personne d'autre qu'elle. Que son frère était compliqué ! Lorsqu'elle fut près de lui, Russlan enleva sa main de son épaule. Au premier abord, elle crut que son frère la rejeta. Mais heureusement, ce n'était pas ça. Il se sentait juste minable d'avoir fait une chose pareille. Et honteux aussi. Nastia aurait voulu lui donner toute la compassion et l'amour possible dont il avait besoin en ce moment mais elle n'a pas pu le faire. Tromper était un acte effroyable. Ce n'était pas elle la concernée donc elle ne pouvait rien dire, ne pas juger, juste être là pour son frère. Et quoi qu'il ait fait, il ne méritait pas de disparaitre, de mourir, de décéder. Elle avait besoin de lui malgré toutes les horribles choses qu'il ait pu dire en ce moment. C'était un humain. Il avait fait des erreurs, comme beaucoup. C'était une grosse erreur, mais une erreur tout de même.

    Russlan _ « Je n’ai pas su résister à Rebecca. »

    Oh mon dieu ! Sous le choc, Nastia recula. Elle était tombée à la renverse. De milliers de pensée effleura son esprit. Rebecca ? La Rebecca ? Cette sale pute ? Putain ce n'était pas possible ! Pas elle ? Elle ne pouvait pas espérer pire. Pourquoi elle ? Ce n'était plus de la colère qui s'empara de son esprit, mais du dégoût. Cela faisait des heures que Russlan la gueule dessus parce qu'elle ose aimer Arlyn, mais lui alors ? Avec Rebecca ? C'était pire, vraiment pire. Non seulement parce qu'il a déja une copine mais en plus il l'a trompé avec une salope de la dernière espèce. Elle s'était jurée de rester avec Russlan pour le soutenir mais elle ne pouvait pas. Si c'était avec une fille bien, Nastia comprendrait. Mais pas Rebecca. Pas elle. Elle aurait bien voulu donner une giffle à son frère sur le moment mais la nouvelle l'avait tapée avec une telle force qu'elle n'osait plus se relever.

    « Laisse moi une minute s'il te plait. »

    A vrai dire, elle aurait besoin plus d'une minute, mais des heures entières pour réfléchir. Qu'est-ce qu'Arlyn lui manquait ! Et pourtant cela ne faisait que quelques heures qu'ils s'étaient quittés. C'était la seule personne qu'elle avait envie de voir aujourd'hui. Elle n'osait même plus regarder son propre frère dans les yeux parce qu'elle le savait. Si elle le regardait, elle verrait Rebecca. C'était au dessus de ces forces. Cette garce avait tout. La richesse, le bonheur, pourquoi devait-elle s'en prendre à son propre frère ? Sa prochaine confrontation avec cette dernière risquerait d'être mouvementé. Elle était tellement en colère que tout déballer de sa vie n'était plus un risque. Elle s'en foutait complètement de ce que son frère pouvait en penser. Elle le savait, il ne méritait pas ça. Elle aurait voulu lui dire, ce n'était pas grave mais ce n'était pas aussi simple que ça.

    « Tu sais quoi ? J'aime Arlyn. J'ai jamais aimé quelqu'un comme ça. Dès que je le vois, un sourire s'illumine sur mon visage. Je rêve de pouvoir toucher ses lèvres, de le prendre dans mes bras. Tout ça car je l'aime. Et tu peux arrêter de te soucier de moi ? Il m'aime pas de toute façon. Donc il peut pas me tromper vu qu'il aura jamais envie de sortir avec moi. Alors voilà. Je t'ai épargné de la salive en plus. J'espère au moins que c'est ça que tu ressens pour Rebecca. »

    Qu'est-ce que cela lui faisait du bien. Mais cette colère était toujours présente, elle ne pouvait rien y faire. Son frère a tout bousillé. Bien sûr il restera son frère mais la déception était trop grande.
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MessageSujet: Re: [14/09] Because i love him. {Russlan}   Dim 12 Avr - 20:21

    Enchaîner Anastasia serait vraiment stupide. Ainsi que la flanquer de deux gardes du corps vingt quatre heures sur vingt quatre. Alors il pouvait faire quoi? Rien. A part laisser Nastia vivre sa vie d’adolescente. Depuis tout à l’heure, il était face à un dilemme. Toutes les solutions qui se proposaient à lui aboutissaient à la même chose: la souffrance de sa sœur. Il soupira. Tout ça commençait à lui taper sur le système. Sérieusement. Pourquoi sa sœur grandissait, putain? C’est normal après tout! Elle avait dix-sept ans, elle avait plus ou moins terminé sa crise, et elle commençait à voir pour tout ça. C’était troublant. Pourtant, il allait devoir s’y faire. C’était le moment où les filles commençaient à s’intéresser aux garçons. Certes, cela commençait plus jeune pour beaucoup, mais c’est à cet âge là que ça devenait…physique. Quinze ans, c’était trop tôt pour avoir des rapports. Même pour un garçon. Il lui arrivait de regretter d’avoir fait tout ça trop tôt, il aurait préféré attendre. Et les garçons étaient plus précoces que les filles. Elles préféraient tergiverser longtemps sur la question, pesant le pour et le contre, se demandant si c’est le bon ou pas, s’il faut encore attendre. Un garçon, lui, évitait de rester puceau trop tard, surtout pour ne pas se payer la honte vis-à-vis de ses copains. C’était donc motivé plus par les hormones et l’orgueil qu’une envie réelle. Russlan savait aussi qu’il aurait préféré mille fois avoir sa première fois avec Anna. Seulement, dans la vie, on ne choisissait pas toujours, et c’était le hasard qui avait décidé à sa place. Il se doutait bien que sa petite sœur n’était plus pure depuis longtemps. Elle semblait être connue pour ses trop nombreux flirts. Loin de lui l’idée qu’elle puisse n’être qu’une salope de bas étage. Elle ne s’appelait pas Rebecca Stuart non plus! Mais voilà. Ca faisait toujours comme un pincement au cœur quand sa petite sœur connaissait son premier vrai amour, qu’elle finirait par passer aux choses sérieuses avec, qu’elle passerait son temps avec, qu’à la fin des études ils s’installeraient ensemble. Oui, elle finirait inévitablement par partir. Et c’était cette perspective qui effrayait le plus Russlan. Celle de se retrouver seul, sans présence. Seul face à ses problèmes. Il avait tenu bon parce qu’il avait eu les présences d’Anna et de Nastia. Son amour et sa famille. A jouer au con, il finira par perdre Anna. Et Anastasia ne serait plus là. Oh oui, il était égoïste. Mais c’était malheureusement ce côté égoïste qui prenait le dessus durant toute cette engueulade. Il ne voulait pas qu’elle parte. Quitte à tout faire pour la retenir. Il se sentait abandonné, trahi. Il n’était plus le seul homme dans la vie de sa sœur -Glenn ne comptait pas-. Et il ne voulait pas partager.

    Et il lui disait d’arrêter de se regarder le nombril? C’était l’hôpital qui se fout de la charité là. Il se savait égoïste, mais là, il remportait le pompon. Il inspira profondément, après avoir débité son discours incendiaire. Oui, Anastasia risquait d’y perdre quelques plumes. Il serait une épine dans son pied. Mais elle ne comprenait pas. Bon, d’accord, son côté possessif ne voulait pas laisser Anastasia partir, mais il n’avait pas le choix. Elle était une humaine. Elle avait des désirs, des besoins. Lui n’était que son frère. Son demi-frère. Et pendant longtemps ils étaient des étrangers l’un envers l’autre. Un pan reculé de la famille qu’on voyait de temps en temps au même titre que les cousins et cousines, qu’on voyait uniquement lors des repas de famille. Durant l’enfance, Russlan était souvent allé chez son grand-père paternel pour les fêtes. Noël, pâques, nouvel-an. Il y retrouvait ses cousins cousines, et…C’est là qu’il avait aussi revu Glenn. Avec sa nouvelle compagne. Et leur fille. Le choc avait été difficile à avaler. Russlan avait senti le sol se dérober sous ses jambes, et il s’était enfui en courant, ne pouvant pas rester une minute de plus dans cette pièce lorsqu’il avait compris quel était leur point commun. C’était Helena, la cousine, qui l’avait trouvé, dans un arbre, en train de trembler de tous ses membres. Il avait huit ans. Depuis, Herbert et Martha avaient disparu, mais les cousins étaient toujours là. Et il y avait toujours les fêtes en famille. Russlan évitait son oncle depuis deux ans. Et ça faisait également depuis deux ans qu’il séchait les réunions de famille.

    Au départ, il n’avait pas vraiment aimé l’idée de laisser Anna seule à Durmstrang pendant les fêtes de Noël. Surtout quand il y avait David dans les parages. Imaginer ce qu’ils étaient susceptibles de faire ensemble attisait sa jalousie. Russlan soupira profondément. Il fallait qu’il se calme là-dessus. Car un jour, sa possessivité lui coûtera très cher. Les personnes qu’il aime. Russlan ne pouvait s’empêcher de les faire souffrir. Il tenait à eux. Il les aimait trop fort. Mais il ne pouvait pas…sa plus grande crainte était de rester seul. Etre abandonné. Non, ça ne devait pas arriver. Pas comme ça. Mais il l’aurait mérité. A force de tirer sur la corde elle aurait fini par casser. Russlan respira un bon coup après avoir avoué qu’il avait trompé Anna. Oui, il s’était calmé pendant sa traversée du désert, mais il était sûr que Rebecca avait réveillé ses vieux instincts. Le Russlan débauché et désagréable que tous abhorraient. Ce qu’il avait fait était néanmoins impardonnable, et depuis ce huit septembre, Russlan n’osait plus regarder Anna droit dans les yeux. Elle le connaissait si bien, peut être encore mieux que Nastia ne le connaissait, qu’elle aurait deviné ce qui se passait dans la tête de son petit-ami. Et là, ça serait la catastrophe. Depuis huit jours, il priait pour que cela n’arrive pas. Pour que ce secret reste secret. Il ne supporterait pas de voir son regard rempli de douleur lorsqu’elle le saurait. Elle ne méritait pas ça, et c’était pour cela qu’il se dégoûtait. Et qu’il pensait qu’il serait mieux pour lui s’il venait à mourir. C’était ce qu’il voulait depuis des années, et il n’a jamais eu satisfaction. Il avait toujours pensé que pour régler un problème, il fallait purement et simplement éliminer la cause du problème. Ainsi, s’il venait à disparaître, tous les problèmes qu’auraient les uns et les autres, et surtout, rattachés à sa personne, viendraient à disparaître.

    Et il lâcha l’info fatale, celle qui risquait de tout changer entre Nastia et lui. Certes, elle prétendait le connaître, mais jusqu’à quel point? Connaissait-elle vraiment les eaux les plus noires dans lesquelles il se baignait, les méandres compliqués de son esprit torturé? Il n’était pas sûr. Elle le connaissait sans vraiment le connaître. Et il ne voulait pas que ce lui, enfoui, bien caché, ne refasse surface. Il avait fait tellement de dégâts. Il n’était plus ça. Peut être que si, au fond. On ne pouvait pas changer les gens. Russlan regarda douloureusement sa sœur alors qu’elle était abasourdie. Au regard qu’elle lui lança, hautement réprobateur, il sut qu’elle ne cautionnerait jamais ce qu’il avait fait. Surtout pas quand la deuxième concernée était Rebecca. Il pouvait pleurer tout seul. Il l’aura bien mérité. Parce que tromper Anna était une chose. La tromper avec Rebecca était pire encore. Il le savait. Il l’avait fait en toute connaissance de cause. Il n’avait pas le droit de se plaindre. Il savait à quoi il s’exposait. Il arqua un sourcil quand elle lui demanda de lui laisser une minute. Il voulait lancer une remarque acerbe, car sa sœur n’aurait pas seulement besoin d’une minute, mais de plusieurs, pâle comme elle était, mais il se retint,, ce n’était pas la peine d’aggraver son cas. Mais elle devint rouge de colère à la place. Tant pis, c’est trop tentant.

    « -Tu pourrais jouer en même temps le rôle de la tomate et du fromage dans une pizza, avec tous ces changements de couleurs! Lança-t-il, ironique. »

    Même dans un moment comme ça, il ne pouvait pas s’en empêcher. Il inspira profondément. Il faisait de l’ironie quand il était agacé. Quand il était furax, il ne pouvait s’empêcher de faire des remarques de très mauvais goût. Quitte à appuyer là où ça fait mal. Le plus dur à encaisser fut sans doute le moment où elle lui cracha à la figure son amour pour ce connard. Russlan la regarda, restant coi, avant de se lever rageusement. Il en avait marre. Il ne resterait pas une minute de plus ici sinon il allait exploser. Il dut faire un effort monumental pour ne pas cogner dans l’arbre. Il darda sur Anastasia un regard furieux, avant de crier:

    « -Très bien. Puisque c’est comme ça, je me casse! Et pour info, tes suppositions concernant Rebecca sont ridicules et sans fondement! Je la déteste! Tout comme je déteste le restant de sa bande! Si ça te branche de traîner avec eux, très bien, je te laisse traîner avec eux. Mais ne m’adresse plus la parole! »

    Il récupéra dans l’herbe sa veste d’uniforme. Son portable. Il était sourd à tout, aveuglé par la colère. Les mots dépassaient sa pensée. Mais il ignorera toutes ses supplications. Très bien. Si c'était comme ça, il s'en irait, c'était aussi simple que cela. De toute façon, elle venait de choisir.


[Haha. Tu voulais du fight? Eh bien, en voila xD]

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MessageSujet: Re: [14/09] Because i love him. {Russlan}   Dim 19 Avr - 18:21

    La colère. On peut utiliser plusieurs synonymes pour décrire cette émotion ; mais ce sentiment reste unique. C'est quelque chose que l'on vit au jour le jour, dans n'importe quel situation. La colère, c'est d'abord de l'irritation. Un sentiment désagréable qui nous emporte rapidement. Chez la plupart, cela se traduit par de l'agressivité, passif ou actif. C'est violent, et ça fait mal. Chez Anastasia, c'était de l'agressivité passive. Bien sûr, elle ne ferait jamais de mal à sa propre famille, dans ce cas-ci, à son frère. Mais il faut pas exclure l'idée qu'elle en avait terriblement envie. Elle se sentait minable. Elle prétendait connaître son frère. Ce qui était vrai. Mais elle ne voulait pas accepter l'existence d'un deuxième " lui ". Il avait un mauvais côté comme elle en avait un. Mais chez lui, c'était nocif. Elle aurait du réagir. Même si cela n'aurait rien changé au comportement de Russlan. Elle lui en voulait tellement. Comment avait-il pu faire une telle chose ? Le regrettait-il ? Pourquoi n'a-t'il juste pas réfléchi avant de tromper Anna avec Rebecca ? Anastasia ne comprenait pas l'engouement des hommes autour de cette dernière. Il est vrai, c'était une fille assez joli mais elle était méprisante et odieuse. Nastia soupira et mit ses mains dans ses cheveux. Elle était dans une sacré galère.

    Voilà maintenant 10 minutes que les deux jeunes gens baignaient dans le silence. On entendait vaguement le souffle du vent, et les légers cris des élèves en première année. La tension était si forte qu'aucun des deux émit un seul bruit. Russlan lui avait accordé bien plus d'une minute pour réfléchir ; preuve qu'il avait bien compris que c'était important pour elle et que cette nouvelle l'avait choquée. Bien que " choc " était un faible mot. Elle était tout simplement outrée. Le Pardon était une chose difficile, elle en avait bien conscience. Mais il l'avait blessé. Il aurait du savoir que malgré ses fréquentations, elle détestait cette fille plus que tout au monde. Elle était jalouse d'elle, et la jalousie est un vilain défaut. Nastia aurait bien voulu l'égorger mais malheureusement pour elle, deux choses l'en empêchaient. Première chose, sans Rebecca, plus d'Elite. Plus " d'autre monde ". Tout serait fini. Deuxième chose, le meurtre était puni ! Elle était assez intelligente pour éviter quelconque manière d'être envoyé à Azkaban.

    Anastasia ne se sentait pas bien. C'était peut-être du à la tromperie de Russlan. Elle n'en avait aucune idée, tout ce qu'elle savait à présent c'est qu'elle se sentait mal. Elle avait mal à la tête, et cette insupportable envie de vomir. C'est pas grave, se disait-elle. Ca va passer. Russlan était flou, alors elle secoua sa tête et l'image de son frère devint alors plus nette. Elle n'était pas devenu aveugle soudainement ! Encore heureux. Elle se rendit compte alors, à quel point elle enviait les enfants qui courraient autour d'elle. Ils s'amusaient, ils vivaient la vie, ils étaient innocents. Ils venaient à peine d'entrer dans l'âge de l'adolescence. Ils ne se rendaient même pas compte. Tout ce qu'ils étaient, c'était heureux. Elle aurait bien voulu revivre cette époque mais elle était condamnée à rester à côté de son frère avec cette discussion ridicule. Elle aurait bien voulu courir et s'enfuir mais elle était trop mal en point pour ça. Son malaise venait à peine de commencer, il tarderait alors à se dissiper.

    Nastia en voulait à Russlan de trop s'occuper d'elle, de toujours la surveiller et de la surprotéger. De peur qu'elle fasse une quelconque erreur. Jusqu'à présent, elle en avait pas encore fait et elle savait que c'était pas nécessairement grâce à Russlan car si elle voulait faire des erreurs, elle en ferait de son plein gré. Elle lui en voulait. Elle voulait être libre. Elle réfléchit. C'était peut-être la mauvaise personne qui était sans arrêt surveiller. C'était peut-être Russlan qu'on devait guetter le moindre geste ! Car jusqu'à présent, il en avait fait des erreurs. C'était peut-être à cause de Glenn - beaucoup trop absent dans leur vie. Ou a cause de Nastia ? C'était son grand frère mais il était plus fragile qu'il laissait parraitre. elle devait prendre soin de lui. Elle l'avait pas fait, tout simplement parce qu'il était plus âgé qu'elle. Mauvais argument. Mais bordel ; de quoi avait-il besoin ? Russlan était une personne importante dans sa vie, Nastia tenait à lui. Elle n'aurait pas supporter d'autres tentatives de suicide. Elle l'aimait. Elle avait besoin de lui. Depuis quelques temps, elle se rendait bien compte que l'autre Russlan refaisait surface. Pourquoi ? Diana avait-elle refait une apparition ? Sûrement pas. Nastia serait au courant. Qu'est-ce qui se passait alors ? Tout ça la rendait malade. Encore plus qu'elle l'était maintenant au sens propre.

    Le silence dominait de plus en plus. Nastia elle, était passée d'un état à un autre. Russlan l'avait sûrement remarqué. C'est d'ailleurs ce dernier qui vint à rompre le silence embarrassant et gênant qui s'était installé entre le frère et la soeur. Une remarque impertinente. Grotesque surtout. Elle était déja assez énervée pour pouvoir l'être encore plus. Elle n'était pas l'incroyable Hulk ni King-Kong. Elle était juste Anastasia Melinda Solovievna. Une humaine. Qui avait de la patience. Et sa patience avait atteint des limites après la pitoyable phrase qu'avait lancé son frère. Il voulait peut-être détendre l'atmosphère. Mais avouons-le, c'était légèrement (même très) raté. Non seulement, Nastia bouillait sur place, mais en plus, cela n'arrangeait pas du tout la chose. C'est pas avec une feinte qu'il s'en sortira, qu'elle pourra oublier ce qu'il venait de lui avouer. Néanmoins, Anastasia connaissait assez bien son frère pour pouvoir deviner qu'est-ce qui se cachait derrière cette (si on pouvait appeler ça comme ça) blague. Juste de l'agacement. Il faisait toujours ça quand il était agacé, il fait des remarques censés l'amuser lui, et dérouter le public. Anastia en avait tellement assez que plus rien ne pouvait l'empêcher à péter un cable. C'était peut-être pour ça qu'elle avoua soudainement son amour pour Arlyn, alors qu'elle avait tenté de le cacher durant plusieurs semaines, même plusieurs mois. Elle savait très bien que cela allait l'énerver comme sa tromperie avec Rebecca l'avait énervée elle. Et Nastia avait raison. Elle pouvait l'apercevoir sur place. Elle pouvait l'appercevoir dans son regard, la rage et la fureur. Il se leva. Il la regarda une dernière fois avant de lancer le fond de ses pensées.

    Russlan _ « Très bien. Puisque c’est comme ça, je me casse! Et pour info, tes suppositions concernant Rebecca sont ridicules et sans fondement! Je la déteste! Tout comme je déteste le restant de sa bande! Si ça te branche de traîner avec eux, très bien, je te laisse traîner avec eux. Mais ne m’adresse plus la parole! »

    Pardon ? Avait-elle bien compris ce qu'elle venait d'entendre ? On se serait cru en plein rêve - ou plutôt en plein cauchemar. C'est lui qui voulait se casser ? C'était plutôt à elle de le faire. Elle avait eu le courage de rester depuis tout à l'heure (bon c'est vrai c'était aussi en partie du à sa nausée). Elle lui avait juste dit qu'elle aimait Arlyn. Rien de grave. Ce n'était pas comme si elle avait couchée avec lui ou qu'elle s'était prostituée avec d'autres gars. (xD) Contrairement à Russlan qui a trompé sa confiance à elle et à Anna en même temps. D'ailleurs, cette dernière était-elle au courant ? Elle en doutait largement. Nastia ricana. Ses suppositions sans fondement ? Elle ne savait même pas de quoi il parlait. Alors que depuis le début, il n'arrêtait pas de lancer des remarques acerbes sur Rebecca, Nastia, elle n'en avait pas le droit ? Si elle voulait en faire, elle en avait le droit nom de Dieu ! Même si c'était n'importe quoi, elle pouvait dire son avis. Enfait elle comprenait rien à ce qu'il bavait. Elle avait tellement mal à la tête. Elle avait sûrement mal entendu. De plus, il n'avait pas simplement donné l'autorisation de trainer avec eux, il lui avait carrément fait un ultimatum. Lui ou eux. Elle ne pouvait pas. Elle n'avait pas la possibilité de choisir. Bien sûr si c'était entre lui et la plupart des esclaves de Rebecca, elle aurait choisit lui sans hésiter. Mais il fallait pas oublier Arlyn. Elle ne pouvait pas choisir entre Russlan et Arlyn. C'était cruel. Elle en avait mal à penser des choses aussi désagréables. Avant même qu'elle pu rétorquer, Russlan s'en alla. Le temps qu'il prena sa veste et son portable, elle prit son courage à deux mains et attrapa le bras de son frère avec toute la force qu'il lui restait.

    « Hey, Ho ! (on rentre du boulot) Tu vas pas partir comme ça non plus ? Pas comme un voyou ? »

    C'était peut-être l'effort de trop. Elle aurait du aller se reposer à l'infirmerie tant qu'il en était encore temps. Parce que là elle en avait assez. Le malaise l'avait rattrapé. Il était plus fort qu'elle. Beaucoup plus. A l'ordinaire, Little N. était une fille forte. Elle savait résister à n'importe quelle maladie, mal de tête, mal au ventre, envi de vomir ou quel que ce soit. Et là, étrangement, elle ne sut résister. Grave ? Ou pas ? Le mal avait agit. Anastasia s'évanouit.


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MessageSujet: Re: [14/09] Because i love him. {Russlan}   Sam 25 Avr - 18:59

    Qui pouvait prétendre ne s’être jamais mis en colère sans mentir? Personne. C’est comme répondre oralement par l’affirmative à la question tu dors? Russlan avait connu ses moments où il s’était mis en colère. Mais peu avaient atteint le point de non retour. Ce point où tout explosait, en faisant beaucoup de dégâts. C’était arrivé deux fois dans sa vie. La première fois, c’était le soir où il y a eu cet accident avec Anna. En voyant ce sale type dévorer son corps du regard avec gourmandise l’avait fait voir rouge. S’il avait pu, il l’aurait massacré sur place. L’émasculant du même coup pour qu’il ne puisse pas recommencer ses ignominies sur d’autres filles. La seconde fois où c’était arrivé, c’était dans un tout autre contexte. Cette fois là, il avait frappé Glenn. De sang froid. Enervé par l’indifférence dont son père faisait preuve à son égard. Il aurait pu crever sur place que l’ex-journaliste n’aurait jamais rien remarqué. Tout ce qui l’importait, c’était la petite brève quotidienne dans un journal Moldu dont le nom, pour Russlan, lui passait par-dessus la jambe. C’était toujours Orianne qui servait le petit déjeuner. Glenn, lui, se contentait juste de passer les pieds sous la table et attendre d’être servi. Sitôt son journal achevé -quelque part après la rubrique sport- il repliait le tout, le jetait au centre de la table et s’isolait dans le salon. Se vautrait dans le canapé était un terme sans doute plus approprié. Avec une bière à la main, en train de regarder un match de foot. Quand Russlan ou Anastasia débarquaient dans la cuisine, il ne levait même pas un sourcil alors qu’Orianne leur faisait une bise à tous les deux. Il ne leur adressait même pas un bonjour, même pas un regard. Russlan fumait dans sa chambre, on ne lui disait rien. De toute façon, il ouvrait les fenêtres pour aérer un minimum la pièce. Glenn ne disait rien quand il rentrait à quatre heures du matin parce qu’il avait fait le mur ou était allé boire un verre avec des amis en ville. Ces temps-ci, c’était vrai, son mauvais lui ressurgissait. Il faisait des conneries, beaucoup trop, ces temps-ci, mais personne semblait s’en soucier. A part peut être Anastasia.

    Anastasia qui était sous le choc d’avoir appris la nouvelle. Oui, Russlan avait trahi Anna, bien que cela n’ait pas été plus loin que quelques caresses. Il n’y a même pas eu de baisers, c’est pour dire. Mais oui, il y avait de quoi être scandalisé. Russlan était avec Anna depuis un peu plus de deux ans, et tout ça à cause qu’il s’est fait allumer par la garce notoire de Poudlard, il risquait de foutre tout ça en l’air. Peu à peu, dans le passé, Anna avait perdu la confiance qu’elle avait placée en lui. Elle lui a fait clairement comprendre que s’il continuait dans sa lancée, elle risquait de le laisser là où il était et tant pis pour lui. Elle ne supportait pas ses fréquentations. Aaron. Diana. Surtout Diana. Puis Aaron aussi. Russlan a toujours vu qu’Aaron aurait bien couché avec Anna pour le fun. Il voyait bien les regards gourmands qu’il lui lançaient. Anna avait toujours été désirable. Mais elle était à LUI et à personne d’autre. N’empêche qu’Aaron ne se gênait pas pour la reluquer ostensiblement. Et des fois, il touchait. Et Anna avait cherché à s’en éloigner. La sonnette d’alarme dans son esprit lui avait crié danger. Elle a lui a hurlé dessus quand elle a appris qu’Aaron n’était pas qu’un de ses copains. Mais un de ses amants. En fait, elle réprouvait totalement leur relation, qu’elle jugeait malsaine. Qu’Aaron l’avait complètement débauché et qu’il lui avait volé son ami. Son ami qu’elle connaissait depuis toujours. C’était de là qu’est partie leur dispute. La dispute qui aurait bien pu être fatale à leur amitié. Mais ils ont tenu. Mais pour combien de temps?

    Quoiqu’il en soit, Russlan se sentait coupable. De ce qu’il avait fait avec Rebecca. Qui ne s’est pas gênée pour le laisser en plan. Et il aurait été humilié si quelqu’un était entré. Elle avait tiré son épingle du jeu avec brio. Il avait perdu. Malheureusement pour elle, Russlan n’était pas de ceux qui appréciaient perdre. Et cette victoire appelait automatiquement revanche. Non, elle n’allait pas s’en tirer comme ça. Il n’avait pas dit son dernier mot. Il ne la laisserait pas détruire son couple avec Anna sans réagir. Et il savait de son côté qu’Anna, telle qu’il la connaissait, n’allait pas se laisser faire sans broncher. Rebecca ne savait pas à qui elle avait affaire. Très précisément, à un couple qui faisaient tout ensemble, jusqu’en ce qui concerne leurs sales coups. Et déjà, Russlan programmait sa vendetta qui promettait d’être terrible.

    Le problème actuel n’était pas Rebecca, mais plutôt Anastasia. Russlan avait beau savoir qu’elle était assez grande pour gérer ses relations toutes seules, n’empêche qu’il ne pouvait s’empêcher d’avoir quelque chose à dire concernant ses prétendants. Surtout cet Arlyn qui lui sortait par les trous de nez. Si ça avait été quelqu’un d’autre, Russlan n’aurait pas dit grand-chose. Il se serait contenté de tordre le cou de celui qui s’avisait de faire mal à sa sœur ou qui se montrait trop entreprenant envers elle. Nastia n’était plus vierge, ce n’était pas ça le souci. Mais ça devait rester privé, quoi. Il apprécierait moyennement que sa petite sœur chérie s’affiche ostensiblement avec un mec. Surtout avec cette stupide colporteuse de ragots qui attendait le moindre truc à distiller dans sa chronique. Semant la zizanie ça et là. Pour sûr qu’elle devait s’en délecter. Russlan avait déjà semé a zizanie lui aussi. Anna et lui, quand ils s’associaient pour ce genre de choses, ne faisaient pas les choses à moitié. Mais Russlan avait vraiment du mal à avaler ce que Nastia venait de lui révéler. Ca avait dégénéré en dispute. Car ils étaient aussi têtus l’un que l’autre. Russlan avait pincé les lèvres en signe de désapprobation. Et s’était permis de faire de l’ironie. Puis il est parti. Avant qu’elle ne le retienne. Pour lui lancer ces quelques mots:

    « Hey, Ho ! (on rentre du boulot) Tu vas pas partir comme ça non plus ? Pas comme un voyou ? »

    « -Je vais me gêner tiens. Je rentre! J’en ai assez entendu pour aujourd… »

    Il resta bouche bée en voyant Anastasia tomber dans les pommes. Merde. Merde. C’était bien sa veine ça. Russlan la rattrapa avant qu’elle ne touche le sol. Sous les regards éberlués des élèves qui passaient par là et qui se rassemblaient, poussés par la curiosité. Un murmure parcourut les curieux, et Russlan, à son grand déplaisir, vit plusieurs greluches sortir leurs portables et photographier la « scène de crime ». Russlan grimaça. Voilà qui allait encore alimenter le chronique de Gossip Girl. Rah, bande de crétins, c’est pas le moment! Russlan regarda sa sœur, inanimée dans ses bras. Il ne savait pas comment réagir dans ces cas là. Il se mordilla la lèvre inférieure. Intrigué par un tel rassemblement, un surveillant avait fini par débarquer. Russlan essaya de s’expliquer, sans succès. Tout ce qu’il fit, c’est de renvoyer tout le monde en classe, en promettant une retenue à ceux qui persistaient à vouloir rester là. Il prit Nastia dans ses bras, afin de l’emmener à l’infirmerie, et ordonna à Russlan d’aller en classe, sans autre sommation. Tu parles qu’il allait retourner en classe, Russlan. Sitôt que l’autre disparut dans les étages, apportant la malade à l’infirmerie, Russlan bifurqua dans la direction opposée et retourna dans son dortoir. Si le cœur lui en disait, et s’il s’était calmé d’ici là, peut être ira-t-il voir où la situation en est, mais un peu plus tard. L’important était de calmer ses nerfs sinon il allait faire un massacre. Et mieux valait que personne ne se trouve dans les parages en ce moment même.


[Rooh, c’est méchant ça u.u Mais tu l’auras voulu =p Désolée pour la fin qui part un peu en queue de poisson, je voulais finir le sujet déjà au post précédent xD]

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[14/09] Because i love him. {Russlan}
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